LE COMITE DE SALUT PUBLIC AU MINUTEE DE LA GUEEBB BOUGHOTTB
Paris, ie 3o août 1793, Tan n de la RépoU^pie firtncûe.
Nous VOUS renvoyons ci -jointe, citoyen ministre, une lettre des membres du comité de sàreté générale de la commune de Maubeuge, qui nous dénoncent comme gens suspects le général de division Gudin ^^) et plusieurs officiers du 38' régiment d'infanterie campés près de cette ville ^^.
Les membres du Camiti de saUu public ckargés de la earreipandance,
La2. Carnot, C.-A. Prieub, Thubiot.
(Orig., eoU. d« M. Étieune Gharavay.)
SARREBRUGK, 3o AoAt 1793.
LE GIÎN^RAL BALTHAZAR SGHAURNBURG AU GOMITiE DE SALUT PUBLIC.
Analyie. — Il va ordonner rarrestation du chef du 109! r^pmrat, dont ia
<*) Etienne Gudin, né à Oofoux (iNièvre) le i5 octobre 1786, fils d'un conseOierdu roi eni*ëlectioo de Château-Ghinoo, soldat au r^iment d'Artois le 1" octobre 1759,* ser^fent le 1" avril 1766, lieutenant le 6 mars 1767, sous-aide-major le 1*' février 1763, aidennajor le 7 juin 1766, ayant rang de capitaine le 90 avril 1768, capitaine commandant le dép^t des recrues en 1776, capitaine de la compagnie colonelle le 99 mai 1778, chevalier de Saint-Louis le 1*' mai 1780, capitaine de chasseurs le le 90 août 1780, capitaine de grenadiers dans le régiment d'Artois le 1 à juin 1 786, major du régiment des grenadiers royaux de la Normandie le 3 février 1788, réformé la même année, commandant la garde nationale de Montargis en août 1 789, lieutenant-colonel commandant le 1*' ba-
taillon des volontaires dn Loiret ie 9 oct(^re 1791 , général de brigade le %^ mai 1793 et de diviâon le aa juillet sonrant, arrêté en septembre 1793 et détenn quitone mois, autorisé à prendre sa retraite le 8 vendémiaire an iv (3o sqitembre 1796), mort à Saint^Maurice-sur-Aveyran (Loiret) le a3 septembre i8ao. Le général Gudin avait fait les campagnes de PoKqgal en 1769 et 1763 et celle d'Amérique en 1 783. (Cf. Arch. adm. de ia guerre et Arch. nat , AF II 809.)
<*) En tète on lit ces mots de la main de Bouchotte :
ir Répondu au Comité que j'écris k Bouchard pour relever Gudin et que j'ai déjà mandé ici les officiers du 38* qui sont un objet de discorde.
ff Écrire k Houchard que Gudin demande
[SoAoâT 1793.] CORRESPONDANCE MILITAIRB DU COMITÉ. 67
conduite a amené l*ëchec da 90 août au Ketterich^'^ Le 97 août , Tavant-garde du corps des Vosges a canonnë à deux heures du matin le camp ennemi sur les hauteurs de Denx-Ponts , et Taffiiire s*est terminée à notre avantage.
(Oria*, Arcfa. de la guerre, armée do la Moeelle.)
▲RRA8, 3o AOAt 1793.
LE GlÎNliRAL BBUNB ^^^ AU COMITE DE SALUT PUBLIC.
Anabfêe. — Il annonce son arrivée à Arras. Cette place est sans défense, et le commandant Tricote! ^'^ est peu propre à remplir ses fonctions. Le général Duval ^^^ parah désireux d'obtenir un emploi à l'intérieur, à cause de ses anciens rapports avec Domouriez. Les employés aux vivres sont suspects d'espionnage au profit des Autrichiens.
(Analyse, Arch. de la guerre, reg. do Comité de saint poUîe, C, p. A&o.)
DUNKBBQUB, 3o AOÛT 1793.
L'AMUDANT GÉNÉBAL HOCHB AU GOHITiE DE SALUT PUBLIC.
Dunkerqne, 3o août 1798, Tan i de la République une et indiviaible.
L>ÀDiVDÀllT GÉninÀl BOCBB AUX MEMBBSS COMPOSANT LE COMiTÉ DE 8AUJT PUBLIC,
Le Comité a dd recevoir dernièrement la lettre que lui envoya le général Souham, commandant à Dunkenjue. Depuis cette lettre, la garnison est augmentée d*enviroa 3,600 hommes, ce qui la porte à 8,000.
A n'être plus chargé du commandement de la division de Maubeuge; que Ihler ne peot pas davantage en être chargé , parce qa*ii ne réunit pas une asBez grande con- 6ance, qu^îl envoie quelqu*un pour relever Gudin qui soit bien prononcé en courage et en patriotisme. Faites partir celte lettre avec le courrier d'Houchard.»
En eflet, Bouchotle invita, le 3 septembre, Bouchard à remplacer Gudin par un général courageux et actif, mais non par Ihler, qui ne réunit pas une assez grande confiance. (Arch. de la guerre, armée du Nord.)
(*) Cf. A. Ghuquet , ffifMm^ottf;^ , p. 1 00.
(>) Guîllaume-Marie-Anne Brune, né â Brive (Corrèxe) le i3 mars 1768, imprimeur et publidste, adjudant-major du 9* bataillon de Seine-et-Oise en décembre 1791, adjoint aux adjudants généraux le 5 septembre 1799* adjudant général colonel surnuméraire le 16 octobre 1799, général de brigade le 18 août 1798 et de division le 17 août 17971 confirmé dans ce dernier grade le 7 novembre 1797, maréchal de TEmpire le 19 mai 1806, assassiné par les royalistes à Avignon le 9 août i8i5.
W Cf.l. ll,p. 44.
W Cf.l. I, p. 193.
CORRESPONDANCE GÉNÉRALE DE CARNOT. [3i àoti 1793.]
Si Ton examine que la ganiiaon a deox forts à garder qui sont très âmgnës de la place, qu'en outre elle doit garder on poste extérieur éloigne d'une iieue, qu'elle doit pourvoir à la sûreté du port et qu'enfin le développement des fortifications est plus considérable que ne l'est celui de Lille , que cette place n'a que de fort mauvais ouvrages et qu'en plusieurs endroits le fossé n'est même pas revêtu, l'on se convaincra que, sans un nombreux secours, elle ne pourra résister longtemps aux efforts des nombreux ennemis qu'elle a devant elle. Cette place est de la plus grande importance, son artillerie est considérable, sa perte pourrait entraîner celle de Bergues, qui serait suivie de ceHe de Gravdines, place forte, mais qui n'est point armée ^^K
Le Comité peut attendre de la part de la garnison la plus vigoureuse résistance. La place sera brûlée avant d'être rendue , mais nous avons k craindre d'être forcés par un assaut qui s'effectuerait k marée basse. Citoyens, qui voulez sauver la République, veillez sur ce point Je n'aurai point à me reprocher de n'avoir point fait mon devoir, mais je ne puis offiîr à mon pays que mon travail et ma vie qui, dans tous les cas, sera vendue bien chèrement
L'adjutUuU général.