POSITION DE L'ARM^B
AVAlfT>OARDB COMMANDEE PAR LE G^lfll^RAL DE BRIGADE GOMBBZ ^*K
L'ordre de bataille de l'avant-garde est à la hauteur Wantzenau jusqu'au bois
1 5 juin 1 775 « maréchal des logis le 1 5 juin 1781, sous-lieutenant le i5 septembre 1791, lieutenant le 3 juin 1799, capitaine au ti* dragons le i*'mai 1793, général de brigade à Tannée du Rhin le 8 brumaire an 11 (99 octobre 1793), arrêté pour sa conduite à la bataille de Wissembourg (96 décembre 1793), traduit devant le tribunal révolutionnaire, condamné i mort et exécuté à Paris le 8 prairial an II (97 mai 1794). — Cf. Arcb.
nat, W 37&, n* 86A,|et Etienne Gharavay, L9 général Jean Donadieu, dans la RévoluUonJrançaiêê du i/i^décembre 1896.
0) En eflet, le capitaine] Donadieu fut envoyé à la] Convention par les représentants Saint- Just et* Le Bas le 9 A octobre 1793. Il se présenta devant l'Assemblée le 7 brumaire (98 octobre) et présenta le drapeau prussien dont il s'était emparé. Il fut admb aux honneurs de'la séance et
le lendemain nommé d'emblée général de brigade.
('} Jean-François Gombez , né à Besançon (Doubs) le 19 juin 1739, fils d'un
homme de loi, cavalier au régiment de Moustier le i5 janvier 1753, maréchal des logis le 19 juin 1757, cornette au régiment des volontaires du Oauphiné le 7 mars 1761 , lieutenant de dragons dans la légion de Flandre le 5 avril 1779, lieutenant au régiment Dauphin-Dragons le 18 août 1776, lieutenant au 9* chasseurs à cheval le iC juillet 1779 et capitaine le 7 mai 1785, chef d'escadron le i5 avril 1799, chef de brigade le 16 mars 1793, général de brigade provisoire à l'armée du Rhin le 11 septembre 1793, confirmé le 9 pluriôse an II (98 janrier 1794)1 mort à Schdestadt (Bas -Rhin) le 19 vendémiaire an III (10 octobre 179&). Le général Gombez avait fait les campagnes de Hanovre de 1 767 à 1769 et, n'étant encore que maréchal des logis, U avait été blessé à la bataille de Bergen (i3 avril 17S9), et à celle de Mindcn (1*' août 1769), où il avait été fait prisonnier. Sous la Révolution, il avait reçu trois nouvelles blessures, les 96 mars, 98 octobre et 9 novembre
[i9 OGT. 1793.] CORRESPONDANCE MILITAIRE DU COMITÉ. 363
qui est à sa gaache, lequel bois est occupé dans toute son étendue jusqu'au Cabaret
La gauche de Tavant-garde communique avec les troupes aux ordres du génénl de division Micbaud, qui commande un corps de troupes séparé. On poussera des patrouilles à Kilstaet, et on empêchera que Tennemi ne s'y établisse.
Le jardin d'Angleterre est occupé par un bataiUon.
L4 DROITE DB L'ARMIEe. l'* DIVISION, COMICÂND^E PAR LE G^N^RAL DE RRI6ADE DOROIS.
Cette division est en ligne, sa droite, appuyée à Hoenheim, s'étendant par le couronnement des hauteurs derrière Souffelweyersheim.
COBPS D*ARMéE. S* DIVISION, COMMANDITE PAR LE gMrAL MDNNIER^'^.
La droite appuyée à la gauche du général Dubois, s'étendant par le couronnement des hauteurs jusqu'à Mundolsheim.
3* DIVISION FORMANT LE CORPS D'ARMEE GOMMANDiS PAR LE Gi^NlI^RAL MBQUILLET ^*K
A la gauche du général Munnier, eRe occupera les hauteurs de Niederhausbergen, ne laissant dans les vignes inaccessibles que les postes absolument nécessaires , et s'étendra par sa gauche suivant le couronnement des hauteurs.
CORPS DE TROUPES stfPARiES GOMMANDlî PAR LE G^N^RAL DE DIVISION MICHAUD.
Depuis Eckwersheim, Vendenheim, Lampertheim, Pfettisheim et Griesheim, Dingsheim, Statzheim et la gauche de ce dernier village.
