‹ Correspondance générale de Carnot (volume 2)Chapitre 35 sur 147 · LE G^IIJRAL DU MUY ^^^ AU GOHFT^ DE SALUT PUBLIC · texte numérisé non relu

LE G^IIJRAL DU MUY ^^^ AU GOHFT^ DE SALUT PUBLIC

Anahfêe. — Il est surpris de sa suspension et il (ait passer copie des témoignages d'estime et d'attachement de ses frères d'armes.

(Anidjie, Areh. delà gneire, reg. G da Gomité de sàlot publie, p. A63.)

W Stengel ne fat réinté^ dans son grade de général de brigade que le i*' mars

(*> Jean-Baptiste-Louia-Philippe de Félix d*Ollîères, comte du Mny, né A Ollières (Var) le 9 5 décembre 1761, neveu du maréchal du Muy, d^abord comte de Saint- Maine , cbevau-l^er surnuméraire le 1 6 décembre 1766, sous-lieutenant au riment de cavalerie Mestre-de-camp le 16 juillet

1769, rang de capitaine le 5 mai 1779, colonel du n^iment de Soissonnais le 99 juin 1776, chevalier de Saint-Louis le 9 avril 1789, brigadier le 1 *' janvier 1 786 , maréchal de camp le 9 mars 1788, commandaot en chef en Bretagne le 19 février 1 79 1 , lieutenant général le 6 février 1 799 , suspendu le 19 août 1793, autorisé à prendre sa retraite le 7 pluriâse an in (96 janvier 1795), réintégré le 95 ventôse

CORRESPONDANCE GÉNÉRALE DE CARNOT. [« rarr. 1793.]

22. PABIS, 9 SBMEMBBB 1793 ^^K LB COUiri DB SALUT PUBLIC AU MIIIISTBB DB LA GUBBBB.

Paris, le 9 tepleiiibre 1793, Tan 11 de la République fnofaiae.

LES BBnisBMTANTa DV PÈVPLÈ , UÈMBBES DV COMCd DM SA LOT MJBUC ,

AU HiMlSTME DB LA GUBBBB.

Nous VOUS adressons , citoyen ministre , une lettre de la société populaire du département de la Seine-Inférieure. Elle expose cpie chaque commune de ce département a équipé un cavalier, conformément à la loi, que cette troupe est dans ses foyers et qu'elle serait plus utile h nos armées, à celle du Nord par exemple. Nous vous invitons à vérifier le fait et à le prendre en grande considération ^^\

Les menJn^ du Comiii de Bolut public,

L. (Iabnot, G.-A. Pbibub, Thubiot, Pbibub, député de la Marne.

(Orig., coll. de M. Étienae CharaTay.)

an m (i5 mars 1795), commandant en chef Texpédition destinée aux Indes occidentales le 99 germinal an m (11 avril 1796), inspecteur général de Tinfanterie de Tannée de Sambre-et-Meuse le 1 3 germinal an iT (9 avril 1796), destitué le 5 brumaire an v (96 octobre 1796), acquitté à Dûsseldorf le t3 nivâse an v (9 janvier 1797), réintégré le 7 pluviôse an V (96 janvier 1797)1 embarqué pour rÉgypte le 3o floréal an ti (19 mai 1798), rentré en France le 1" messidor an viii (90 juin 1800), commandant la 91* division militaire (Poitiers) le 97 vendémiaire an IX (19 octobre 1800), et la 19* (Nantes) en vendémiaire an xi (septembre 1809), membre de la Légion d^honneur le 19 frimaire an III (91 décembre i8o3) et commandant le 95 prairial an xii (th juin 180&), commandant la subdivision de Seine-et-Oise le 9 1 ventôse an xiii ( 1 9 mars

i8o5 , envoyé k la Grande Année le 93 novembre 1806, gouverneur général de la Silésie le 98 janvier 1807, commandant la 7* division militaire (Grenoble) le 17 novembre 1 808 , et la 8* ( Maneîlle ) le 1 & avril 1809 , baron le 3o aoât 181 1, grand-officier de la L^on d*lumneur le 99 juillet 1 8 1 & , commandeur de Saint-Louis le 9 3 août 1816, pair de France le 17 août s 8s 5, comte et pair héréditaire le 3i avril 1817, mort à Paris le 3 juin 1890.

