‹ Correspondance généraleChapitre 71 sur 122 · A MADAME AUPICK · texte numérisé non relu

A MADAME AUPICK

1 1 décembre 1858.

Ma chère mère , je t'expédie un nouveau paquet ; car tous mes retards ne disent pas que j'aie lâché mon but.

Ne m'écris pas, ou si tu m'écris, que ce soit 22, rue Beautreillis. Seulement il est possible que je sois à Alençon pendant que ta lettre arrivera.

J'enlève demain mes dernières affaires de l'hôtel Voltaire.

J'ai encore quatre envois à te faire, dont je ferai faire les caisses ou les enveloppes après mon très court séjour à x\Iençon.

Mon Opium me cause beaucoup d'inquiétudes. J'ai dans l'idée que j'ai fait quelque chose de détestable. C'est bien la peine d'apprendre à connaître les poisons pour n'en pas savoir tirer plus de talent.

Tu as reçu l'Amour de Michelet, immense succès , succès de femmes; je ne l'ai pas lu, et je crois pouvoir deviner que c'est un livre répugnant.

f^) Voir la note 2, page 240.

Fanny, immense succès, livre répugnant, archirépugnant'^'.

Quant aux Sonnets humoristiques c'est un livre charmant '^l

S'il me reste un peu d'argent, je t'apporterai des étrennes.

Je t'embrasse de tout mon cœur.

Charles.

30 décembre 1858.

Mon cher Malassis,

Tout est pour le mieux. Faites faire, pour diminuer tout délai (mes bibelots personnels seront vendus '^^ ^^4)» î^s deux délégations à Chaussepied '*), l'une portant sur la Revue contemporaine, l'autre sur Les Fleurs et Edgar Poe (3 vol.).

Je ne vous écris pas de détails. Vous lirez la lettre de Tenré. Elle a quatre lignes.

Je pars ce soir ou demain. Ne m'en veuillez pas, si je n'apporte pas le bouquet de votre sœur cette fois; ce sera pour dans deux ou trois jours '^^.

Calonne vient de payer 10.000 fr. le roman nouveau de Fejdeau*^^, 15 feuilles. J'ai fait une explosion; mais il paraît que c'est une spéculation!

'1^) Pour Fanny, voir la lettre à Feydeau, 14. juin 1858; pour les Sonnets humoristiques , la lettre à Soulary, 23 février 1860.

(^*) Nous ne savons rien de cette vente-là, ni de ce Chaussepied dont le nom ne figure pas dans l'AImanach Bottin de 1859.

'=) La date de cette lettre donne à penser qu'il s'agissait d'un envoi à l'occasion de la nouvelle année.

^«) Daniel.

Tout à VOUS. — Aucun renouvellement ne sera nécessaire. (3. g.

Pas de Caisse d'épargne. C'est votre Lauzun qui est cause, ou plutôt votre Lacour, que Tenré ne fait pas tout d'un seul coup.

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