PARIS, SO AOÛT 1793. LB MINISTRE DE LA GUERRE BOUCHOTTE
AU GOMITi DE SALUT PUBLIC.
Anabfu. — Envoi de la copie d'une lettre du gënëra! Brunet ^*\ oit celui-ci déclare que rarmëe d'Italie pe peut envoyer â,ooo hommes en Corse, faute de bâtiments de transport, et sans exposer les dëpartemenU méridionaux aux plus grands dangers, au moment où cent voiles ennemies croisent sur nos côtes.
(Analyte, Areb. de la ipierre, reg. da Comité de saint publie, C. )
SABRBBRUGK, 9 0 AOÛT 1793. LB GJN^RAL BALTHAZAR SCHAUENBUR6 ^^^
AU COlflTlf DE SALUT PUBLIC.
Anahfu» — Le général Balthazar Schauenburg, commandant provisoire de f armée de la Moselle ^'\ rend compte des affaires qu*a eues son avant-garde à iimbach le i3 août et à Saint-Imbert le 17. Ce dernier combat dura de quatre heures et demie du matin à dix heures, et Tennemi a été repoussé grke aux bonnes dispositions prises par les chefs de brigade Radot^*^ et Guil-
tographes de Camot sur les sobsistances de Ltndrecies, un courrier extraordinaire da Comilë, une somme à envoyer à Dunkerque, une Bomme A payer aux officiers municipaux de Lillers, Tachât de chevaux d*artillerie, les approvisloonements d*AvesDe8 et de Landrecies et l*envoi a Tannée du Nord du général Brune et de Tadiudanl général chef de brigade Galandini.
(1) Gaopard-Jean-Baptiste Brunet, né k Vaknsoies (Basses-Alpes) le 1^ juin 173^, entré au service dans Tartillerie en 1755, lieutenant dans les gardes lorraines le 9 novembre 1755, capitaine au r^iment de Lomine-Infanterle le 3i mars 1769, aide-major le i3 mai 1769, chevalier de Saint-Loilis en 1773, capitaine de grenadiers en 1776, major du régiment provincial d*Auxonne le s 8 mars 1778, lieutenant-colonel le 8 avril 1779, maréchal de camp le 1** mars 1791 et retraité, administrateur du département des Basses-Alpes et commandant général de la garde nationale de ce département, rappelé à Tacti-
vité sur la demande du général Montesquiou le 18 septembre 1799 « commandant provisoire de Tarmée du Var le 95 décembre 1799 , lieutenant général le 8 mars 1793, général en chef de Tannée dltalie le 95 avril 1793, confirmé dans ces fonctions par la Convention le 96 mai suivant, destitué le 10 septembre 1793, transféré à la Conciergerie le 18 brumaire an n (8 novembre 1793), condamné à mort et exécuté à Paris le 9 & du même mou (1 6 novembre 1793). — Cf. le dossier de son procès aux Arcliives nationales, W 995, n* 945.
W Cf. t. Il, p. 475.
(S) Depuis le 3 août 1 793.
(«) Pierre-Nicolas Radot, né à Pont4- Mousson (Meurtlie) le 99 juin 174&, cavalier au régiment de Rhingrave le 3o septembre 1760, brigadier à Royal-Cavalerie le 93 avril 1763, maréchal des logis le 1" septembre 1767, fourrier le i*' septembre 1769, quartier-maitre le i** juin 1779, quartier-maitre trésorier avec le grade de lieutenant le 1 1 juin 1776, lieu-
28 CORRESPONDANCE GÉNÉRALE DE CARNOT. [so aoAt 1793.]
laame ^^K L*armëe de la Moselle compte 3o,ooo hommes et occape on eqiace de 18 lieues depuis Bitche jusqu^à Frémerdorff^'^
(Orif., Areh. d» U fnerre, année et U Moielte.)
PBBPiGRAK, 90 aoAt lygS.
LB oMn^BAL DB brigade 6IAC0II01II ^^\ GHBP l>*^AT*lf AJOB DB LUBM^B DBS PYRtfN^BS-ORlENTALBS, AU COMITE DB SALUT PDBLIG.
Atudffie. — Envoi des états demandes. Les souliers manquent absoioment, car il n*y en a pas une paire en magasin. Les chevaux de Tannée n'ont pas eu d*avoiiie depuis quinse jours.