(*) Camol est présent à la séance du Comité. (Cf. Aulard, VI, 935.) On trouve un arrêté écrit par lui pour autoriser la municipalité de Saint-Omer k délivrer des passeports à la veuve Roper, anglaise.

(*) En tête de la lettre on lit cette note autographe du ministre de la guerre Bouchot te : «5* division. Prenex des mesures pour rassembler cette cavalerie ei Tenvoyer au Nord.»

[a SEPT. 1793.] CORRESPONDANCE MILITAIRE DU COMITÉ. 77

LE COUni DE SALUT PUBLIC AU MINISTRE DB LA MARINE.

Pans, le 9 septembre 1793, i*an 11 de la République française.

LBS REPEÉSKirrÀNTa ÙV PEUPLE, MEMBBÊS DO COUtri DE 8AL0T POBUC ,

417 MINtSTEE DB LA MAHINB.

Nous VOUS adressons, citoyen ministre, trois lettres de la société populaire de Calais. Elle sollicite l'échange de nos prisonniers , parce que l'Angleterre en arme des vaisseaux, ou demande que nous en usions de même à l'égard de nos ennemis.

Elle expose en outre que les quatre paquebots offerts par les citoyens Félix Mouron frères , pour servir de navires de cartel , pouvaient être armés en corsaires; elle demande qu'on les munisse comme tels, après avoir procédé & l'estimation par expert. Nous vous invitons à prendre ces deux objets en considération.

Les membreè du ComUi de salut public,

Laz. Harnot, C.-A. Pribuh, Prieur, député de la Marne, Thuriot.

(Orig., coll. de M. Élîenno Gharavay.)

LB comité DB SALUT PUBLIC AU REPRESENTANT DBLBREL.

Paris, le a septembre 1793, Tan 11 de la République française.

LES BSPBisBBTàBTS DU PEUPLE MEMBBES DU COMITE DE SALUT PUBLIC

AU CITOTEB DELBBBL, BEPBhENTABT DU PEUPLE,

BirrOTB PRÈS UABMEE DU IHOBD.

11 a été suffisamment pourvu, citoyen notre collègue, aux besoins de l'armée du Nord, puisqu'il a été mis pour cet objet 611 million^ par mois h la disposition des administrateurs des subsistances militaires.

78 CORRESPOND ANCB GÉNÉRALE DE GARNOT. [3 mpt. 1793.]

Vous pouvez donc vous adresser à l'administration pour ies fonds dont vous avez besoin.

Ijes membres du Comité de $alui pubUe,

Laz. Carrot, G.-A. PaiBua.

Il a , de plus , été arrêté qu*on ferait passer dix millions sur-le-champ à l'armée du Nord pour l'objet en question ^^\

(Orig., Areh. dép. da Nord, L, liaite i&ii. — PabL par MM. Fooeart et RooClI, S8.)

MONTBBDIL9 3 SBPTBMBRB 1793.

LE QiHfUkL D^UBBB ^^^ AU GOMITiî DB SALUT PUBLIC.

Anabjêe. — Il mande que les citoyens d*Abbeville, brAlant du déôr de voler au secours de Dunkerque, viennent de former un bataillon compoië de dnq cents à six cents braves républicains, bien armés et équipés, et que, sur la réquisition d'André Dûment, il a expédié à cette troupe un ordre de route pour la fron- Uèrc w.

(Orig., Ardi. de U guerre, erniée da Nord.)

25. PARIS, 3 SBPTBMBBB 1793 ^^^ LE GOMITi DB SALUT PUBLIC AUX RBPB^SBNTANTS PSis L'ABM^B DU ROBD.

Parie, le 3 septembre 1793, Fan 11 de la République fraoçaiee.

LES nEPRÉSBlfTÀNTS DO PEOPLK , MEMBRES DO COMITÉ ÙE SàLOT PUBLiC, àVX BEPUlsENTANTS DO PEUPLE PRÈS LURMÛE DO MORD^*\

Citoyens collègues,

En accordant des pouvoirs illimités & ses commissaires , la Convention nationale a eu confiance qu'ils n'en useraient que pour le salut

{') Ce poet-ecriptum est de la main de Gamot. Il ne 6gure pas dans le texte publié par M. Aulard (VI, a 3g), d*après les Archives nationales, AF 11 36.

W Cf. t. Il, p. 9&«.

