pour un bon républicain, n'est cependant
^} Voir au sujet de Téchec subi par le point décisif par ses conséquences.» {CL
générai aie une lettre écrite de Sedan, Aulard, VII, 588.)
38A CORRESPONDANCE GÉNÉRALE DE CARNOT. [t3 oct. 1793.]
auquel le Comité de salut public ne soit résolu , plutAt que de le souffrir. L'ennemi se fortifie dans la forêt de Mormal, à même de se porter entre Avesnes et Maubeuge , du moment que vous passerez ia Sambre au-dessous de cette ville, le tout afin de vous retenir dans cette position et vous empêcher daller en avant, par la crainte de voir vos communications coupées. L'attaquer dans cette forêt, c'est combler ses vœux et compromettre inconsciemment le salut de votre armée. Vous n'avez, ce me semble, citoyen général, qu'un seul parti à prendre: c'est de commencer par vous assurer une nouvelle communication par Givet, Philippevilîe et Beaumont, et en vous emparant de tout le pays d'entre Sambre-et-Meuse , contenant, pendant cette opération, l'ennemi dans la forêt de Mormal et l'attirant tant que vous pourrez vers Landrecies, sans vous embarrasser de quelques dégâts partiels qu'il pourrait commettre. Mattre une fois de ce pays d'entre Sambreet-Meuse , et surtout de Namur, s'il est possible , vous menacez la Bel* gique et le pays de Liège , vous passez la Sambre , sans craindre pour vos communications, et je ne vois plus comment l'ennemi peut séjourner en France. Tout autre projet est mesquin, étrange, laisse l'ennemi mattre des places qu'il a prises et expose visiblement l'armée à une destruction totale.
N'attaquez jamais l'ennemi qu'avec une grande supériorité de forces et des corps de réserve; ne nous piquons pas de vaincre les ennemis à nombre inférieur : soyons partout six contre un , jetez l'épouvante chez les ennemis , menacez la Belgique d'une destruction totale , publiez que vous avez deux cent mille hommes, force de subsistances, et surtout assurez-vous une communication le long de la Sambre inférieure, et conservez Chimay par un poste. Je croyais pouvoir faire faire à l'armée de la Moselle un mouvement de votre côté, mais les progrès de l'ennemi vers le Rhin nous forcent à une mesure toute contraire; m.ais il vous reste encore de grands moyens dans les deux armées combinées du Nord et des Ardennes. Le Comité de salut public est plein de confiance en vous ; donnez-lui de vos nouvelles.
Salut et fraternité.
Carnot.
Les rebelles de la Vendée sont exterminés. Annoncez-le à l'armée.
(Orig. «ut , Arch. de la gaerre, armée du Nord.)
[93o€T. 1793.] CORRESPONDANCE MILITAIRE DU COMITÉ. 385
LE COMITi DE SALUT PUBLIC AU COMITE DES PONTS ET GHAUSSl^BS.
LE COMiTB DE SALUT PUBLIC AU COMITE DES PONTS ET CHAUSSEES.
Vous êtes chargés, chers collègues, d'un rapport très important sur Torganisation du corps du génie ; l'incertitude où sont , à cet égard , les officiers de ce corps, aussi bien que les ponts et chaussées, les laisse dans une espèce de désorganisation infiniment préjudiciable et fait languir à la fois les deux services; nous vous invitons donc, chers concitoyens, à remettre votre projet de décret le plus tôt qu'il vous sera possible à l'ordre du jour et à faire prononcer la Convention sur cette question urgente.
Paris, le 9 brumaire an 11 de la République une et indivisible.
(Minute, Arch. nai, AF ii 309.)
PARIS, a 3 OCTOBRE I793.
LE MINISTRE DE LA GUERRE BOUCHOTTE AU COMITE DE SALUT PUBLIC
Analyse. — 11 demande la création de deux instructeurs pour chaque bataillon de nouvelle levée.
( Analpe, Arch. de la gnerre, coït, générale.)