(Orig., Areh. de k guerre, armée dee Pyrénées orieotalee.)
tenant en pied le 1* janvier 1791, chevalier de Saint-LoiÛB le 10 avril 1791, capilaine le s 5 janvier 1799, aide de camp du général Valence le i*' mai 1799, lieutenant-colonel de la légion Kellermann le t*' juillet 1 799 , chef de brigade du 1 6' dragons le 1 6 octobre 1 79s , retraité le 1 3 man 1796, sous-inspecteur aux revues le «7 février 1800, démissionnaire et remis en jouissance de sa pension le 97 octobre 1 800 , mort À Metx (?) le 96 janvier 1896. Il avait fait, sous Tancien régime, les campagnes de Hanovre en 1 76 1 et 1 769 et de Brabant en 1763. Il avait eu devant Charleroi , le 1 6 juin 1 796 , le bras gauche cassé et une cAte enfoncée par. un boulet de canon.
0) Paul Guillaume, né à Courcelles- Ghaussy (Moselle) le 6 mai 17/16, fils d*un piysan, entré dans les mineurs en juin 1760 et au régiment d^artillerie de Tout en 1766, professeur et examinateur des élèves de Tartillerie et du génie en Prusse en 1779, rentré en France en 1789, où il devint professeur pour la partie militaire au corps de la gendarmerie française, retiré à Vaudoncourt, procureur de la Commune et commandant de la garde nationale du district après la Révolution, comman-
dant la i" compagnie franche de la Moselle le 3i mai 1799 , chef de brigade provisoire le 1 6 juillet 1 793 , nommé général de brigade provisoire par les repréacntanto i Tannée de la Moselle le 5 septembre 1 793 , mis en arrestation le 6 octobre suivant, employé i Tannée des Pyrénées orientales le 8 août 1796, confirmé dans son grade et emfdoyé À Tarmée d*ltalie le i3 juin 1795, mort & Brescia (Italie) le ^3 ventéee an vu (i3 mars 1799). Il eut pour fils le général et écrivain militaire baron Prédéric-François-Guillaume de Vaudoncourt, né en 1 779 et mort en 1 865.
W Cf. un eut , signé par le chef d*éUtmajor Hédouville le 96 août 1793, des troupes fournies par Tarmée de la Moselle à celles du Rhin et du Nord. (Orig. , Areh. de la guerre, armée de la Moselle. ) Hédouville transmit le même jour cet état au Comité de salut public.
t*) Gaspard -Vincent -Félix (îiacomoni, né à Savone (Piémont) le 17 décembre 1760, volontaire au régiment d*Anhalt- Infanterie le 1*' mars 1768, sous-lieuienant dans Royal-Corse le 99 février 1770, lieutenant le 93 juillet 1770, capitaine an 9' de grenadiers le 8 avril 1779, en mission & Naples pour Torganisation de T
âO AOÛT 1793.
LE GENERAL DE BRIGADE LEBLAIIC-DELISLE ET LE CHEF DE BATAILLON ROGHETTE
AU gomitM de salut public.
Analyses. — i"* Le gënéral Leblanc-Delisle ^'^ propose de remplacer par des Iroapes de nouvelle levée les garnisons qui ne sont pas en première ligne , et de créer des corps de chasseurs à pied avec les dépôts de cavalerie inactifs faute de chevaux. (Analyse, Arch. de la guerre, corr. gén.) — a* Le chef de bataillon Rochette^*^, commandant temporaire à Avesnes, écrit de cette ville pour rendre compte da combat du 17 août, dans lequel Tennemi s*est emparé de la forêt de Momial et a forcé le général Ihler à se replier sur Maubeuge. Le Quesnoy est en-
mée le 10 juillet 1787, passé aux chasseurs cônes le 1 & mai 1 788 , cheviJier de Saintr- Looîs le 7 février 1791, lieutenant-coionei du l'httaillon d^infanterie légère le 9 3 novembre 1 79 1, adjudant général lieutenantcolonel le 1 3 mai 1 79s , colond du 37' d'în- Smlerie le 9 a juillet 1799, aide de camp du général Montesquiou le 99 du même mois, adjudant général colonel le i5 septembre 1799, général de brigade prori- «Hre à Tannée des Pyrénées orientales le 7 juin 1793, chef d*éiat-major de ladite armée le 9 août 1798, générad de division provisoire le 1 9 septembre 1 798 , suspendu le 9& décembre 1798, remis en actirité comme adjudant générd à l'armée dUtalie le i3 juin 179^ jusqu^au à avril 1796, aolorisé à prendre sa retraite le 96 septembre 1796, pensionné comme colonel le 19 joâlet i8o3, lieutenant général honoraire le 97 mars 1816, retraité le 7 mai 1816, prévdt de la cour prévôtale du département du Yar le 97 mai 1816, baron le 19 février 1817, mort k Aix (Bouchesdo^ttiêne) le 3o juillet 1818.