('^) Cette lettre fut lue dans la séanrc de la Convention du 5 septembre. Elle porte en mai^ cette annotation auto|;raphe de Carnot: «rA communiquera ta Convention nationale, n

(*) Carnot est présent k la séance du Gomité. (Cf. Aulard, VI, a^g.) 11 rédigea et écrivit deux arrêtés : 1* La Trésorerie nationale mettra un million A la diqHNdtion des officiers municipaux de U ville de Dunkerque; 9* La Trésorerie mettra 600,000 livres i la disposition des administrateurs du district de Bei^gues.

(*) Les représentants étaient alors réunis en comité A Arras.

de ia patrie. Le Comité est persuadé que l'amour de la République dirige toutes vos opérations. Vos lumières et votre civisme lui garantissent l'utilité , la nécessité des arrêtés que vous avez pris les 1 9 et so août dernier ^^^ Sauvons ia patrie et nous aurons bien mérité

deUe (2>.

Les membres du Comité de salut public,

Laz. Carnot, C.-A. Prieur.

(Orî;., Areb. d^. da Nord, L, iiasse i&ii. -— Pabl. par MM. Fooeart et Finok, H, 38.)

*• 26. PARIS, 3 SEPTEMBRE fJQ^' LE GOMITlî DE SALUT PUBLIC AUX MEMBRES DU CONSEIL GJNjSrAL DU DISTRICT D>ARRAS.

Paris, le 3 septembre 1793, Tan 11 de la République française.

LKS BSPnhBNTÀNTS DO PEUPLE MEMMBE8 DU COUni DE SàLUT PUBUC AUX MEMBEES DU QOKSEIL GÉNÉRAL DU DiSTRiCT D»AERÀ8,

Nous avons reçu, citoyens, l'arrêté que vous avez pris le q3 du mois dernier, relativement aux ci-devant nobles , prêtres et agents suspects. Nous applaudissons à vos mesures et vous engageons de vous concerter avec nos collègues députés près de nos frontières qui ont les pouvoirs de faire arrêter les personnes suspectes.

Les membres du Comité de saltU public, Laz. Carnot, G.-A. Prieur.

(Orig.« Areli. dép. da Pat-de-Caiais, série L, distriet d*Arras.)

(') n s'agit vraisemblablement des deux arrêtés pris par )es représentants du peuple le 91 août 1793 et publiés dans Touvrage de MM. Foucart et Fmot, II, a8. Par le premier, irTovdant prévenir les suites funestes de rinvasion des armées ennemies sur les frontières de la République et leur éter lea moyens d*enlever les subsistances nécessaires aux armées et aux citoyens de la RépnbUqoe»» ib ordonnaient le trans-

poK des grains et avoines dans les places fortes ou dans les rilles de l'intérieur. Par le second, ib réduisaient A quatre les dépôts particuliers de cavalerie des armées du Nord et des Ardennes, k savoir Beauvab pour b cavalerie, GhAlons pour les hussards, Rethel pour les chasseurs, et Soissons pour les dragons.

(*) Cette lettre n'est pas dans le recueil de M. Aulard.

CORRESPONDANCE GÉNÉRALE DE CARNOT. [3 sept. 1793.]

27. PARIS, 3 SKPTKMBRB fj^i' LB GOMITE DE SALUT PUBLIC AU RRPRif SENTANT DKNTZBL, À LANDAU.

ParÎH, le 3 septembre 1793, Tan 11 de la RépoMlque française.

LB8 nKPBiSBHTÀhT8 DV PBVPLB MBMBBB8 DC COmîti DB SÀUJT PVBUC ÂV CITOTEN ÙBNTZKL, BBPBB8BNTÀNT DO PBVPLB i LÀNDÀC,

Citoyen collègue, nous partageons la confiance que vous inspirent ia bravoure de la garnison de Landau et le civisme du chef qui la commande. Cette place opposera enfin une barrière au torrent du despotisme qui nous environne. Assurez ces braves républicains que la Patrie, sensible et reconnaissante, compte leurs peines et récompensera leur généreux dévouement.

Votre conduite ferme 2i Tégard du général Deimas ^^^ est digne d'un républicain ^'^\ Vos dispositions, citoyen collègue, inspirent au Comité la plus grande confiance.

Les mendfrei du Camili de salul jnMic, Carnot, C.-A. Prieur.

(Bibl. naL, IUipport)mt à Im Comoentkn nmdoimk pmr Denizêl, député dm Biu-Bkm, p. 35.)

