‹ Correspondance générale de Carnot (volume 2)Chapitre 38 sur 147 · PABIS, & SBPTBMBBB · texte numérisé non relu

PABIS, & SBPTBMBBB

LB COUïri DB SALUT PUBLIC AU ùiniHkL BN CHBF DB L*ABII<B DBS ABDENMBS ^^\

Paris, le 5 septembre 1793.

LE» BKPni»MNTA«T8 ÙO PEUPLE eOUPOSANT LE COMiTE »E BALBY POBLIC AU BÛniEAL En CEEF ÙE L'AEHiE ÙE8 AEÙEKKEB*

Citoyen général.

Une expédition importante vous a été proposée; le snccès en paraît certain , si elle est conduite avec vigueur et sagesse. Il s'agit d'enlever une quantité immense de fer forgé ou coulé qu'on assure se trouver dans les mines de l'abbaye d'Orval ^^K Vous savei quels sont nos be*

prendre des meraret pour couvrir cette frontière, de manière qu^aucun corps ennemi ne puiaK impunément franchir les lignée de notre défense et que la retraite lui soit invinciblement coupée.

«Vous voyei, général, que la division de Beauiieu, que je supposais, d*après vos avis, s*étre portée du oAté de Vervins, ne s*y est pu présentée, et que ce sont les troupes cantonnées au Gâteau et dans les environs qui ont conunis tant de pillages dont on s^est plaint. 11 vous serait possible de combiner un mouvement des garnisons de Cambrai, Landrecies, Avesnes et Maubeuge, qui couperait la retraite à tous ces corps avancés et qui les détruirait entièrement.

«Mais il vous reste toujours A combiner le mouvement de la colonne ennemie. Avec rimmensité de forces qui se dirigent sur les frontières, il faut reprendre Toffensive d*une manière très prononcée sur tous les points et , en établissant un camp de réserve sur nos derrières , entre TOise et la Somme, nous nous mettrons à couvert de toute espèce d*inconvénients.

e J*ai envoyé le général Belair reconnaître toutes les positions de la ligne de réserve; je lui marque de vous rendre compte du résultat de ses travaux, afin de couvrir

d*une manière invindfale la deuxième ligne de défense de la République. Étudies toutes ces positions en arrière, afin que, par des préôiutions sages, nous nous titmvioos par cette campagne à Tabri de toute espère d^accident.»

^^) Houcbard commandait alors les armées du Nord et des Ârdennes. Cette der> nière avait eu pour général en chef Lamarche, qui venait d^étre destiàié et qui fut remplacé, le 11 septembre 1793, par Jourdan.

(*> AbbayedeGisterciens,fondéeenti9& dans le ducbé de Luxembourg. Ole avait été récemment détruite, si on en croit la correspondance suivante, envoyée d*Aixla-Chapelle , le aa juillet 1 798 , au Jloiiitfiir et insérée dans le n* du 5 ^août (XVll, 395 ) : «Les invasions des Français dans le Luxembourg ne sont pas interrompues : il y a quelque temps qu*un parti de troupes irrégulièrâs est tombé sur un poste avancé d* Autrichiens et en a enlevé la plus grande partie. Plusieurs villages ont été pris, et la belle abbaye d*Orval, si souvent dévastée par Tennemi , a été enfin détruite de fond en comble; Téglise a été abattue par le canon, après que les Français en ont eu emporté Toigue , Taulel et les colonnes de marbre.^

[Ssirr. 1793.] CORRESPONDANCE MIUTAIRE DU COMITÉ. 89

soins et, notre pénurie à cet égard; il ny a donc pas à hésiter, si la chose n est pas absolument impossible , et il parait que loin de là elle est très praticable.

Quant au mode d'exécution , nous l'abandonnons à votre prudence et nous vous recommandons de vous concerter à cet égard avec le citoyen Viger ^^\ porteur de cette lettre, qui a des connaissances locales infiniment précieuses et qui s'est chargé de vous donner beaucoup de renseignements essentiels.

(Registre de G&root,'Arch. de la Camille Carnot)

32. PARIS, 5 SEPTEMBRE 1798. LE GOMn^ DE SALUT PUBLIC AU MINISTRE DE LA GUERRE BOUGHOTTE.

Analyse. — Envoi d'un mémoire de Girardot^^^ second lieutenant-

(1) Philippe Viger avait été nommé coinmisBaire du pouvoir exécutif près Tannée du Nord le 98 mai 1793. (Cf. Aulard, IV, 355.)

(*^ Midiei Girardot, né à Aubepierre (Haute-Marne) le a3 mara 1759, soldat au régiment du roi le 93 mars 1779, congédié le 18 juillet 1789 , sous-Ueutenant an 19* bataillon de Paris le 1 1 septembre 1799, 8ec«md lieutenant-colonel le 93 du méoie mob» avait été suspendu de ses fonetioDB k TalTaire d^Arlon le 9 juin 1 793 par le général Beaui^gard. II vint alors à Paris et expliqua son affaire au ministre de la guerre par une lettre du aâ août 1793 , en mai^e de laquelle Bouchotte mit cette annotation : vÉcrives-Iui que la Convention peut seule lever la suspension des représentants. Qu*ii s^adresse au Comité militaire, au citoycyi Guillemardet ou à tel autre bon patriote. Il pourra s*employer pour faire finir son affaire.» Girardot envoya akm, le 3o aoAt 1793, un mémoire justificatif au Comité de salut public, qui transmit le document au ministre de la guerre et insista, le 10 septembre, sur la

solution i donner i cette affaire. (Cf. à la page 191.) Girardot récidiva le a 3 nivôse an II (19 janvier 1796) et, le 1*' pluriAse (90 janvier), le Comité de salut public le déclara bon patriote et arrêta que le ministre de la guerre le rétablirait dan» son grade. (Cf. Arcb. nat., AFii 3o&, dossier de pluviôse an 11.) En consécpience il obtint enfin, le 8 messidor an 11 (96 juin 1796), la place de centurion instructeur d*infanterie à Técole de Mars. Il fut rappdé à Factivité, le 17 germinal an m (6 avril 1795), comme capitaine au 7* bataillon du Bas-Rhin. Il fut blessé au siège de Kehl le 9* jour complémentaire an iv (18 septembre 1796). Passé à la 68* demi-brigade, il tomba, le 17 floréal an viii (7 avril 1800), au pouvoir des Autrichiens et ne rentra en France que le 3* jour compté* mentaire an viii (90 septembre 1800).

Admis à Thôpital militaire de Nice, Girardot succomba, le 10 brumaire an ix (1*' novembre 1800), aux suites des mauvais traitements subis pendant sa captivité. (Renseignements fournis par M. Léon'Hennet.)

90 CORRESPONDANCE GÉNÉRALE DE GARNOT. [5 sipt. 1793.]

colonel du 19* bataillon de Paris, dit du Pont-Neuf, relatif à sa sus^ pension par le général Beaurgard ^^K

(Minute, Areh. nat, 4F n 36, dotsier t93.)

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