ILS
3& CORRESPONDANCE GÉNÉRALE DE CARNOT. [sa âoâT 1793.]
inoii'cii et pians milJtaii^es qui me sont nécessaires et qui allaient m*étre remis par le citoyen Gay-Vemon, je vous prie de me les renvoyer de suite: ils me sont indispensables. Quant à ceux qui regardent le citoyen Lemonnier, ils sont le fruit de son travidl et lui sont si nécessaires que ce serait le priver du bien le pins précieux que de ne pas les lui renvoyer le plus promptement possible. Cet officier n'a jamais eu aucune relation avec Custine; on ne Ta vu que très rarement chei lui, et publiquement: c'est le citoyen Gay-Vemon qui avait engagé les représentants du peuple à le nommer chef de brigade adjudant général , pour remplir les fonctions concernant la partie militaire , vu qu'il n'y avait aucun officier à l'étatmajor |)our remplir ces fonctions importantes. Cet officier a repris ses fonctions de capitaine du génie. On peut dire avec vérité que {personne n'a un patriotisme plus pur, ni une sagesse plus grande que le citoyen Leraonnier. Quant à ses talents milituires, peu d'officiers en rcunissent autant que lui, mais ils sont couverts d'une modestie rai*e.
^ Le général en ehe/det arméeê du Nord et de* ArdeMme9f
HotCHARD.
(Orig., Arch. de la guen^, année du Nord.)
PARIS, ââ AOÔT 1793.
LE GÉNÉRAL DBS BRUSLYS AU GOUIT^ DB SALUT PUBLIC.
Analyse. — 11 demande à sortir de la prison de l'Abbaye, puisqu'on a conclu qu'il n'y avait {ms lieu à accusation contre lui pour l'affidre du général Custine.
(AiialyiH!, Arch. de la guerre, reg. du Comité de mIuK public, C, p. &00.)
a 3 AOÛT 1793 ^^\ LBS g^nIraux bbrthblmy, devrigny et gobert
AU COMITE DB SALUT PUBLIC
Analyset, — 1* Le général Berthelmy écrit de Gavrelle pour mander qu*ii a fait remplacer le général O'Meara dans ses fonctions, en attendant que de plus amples renseignements montrent le degré de confiance qu'on peut avoir en lui^*). (Orig.
(^} Carnet est pn^nt au Comité (cf. tion pemianenle. (Cf. Aulard, ti, 79.) La
Aulard, VI, 68) et r(kii|re de sa main Par- minute de ce décret est écrite en grande
rété portant que Parmée revenant de partie par Camot , et amendée et complétée
Mayence se rendrai Nantes, et de là près de la main de Barère. (Orig., Arch. nat.,
des cotes de Brest. — Le même jour, C â6&. )
Caniot rédi|re le fameux décret de la Con- ^^ Le même jour, i3 août 1793, le due
veutiou mettant les Français en réquisi- d'York somma la ville de Dunkerque de se
[aSâodT 1793,] CORRESPONDANCE MILITAIRE DU COMITE. 35
aut, Areh. de la guerre, armée du Nord.) — a* Le général Devrigny écrit de Paris pour solliciter le Comité de remployer dans les armées. (Analyse , Arch. de la guerre, r^. du Comité de salut public, C, p. iaS.) — 3" Le général Gobert ^'^ envoie de Paris un exposé de sa conduite ^'^ et demande un passe-port pour se rendre chez son père à Corbeil. (Analyse, tbtd., p. Aog.)
CAMBRAI, li3 AOÔT 1793.
DESCHAMPS, BlECARD ET QUINCY, COMMISSAIRES DANS LE NORD ^^\
AU COMITE DE SALUT PUBLIC
Analyse, — Partis de Paris le 18 août à 6 heures du soir, ils sont arrivés le lendemain à Péronne, ou ils ont constaté le mauvais état des fortifications. frLe commandant Bécourt est j>atriote , mais nous le croyons trop faible en cas de siège, vu la contradiction où il est avec les habitants de la ville , dont il ne possède pas la confiance. Y) — Ds ont quitté Péronne le ao et sont arrivés à Cambrai. L'esprit public n*est pas excellent dans cette ville, bien qu'il s'y trouve de bons républicains. Le 3 1 , ils ont visité les fortifications avec le commandant temporaire Soyez et le général Declaye ^^\ Ils ont fait une enquête sur la situation des ennemis. Les
rendre, mais le général O'Meara répondit : cr Investi de la confiance de la République française, j^ai reçu votre sommation de rendre une ville importante. Ty répondrai en vous assurant que je saurai la défendre avec les bravis républicains que j*ai Thonneur de commander.» (Cf. Arch. nat., C 365, et Foucart et Finot, 67 et 69.) Maigre cette énergique altitude , O^Meara, dénoncé au Comité de salut public, fut destitué le 7 septembre 1793.
<*) Cf. t. II, p. 93, et Etienne Charavay, L» général Altxu Le Veneur.
'*) G^éral de brigade depuis le 7 mai 1793, destitué le 3o juillet suivant.
