‹ Correspondance générale de Carnot (volume 2)Chapitre 58 sur 147 · PABIS, 9 9 SKPTBMBBB fj · texte numérisé non relu

PABIS, 9 9 SKPTBMBBB fj

LB COMlTlf DB SALUT PUBLIC AU MlflISTBB DB LA GUBBBB BO0CBOTTE.

Analyse. — Il lui envoie une lettre du maire de Croisic, qui fait part de ses inquiétudes sur la position actuelle de Belle- Isle, à cause de la trop faible garnison de cette place ^^.

(Orig. ng, ptr Carnot, C.-A. Prwur et H^ult de SéeheilM, àreb. de la gnerra, tmée é» Cdiet défirent)

PAB18, 9 9 SBPTBMBBB 1793.

LB MINI8TBB DB LA GUBBBB BOUGHOTTB AU COMITE DB SALUT PUBLIC

Analjfte. — Il commaniqiie au Comité sa lettre relative à la suspension du général Bertheimy.

(Analyse, Areh. de k goerre, armée da Nord.)

PABIS, 9 9 SBPTBMBBB t793.

LB BBPB^SBNTANT LAUBENT LB COINTBB A CABNOT.

Paris, 9t septembre 1798, Tan n de la République nue et indhrtsible.

Laurent Le Cointre, député à la Convention nationale, au citoyen Carnot, dépoté à la Convention , an Comité de salut public.

De grAce, mon cher collègue, du pain pour StettenhoSen^'^; c^est le rapport seul de son affaire qui peut lui en procurer. Tu en es chai^ : &is-le, au nom de la patrie.

Depuis le 1*' juin il n'a rien touché; il vient de vendre ce qui lui reste pour payer ce qu*ii doit. Si on Tabandonne et que tu ne lui fiisses pas rendre justice, il ne lui l'esté que la mort à désirer ou à se procurer.

Ses appointements lui sont dus comme général de brigade jusqu'à ce qu on

(') Caraol est présent à la séance du Brest, qui me rendra compte des mesures

Comité (cf. Aulard, VII, 1). qu'il aura prises pour mettre Belle-lsle en

W En marge de la lettre du Comité on sûreté. j>

Ht cette noie autographe du ministre de. W Cf. sur le général Stetlenhoffea,8n»-

la guerre Bouchot le : «rO* division. Envoyer pendu de ses fonctions le 1" juin 1793,

copie au gënôrnl de l'armée des Côles de t. I, p. 8^7 cl 877.

[aa SEPT. 1793.] CORRESPONDANCE MILITAIRE DU COMITÉ. 185

prononce sur sa retraite. Les décrets veulent qu*un officier suspendu sans cause, accuse sans motif, reçoive ses appointements et une indemnité pi'oportionnëe à la perte qu^on lui a fait éprouver. En rétablissant Stettenhoffen le 1 3 août, sa suspension est jugée injuste. Qu*on lui paye donc ce qui lui est dû, qu^on lui assigne un lieu où il puisse vivre tranquille et mourir content, c'est son désir ^^^

Salut et fraternité.

(Copie, Areh. de U gaerre, armée du Nord.)

WISSEHBODBG, 9 3 SEPTEMBRE lyQS.

LE GlfniBAL LABDBEHONT AU GOHIli DE SALUT PUBLIC.

An quartier général à Wisaemboarg, le ai septembre 1798, Tan II de la Répabliqae une et indivisible.

LAMDBEMONT, GÉNÉRAI EN CHEF DB LUBMÉE DU RatN , AVI CITOTENS EEPEisENTANTS DU PEUPLE, MEMBEES DU COMITÉ DE SALUT PUBLIC,

Une armée supposée, qui n'existe que dans Tidée ou dans les projets, ne bat pas Tennemi. Je ne cesserai de vous parler, citoyens représentants, de Tarmée rédie, effective, combattante, qui est sous mes ordres. Je sais aussi enfler mes forces, pour donner le change à Tennemi; mais, quand il s*agit de Tattaquer ou de loi fiiire &ce lorsqu'il attaque, les chimères et les ombres disparaissent, I0 plus fort remporte. Je ne vous dissimule pas que tout honmie qui connaît les lignes de Wissembourg et les gorges régulera conune un prodige et comme autant de batailles gagnées toutes les attaques où Tennemi a été repoussé. Mau* rice de Saxe, qui nous valait bien tous pour les connaissances militaires, a soutenu qu'il fidlait i 0,000 hommes dans les lignes et autant dans les gorges pour en défendre l'accès. D n'aurait pas pris sur lui de les garder avec de moindres forces. Je n'en ai pas la moitié, depuis que je commande l'armée, et je ne me suis pas laissé entamer. J'ai même attaqué et repoussé les ennemis» Je dois mes succès autant à mon bonheur qu'à la valeur de nos soldats républicains et aux efforts constants des bons généraux et che& de troupes , qui vaillent bien , m'avertissent à temps et payent de toute leur personne, quand il s'agit soit d'attaquer ou de se défendre. L'ennemi a essayé de nous forcer sur tous les points, l'un après l'autre; il a trouvé la même r^istanco^à chaque tentative, opposée par les mêmes braves, que j'envoie tantôt à la droite, tantôt à la gauche, tantôt au centre. Si j'ai défendu tous les points, c'est que j'ai toujours jeté mes forces sur le point menacé. J'ai mU, conune on dit, Unu mes œufs dans un panier. J'ai réussi, c'est