(') Antoine -Guillaume Deimas, né à Argentat (Gorrèce) le 3 janvier 1766, fila d*un ancien capitaine , chevalier de Saint- Louis, r«det-|yentilhomme au régiment de Touraine-Infanterie le 3 janvier 1781, souslieutenant le 18 avril 1786, lieutenant en second le 3o mai 1 787, destitué le 1 8 janvier 1788, lieutenant dans la gendarmerie de la Gorrèie le 19 juin 1791, chef du i*' bataillon des volontaires de la Gorrèie le lA septembre 1791, général de brigade k Tarmée du Rhin le 3o juin 1793 et de division le 19 septembre suivant, général en chef provisoire de Tarmée du Rhin en remplacement de Landremont le 9& septembre 1793, mais ne peut remplir ces fonctions, étant enfermé dans Landau, non compris dans Torganisation du i3 juin 1795, remis en activité et employé a Tar-

mée de Rhin et Moselle le 97 octobre 1795, général en chef par intérim de Tannée dUtalie du i*' février au 6 mars 1799, admis au traitement de non-activité le 93 septembre 1801 , inspecteur général d'infanterie le a 5 décembre 1801, réformé le iGmars 180 a, retraité en i8t 1, remis en activité le 10 avril i8i3, membre de la Légion d'honneur le 3 juin 181 3, blessé k la bataille de Leipdg le 1 8 octobre 181 3 et mort le 3o du même mois à rh^pital de Leipiig.

(') Le représentant Dentael avait fait arrêter le général Ddmas le th août 1793 pour avoir communiqué, le 11, avec un trompette ennemi, et il Tavait remplacé par Emmanuel Serviei, le plus ancien chef de brigade de la garnison. (Cf. Rapport de Dentiel, p* 7.)

[SsiFT. 1793.] CORRESPONDANCE MILITAIRE DU COMITÉ.

PARIS, 3 8EPTBMBRB 1793.

LE MINISTRE DE LA GUERRE BOUGEOTTE AU GOMITi DB 8ALUT ^UBLIG.

Analyse. — Envoi dn rapport du chef de brigade Reubell ^^^ au général PuUy (*> sur ra&ire de Ketterich ^^\

(Analyse, Areh. de la gaerre, reg. do Comité de saiat public, C, kL 466.)

t>) Henn-TbfMiias RenbeU, né k Gdmar (Hnite-Abaee) le 7 mars 17&9, fik d^iin trocat au oonaeil supérieur d^Alsace', lieutenant dans le bataillon de milice d* Alsace le 1" juin 1760, sous-lieutenant au régiment Royal-Suédois le 98 mai 1761, souslientenant de grenadiers le 19 juin 1765, fieatenant le 98 juin 1766, capitaine en second le A juillet 1 777, chevalier de Saint- Loois le 99 mai 1783, capitaine commandant le 3i décembre 1788, lieutenantcolonel du 96* riment le 95 juillet 17911 oàooid le 96 octobre 1799, général de brigade le 96 août 1793, su^ndu le 99 septembre 1793 et emprisonné, mis en liberté le 7 frimaire an 11 (97 novembre 1793), réintégré le 16 brumaire an m (6 novembre 179^)1 général de division le 16 frimaire an iv (7 décembre i795)« retraité le 9 nivdse an vin (3o décembre 1799), moit à Paris le 9 A juillet 180&. Le généra Reubell avait fait les campagnes de Hanovre de 1760 à 1769 etd'E^gne de 1781 à 1783. Q était le frère aîné du directeur.

^ Gharies-Joseph Randon de Malboisnère de Pidly, né A Paris le 18 avril 1761, volontaire an réfpmeni des hussards de Berdiény le 99 avril 1768, admis dans la première compagnie des mousquetaires de la garde du Roi le 1 A janrier 1769, capitaine-commandant en la compagnie du Mestre-de-camp le 11 avril 1770, pourvu d^une compagnie le 5 mai 1779 , capitaine en seeond k la formation du 8 juin 1 776, capitaine-commandant le 8 juin 1780*