MAUBEU6E, 9 3 OCTOBRE 1793.
LE G^N^RAL JOURDAN AU COMITli DE SALUT PUBLIC.
Aa quartier général de Maabeoge, le 9* jour du 9* mois de Tan u de la République , une et indivisible ('>.
JOUEDAN, oiNÉRAL EN CUBF DE L'ARMEE DU NORD, AUX REPnisENTANTS DU PEVPLE COMPOSANT LE COMITB DE SALUT PUBLIC.
Je reçois à Tinstant, citoyens représentants, votre arrêté d'hier, et je tâcherai de Texécnter du mieux qu'Ô me sera possible; j'ai écrit ce matin au ministre de
^^' On lit en tête : (rRe^u le 5* 9* moû».»
lU. 95
IHrftiatUB RATIOBALi.
386 CORRESPONDANCE GÉNÉRALE DE CARNOT. [^3 ogt. 1793.]
la guerre, et je lui ai fait passer copie de la lettre du représentant dn peuple Isor^, qui m annonce plusieurs avantages remportes du côté de Lille par les troupes de la République. Je lui ai pareillement communiqué lavis que m'avait donné le général Chapuy sur les postes d*Orchies et Marchiennes, qui ont été forcés par nos troupes '^^ J'attends avec impatience des nouvelles ultérieures et je vais donner les ordres les plus pressés, afin que toutes les troupes de la République, qui sont dans cette partie, se dirigent sur Cysoing, Maulde et Tournai. La division aux ordres du général Duquesnoy occupe Reaumont; celle du général Ralland se met en marche demain matin pour la rejoindre. Celles du général Fromentin et général Cordellier sont placées le long de la Sambre >i»4-vis Reriaimont et contiennent lennemi, qui est très en force dans cette partie. Je me rendrai demain matin de ma personne à Reaumont , pour y faire une reconnaissance qui puisse faciliter Texécution de votre arrêté.
Soyez bien persuadés, citoyens représentants, qu'il n'y aura point de mauvaise volonté de ma part, si je ne me rends pas utile k la République, autant que l'amour de ma patrie me le fera d^irer.
Salut et fraternité.
JOUEDAN.
(Orig., Areh. de la guerre, année du Nord.)
WLLPENDYK, qS OCTOBRE 1793.
LE GJNJRAL TANDAHMB AU GOMIT^ DB SALUT PUBLIC.
▲u quartier géoëral i Wnipendyk, ce 93 octobre 1798, Tan n de la République françaiae, une et iDdiviiibk.
LB GéfiiRÀL YÀNDâMMB AVI CITOTBNS HE PRÉSENTANTS DU PEUPLE COMPOSANT LE COMlTi DE SA LUT PUBLIC.
J'ai bit commencer l'attaque de Nieuport ce matin , après avoir bit établir mes batteries derrière le pavé de Furnes k Nieuport , par la colonne de Dunkerque. J'avais donné ordre à la colonne d'Hondschoote de se porter vers le vieux fort de Nuevendam et de s'en emparer, pour couper la retraite à l'ennemi sur Ostende; mais il ne lui a pas été possible d'approcher, parce que l'ennemi a levé les écluses de Nieuport et a inondé toutes les prairies; elle a été obligée de rétrograder; les eaux sont venues jusque dans mes batteries et m'ont forcé de les placer sur la route , qui est à l'abri de l'inondation , par son élévation. Je ne peux pas y placer beaucoup de batteries , mais elles suffiront toujours pour réduire la ville en cendres.
^^) Le 9 A octobre 1793, Garnerin, com- chiennes par les troupes de la Répablique
mîssaire du pouvoir exécutif provisoire, sous les ordres du général Ransonoet , après
écrivit de Marchiennes au Comité de salut dix heures de combat. (Analyse, Arch. de
public pour lui annoncer la prise de Mar- la guerre, correspondance générale.)