(') Cf. U réponse de Gamot au repré- teDhofien fut rappelé k raclivilc et nommé sentant Laurent Le Gointre à la date du général do division le t5 frimaire an 11 t3 septembre, p. 194. — Le général Slct- (5 décembre 1793).

186 CORRESPONDANCE GÉNÉRALE DE CARNOT. [99 sept. 1793.]

fort bien; mais je ne peux pas répondre que je réussirai toujours. D est impossible que je chasse Tennemi, tant qui! m'opposera i5,ooo hommes à 3 1,000, dont je ne peux employer qu*un tiers à livrer combat. J*ai essayé de faire une diversion. L'ennemi, fort des intelligences qu*i] s'est toujours ménagées avec les traîtres qui nous environnent , avait porté presque toutes ses forces sur les lignes. Pai alors voulu passer le Rhin et tirer tous les avantages possibles de cette expédition. Mon passage a manqué; je me suis trouvé n'avoir ni pont, ni bateaux, ni bateliers, ni pontonniers, qui sont des traîtres et des Uches. Si j'avais passé, l'enneoii était obligé de diviser ses forces pour porter du secours sur son territoire envahi ; je l'attaquais alors avec dés forces presque égales et j'avais lieu d'espérer une victoire complète. Ses projets manques, rompus, sa défaite, ses pertes le rejetaient bien loin et anéantissaient les espérances de la ligue des tyrans ^^K

Aujourd'hui , je ne peux plus attendre le même succj» du passage du Rhin. Il sera plus difficile , et l'ennemi ne sera pas surpris par une tentative à laquelle il s'attend et contre laquelle il s'est mis en mesure, en me tenant en échec par ma droite si je veux pousser en avant. Je n'ai pas assez de forces pour le tourner, et je suis obligé de me tenir strictement sur la défensive, car des 3 1,000 hommes qui composent l'armée que je commande il y en a 7,000 dans les gorges, qui n'en peuvent pas bouger, ayant à craindre les entreprises des Prussiens qui sont devant eux. Reste donc à 9 &, 000, dont i.ooo de cavalerie, qui forme le tiers environ de la cavalerie ennemie.

Le compte que je vous rends, citoyens représentants, de la force des troupes que je conmiande est le résultat du compte que je me suis fait rendre particulièrement par tous les généraux, le seul exact, le seul d'après lequel je puis opérer.

L'armée du Rhin a fourni 16,000 hommes à celle du Nord; la garnison de Mayence n*a pas laissé que d'attirer, en passant, bien des officiers et soldats attachés au corps, qui en faisaient partie. Les pertes joumdières, quoique peu considérables, les maladies vraies ou busses de ceux qui vont aux hôpitaux, les recrutements, pour l'artillerie et même pour la cavalerie, de soldats qui vont s'instruire aux dépAts , la formation d'un corps de pionniers , pris sur tous les bataillons, les réformes et les désertions, peu fréquentes il est vrai, toutes ces circonstances réunies causent un affaiblissement sensible et réduisent à si, 000 combattants une armée qu'on suppose de i5o à 900,000 hommes.

Les départements de la Meurthe et des Vosges se sont levés et ont consterné les (jonéraux du despote autrichien , qui étaient dans l'attente d'un grand événement ; ils ont fait évacuer tous les gros équipages et construit plusieurs ponts sur le Rhin pour assurer leur retraite, ^^arce qu'ils ne se croyaient pas capables de résister aux efforts d'un peuple libre, levé tout entier pour les poursuivre, la pique dans les reins. Mais, lorsqu'ils ont été avertis par les espions et les traîtres que la résolution de les combattre intrépidement n'était pas commune à tous les citoyens levés en masse, qu'un grand nombre (du district d'Haguenau principa*

t'^ L^eseai infructueux du passage du Rhin avait eu lieu le 19 septembre (cf. A. Chuquet, Wiiiembourg , 197).

