LE GENERAL ^LIB AU COMITE DE SALUT PUBLIC
Givet, le ii septembre, t*' de la Bépabliqae une ei indivisible.
LlBBRTlS. ^GALIT^. UNlxi.
LE GiNKBÀL ÙE DIVISION iuE ÀV COMiré DE SÀUJT PUBLIC DE LÀ CONVENTlom NATIONALE,
Citoyens représentants,
Je vous préviens que je viens de recevoir, de la part du Conseil exécutif, une lettre d'avis de ma nomination au grade de général de division. Les actions d'un
fil SEPT. 1793.] CORRESPONDANCE MILITAIRE DU COMITÉ. 133
républicain parient pour lui. Je laisse aux miennes à prouver si je suis cligne de la nouvelle marque de confiance dont on m'honore. Je sais quelles sont les obligations qu'elle m'impose ; je sais à quoi m'engage le serment que mon cœur a prononce de mouiîr pour la liberté de ma patrie. Le même bras qui a été assez heureux pour contribuer à renverser la Bastille pourra peut-être apprendre aux satdliies des despotes de quoi est capable la valeur républicaine.
Si la calonmie cherchait à me noircir, souvenez-vous, citoyens représentants, qu'aie a toujours professé les principes d'un vrai sans-culotte, que l'unité et l'indivisibilité de la République n'ont point de plus ardent défenseur et qu'il a appris le métier des armes dans l'honorable profession de soldat. Si je commets des fautes, souvenez-vous que la carrière que je parcours est difficile, que l'erreur est attadiëe à la faiblesse humaine, mais qu'un soldat finançais craint plus le soupçon même de la trahison que la mort.
Le général de division commandant à Givet et arrondissement.
iLIB
P.'S. Je joins à ma lettre le rapport d'une expédition que j'ai ordonnée le 8 de cemois^*'.
(Orig., Ârcb. de la guerre, armée du Nord.)
(*> Jacob-Job Élie, né à Wissembourg (Bas-Rhin) le s6 novembre 1766, fils d'un offirier au régiment d'Alsace, enrôlé au régiment d'Aquitaine-lnfanterie le a décembre 1766, congédié le a décembre 177&, enrôlé au régiment de la Reine le 5 juillet s 781, sergent le 1*' novembre suivant, porte-drapeau le i*' août 1788, coopère k la prise de la Bastille le 1 & juillet 1789, capitaine au 5' bataillon de la 5* division de la garde nationale parisienne soldée le 1*' septembre 1789, capitaine au io3* d'infanterie le 3 août 17911 obtient la décoration militaire le 17 novembre suivant, lieutenant-colonel le 7 février 1793, général de brigade à Tarmée des Ardennes le 3o juillet 1793, commandant à Givet et à Cbarlemont, généra] de division le 3 septembre i793( passé à Tannée de Sambre-«t-Meuse le s juillet 1796, non compris dans l'organisation des états-majors arrêtée le i3 juin 1795, rappelé à l'activité le 98 février 1796, commandant
de Lyon le a 8 mars suivant, employé à l'année des Alpes le 19 août 1796, commandant la Maurienne et la Tarentaise le 99 octobre 1796, réformé le 18 mars 1797, retraité le 91 juin I811, mort à Varennes-en-Argonne (Meuse) le 6 février 1895. Le général Élie avait fait la campagne de Corse en 1 769 et avait assisté aux bombardements de Sousse et de Biserte en
(') Le représentant Maasieu écrivit de Givet au Comité, le 11 septembre, pour lui annoncer la sortie faite par les citoyens et la garnison de cette ville, dans le but de favoriser l'entrée, dans la place, d'une cinquantaine de voitures de grains en gerbes et de fourrages, et l'heureuse issue de cette opération. li ajoutait : «Le brave général de division, le vainqueur de la Bastille, Élie, qui commande en cette place , se propose de prouver aux satellites des tyrans qu'un sans-culotte général vaut bien un général ci-devant.»
