PARIS, 93 AOIT
LE COMITE DB SALUT PUBLIC AU CONSEIL 6^N1(bAL DB LA COMMUIIB DB PARIS.
Analyse. — Envoi d'un exemplaire de sa lettre aux quarante-huit sections de Paris. (Cf. la lettre du 99 août 1793, p. 69.) (t Veuillez contribuer de tous vos efforts h l'exécution des dispositions qui y sont contenues et veillez h leur accélération. 9
(Orig. sig. par Carnol, C.-A. Prieur et Hérault, Arch. nat., DXL1I, carton t.)
(') Cf. dana Aulard, YI, lu, la lettre de plainte contre Brunet sera examinée. Leur
Ricord et de Robespierre jeune en date de recommander la plus grande s^véritë en-
Sault, 16 août 1793. Cette pièce porte vers les traîtres. »
l'annotation suivante de Gamol : « Accuser ^*^ Le général Brunet fut destit4ié le
la réception de celte lettre. Répondre qu'on 10 septembre 1798 , traduit devant le tri-
8 'occupe des mesures vigoureuses i prendre bunal révolutionnaire , condamné et déca-
contre les rebelles de Marseille, que la pité le 16 novembre suivant.
9 5 AOÛT 1798. LE G^NlfRAL GARTEAUX ^^^ AU GOMIT^ DE SALUT PUBLIC.
Anaiifêe. — U donne des détails sur la défaite des rebelles niai*seillais et répond de ne pas laisser passer les Anglais à Toulon.
(Analyse, Arch. de la guerre, reg. C du Comité de salut public, p. 4&5.)
8. PARIS, 96 AOÛT 1798^*^^ LE COMITE DE SALUT PUBLIC AU MINISTRE DE LA GUERRE BOUCHOTTE.
Paris, ce a 6 août 1798, raaii delà République française.
LKS nSPnésBNTÀNTS DU PEUPLE, MEMBRES DU COMlti DE SÂIUT PUBLIC,
AU MINISTHE DE LA GUEHHE,
Nous vous envoyons, citoyen ministre, une lettre du citoyen Dau-
(^) Jean-François Carteaux, néi GouhenaiM (Haate-Saône) le 3i janvier 1761, enfant de corps au régiment de Thianges- Dragons en «769, a quitté en 1766, vobntaire au régiment de Bourbonnais-Infanterie le a 8 septembre 1767, congédié le 5 avril 1770, volontaire au régiment de Saintonge-Infanterie le 6 février 177s, employé aux recrues en 177&, a quitté en 1779, peintre du roi, élève de Doyen (cf. Bdlier de ta Ghavîgnerie), aide de camp du général de La Salle le i4 juillet 1789 et de La Fayette le 16 du même mois, lieutenant à la 99' division de gendarmerie le 6 novembre 1 789 , chevalier de Saint- Louis le i5 janvier 179s, adjoint aux adjudants généraux du camp de Meaux le 7 septembre 1799* adjudant général lieutenant-colonel surnuméraire le 97 octobre 1 79a , adjudant général chef de bataillon le 8 mars 1 793 et chef de brigade le 1 5 mai 1793, général de brigade provisoire à l'armée des Alpes le 9 1 juin 1 793 , général de diviskm le 1 9 août 1 793 , général en chef de Tannée destinée à réduire les rebelles du Midi le 7 septembre 1793, de Tarmée d'Italie le i3 septembre et de celle des Alpes le 3 novembre 1793, destitué le 16 décembre 1793, incarcérée Paris le
9& du même mois, mis en liberté le 8 août 179&, réintégré et employé à Tarmée des Côtes de Cherbourg le a 6 novembre 1 794 , non compris dans Torganlsation du 1 3 juin 1795, remis en activité comme commandant de la 18' division militaire k Dijon le 19 octobre 1796, commandant à Lyon le 9 janvier 1796, passé à Tannée des Alpes le 91 février 1796, réformé le 93 février 1797* remis en activité dans la 17' division militaire (Paris) le 96 avril 1797, commandant la 9' dirision militaire à Montpellier le 1*' août 1797 et la 95' à Liège le i& janvier 1800, employé à Tarmée de Batarie le i*' juillet 1800, admis au traitement de réforme le 91 mai 1801, administrateur civil et commandant de la principauté de Piombino le 9 septembre 1 8o3 , remis au traitement de réforme le 3 1 mai i8o5, retraité le 8 août 1810, mort à Paris le 19 avril 181 3.