chef d*escadron le i*' mai 1788, lieutenantncolond du régiment Royid-Cravattea le 17 mai 1789, chevdier de Saint-Louis le 99 mai 1789, colonel le 5 février 1799* maréchal de camp k Tarmée de la Moselle le 1 9 septembre 1 799 , général de division le 8 mars 1793, suspendu le 1" août 1793, autorisé k prendre sa retraite le 1 A avril 1 79& , employé à l'armée du Nord du i3 juin au 96 septembre 1798, commandant la i5* division militaire le 9 janrier 1 800 « membre de la Légion d'honneur le 11 décembre i8o3, commandant le 1 A juin 1 80A , inspecteur général de cavalerie pour les armées de Naples et d'Italie le 6 octobre 1807, comte de l'Empire le i5 août 1809, gouverneur du palais de Meudon le 5 janvier 1819, colond du 1 " riment des gardes d'honneur le 8 avril i8i3, grand officier de la Légion dlionneurle 93 août 181 A, retraité le A septembre 181 5, rappdé k l'actirité le 7 février i83i, morte Paris le 90 avril i839. ^') Cf. le rapport du chef de brigade Reubell , daté du camp d'Hombach , 9 9 août 1793, aux Archives de la guerre, armée de la Moselle. — Reubell était accusé d'avoir abandonné la position qui lui était con6ée. Suspendu de ses fonctions le 99 septembre 1793 et emprisonné, il se justifia par une lettre adressée le 1 9 bru* maire an 11 ( 9 novembre 1 793) au ministre de la guerre. (Orig., Ârch. adm. de la guerre, dossier Reubdi.) En conséquence, il fut mis en liberté le 7 frimaire an 11 (97 novembre 1793).

8S CORRESPONDANCE GÉNÉRALE DE CARNOT. [3 sot. 1793.]

LILLB, 3 SBPTBMBRB 1793.

LB QiniBkL BOUCHARD AU MIIIISTRE DB LA 6DBRBB BOnCHOTTB.

Lille, le S septembre 1798, ran r de U BépoMIqiw frmçaiee. LE çiNilUL BM CUËF BOVCBÀM ÀO CtTOTEM MIMISTME DB LA QUBBBB*

Depuis ma dernière dépêche , citoyen ministre , il ne s'est rien passé de noirreaiL Les progrès des ennemis devant Dnnkerque ne sont pas considérables encore ; ieon travaux consistent en une seule parallèle, âoignée de quatre cents tmses de la place , dont la droite est appuyée par une batterie. Us n*ont pas encore tiré un seul coup de canon sur Dunkerque , de sorte que cette place ne craint qu'une attaque de vive force. Pen ai fait renforcer la garnison par deux mille hommes au moins; les représentants du peuple et le général Jourdan ont fait sortir de la place tous les gens suspects et qui cherchaient à attiédir le courage de la garnison et des citoyens. Par ces dispositions Dunkerque ne court aucun risque, jusqu'au moment où j'aurai assemblé des forces pour tomber sur les Anglais.

De l'intérAt que Dunkerque doit nous in^irer par toutes les raisons qui m'ont été dites par vos lettres et cdles du Comité de salut public, je me suis déterminé à agir directement pour délivrer cette place, au lieu de porter mes attaques du cAté du Menin, à la rive droite de la Lys, pour de là prendre à revers l'aimée qui attaque Bergues et Dunkerque ; j'ai fait le rassemblement des troupes sur Gassd , et nous nous porterons directement sur les ennemis. Je ne me dissimule pas la difficulté de ceUe entreprise dans un pays tout couvert de haies, coupé par des canaux dans tous les sens , et dont tous les postes occupés par l'ennemi sont fortifiés par la nature et par l'art; mais je compte sur l'audace des troupes de la République, et je ferai tous mes efforts pour leur assurer la victoire. Cependant, citoyen ministre, je suis crudlement entravé dans tous les détails de l'exécution; l'arrestation du commissaire génénd^^\ au moment oà H était occupé à pourvoir à tous les besrâis de l'armée pour rendre ses mouvements possibles, produit un mal horrilde^*^ Vous savez que mes besoins en tout genre sont énormes; sans les représentants du peuple les subsistances auraient manqué, et je ne puis pas assurer dans œ moment que nous n'en manquerons pas. Nous sommes forcés de tirer nos vivres des places; ce grand malheur vient de Tégoïsme qui gouverne et les villes et les districts et les départements, de sorte que les administrations ne concourant pas à l'envi à la subsistance et au besoin de Tarmée, îl est impossible de faire des opérations promptes et rapides. La partie des fourrages est une chose affi^use et dés-

(^) Petitjean avait été dénoncé par joar, au Comité de aalut public une opî-

Ronsin (cf. p. 1 6) et décrété d'arrestation nion analogue k celte de Bouchard sur les

le 99 août 1793. inconvénients da remplacement de Petit-

W Les repréeentanU Levasscur, Ben- jean. (Cf. Foncart et Rnot, II, 91, et Au-

tabole et Chastes exprimèrent, le même lard, VI, 957.)