ISA CORRESPONDANCE GÉNÉRALE DE CARNOT. [i3 sm. 1793.]
LE miflSTRE DE LA GUERRE BOUCHOTTE AU GOMITi DE SALUT PUBUG.
Parif , it Mptombre 1798, i** de la Rëpafaliqae firaoçaise.
LE MiNiSntE ÙE LÀ WEEEE Aai KEPEisENTAHn DO PEUPLE MEMEEES DV COMITE DE SÀLUT PVELiC,
J'ai reça, citoyens, avec votre lettre da 7 ceOe da citoyen Dnbrenâ rdative à des demandes de secours en armes et canons pour Saint-Quentin. Le commandant delà place tirera parti de toutes nos ressources. DëjàdesdëpMson dëtachements de cavalerie ont reçu ordre de couvrir cette trouée que le général Rdair^ est chaiigé spécialement de défendre. Au reste, j'observe qu'il ne faudrait pas armer indifféremment tous les bras de cette ville qui renferme des muscadins.
J. BOUCIOTTS. (Orig., Âreh. de la guerre, année da Nord).
49. PARIS, l3 SEPTEMBRE 1793^^1 LE GOMITi DE SALUT PUBLIC AU G^IliRAL EN GHEF BOUCHARD.
Parii, le i3 septembre 179S, Tan i de la République une et indivitible.
Citoyen général ,
Nous avons reçu , avec la plus vive satisfaction , la nouvelle de vos brillants succès. Nous ne pouvons cependant nous empêcher de regretter infiniment que le grand projet qui avait été formé d'abord
(*) Le 19 septembre, Gamot ert présent au Gomité(cf. Aidard, VI, &A3), et il écrit un arrêté mettant 90,000 livres A la disposition du Comité de sûreté générale pour les indemnités à accorder aux commissaires des comités de surveillance des différentes villes.
(*) Alexandre -Pierre Julienne, dit.Belair, né à Paru le i5 octobre 17&7, fils d*un doreur, entré au service comme capitaine d'artillerie en second dans la légion de Maillebois le 98 avril 1 786 , réformé le 8 mai 1786, adjudant général chef de brigade et directeur du camp de Paris le
99 août 1799 , général de brigade à ^a^mée du Nord le & août 1 793 et de division à Tannée du camp intermédiaire le 7 septembre suivant, générd en chef le 6 novembre 1 793 , cesse ses fonctions le 1 7 nivûse an n (6 janvier t79&)« remis en activité A Tarmée dltalie le 98 prairial an VI (17 juin 1798), réformé en i8o3, employé à Ostende le 18 août 1809, réformé le 95 décembre de la même année, mort A Villecresnes (Seine -et -Oise) le 95 mai 1819.
(') Le 1 3 , Gamot est présent au Gonùté (cf.Aulard,VI,&59).
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d'envelopper entièrement l'armée anglaise et l'écraser, en marchant directement sur Fm*nes, Ostende et Nieuport, n'ait pas eu lieu; quoi qu'il en soit, il faut profiter du moment d'enthousiasme et vous hâter de faire lever le siège du Quesnoy^^^ Nous recevons les nouvelles les plus alarmantes de cette partie de la frontière ; on nous assure que la garnison de Cambrai a été taillée en pièces ^^L Nous nous flattons que ces bruits fâcheux sont dénués de fondement et que vous arriverez bientAt au secours. C'est à vous de voir quelle marche peut vous promettre le succès le plus complet et s'il convient mieux de marcher directement sur le Quesnoy que de l'enfermer en emportant ses magasins et enveloppant les villes de Valenciennes et de Condé. Le Comité s'en repose sur votre courage et vous invite aux mesures les plus vigoureuses. Tombez en masse sur vos ennemis, profitez de l'énergie française et de la juste confiance que vous avez inspirée aux troupes que vous commandez.
(Minute ant de Canot, Arch. de la gaem, armée dn Nord. — Reg. de ronrwpondance de Cainot, Areh. de la touille Camot)