‹ Correspondance générale de Carnot (volume 2)Chapitre 2 sur 147 · AND · texte numérisé non relu

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AVERTISSEMENT

Le tome III de la Correspondance générale de Camot comprend la correspondance militaire du Comité de salut public, du 16 août au 3i octobre 1793.

Garnot avait été adjoint, le iU août 1793, au Comité de salut public « pendant qu'il revenait de conférer avec le général Bouchard. Le 16 août, il prit la direction des affaires militaires. Il ne l'abandonna que deux fois, du â 5 au 28 septembre, pour porter des instructions au nouveau général en chef de larmée du Nord, Jourdan, et du 6 au 20 octobre, * pour faire exécuter le plan de campagne qui aboutit à la glorieuse victoire de Wattignies et au déblocus de Maubeuge.

Au point de vue militaire, le Comité de salut public correspondait directement avec le ministre de la guerre, avec les généraux en chef et avec les représentants du peuple près les armées. Il recevait aussi de nombreuses lettres ^es généraux de brigade et de division , des chefs d'état-major, des commandants déplace, des fonctionnaires militaires de tout ordre, qui s'adressaient au Comité pour les affaires publiques ou pour leurs intérêts privés. Enfin il examinait les dépèches et les rapports adressés par les généraux au ministre de la guerre et transmis par celui-ci au Comité.

La correspondance du ministre, des généraux et du personnel des armées était remise à Carnot; les lettres des représentants en mission, distribuées à d'autres membres du Comité,

MrMMBftll lATtOSAU.

lui revenaient aussi quand les questions militaires primaient les questions politiques.

Garnot retenait les dépèches les plus importantes et confiait à ses secrétaires les lettres administratives, en ayant soin d'écrire en tête un canevas de réponse.

Ensuite il rédigeait les minutes des réponses aux lettres réservées et les communiquait à ses collègues; après approbation, il recopiait de sa main les plus confidentielles et s'en remettait pour les autres à ses secrétaires.

D'autre part, il examinait les minutes préparées, les corrigeait et parfois même en refaisait le texte. Il les rendait ensuite aux secrétaires, mais non sans avoir le plus souvent mis sa signature comme un visa au bas de ces brouillons.

Les lettres mises au net passaient à la signature. Les accusés de réception et les documents administratifs ne comportaient que deux signatures, avec la mention : Les membres du Comité de salut public chargés de la correspondance^ et Garnot y apposait la sienne , en compagnie de Prieur (de la Gôte-d'Or ) , ou de Billaud- Varenne, ou de GoUot-d'Herbois.

Les lettres militaires ou confidentielles étaient revêtues des signatures de plusieurs membres du Gomité et expédiées par des courriers spéciaux.

La besogne personnelle de Garnot consistait donc, outre la confection des plans de campagne et la rédaction des instructions et des arrêtés concernant les armées, à lire la correspondance militaire et à y répondre ou faire répondre (').

<') Carnot assistait rëgaiièremeot éié reproduit par M. Aulard. J'ai men*

aux séances du Comitë et j'ai mentionne tienne ces arrêtés autographes pour

en note sa présence d'après le recueil montrer la part de travail de Carnot

Aulard. l\ rédigeait un certain nombre et sa féconde activité. A la Convention

d'arrêtés, dont les originaux sont aux on n'ignorait, pas que Carnot tenait

Archives nationales et dont le texte a souvent la plume. Dans ia sëanee du

AVERTISSEMENT

Le Ministère de la guerre était alors occupé par Bouchotte. Né à Metz le 2 5 décembre 17 541^), entré au service comme soldat en 1773, capitaine çn 1788, lieutenant -colonel le 36 janvier 1793, Jean Bouchotte était commandant temporaire de Cambrai quand Dumouriez livra aux Autrichiens le ministre de la guerre Beurnonville. Le U avril 1793, sur la proposition du Comité de défense générale (^), la Convention procéda à l'élection, par appel nominal, du successeur de Beurnonville , et l'unanimité des suffrages se porta sur Bouchotte (^).

Le nouveau ministre prit séance au Conseil exécutif le 11 avril (^) et choisit les six adjoints chargés de diriger les six divisions de son département^^). Malgré des plaintes formulées

18 septembre 1793, HëraaltrSëchelles ayant déclare qu*oii décret présenté n*émanait pas du Comité de salut pablic et en ayant appelé à Prieur et h Camot, Jeanbon Saint-André 8*éeria :

«Hérault a tort d*en appeler k eux, car le projet de décret est écrit de la main de Gamot.i» (C£ Moniteur, XVII,

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