[a^i SBPT. 1793.] CORRESPONDANCE MIUTAIRE DU COMITÉ. 187

iement) fîiyaient chez eux le lendemain de leur arrivée à Tarmëe, que ceux qui étaient restés n'avaient pas généralement une contenance ferme et ne montraient pas une vive ardeur de tomber sur eux; lorsqu'ils ont vu arriver des peloton^ d'infâmes habitants du pays, qui, mêlés avec les bataillons dans la forêt du Bienwald , ont déserté avec leurs armes et ont montré des dispositions toutes contraires à celles qu'on leur supposait, alors les généraux autrichiens se sont rassurés et se sont préparés à une vigoureuse résistance.

Le 18, à trois heures après-midi, nous les avons attaqués sous un feu très vif de leurs batteries. La division de droite, avec ordres du général Dubois, s*est battue jusqu'à sept heures, avant de pouvoir remporter aucun avantage; enfin elle s'est emparée de leur première redoute et du village de Berg, dont elle les a chassés. Ils ont alors travaillé toute la nuit, comme de coutume, à établir des batteries pour repousser nos troupes le lendemain matin et leur faire abandonner la position qu'elles avaient prise.

Le général Dubois a fait des batteries de son cAté , et l'attaque a recommencé vigoureusement à cinq heures du matin. Le combat a duré jusqu'à deux heures après midi; mais l'ennemi, ayant reçu de nouvelles forces et de l'artillerie, nous démonta deux pièces de canon et un obusier, nous fit sauter trois caissons , et le général Dubois, chauffé très vivement, s'est vu forcé d'abandonner sa position et de rentrer dans ses retranchements, ce qu'il a exécuté dans le plus grand ordre. D a perdu à cette affaire une trentaine d'hommes et autant de chevaux, et il a eu près de trois cents blessés; il a essuyé tout le fort de l'attaque des ennemis, qui avaient porté leurs principales forces de son cAté.

Le centre de l'armée avait gagné ce même jour et la veille , sans presque faire aucune perte, une lieue de terrain en avant, et s'y était maintenu ; mais il a &llu l'abandonner le so ^^K

Le général Desaix, qui commande le camp retranché de Nothweiler, a pafcooru près de deux lieues en avant, à la tête d'un gros de troupes, sans trouver d^ennemis : ce qui me porte à croire qu'ils s'étaient portés sur Pirmasens pour s'opposer aux entreprises du général Schauenburg; mais depuis ûs sont revenus devant le camp de Nothweiler et y ont été repoussés dans une petite attaque qu'ils ont tentée hier.

Le 90 , nous avons été attaqués au centre devant nos lignes par dix-huit bataillons de 1,800 hommes chacun, qui forment plus de 89,000 hommes. J'avais à leur opposer huit mille hommes d'in&nterie et quatre mille de cavalerie, ne^ pouvant toucher ni à la division de droite, composée de 10,000 hommes, ni à celle de gauche, qui n'est forte que de 7 à 8,000.

La cavalerie ennemie était aussi très nombreuse. Ils ont essayé une charge pour tomber sur nos redoutes , mais heureusement ils ont été repoussés de toutes parts avec une perte assez considérable. Nous avons eu , de notre cAté , cinquante hommes tués et une centaine de blessés, parmi lesquels se trouvent plusieurs officiers , entre autres le citoyen Desprès , officier des chasseurs du Rhin , qui a eu

^'^ Cf. sur les combats des 18. 19 et ao septembre, A. Chuquct, Wiiêembourg, i83 à i85.

188 CORRESPONDANCE GÉNÉRALE DE CARNOT. [as sbpt. 1793.]

nnc caisse emportée par an boulet de canon et le gras de Tantre jambe emporte du même coup. C'est le même oflBcîer à qui un boulet vint mourir sur le genou à Taffiiire du 1 A. Je Tai visité; il m*a demandé avec beaucoup d'intérêt si Ton ne parviendrait pas k chasser les ennemis du bois.

Vous voyez, citoyens représentants, que nous avons résisté jusqu'à présent de toutes nos forces et que nous avons même attaqué les ennemis. Nous avons défendu les lignes et nous sommes résolus de les défendre jusqu'à la dernière extrémité; mais nous ne pouvons rien entreprendre.

Je vous envoie ci-joint copie d'un état des forces de l'enDemi, trouvé sur un capitaine d'artillerie, tué dans uue redoute que nous avons emportée. Vous verres qu'elles y sont portées à 80,000 hommes, tant devant les goi^ que devant les ligues.

Je ne peux pas répondre des lignes, si vous ne m envoyés pas des forées. L'ennemi, en m'attaquant sur tous les points ft la fois, fera une trouée d'un o6lë ou de l'autre, et les deux départements seront envahis.

Strasbourg n'est pas dans le cas de tenir trois jours. Malgré toutes mes demandes, malgré tous les ordres que je ne cesse de donner, cette place est absolument dépourvue de vivres et n'a pas un cinquième de son approvisionnement de siège en poudre ^'^ A l'armée nous n'avons point d'obus, et vous verm par la lettre dont je vous adresse copie ci-jointe que le directeur des foi^ Diendé ^*^ a dA en fournir depuis longtemps, et que la destination en a été détournée.