AILE GAUCHE COMMANDEE, MOITIlS PAR LE GENERAL DE RRIGADE FERET ET MOITIE PAR LE G^N^RAL DE BRIGADE SAUTTBR ^'^
La droite est appuyée à la gauche du corps de troupes commandé par le général Michaud, et la gauche communiquant avec la droite, commandée par le
<>) Cf. t 1,89, et t. II, &75.
w Cf. t. I, 169.
W Fninçoi»-Jean Sautter, né i Genève (Suisse) le 8 avril 17&6, chef d'un corps de dragons ao service de la République de Genève de 1768 à 1789, tommandant de ia garde nationale de Saint-Amarrin ( Haute- Alsace) d^avrii 1790 au i*' septembre 1791, lieutenant-coionel en premier du 3* bataillon des volontaires du Haut-Rhin le a A septembre 1791 1 général de brigade le 95 septembre 1793, suspendu par les
représentants à Tannée du Rhin le 3o brumaire an II (90 novembre 1793), remis en activité à Tarmée du Nord le 9 3 germinal an II (19 avril 179^), réformé par rorganisation de 1795, agent militaire du gouvernement dans les départements du Nord et du Pas-de-Calais pour réunir et envoyer aux armées les réquisitionnaires et les déserteurs à l'intérieur du lA frimaire' au i" floréal an iv (5 décembre 1795 au 90 avril 1796), chaigé d'organiser les conscrits du département du
gênerai de brigade Sautter, qui eommande la aeconde partie de Taîle gaarfae de i*arniée et qui est placée sur les hauteurs et dans les gorges de Saveme.
COVHAlVDliB Bit CRBF PAR LB otffliBAL DB 01VURO!! DIBTTMAlIlf ^'^
s'* brigade de cavalerie est à Hoenheim.
9* BRIQADB COMMAND^B PAB LB oMbAL DB BBIOADB LA PABBLLB^.
S* brigade de cavalerie à Oberfaausbergen et Mittelhausbergen.
Le quartier général de Tannée est provisoirement à Schihigheim, rambolance à Robertsau. Le parc d'artillerie est à la gauche de Schiltiglieim , entre la chaussée de Brumath et cdle de Bischwiller, de manière à être bien étendue entre les deux chaussées. Le corps des pionniers à Souffelsweyersheim.
n doit se faire, sur-le-champ, un abatis du cAté de la trouée du bois qui conduit au Cabaret de Vendenheim à la chaussée de Bischwiller.
Loiret en thermidor «n tiii (août tSoo), rommondant la subdivision du Loiret ie 7 germinal an ix (98 mars 1801), admit au traitement de réforme le 7 floréal an x («7 avril 1809) retraité ie 6 juin 1811, major générai de la garde nationale de Genève, mort i Genève en 1899.
(*) Dominique Diettroann, né i Lunéville (Meurthe-et-Moselle) le 91 novembre 1739, gendarme d* Artois ie 16 mat 1760, fourrier-major ie 17 mai 1778, porteétendard des gendarmes de Flandre avec rang de lieutenant-colonel ie 1" avril 1776, chevalier de Saintr-Louis le 97 tvril 1781, rang de mestre de ctmp ie 17 juin 1789 , sous -aide major de la gendarmerie ie 9 septembre 1789, réformé ie 1*' avril 1788, colonel du 99* régiment de cavalerie ie 5 février 1799, maréchal de camp le 99 mai 1799 et lieutenant générai ie 19 septembre suivant, général en chef des armées du Nord et des Ardennes, en remplacement de Gustine, ie 99 juillet 1798, commandant It cavalerie de Tirmée du Rhin, mort à Coimar le i*' germinal tn 11 (91 mars 179&). Le générai Diettmtnn tvait fait les campagnes d^Aliemagne de 1760 i 1769.