^} Le i5 août 1793, le Comité de salut public avait envoyé k Tarmée du Nord les citoyens François Descharaps et Bécard «rpoor s'y procurer des renseignements sur Pétai des places, sur IVtat de Tannée et sur celui de Tennemi.n L'arrêté spéci6ait que les deux commissaires devaient se rendre tour à tour, tous les huit jours, auprès du Comité pour rendre compte de leur mission. (Cf. Âulard, V, 555.) Le 17 août le Comité alloua à ces deux citoyens une somme de 3,ooo livres pour
leurs frais. (Cf. Aulard, VI, i3.) — Quant à Joseph Quincy, qui signe aussi cette lettre , il ne fut reconnu ofliciellement pour commissaire par le (Comité de salut public que le 19 septembre. (Id,, VI, A 60.)
(*) Nicolas Declaye, né à Liège (Belgique) le 8 juin 1768, volontaire au régiment de Berwick le la juillet 177A, adjudant écrivain de place à Tétal-major de Saint-Martin-de-Ré en septembre 1787, adjudant instructeur aux gardes liégeoises le 19 octobre 1789, aide-major le 19 novembre 1789, major le /î mai 179a, lieutenant-colonel de la légion belge le 1 9 août 1799, aide de camp du général Rosières le 7 avril 1793, commandant temporaire de Cambrai en mai 1 793 , général de brigade le 3o juillet 1793 et maintenu dans ses fonctions. (Cf. Foucart et Finol ,1,698.) Arrêté à Cambrai le i5 septembre 1793, remplacé le 1 8 par le général (]bapuy, cl conduit à Paris, Declaye se justifia auprès du (joniité et devint commandant temporaire de Lyon le 9 brumaire an 11 (3o octobre 1793), général de division le 1 3 ventôse ( 3 mars 1 79 A ), et commandant d'armes au Mont-Cenis en prairial (juin
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Autrichiens se sont montrés cruels et ont dévaste beaucoup de viUa^. Les Anglais sont moins féroces et essayent de gagner les Français k leur politique , qui est de fidre couronner le duc d*York roi de France; mais les paysans ne sont pas dupes de la politique anglaise. «rLe général Deciaye, qui commande la place de Cambrai, parait bon républicain. Sa réponse k la sommation qui lui (ut bite par Tennemi de rendre la ville est une preuve de son civisme, et d*ailleurs il veille avec la plus grande activité k sa défense. Il fait faire différents travaux sur les fortifications, qui annoncent son génie et Tenvie de servir la République.* La garnison est dans les bons principes, mais pas assez considérable. Le général lait évacuer tous les gens suspects et les bouches inutiles. trTous les moyens de sareté et de défense générale sont pris avec enthousiasme. Les cheb et les soldats sont prêts à périr k leurs |)osles. « — Ils proposent de faire un camp entre Cambrai et Péronne. Le 9 1 ils ont quitté Cambrai à trois heiu'es de Taprès-midi et sont arrivés k SainIrQuentin k sept heures et demie du soir. Ils ont assisté à une séance du club. Le 93 ils ont visité les fortifications et ont constaté que cette ville ne pourrait supporter un siège , vu la faiblesse de ses remparts et de sa garnison et le manque d'artillerie. En effet, Saint4}uentin n*a que i,5oo hommes de troupes. — Le 39 au soir ils repartirent pour Cambrai, et k deux lieues de cette viUe ils virent les avant-postes de Tennemi. Deschamps, Tun d*eux, se rend k Paris et remettra lui-même cette lettre au Comité. — Us viennent d'apprendre la prise de Cateau- Cambrésis. Le Quesnoy est bloqué et tous les grains des environs sont enlevés par Tennerai , qui renferme les paysans dans les églises tandis qu^il emmène son butin. ffLes ennemis sont lâches et, pour peu qu'on ait des forces en cavalerie, nous les repousserions aisément. Hâtez, citoyens, le départ de la levée, et la République ne tardera pas à triompher de tous ses ennemis. *
(Orig., Areh. delà guerre, armée du Nord.)
1794). Il fut arrêté de nouveau trois mois plus lard, et prévint aussitôt Fouché par une lettre écrite de Charenton le 96 fructidor an n (19 septembre 179^)* Fouché s^entremit auprès du Comité, et Carnot, le même jour, signa Tordre de mise en liberté du général. (Arch. nat., AF n, 307.) La &* sans-culottide an u (90 septembre 179a) le Comité l'autorisa à se retirer où bon lui semblerait, mais à vingt lieues au moins de Parb et des frontières. (Arch. nat., AF H, 3o8.) Declayc commanda la garde nationale de Nevers en brumaire an it (octobre 1795), redevint commandant de place le 19 thermidor an it (3o juillet 1796) et fut réformé le 1 9 brumaire an y (9 novembre 1796). Il rentra au service comme chef de bataillon à la 89* demi-
brigade de ligne, le 6 thermidor an vu (94 juillet 1799)1 commanda la place de Vannes le 6 brumaire an vni (98 octobre 1799) et le i*' bataillon franc le 16 ventôse suivant (7 mars 1800). Il s'adonna à la littérature, et Qu^xard mentionne de lui le CiUUeur mUi-britanmquê^ publié k Hambourg en Tan xu (1806). Dans une lettre écrite à Berthier de Paris, le 1*' complémentaire an xni (18 septembre t8o5), Deciaye se déclare Tauteur de Topera It Triomphe d$ Man et d*un hymne guerrier dédié k Tarmée de Boulogne. (Orig., Arch. adm. de la guerre, dossier Dedaye.) — M. H. Wallon a consacré à ce général , dans la Rwue Bleue du 8 août 1891, un article intitulé : Le général Deciaye^ commandant de place à Cambrai et à Lyon en t ygS,
DUNKERQUE, 93 AoAt 1793