^^ Camot est présent à la séance du Comité. (Cf. Aulard, VI, 11 A.) On trouve deux arrêtés écrits par lui : 1* Ordre de remplacer le général O'Meara (qui commandait la place de Dunkerque) ; 9** Ordre de délivrer aux représentants Briez et Cochon une copie de la relation du siège de Valenciennes.
Uà CORRESPONDANCE GÉNÉRALE DE CARNOT. [96 aoôt 1793.]
vers, chirurgien aide-major près l'armée du Nord^^^, portant une dénonciation contre le général O'Meara , qu'on lui a dit avoir remplacé le général O'Moran dans le commandement du camp de Cassel ^^K Nous vous invitons à vérifier le plus promptement possible les faits contenus dans cette lettre ; les trahisons sans cesse renaissantes des officiers des armées doivent vous faire sentir combien il est important de prendre sur leur compte tous les renseignements qu'exige le salut de la patrie ^^).
Les membres du Comité de salut publie chargés de la correspondance,
Laz. Carnot, Hérault, Robespierre.
(Orig., Arch. de la gaerre, armée du Nord.)
'^*) La icUrc du rhînir|pcn Dauvers, jointe à celle du Comité de sduUpublic, est datée de Lille, le is août 1793. On y lit que le bruit court que ie [général 0*Meara est un ancien colonel dan& les Suisses et qu il a trois frères émisés. — Ce même Dauvers avait, dans une brochure parue le 1 5 juillet précédent , fait Téloge de Custine. (Cf. A. Ghuquet, VaUneiennei , iqS.)
(*) On lit en marge de ce paragraphe Tannotation suivante de la main de Bouchotte ; «Accuser la réception. O'Meara a été suspendu il y a plusieurs jours déjà. J*ai reçu Tavis du chef d'état-major qu'il a reçu les lettres de suspension. Ainsi O'Meara est hors de Dunkerque, selon toutes les apparences./» — Le 96 août, le Comité de salut public arrêta en effet qu'O'Meara serait mandé sur-le-champ par le ministre de la guerre et remplacé. (Arrêté aut. de Camot, Arch. nat., AF 11 ùàh. — Publié par Aulard, VI, uG.)
^^^ Bouchotte a écrit en regard de ce paragraphe : (T Répondre qu'il est impossible de se procurer ces renseignements sans avoir des commissaires aux armées, qui, armés d'un pouvoir, puissent se défendre de la malveillance, et que le décret les a tous supprimés, n — Le 99 août 1799, Bou« chotte répondit la lettre suivante au Comité (Orig., Arch. de la guerre, armée du Nord) :
«PtrU, «9 aodt 179S, 1*' d« la RépoUiqn* finoçaiie , une et indivittUe.
fxLe miniëtrê de la guerre aux reprhehtanti du peuple^ membrei du Comité de mlut publie.
erJ'ai reçu, citoyens représentants, avec votre lettre celle du citoyen Dauvers contre le général O'Meara, en m'observaut que les trahisons des officiers doivent me faire sentir combien il est important de prendre sur leur compte tous les renseignements qu'exige le salut de la patrie. J'ai eu jusqu'à présent des commissaires aux armées qui m'ont procuré ces renseignements, et c'est d'après leur travail qu'O'Meara se trouve suspendu. J'ai déjà reçu l'avis du chef de l'état-major que les lettres de suspension sont remises à cet officier et que , suivant toute apparence, il est rentré dans l'intérieur.
«Vous voyez, citoyens représentants, que je n'ai pu prendre ce parti et que je ne pourrai continuer de remplir cet objet de surveillance , dont je sens comme vous toute l'importance , qu'autant que j'aurai d,es commissaires aux armées, revêtus d'un pouvoir qui puisse les défendre de la malveillance. H est donc de toute nécessité que vous obteniez le rapport du décret qui les a tous supprimés.
«Le minière de la guerre, rJ. Bodgbottb.»
[aeioÛT 1793.] CORRESPONDANCE MILITAIRE DU COMITÉ.
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