(*) Barthélémy- Simon -François de La Ftrelie, né i Paris le 11 décembre 1786, Gis d*un lieutenant-colonel d'infanterie.
dans la compagnie des cadets des colonies entretenue à Rocheforl le 9 h avril 1753, a quitté le ai février 1755, vcdonlaire au régiment de Beisunce-Infanlerie le 99 avril 1755, lieutenant le 98 février 1766, capitaine au régiment de Royal- Pologne le 18 janrier 1760, réformé le 93 mars 1763, replacé à une compagnie le 5 mai 1779, major le 9& mars 1776, chevalier de Saint-Louis le 18 décembre 1776, lieutenant-colonel le i5 avril 1786, colonel du 16* régiment de cavalerie ie 95 juillet 1791, maréchal de camp employé à Tannée de l'intérieur le 5 septembre 1799, passé à Tannée du Rhin le 8 mars 1793, suq>endu de ses fonctions par arrêté du Comité de salut public le i5 mai 1793, mais maintenu par les représentants près farmée du Rhin, arrêté le 8 novembre 1793, mis en liberté à Auxerre le 7 vendémiaire an m (98 septembre i79&)i retraité le 8 février 179S, relevé de la retraite et envoyé i Tarmée des Alpes et d'Italie le i3 juin 1796, n*a pas accepté ce poste, employé i la levée de 60,000 chevaux et aux remontes ie 1 5 mars 1800, retraité le 99 mars 1801, mort i Fransart (Somme) le 99 juillet 1890. Le générai La Farelle avait fait sous l'ancien régime les campagnes d'Allemagne de 1767 k 1761.
[ao OGT. 1793.] CORRESPONDANCE MILITAIRE DU COMITÉ. 365
Je ne puis dissimuler aux citoyens repi'ésentants que l'armée qui est en face de nous est forte de soixante mille hommes, et que trente mille disponibles est la force que nous avons dans ce moment pour résister à ses entreprises.
D'après le rapport d'un déserteur, il paraît que le projet de Tennemi était de forcer le point de Brumath. La retraite sur Strasbourg, par le, devenait difficfle, sinon impossible. Le même déserteur déclare qu'il règne dans l'armée enpemie on secret si profond sur les opérations préméditées que les premiers officiers de l'armée autrichienne ignorent les mouvements projetés.
Un second déserteur de l'armée ennemie, qui nous arrive dans le moment, rapporte que les Autrichiens, dans la canonnade d'hier, ont perdu un grand nombre de sarrasins et de hussards du riment Toscan; qu'il est très sévèrement défendu aux soldats impériaux de piller, non pas par humanité, mais pour ne pas retarder leurs mouvements en avant. Les émigrés^ par contre, pillent et ravagent impunément.
Ce déserteur déclare de plus que les impériaux enlèvent les jeunes gens de la 1** et 9* classes pour renforcer leurs r^fiments, et les forcent à servir contre les Français.
Je croirais manquer à mes devoirs les plus sacrés, si je ne répétais aux citoyens représentants qu'il r^[ne toujours dans l'armée une surprenante facilité à s'étonner du moindre événement imprévu. Par ce penchant à la surprise, les entreprises les mieux combinées sont presque toujours assujetties aux événements produits par le hasard. Il est très instant que les citoyens représentants avisent aux moyens de mettre les corps d'armée dans le cas de s'élever à la hauteur de la cause qu'ils défendent.
Dehont.
(Orig., Aieb. da la guerro, trmée da Rhin ,)
AVESNES, âO OCTOBRE l^gS^^l LE GÉNÉRAL JOURDAN AU MINISTRE DE LA GUERRE ROUCUOTTE.
Aa quartier général à Avesnas, le 9* jour de la 3* décade du i" mois de Taii u de la République, une et indiviaible.
LE oàninAL EN CHEF DE LURMÉE DU NORD AV MINISTRE DE LÀ GUERRE.
L'ennemi a réuni tontes ses forces de l'autre cAté de la Sambre ; il s'y est re* tranché de la manière la plus respectable ; il a construit différentes redoutes qui
(*) On trouve à la date du 90 octobre Tannée le 19, était rentré à Paris. Le re-
des arrêtés du Comité de salut public por- présentant Perrin alla remplacer Gamot et
tant la signature de Camot II est donc Duquesnoy auprès de Jourdan, comme il
Traisemblable que celui-ci^ qui avait quitté l*annonce lui-même dans une lettre adressée
366 CORRESPONDANCE GÉNÉRALE DE &UINOT. [ao oct. 1798.]
défendent le passage de cette rivière; il a derrière loi la forât de Momul. Malgré tous ces avantages, j'aurais tenté de profiter de sa terreur, si les munitions ne m'eussent manqué et s'il n'eût fallu absolument ravitailler les villes de Hanbenge, Avesnes et Landrecies. Je me vois donc forcé de garder encore quelques jours la position où je suis.
