‹ Correspondance générale de Carnot (volume 2)Chapitre 102 sur 147 · L'ADJUDANT G^N^RAL D8M0NT AU COMITE DE SALUT PUBLIC · texte numérisé non relu

L'ADJUDANT G^N^RAL D8M0NT AU COMITE DE SALUT PUBLIC

Au quartier général à Sehiltigheim, prèe de Strasbourg, ie 19 octobre 1798, l'an 11 de la République flrançaise, une et indivisible.

ludjvdànt GéNiaiL demont

AUX CIT0TBN8 RBPBdSBNTANTS , MBMBRBS DU COMITÉ DE SALVT POBLIC , i PARIS,

Gtoyens représentants,

L*armée a été attaquée hier au matin , depuis sa droite appuyée à Drusenheim jusqu'à la fin de sa ligne du centre. Les troupes de la gauche de Tannée, placées depuis les hauteurs de Hochfdden jusque sur les hauteurs et dans les gorges de Saveme, n*ont essuyé d'autre attaque que celle nécessaire pour les tenir en échec.

Le centre de Tarmée, vivement attaqué sur les hauteurs de Gendertheim, a soutenu avec fermeté une canonnade très vive qui n'a cessé qu'au soir. Cette partie de l'armée a même gagné du terrain que trois charges de cavalerie lui ont procuré. Cet avantage a été conservé jusqu'au soir, mais la conduite de quelques troupes légères à cheval a permis à l'ennemi de reprendre le terrain qu'il avait perdu.

Le général en chef provisoire ^'), qui commandait le centre de l'armée et qui se trouvait partout, a marqué à ces corps son mécontentement d'une manière non équivoque.

Je dois observer aux citoyens représentants que , dans une des charges de cavalerie, le citoyen Donadieu^*^ capitaine au 1 1* r^^entde dragons, a enlevé un

(*) Le même jour le générai raie écrivit (') Jean Donadieu, néi Arles (Bouches-

dans les mêmes termes à Jourdan. du-Rhône) en 1766, dragon au régiment

'') Le général Garlenc. d'Angouléme le 6 avril 1766, brigadier le

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étendard aux ennemis» que le gënërd s'empressera d'envoyer à la Convention nationale ^^\

Une compagnie d'artillerie volante a été enveloppée par les ennemis et prise pour un moment, mais deux escadrons de dragons sont accourus pour la àépiger. Cet événement cependant nous a fait perdre une pièce de canon et un caisson Wurost, qu'on a été obligé de laisser sur la place, les ennemis ayant tué les chevaux.

Puis l'aile droite de l'armée, placée depuis Drusenheim jusqu'à la rivière Zom, sans doute attaquée par des forces supérieures , a reculé dans le courant de cette journée jusqu'à Hoenheim. Ce mouvement rétrograde de la droite de l'armée, ayant détaché le centre de l'armée de son aile droite et l'ayant isolé , le général en chef a craint que l'ennemi ne profitAt de sa position critique en se déplaçant entre le centre et l'aile droite pour l'envelopper; en conséquence, il a ordonné à toute l'armée, excepté au corps de troupes placé à Saveme, un mouvement en arrière pour venir se placer sous le canon de Strasbourg. Cette retraite s'est effectuée à dix heures du soir, et l'armée est venue prendre la position qui suit :

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