[38SPT. 1793.] CORRESPONDiNCE MILITAIRE DU COMITÉ. 83

espà-ante; depuis quinze jours, les chevaux de la cavalerie, de rariOierie, etc. n'ont point d^avoine, et beaucoup meurent à défaut de nourriture 8u£Bsante. Ce mafliear vient encore de ce que Tesprit public, étant pour ainsi dire nul dans ces contrées, on n'a pas pu parvenir à faire recueillir et battre les avoines pour Tannée. J'avoue qu'avec le nouveau conunissaire général qui m'est donné et qui n'a aucune connaissance préliminaire, ni aucune base pour établir ses moyens d'one manière prompte et rapide, je ne sais pas comment je ferai, car il faut qae la cavalerie soit pourvue d'avoine pendant quatre jours, vu que, dans les opérations de cette nature, la cavalerie n'a pas le temps de faire nuinger du foin. D aurait été bien convenable de garder Petitjean sous sauvegarde pendant sept à huit jours, et lui laisser achever les opérations qu'il avait conunencées; mais les représentants du peuple n'ont pas jugé à propos de prendre cette grande mesure sur eux et il est remplacé par un homme qui paraît peu actif et sans aucone connaissance locale.

Je vous répète jusqu'à l'ennui que mon parc d'artillerie est nûsérable; il me manque six cents chevaux pour conduire le peu de pièces que j'ai, et c'est encore mie question pour moi de savoir conunent je marcherai dans un pays si difficile avec si peu de chevaux.

Presque tous les bataillons de l'armée de la Moselle ont laissé leurs canons derrière eux, ce qui est un grand malheur. Les bataillons ont la plus grande répugnance à marcher sans canons; les dix que vous m'envoyez arrivent trop lentement; il aurait fallu les faire partir en poste.

La nouvelle que vous m'avez donnée, que j'aurai dix mille hommes de moins d'infimterie et que la marche des carabiniers était arrêtée, me fait faire la plus terrible grimace du monde. Si les carabiniers étaient arriva le i*\ conune je le comptais, cela aurait fait un grand effet, surtout si j'ai le bonheur de mettre les ennemis en déroute. Je tâcherai de me passer de cet excdlent renfort, mais la chose n'en ira pas aussi bien.

D est certain que Beaulieu ^'^ avec 1 0,000 hommes , dont beaucoup de cavalerie , a remonté la Sambre et s'est reporté du cAté de Beaumont. Cda dérange furieusement le projet de diversion que j'avais mandé au général Gudin d'exécuter. 11 est bien fâcheux que la cavalerie que vous nous avez annoncée ne soit pas arrivée dans ce moment; cela dérange tout à fait les projets d'attaque et empêchera de convertir la défensive en offensive.

Je crois que je serai en mesure d'agir vers le 7 ; ce sera plus têt, si je le peux.

J'ai reçu les dix millions que vous m'avez fait passer ; je les ai remis au nouveau conunissaire général; je désire bien que cette ressource, qui nous était indispensable, nous procure de l'avoine.

Je vous prie, citoyen ministre, de faire part de cette dépêche au Comité de salut public

HOOCHARD.

(Orig. , Ardi. d« la guerre, umée du Nord.)

C» Jean-Pierre, baron de Beaulieu, général autrichien, né à Namur en 1795, mort à liniless décembre 1819.

œRRESPONDANGE GÉNÉRALE DE CARNOT. [i sept. 1793.]

LILLE, 3 SEPTBMBBB 1793.

LE GiniUkL FAYABT AD COMITE DE SALUT PUBLIC.

Analjfêe. — li donne des détails sur l'affaire qui a eu lien le 1 8 aoAt i Lomme , près de Lille ^^\ Il expose Tinsuffisance de la garnison et de Famiement de cette dernière ville et insiste sur la nécessite d*y établir une société de Jacobins.

(AnalyM, Areh. de ia giMirv, r^. da Gomilé de Mlat pnbKe, C , p. A&i.)

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