‹ Correspondance générale de Carnot (volume 2)Chapitre 37 sur 147 · LE MINISTRE DE LA GUERRE BOOCHOTTE A GARNOT · texte numérisé non relu

LE MINISTRE DE LA GUERRE BOOCHOTTE A GARNOT

Les oocapations multipliées du Comité de salut public ne lui ayant permis , citoyen, de donner sa sanction définitive à Tinstruction que je lui ai déjà présentée pour faciliter Texécution de la loi du a 3 août dernier ('\ je vous prie de vouloir bien lui en présenter 'de nouveau le projet et de le faire approuver par le président du Comité et les membres qui 8*y trouvent rassemblés, afin que je puisse aller en avant sur cette opération importante. Le Conseil exécutif Ta adopté.

Le ministre de la guerre, J. Bougeotte.

An citoyen Camot, représentant du peuple, membre du Comité de salut public.

(Orif., Arch.'de la goerre, eorrespondanee générale.);

LE MINISTRE DE LA GUERRE BOUGHOTTB AU COMITE DE SALUT PUBLIC

Anahfêê, — Deux lettres : i* 11 a examiné le mémoire du citoyen Degaulle re* iatif à une nouvdle levée , mais il ne peut adopter des dispositions contraires à la loi du a 3 aoât et qui nécessiteraient un décret changeant le mode de réquisition.

^^) LalettredeBentaboleetdeLevaMeur, (*) Le mioistre de la guerre Bouchotte

datée de LiHe, i** septembre 1793, porte avait déjà écrit, le i** septembre, sur ce

cette amiotatîon aatogrsphe de Garnot : sujet au Comité de salut puUic. (Orig.,

vR^Nmdre qu'on a pourvu autant qu'il a Arch. de la guerre, correspondance gé»

été possible de le faire.» nérale.)

86 CORRESPONDANCE GÉNÉRAUS DE GARNOT. [5 nn. 1793.]

Orig., Arch. de ia guerre, corr. gën.) — 9* D doone Tëtat des armes mises à h disposition du général en chef de Tarmée dltaiie et assure que ces armes ont dA surpasser les besoins de Tannée. (Analyse, Arch. de la guerre, reg. du Comité de salut public, C, p. 563.)

30. PARIS, 5 8KPTBHBRE 1793^^^ LB GOMITjS de salut PUBLIC AU GJNiBAL BOUCHARD.

Paris, le 5 septembre 1793* Tan 1 de la Rëpubli<{ue une et indivuibie.

AU QilfiBÀL BOUCBàèD, COMMAffDÀÏÏT SN CHEF DE lUEUiE DO KORD ET DES AEDEEEESy

AU QUARTIER ^iNiRAL DE GATRELLE , PAR ARRA8,

Citoyen général,

Le ministre de ia guerre nous a communiqué la lettre que vous lui avez adressée sur votre situation militaire (^). Nous ne voyons pas sans peine que vous ayez abandonné le projet d'envelopper les ennemis qui sont devant Bergues et Dunkerque. En frappant ce grand coup, ia

(^} Gamot est prêtent à la séance du Comité. (Cf. Aulard, VI, 98a.)

(*) Cf. , p. 89, la lettre de Bouchard du 3 septembre 1 793. — Le même jom*, Bouchotte écrivait à Houchard : t J'ai communiqué, générai, votre dépècbe du 3 au Comité de salut public aussitAt qu'dle m'est parvenue. Elle a fait Tobjet de ses réflexions , (pie vous trouverei dans une de ses lettres que mon courrier est chai^ de vous remettre. Il m'a semblé que le Comité pensait avec raison qu*il ne pouvait pas vous prescrire telle ou tdie opération, ni telle ou telle manière de l'exécuter. B faudrait avoir des données sur la force, la position et les ressources de l'ennemi, qu'il n'a pas et qui ne peuvent lui parvenir que de l'armée. Ainsi il a arrêté qu'il ne vous serait envoyé que des réflexions, vous laissant du reste toute la latitude possible dans vos opérations. Le Comité s'est donc borné i examiner les objets principaux qui méritaient le plus prompt secours, et il a reconnu que Dunkerque et le Quesnoy avaient

besoin plus particulièrement d'un eflbrt de votre part II a pâué que le point de Maubeuge, très renforcé aujourd'hui, pouvait faire une diversion utile non seulement au Quesnoy, mais encore à l'expédition que vous projetés sur Bergues et Dunkerque.