[aSocT. 1793.] CORRESPONDANCE MILITAIRE DU COMITÉ. 387
J*ai envoyé la colonne d'Hondschoote aux ordres du général Gougelot^*U Oosi- Dunkerke, village situé entre les dunes et le canal de Nieuport, pour empêcher que Tennemi ne fasse une sortie de ce côté et ne nous tourne. A minuit, je recommencerai le feu et, si Fennemi persiste h défendre la ville, je la ferai totalement incendier.
Le feu de mes batteries a été très vif; le feu a pris dans la ville au magasin de fourrages et aux maisons adjacentes; il n'est pas encore éteint. L'ennemi nous a envoyé aussi beaucoup de boulets et quelques obus; mais il est si maladroit qu'il ne nous a tué ni blessé aucun républicain.
La garnison de Nieuport a reçu un renfort de mille hommes , avec plusieurs pièces de canon; elle est forte à présent de quatre mille hommes.
Les villes de Rruges et Ostende sont k la débandade; les Anglais embarquent tous leurs magasins pour Londres et je ne doute pas qu'avant quatre jours Us ne soient eux-mêmes obligés de &ire de même.
J'ai reçu aujourd'hui trois bataillons de renfort; j'en ai envoyé deux à Steenkerke et l'autre à Ramscappelle , pour me couvrir du petit camp de Dixmude.
J'ai sommé les magistrats de Fumes de pourvoir à la subsistance de l'armée que je commande, de me fournir la moitié des bestiaux , grains et fourrages, qui se trouvent dans le pays, et de compter un million. Je me suis saisi de toutes les argenteries des églises et des cloches. J'ai chargé de toutes ces expéditions des vrais républicains de Dunkerque , que j'ai nommés à cet effet.
Demain, je vous donnerai d'autres nouvelles. J'espère qu'elles vous apprendront la prise de Nieuport et ma marche sur Ostende ^'^
Le général commandant l'armée sous Nieuport,
D. Vandamme.
P.S. J'ai requis la municipalité de Dunkerque de faire lever les écluses pour faire couler les eaux de l'inondation.
(Orig., Arch. de la guerre, armée dn Nord.)
(') Jean-Fiorimond Gougeiot , né à Origny-fiur-Oise (Aisne) le ao juin 17&3, fils du pourvoyeur de Tabbaye d^Origny, fusilier au riment de Lyonnais le 7 janvier 1760, sergent le 9 mars 1763, adjudant au régiment d'infanterie du Maine le 11 août 1776, porte-drapeau le m septembre 1780, sous -lieutenant le h avril 1 789 , lieutenant en second le 3 juin 1 786, reçoit la décoration militaire le s mars 1791, capitaine au 101' d'infanterie le 99 janvier 1799, chef du 9* bataillon des Baasee-Alpes le 19 septembre 1799, gé-
néral de brigade provisoire à Tarmée du Nord, par arrêté des représentants Trullard et Berlier, le 98 septembre 1793, mort à Paris le 99 floréal an m (11 mai 1795). Le général Gougeiot avait fait sous Tanden régime les campagnes de Hanovre en 1761 et 1769.
(') Les opérations militaires n'allèrent pas aussi vite et aussi commodément que Vandammc le supposait, car ce général fut obligé, le 19 octobre , d'abandonner le siège de Nieuport. (Cf. lettres de Yandamme, p. /il 7 à ^19.)
388 CORRESPONDANCE GÉNÉRALE DE CARNOT. [^3 oct. 1793.]
PARIS, a3 OCTOBRE 1793.
LE MINISTRE DB LA GUBRRE BOCCHOTTE AU G^N^RAL HOCBB.
AV CITOYEN aOCBK, oéNBBAL DE DtftSlOM , COMMÂNDàtlT LUEuiE DE LA MOSELLE.