(*) Pani-Alexandre Leblanc-Delirie, né à Saint -Montant (Ardèche) le 97 juin 1 73i , entré au senrice dans les volontaires de Saluées le 6 avril 1 760 , volontaire dans Royal-Cavalerie le 1*' septembre 1769 et dans le riment Bourbon le 1" mai 1 76/i , brigadier le 1*' septembre 1766, maréchal des logis le 1 5 octobre 1768 , rang de souslieulenant le 1 7 juin 1 770 , porte-étendard le 99 décembre 1779, lieutenant en se-
cond le i*' septembre 1 786, lieutenant surnuméraire le 1" mai 1788, capitaine le i5 septembre 1791, lieutenant-colonel le 8 juillet 1799, colond du 3' dragons le 96 octobre 1799, général de brigade le 8 mars 1798, réformé le i*' juin 1793, remis en actirité comme surveillant temporaire des troupes k cheval des armées des Alpes et d'Italie le 91 prairial an 11 (9 juin 1796), a cessé ses fonctions le 90 frimaire an iv (11 décembre 1795), retraité le 3t mars 1808, mort k Melun (Seine-et-Marne) le 1" décembre 1811. Il signait ordinairement Delùle, 11 avait fait les campagnes d'Allemagne de 1 767 i 1769 et avait été blessé de deux coups de sabre À la bataille de Rosbach, le 5 novembre 1767, et d'une balle au bras À Saint-Juvin, la veille de la retraite de Grandpré, le ta septembre 1799.
('^ Laurent-Melchior Rocher, dit Rochêtte, né k Romans (Drême) le 96 août 17&0, soldat au régiment Royal-Infanterie le 8 octobre 1766, admis aux Invalides le 99 novembre 17791 capitaine dans la garde nationale de Givet en février 1793, chef de bataillon et commandant temporaire k Avesnes, puis à Philipperille le 95 ventêse an II (i5 mars 179^)1 suspendu le 3o germinal an H (19 avril 179^), autorisé à prendre sa retraite le à floréal an ni (93 avril 1795), mort à Givet le 3 frimaire an iT (96 novembre 1795). U avait fait les campagnes de Hanovre de 1767 k
30 CORRESPONDANCE GÉNÉRALE DE GARNOT. [ai lodr 1798.]
iièremeat bloqué et Landi'ecies n'a qu'âne porte de libre. Avesnes peut être Moqué en trois henren et n*a ni rartillerie, ni les munitions, ni les subsistances nécessaires pour se défendre. (Orig. aut., Arch. de la guerre, armée du Nord)
PARIS, 21 AOÛT 1793 ^^\ LE MINISTRE DE U GUERRE BOUCHOTTB AU GOIIITÉ DE SALUT PUBLIC.
Atiaiyse, — Envoi des dépêches qu'il vient de recevoir du général Houchard, et dans lesquelles celui-ci annonce que l'ennemi s'est porté sur Maubeuge, la forêt de Momial, Landi*ecies et la Flandre maritime.
MÎDute autographe, Arch. de ia guerre, année du Nord.)
SARRSBRUGK, Ql AOÛT 1793.
LE GinifikL BALTHAZAR SGHAUENBURG AU COMITE DE SALUT PUBLIC.
Analyse. — Il envoie le rapport de l'attaque tentée sans succès le ao août par le chef de brigade La Goublaye ^^ pour reprendre le Ketterich ^^\
(Orig., Arch. de la guerre, armée de la Moadle.)
(') Il n'y eut pas de séance au Comité de salut public ce jour-là. (Cf. Aulard, YI, 67.)
