‹ Correspondance générale de Carnot (volume 2)Chapitre 121 sur 147 · J. BOUCHOTTE · texte numérisé non relu

J. BOUCHOTTE

(Orig., Arcb. de la guerre, armée dti Nord.)

t') Cf. lettre et note de Jourdan aux pages 367 et 379, note t.

898 CORRESPONDANCE GÉNÉRALE DE CARNOT. [a& ocr. 1793.]

SGHILTIGHBIH , S& OCTOBBB 1793.

L'ADJDDANT 6il«iBAL BBMONT AD COUiri DB 8ALCT PUBLIC.

Analyse. — L'ennemi a fidt, le 99 octobre, une entreprise sar Saveme. No6 troupes ont perdu du terrain , qu'elles ont repris hier. Il faut apporter une grande circonspection dans les opérations, «r L'Alsace, citoyens représentants, est le pays qui exige la prudence la plus consommée dans la conduite de la guerre. Ces deux départements sont enfermés entre deux lignes parall^es di£Bciles k franchir : les montagnes et le Rhin. Si l'armée qui y est enfermée se trouve dans l'impossibililé de franchir une de ces lignes, sa position devient pour lors critique. D lui reste à la vérité les places fortes , mais qui l'aSaiblissent nécessairement par les garnisons que l'armée est obligée de fournir. Ces vérités n'échappent point aux ennemis de la République. Tout nous le prouve, car, quels que puissent être leurs avantages, ils s'arrêtent et n'avancent qu'après avoir calculé leurs pas. Si nous prenons une position avantageuse , ils s'approchent de nous le plus près possible , sans beaucoup nous inquiéter; ils se mettent d'abord sur la défensive en fortifiant leur position de batteries et retranchements; ils tâchent de là de se procurer par tous les moyens imaginables la plus parfiiite connaissance du pays qui est en avant d eux. Quand toutes leurs mesures sont prises et que toutes leurs dispositions sont faites, ils changent tout à coup de conduite en attaquant l'armée de la République, et surtout la partie qui avoisine les Vosges. »

(Ortg., Arch. de la guerre, année do Rhin.)

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