J'avais donné des ordres au générd D'Avaine, commandant la division de Cassel , d'agir sur la Flandre maritime ^^K Cette opération eût nécessairem^it forcé l'ennemi à diviser ses forces, étant instruit que depuis Fumes qu'à Menin il n'existe qu'environ dix mille hommes. Je ne sais queis sont les motifs qui ontem^ péché ce général d'agir jusqu'à présent; il m'a seulement allégué qu'A n'avait pas trouvé mes ordres asseï positifs. Je les lui réitère et, s'il exécute ce que je lui ordonne , je suis bien certain que cette diversion me facilitera les moyens de l'attaquer dans ce pays avec avantage. Je désirerais bien entrer dans la Belgique, mais il ne serait pas prudent de le faire sans avoir encore battu l'ennemi. Si j*abandonnais les positions que j'occupe actuellement, il reviendrait k coup sâr reprendre celle qu'il avait devant Maubeuge. De U, il pourrait facilement me couper les derrières. Je crois donc qu'il est beaucoup plus avantageux d'attendre l'effik de la diversion du général D'Avaine. Alors je pourrai attaquer ie camp de Battîgny par la gauche et marcher sur Bavai.
Au surplus, j'exécuterai, du mieux qu'il me sera possible, tous les plans que le Comité de salut public me prescrira; mais, dans tous les cas, il ne m'est possible d'agir que lorsque j'aurai reçu les munitions que j'attends, et que les viUes de ^aubeuge, Avesnes et Landrecies seront ravitaillées. En attendant, pour ne pas rester à rien faire, je fais marcher sur Beaumont et Chimay, afin de mettre
d'Aveanes, le 99 octobre 1798, tu Comité de salut public (Orig., Ardi.^ de la guerre, armée du Nord.) : vLes citoyens Camot et Duquesnoy ayant quitté le général Jourdan, il m'a engagé i me rendre auprès de lui pour être à portée de terminer plusieurs affaires qui se présentent sans cesse. J'ai obtempéré à sa demande, attendu que l'armée des Ardennes est à ce moment réunie à la division du générid Duquesnoy et qu'elle s'est portée sur Beaumont, où die est occupée à nous procurer des fourrages qui sont asset abondants dans cette partie du pays ennemi. Nous harcelons sans cesse les Autrichiens, en attendant le moment favorable de leur tomber sur le corps. Os ont été attaqués hier du côté de Lille, et déjà nos frères se sont emparés de Marchiennes et d*Orchies. Demain , on les attaquera devant Maubeuge au delà de la Sambre et j'espère que bientôt nous les forcerons à abandonner notre territoire. »
(*) Le général Jourdan écrivit d'Avesoes en ces termes au général D'Avaine, le 18 octobre : ir Je vous préviens, dtoyen général, que l'armée de la République, après une bataille qui a duré deux jours les i5 et 16 du courant, a repoussé l'ennemi de l'autre côté de la Sambre et a fait lever le siège de Maubeuge. Je me propose de profiter de cet avantage pour les repousser vivement. J'attends avec impatience le résultat de l'opération que vous avez arrêtée dans le conseil de guerre tenu i Beigues le t3 courant Agisseï vivement, profitez du moment où la République vient de remporter des avantages brillants sur tous les points pour terrasser les brigands qui sont devant vous. Envoyez-moi tous les jours un courrier pour me mettre au courant de votre position.» (Copie certifiée ciMifonne par D'Avaine, Arch. de la guerre, armée du Nord.) Le général D'Avaine était resté malheureusement inactif.
tout le pays environnant à contribution. J'ai enjoint aux gënëraux , charges de cette exécution, d observer en tous points Tarrété du Comité de salut pubUc, en date du 18 septembre dernier (*^
Salut et fraternité.
JODRDAN.
(Orig. , Arch. de la gaerre, armée da Nord.)
R^UNION-SUR-OISE (gUISe), UO OCTOBRE lygS. LE GJNJRAL BELAIR AU COMITE DE SALUT PUBLIC.
Analyse. — Chargé de couvrir la gauche du général Jourdan pendant les combats mémorables qui ont délivré Maubeuge , il s'est maintenu dans ses postes avec avantage contre un ennemi supérieur en nombre. Il a réclamé des secours qui lui sont nécessaires pour garder ses positions et résister k une force quatre fois plus considérable que la sienne.
(Orig. aaL, Arch. de la guerre, armée da Nord.)
PARIS, ao OCTOBRE 1798.