(') François -Louis de la Goublaye, né A Lambaile (Gôtes-<lu-Nord) le 17 octobre 1753, sous-lieutenant dans Royal-Vaisseaux le 10 juillet 1771 f lieutenant en second le a 8 avril 1778, capitaine de renipiacement le 17 septembre 1786 , capitaine en second le 3 septembre 1 787, lieutenantcolonel au 1*' dragons le i3 septembre 1793, colonel du h" régiment de cavalerie le 6 novembre 179a, retiré le 31 pluviàee an n (9 février 179&).
t') Cf. aux Arch. de la guerre le rap> port de ce chef de brigade, en date du 30 août 1793 et A. Ghuquct, Wiêêembourg, p. 100. Le Ketterich , près de Pirmasens, avait été pris par le duc de Bruns\%ick le 17 août sur la brigade ReubeU, qui perdit tous ses équipages et un canon et rentra à
Bitcbe dans le plus grand désordre. Le général en chef Schauenburg ordonna alors ao général Pully de reprendre cette position. Le 90 août le chef de brigade La Goublaye surprit IcK Prussiens qui, au nombre de quatre-vingts, gardaient le Ketterich et les en chassa; mais ie duc de Brunswick fit de nouveau attaquer le village, et La Goublaye, ayant vu démonter deux de ses pièces et craignant d'être cerné, dut â son tour battre en retraite devant des forces supérieures et abandonner deux canons aux hussards ennemis lancés à sa poursuite.
— Le 94 août, le général Balthazar Schauenburg fit une proclamation pour engager les habitants compris dans Tarrondissemenl de son armée à se lever on masse pour renverser rctmemi. (Impr. en français et en allemand, Arch. de la guerre, armée de la Moselle.)
[ss AOÔT 1793.] CORRESPONDANCE MILITAIRE DU COMITÉ.
9 1 AoOt 1793.
LES G^iRAUX BÉCOURT, FBRRIBR BT TERGNBS AU COMITÉ DB SALUT PUBLIC.
Analyses, — 1* Le général Bécourt ^^\ commandant k Péronne, signale la présence d*émigrës dans plusieurs maisons et déclare faux le bruit de Tinvestissement de Cambrai. (Analyse, Arch. de la guerre, corr. gén.) — a* Le général Ferrier ^*^ mande qu'ayant donné avis au ministre de la guerre de son incapacité de commander en chef Tarmée de la Moselle ^'\ les représentants Tont envoyé à Tarmée du Rhin, où il est dans Tinaction ^^K (Analyse, Arch. de la guerre, reg. du Comité de salut public, C. , p. iai,) — 3* Le général Vergues écrit de Nantes pour adresser la situation de Tartillerie de Tarmée des CAtes de Brest et Tétat de ses besoins. (Orig. , Arch. de la guerre, armée des CAtes de Brest.)
6ATRBLLB, 9 9 AoAt 1798 ^^^ LB GÉNiRAL BOUCHARD AU COMITÉ DB SALUT PUBLIC.
A GavreUe, le ss aoAt 1793, Tan i" de U Répabliqne.
LE BÉNiMAL BOaCHAED AVI CITOYENS REPRisENTANTS DU PEUPLE COMPOSANT LE COMITE DE SALUT PUELIC.
Je sois très sensible , citoyens représentants , aux reproches que vous me fieiites de ne pas correspondre avec vous et de ne pas vous donner régulièrement des nouvelles de ce qui arrive h Farmée dont le commandement m'est confié. J'ai bit les rapports les plus détaiUés au ministre de la guerre , le priant de vous communiquer mes dépêches; mes occupations dans un pays que je connais à peine ne me donnant pas le temps d'avoir des correspondances trop étendues. J'étais tranquille parce que je savais que le ministre, qui a toute votre confiance, vous communique toutes les nouvelles qu'il reçoit de toutes les arm^s.
w Cf. t. n, p. 37.
w Cf. L ï, p. 85.
^} Ferrier avait été nommé général en chef de Tarmée de la Moaelle le 1" août 1793 en remplacement de Bouchard, appelé au commandement de Tarmée du Nord et des Ardennes. (Cf. Aulard, V, 663.)