Ne pourries-vous y envoyer Jourdan , ou td autre qui le vaudrait; car Gudin park beaucoup de ses infirmités et de l'impossibilité où il est de remplir ses fondions? Le Comité avait paru fort content de votre projet de vous porter sur Menin et de couper la ligne des ennemis et d'empédio' les secours de venir troubler vos entreprises du côté de Dunkerque, lorsqu'ils auraient été pris è revers. La délaite des Anglais lui paraissait probable. Si vous prenei un autre chemin, c'est qu'il est nécessaire, et il le pense ainsi. Vous pouvex vous assuré que vous avei la confiance du Comité de salut public et du Conseil exécutif, et que les patriotes comptent beaucoup sur vous.»

(Minute aut., Arch. de la guerre, armée du Nord.)

[Ssm. 1793.] CORRESPONDANCE MIUTAIRE DU COMITÉ. 87

guerre eût peut-être été terminée ; mais si vous avez pensé que le succès fAt douteux , nous ne pouvons qu'approuver la résolution que vous avex prise. S'il était vrai néanmoins, comme on nous l'assure, que les ennemis eussent d'eux-mêmes abandonné leur entreprise et levé le siège, nous pensons qu'après vous être emparé du cours de la Lys, au lieu de tourner à gauche pour vous porter sur la Flandre maritime, comme les ennemis s'y attendent, vous pourriez au contraire, après avoir attiré leurs forces de ce côté, tourner brusquement sur votre gauche ^^^ pour attaquer Tournai et dégager le Quesnoy, duquel il est temps que vous vous occupiez très sérieusement. Au reste, citoyen général, c'est & vous à juger. Pleins de confiance dans vos talents militaires , votre civisme et votre expérience , nous ne voidons gêner aucun de vos mouvements et nous vous laissons la libre et entière disposition de vos troupes. Evitez leur morcellement qui vous paralyse et tâchez de porter à l'ennemi un coup terrible , sans cependant risquer aucune action décisive, pour peu qu'elle soit douteuse.

Nous usons de toutes nos ressources pour subvenir & vos besoins. Cest è vous de faire punir les traîtres et les lâches ; vous en avez le moyen , puisque vous voHâ autorisé à les faire juger par une commission militaire , comme les émigrés qui les soudoient ^^\

(Miintte ant de C«rnot, Arch. de la guerre, année du Nord. — Reg. de Camot, Areb. de laCunffle Camot.)

(>) D y a U on lap9Uê eaiam; 1 fdlait écrire àroiU. (Note commnniquëe par M. A. Ghuquet)

^ Le 6 aeptembre , Bouchotie écrivait i Honchard (Minute, Arch. de la guerre, armée du Nord) :

«Ptrif , 6 leplmbre 179S, «n i*'.

wAm général Houekard,

t Je TOUS prie de m^envoyer, général , par le retour de mon courrier, des nouveliea prédaea de la situation de Tannée du Nord et de cdle des Ardennes. On débite ici que les Angtaîs devant Dunkerque sont environnés de rinondation, et qu*il est difficile qnlk se tirent aisément de la poâtion qa*3s ont prise imprudemment

ff D*un autre côté , la trouée par Solesmea ,

entre Cambrai et Landrecies, se trouve absolument libre, et Tennemi pousse de gros corps de cavalerie qui, sans nul obstacle, vont ravager tout le plat pays jusqu*à Saint- Quentin. Le général Beaui^giard, qui commande dans le département de F Aisne, a chassé les ennemis de la Tbiérache, et il parait certain que la colonne de Beaulieu n*a pas pu se faire jour par la trouée de la Gapelle. C'est la cavalerie qui cerne les environs de Landrecies qui a fait des pointes et commis des dégâts dans tout le plat pays. Le 3 septembre, les ennemis ont ravagé le beau pays en avant de Saint-Quentin. lia ont emmené les bestiaux, emporté les blés, avoines, fourrages, depuis Villers-Outréau jusqu*à Bcllicourt, et depuis Prémont jusqu^à Fonsomme et Fontaine-Utertre. Il faut

CORRESPONDANCE GÉNÉRALE DE CARNOT. [5 fin. 1793.]

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