Je vous préviens, gënëral, qae le Conseil exëcatif provisoire, comptant sur votre courage , votre expérience et votre dévouement k la cause du peuple , vous a nommé général de division ^'^ Vous recevrei les brevets et lettres de service à
t*) Le as octobre, le Comil<^ de salut public avait pris Tarrélé suivant, écrit de la main même de Camot : n Sur la propo> §itiou du ministre de la guerre, le Comité de salut public arrête que le général Hoche , chef de Pétat-major de Tannée des Ardennes, prendra, en qualité de général de division, le commandement de farmée de la Moselle.» (Cf. Aulard, VU, 564 et 565.) Hoche, chef de Tétat-major de Tarmée des AAlennes depuis le as septembre, se trouvait alors devant Nieuporl sous les ordres des généraux D\\ vaine cl Vandamme. Dès le i h octobre, le général Souham, qui était au camp de la Madeleine, sous Litio , avait demandé à Jourdan de lui envoyer Hoche, dont il avait apprécié les talents pendant la défense de Dunkerque, et il avait renouvelé sa requête le i8. Jourdan acquiesça et, le ai octobre, signa Tordre suivant (Arch. de la guerre, armée du Nord, reg. X16tf, n"* i5) :
ffAu nom de la République.
(rii est ordonné au général de brigade Hoche de. partir, au reçu du présent ordre, pour se rendre au camp de la Madeleine , sous Lille, et pour y être employé sous les ordres du général de division Souham.
frAu quartier général d^Avesnes, le ai octobre 1798, Tan 11 de la République une et indivisible.
(f Le général en chef,
(rJoL'RDA5.n
Le même jour, Jourdan écrivit au général D*A vaine : (rLe générai Souham m'a écrit qu'il avait absolument besoin du gé-
néral de brigade Hoche. Je vous envoie rijoint un ordre pour ce généraL Vous voudrei bien le lui faire parvenir.» Le général D'A vaine ne fut pas satisfait de cette nouvelle destination donnée à un de ses lieutenants et il accompagna la transcription de Tordre de Jourdan de ce conmienlaire : rfNota. Le général en chef a été trompé dans la demande du général Hoche, parce qu'il ne savait pas que ce général fût devant Nieuport; mais celui qui Ta demandé le savait et devait sentir que c'était , pour le moment, contre le bien de la chose à laquelle il devait s'attacher, et non pas aux personnes. n Sur ces entrefaites, arriva le changement de destination de Hoche, qui voulut obéir sur-le-champ aux ordres ministériels. Vandamme fit tous ses efforts pour retenir son subordonné et écririt, le a 5 octobre, au général D'Avaine (Arch. de la guerre, reg. XI bii, n* 58) : «rLe ministre de la guerre vient d'envoyer au général Hoche te brevet de général de dirision et Tordre de se rendre sur-le-champ à l'armée de la Moselle pour y être employé eu celte qualité. Cette nouvelle m'a fait la plus grande peine, puisqu'elle m'ôte un général aussi courageux qu'instruit et qui me servait beaucoup dans les attaques dont j'étais chargé. Je ne peux, général, le laisser partir sans qu'auparavant vous ne m'eussiez envoyé un autre général de brigade pour le remplacer. Je l'ai prié, pour le salut de la République , de rester k son poste jusqu'à l'arrivée du général que vous m'enverrez. 7) Le même jour, de son cdté. Hoche écrivait au général D'Avaine (reg. XI 6û, n° 59) :
[93 ocT. 1793.] CORRESPONDANCE MILITAIRE DU COMITÉ. 389
Tannée de la Moselle où vous allez vous rendre avec tonte la diligence qu'on est en droit d'attendre de votre patriotisme. Je donne ordre de vous faire passer le supplément de gratiGcation de campagne, et une autre somme de 6,000 livres sur les fonds à ma disposition , aGn que rien n'arrête votre marche et que vous puissiez vous procurer, à votre arrivée à l'armée de la Moselle , ce qui est nécessaire pour vous mettre à même de renplir vos fonctions. J'ai pensé qu'un général sans-culotte devait être aidé; d'ailleurs la cherté des chevaux est un autre motif. Ne tardez pas un moment de vous mettre en route à la réception de ma lettre et de vous rendre à Sarrebrûck, quartier général de cette armée.