(*) Le 98 aoât, Bouchotte écrivit aux représentants Borie, Milhaud et Ruamps, à l'armée du Rhin : «Je vous préviens que le général Ferrier, ayant donné sa démission de commandant de Tannée de la Mo-
selle, a obtenu, d*après la demande qu'il m*a faite, de retourner i Tarmée du Rhin pour y reprendre son poste de générd divisionnaire. »
(*) Camot est présent au Comité de salut public (cf. Aulard, VI, 60). Il rédige et écrit trois arrêtés : 1* pour mettre 3oo,ooo livres à la disposition de la ville *de Cambrai; a"* pour excepter de la réquisition les ouvriers des manufactures d'armes; 3* pour employer le citoyen Bouin comme courrier extraordinaire.
VoQs savex que rennenii a divisé ses forces ea deux grandes années, i*une qui est dans la Flandre maritime, et Tautre qui opère en avant da Quesnoy et dans la forêt de Mormal. Je joins ici les mêmes détails que je viens de donner an ministre.
Je viens d'apprendre que les ennemis se portent toujours en force du cAté de Dankerque; les avant-postes de Bergues ont été attaqués vivement et tous repliés. Le général Barthel n'a pas eu le temps de me donner des détails, mais je sais que IVn* nemi s'est porté jusque sur la chaussée de Bergues à Lille. Le général Jourdan ^'^
<*) Jean-Baptiste Jourdan , né à Limoges (Haute-Vienne) le 99 avril 1761, filsd*un chirurgien, soldat au dépôt des colonies à rOe de Ré le a avril 1778^ incorporé dans le régiment d'Infanterie- Auxcrrois le 1 o décembre 1 778 , ût la campagne d'Amérique , assista au siège de Savannah (septembre 1779) et rentra en France pour cause de maladie le 1" janvier 1789. Réintégré dans son régiment le 19 novembre 1783, il fut réformé le 96 juillet tfSk et alla s'établir mercier à Limoges, où il se maria le 99 janvier 1788. Dès la formation de la garde nationale en juillet 1 789, il derint capitaine de chasseurs, puis fut élu, le
9 octobre 17914 chef du 9* bataillon des volontaires de la Haute-Vienne. Il était membre de la Société des Amis de la constitution de Limoges. Il senrit sous Dumouriei, Dampierre et Gustine à l'armée du Nord, et fut promu général de brigade le 97 mai 1 793, et de division le 3o juillet suivant. Il commanda successivement en chef les armées des Ardennes (11 septembre 1793), du Nord (99 septembre 1793), de^la Moselle (90 ventôse an u-
10 mars 179^) et de Sambre-et-Meuse (96 prairial an iii-i3 juin 1795). Remplacé par BeumonvUle le 9 septembre 1796 et nommé provisoirement au commandement de l'armée du Nord, il fut élu député de la Haute-Vienne au conseil des Cinq-Cents le 93 germinal an V ( 19 avril 1797), présida deux fois cette assemblée (19 septembre 1797 et 93 septembre 1798), fut remplacé à l'armée du Nord par Hatry le i5 juillet 1798 et donna sa démission le 9 9 vendémiaire an vu (1 3 octobre 1798) pour prendre le commandement / en chef de l'armée du Danube (lA oc-
tobre). Il quitta l'armée le i& germinal an TU (3 avril 1799)1 pour raison de santé , et fut remplacé par Mavéna. Réélu député au conseil des Ginq4>nts le 9& ger> minai ( 1 3 avril 1 799), inspecteur général de rinfanterie le 8 floréal (97 avril), il fut exclu du conseil le 19 brumaire an vni (10 novembre 1799). Sous le Consulat, il devint inspecteur général d'infanterie et de cavalerie le l'^pluridae an tui (91 janvier 1800), administrateur général du Piémont le 5 thermidor anvni (94 juillet 1809), grand officier delà Légion d'honneur et chef de la 16' cohorte le 93 messidor an X (19 juillet 1809), membre du conseil d'État le t o frimaire an xi (1" décembre 1809) et général en chef de l'armée d'Italie le 5 pluri6se an xii ( 96 janvier 1 80& ). Maréchal de l'Empire le 1 9 mai i8o&, grand cordon de la Légion d'honneur le 9 février i8o5, gouverneur de Naples le 17 mars 1806, major général de l'armée d'Espagne en juillet 1808, rentré en France en novembre 1 809 , gouverneur de Madrid le 8 juillet 1 8 1 1 , chef d'élat-major du roi Joseph du 16 mars i8i9 au 7 août 181 3, commandant mpérieur de la 1 5* division militaire ( Rouen ) le 3o janrier 1816, chevdier de Saint- Louis le 9 juin i8i4, créé comte par Louis XVIII, pair de France le 9 juin 181 5, gouverneur de Besançon et commandant supérieur de la 6' division militaire le k juin , générai en chef de l'armée du Rhin le 96 juin 181 5, gouverneur de la 7* division militaire ( Grenoble ) le 1 o janvier 1816, pair de Francele 5 mars 1819, chevalier-commandeur des ordres royaux le 3o m'ai 1896, commissaire provisoire au ministère des affaires étrangères le