Le Comité de salut public , rempli , comme le Comité exécutif, de confiance dans vos sentiments républicains , vos moyens et votre énergie , a pris un arrêté que je vous envoie pour vous investir du commandement de l'armée de la Moselle; il espère que le général sans-culotte justifiera , par sa conduite, le choix des représentants sans-ctdottes qui l'ont nommé.
Vous aurez, général, à vous concerter avec les représentants à l'armée de la Moselle, ceux de l'armée du Rhin et le général de cette armée, car, pour bien bire les opérations , elles doivent être simultanées. Empêcher de pénétrer dans le département de la Meurthe et délivrer Landau , voilà la grande affaire de l'armée du Rhin ; délivrer Ritche , reprendre la position d'Hornbach , venir aider l'armée du Rhin à délivrer Landau, voilà la grande affaire de l'armée de là Moselle. Ces opérations veulent être concertées. Veiller à Texécution du décret qui f irescrit de retirer les deux tiers des garnisons des places et de les remplacer par des réquisitions, c'est un moyen de renforcer l'armée.
irAo quartier général d^Oost-Dunkerke ,
détint Nitaport , le & do a* nioie de Tan n de U République française.
rf Le général Hoche au général D'Avoine,
«Je reçois, citoyen général, Tordre du Comité de salut public et du mimstre de la guerre d'aller prendre le commandement de l'armée de la Moselle. Je crois cette partie intéressante pour quitter le général Vandamme, qui me dit de rester ici. Je vous connais assez, général, pour croire que je n'éprouverai aucnne opposition de votre part.
ffHoGHB.»
Hoche quitta l'armée le jour même pour rejoindre son nouveau poste et, le 96, Vandamme écrivait au général D'Avaine (Arch. de la guerre, reg. Xl^, n" 66) : V Depuis hier Hoche est parti, n
Cet épisode de la vie de Hoche n'a pas été connu de ses hiograpbes; Rousselin de Saint-Aibin et après lui M. Cunéo d'Ornano ont inséré dans la correspondance du
général une lettre adressée à Xavier Audouin, relative à un projet d'attaque de Fumes, et dont la date, 9 hrumaire an u (3o octobre 1798), est certainement erronée, puisqu'à cette époque Hoche avait quitté depuis cinq jours l'armée des Ardennes. D'ailleurs Rousselin , en citant cette lettre dans sa Vie de Lazare Hoche (t. I, p. 89), y ajoute ces mots, qui ne figiu^nt pas dans le texte de la correspondance (t. U, p. i3) : trPuissé-je être aussi heureux que Jourdan? Pourquoi ne réussiraispas? Je sers la patrie, n Rousselin est coutumier du fait et il arrange souvent les phrases de Hociie à sa façon. 11 cite , dans son tome 1*', une lettre du général au Gomité de salut public, dont il ne donne pas la date , mais que M. Cunéo d'Ornano a reproduite sous celle du 1" octobre 1793. Je n'ai pas retrouvé l'original de ce document et, devant l'incertitude du texte et de la date , je me suis abstenu de faire figurer ceUe lettre dans le présent recueil.
390 CORRESPONDANCE GÉNÉRALE DE CARNOT. [aSocr. 1798.]
Faites- vous rendre compte, k votre arrivée, de la force de rannée, de ses positions, de rartillerie, des approvisionnements en subsistances, munitions et autres objets ; prenez aussi connaissance des correspondances qui peuvent eiister dans les archives de l'état-major. Jetez un coup d œil sur la partie des espions, faites en sorte d'en avoir de bons et de sârs. Nous manquons, en général, par là; il est intéressant de ne confier cette partie qu*à un républicain intelligent et éprouvé. Enfin , général ,^prenez confiance dans la volonté de la nation d'être libre et le courage de nos soldats.
(▲reli.d»lt guerre, armée dn Rhin, reg. A8, p. i&.)
PARIS, sS OCrOBBB lyQS.