[as AOÛT 1793.] CORRESPONDANCE MIUTAIRE DU COMITÉ. 33
me marque ^'^ qu*îl marche avec sa division légère au secours du général Barthel, et j^espère qu*il rétablira les choses et repoussera Tennemi^'^ J^ai fait partir hier une autre division pour rester au camp de Cassel , de sorte que Tannée aux ordres du général Barthel, depuis Dunkerque jusqu'à Cassel, se ^uve complète et portée environ à vingt mille hommes. Mais les places de Calais, Gravelines, Bétfaune et le poste de Boulogne sont pour ainsi dire sans gamiaons, et il est pressant que des gardes nationales s*y portent pour y iaire le service , pendant que nos troupes se battront avec Tennemi.
Le génénd Jourdan ne reviendra qu'au moment où Tannée de la Moselle arri» vera pour composer derrière la Lys Tarmée exterminatrice , qui sera directement sons mes ordres. Maubeuge , avec ce qu*il a déjà et les dix mille hommes de Tarmée de la Moselle qui lui sont destinés , travaillera Tennemi sur le flanc droit.
De Tanîvée des troupes de la MoseUe dépend donc le moment de Tattaque générale, car il ne reste plus au camp de Biache qu'environ douze mille hommes, avec lesquels je dois couvrir Douai et Arras, qui sont sans garnisons.
J'avais envoyé un adjudant général du cAté de Philippeville à la rencontre des troupes de la MoseUe, croyant qu'elles venaient le long de la fix)ntière. Je vais envoyer un courrier à cet officier pour qu'il se rende à Soissons et se concerte avec Tadjudant général que vous y avez envoyé pour la distribution des troupes.
Je n'ai encore aucune nouvelle sur les détails de l'affaire de la forêt de Mormal. J'en attends à chaque instant.
On a fait une bien mauvaise disposition en faisant laisser à beaucoup de troupes venant de la Moselle leurs canons dans ce pays. J'en suis si dépourvu que Tautre jour le poate de Linselles n'a pu être repris, faute de canons de bataille dont les troupes manquaient.
J'ai envoyé au ministre Tétat du parc, pour lui fsdre connaître combien il est {Niuvre et combien il est éloigné de convenir à une armée de 60,000 hommes comme celle qui doit agir. Il nous manque des chevaux , et si vous avez , citoyens repr^entants, des ressources pour m'en &ire passer, je vous prie de le &ire promptement, car il est temps de frapper sur ces ennemis orgueilleux et de &ire mordre la poussière à tout partisan du despotisme qpi ne voudra pas quitter la teiTe de la liberté.
J'ai fait la demande au ministre de vingt pièces de & de bataille.
Vous savez , citoyens représentants , que le scellé a été mis sur les papiera des citoyens Vemon et Lemonnier. Comme ces papiers ne renfennaient que des nié-
9 août i83o, gouverneur de THôtel des Invalides le 11 août i83o, Jourdan mourut k Paris le 33 novembre i833.
^*} Le 19 août, Jourdan avait rendu fompte à Houcbard de l'attaque des villages de Blaton et de Linselles par les Anglais et les Hollandais. ( Orig. , Arcfa. de la guerre, armée du Nord.)
^*^ Le «3 août , le général Barthel écrivit de Caasel k Houcbard qu'il avait attaqué
ni
Tennemi le as , aux environs de Worm* houdl, a6n de rétablir ses communications avec Bergues, mais que malgré ses efforts il n'avait pu le débusquer de ses positions. £n conséquence, le 96 août, Houcbard ordonna à Jourdan de se rendre sur-le-champ au camp de Cassel pour remplacer Barthel, nommé au commandement de Saint -Quentin. (Arch. de la guerre, armée du Nord.)