Point de forces, point de munitions de guerre, point de vivres, tdle est la position où je me trouve, k la barbe de l'ennemi. L'armée elle-même ne se nourrit quau jour le jour, et, sans l'infatigable activité et toutes les ressources et les

(0 Ce passage de la lettre du générai Landremont offusqua particulièrement le Comité de salut public. On lit en effet dans une lettre que le Comité adressa le a 5 aux représentants à rannée du Rhin (Cf. Aulard, VII, 57) : «Le Comité vous renvoie un mémoire du général Landremont, destitué. Ce mémoire, daté du 99 de ce mois, nous a paru rédigé d^une manière propre k confinner tous les soupçons conçus contre ce général. Ce qu^il annonce sur la détresse de Tannée nous a paru devoir être fort exagéré, surtout pour ce qui concerne Strasbourg. Comment pourrions-nous croire que cette place, dans laquelle le ministre de la guerre nous assure qu'il y a sept cents» milliers de poudre et un grand approvisionnement de subsistances, ne puisse tenir que trois jours? Nous avons remarqué que Landremont, en atténuant toutes les ressources, ne dit pas un mot des représentants du peuple

près de celte armée. Cette affectation, ce silence nous ont paru conârmer nos soupçons sur sa perfidie. 91

(') Jean -Pierre -Alexandre Dieudé, né à Archaii (Basses-Alpes) le 97 mars 1763, fils d*un conseiller au siège de Digne, aspirant au corps d^artillerie le 1 o décembre 1759, élève le 3i janvier 1761, sou»4ieutenant le 16 février 1764, lieutenant en premier le iS octobre 1766, capitaine par commission le 6 novembre 1771, capitaine en second le 1*' juillet 1777* capitaine en second de sapeurs le 9 mai 1 77H , capitaine de canonniers le i3 juin 1779, lieutenantcolonel le 1*' avril 179 11 général de brigade provisoire et commandant rartilleric de la partie droite de Tannée de la Moselle le 9 messidor an 11 (90 juin 1794)* confirmé dans ce grade le 16 brumaire an ti (6 novembre 179^), admis à la r(^ traite le 3 floréal an t (99 avril 1797)* mort à Mctx le 1*' avril 1819.

moyens da commissaire ordonnateur en chef Villemanzy ^^\ nous nous serions déjà trouves sans pain ^*\

J*espère, citoyens représentants, que vous sentez trop Turgence de nos besoins pour ne pas sur-le-champ faire donner les ordres les plus prompts et employer les moyens les plus courts pour qu*il soit fourni à Tarmée du Rhin des forces en infanterie et en cavalerie, des subsistances et des munitions de guerre. Les seules choses dont nous sommes approvisionnés pour longtemps, cest un grand courage, un grand amour de la patrie et un grand désir de &ire triompher la République en exterminant ses ennemis ^^K

Le général en chef, Landrbhoîit.

(Copie certifiée conforme par Londremont , Àreh. de la guerre, armée du Rhio.)

<*^ Jacques -Pierre Orillard de Vîiiemaniy, né à Amboîse (Indre-el-Loire) le 5 janner 1761, élève commissaire des guerres le 1" août 1768, commissaire à Dunkerque le 5 septembre 17779 attaché le i* mars 1780 à Texpédition de Rochambeau en Amérique, commissaire ordomiateor grand -juge k Strasbourg le ]" octobre 17911 commissaire général le s6 mars 1 793 , inspecteur en chef aux revues le 10 brumaire an thi (1*' novembre 1799), commandant de la L^on d^honoeur le 1 1 juiUet 1807, sénateur le lâ décembre 1809, comte le 9 mars 1810, pair de France le à juin 181 /l, grand-rofficier de la L^on d*honnear le 93 août 1 8 1 /ï , retraité le 1 o décembre 1 8 1 & , grand'croix de la Légion d*honneur le sa mai iSaS, mort à Paris le 3 septembre i83o. (Cf. Fmls» de la Légion <f Aoimeur, IV, 356.)

**^ Cf. Compte rendu à la Convention no^naU par AtMmps, Borie, Milhaud, Ouiiariin, Mallarmé et Niou, reprétentantt ^ptMpk, envoyée prèë l'armée du Rhin, àt Uwi iraeaux, . .; 1796, in-8*, p. lûi. ^^ Le 9 A septembre 1793 Landremont, que son origine noble et la trahison de aon lieutenant d'Ariandes avaient rendu ^^"'^^ Alt destitué du commandement 08 Tannée du Rhin et remplacé par le géuerd Delmas; mais comme ce dernier était eofermé dans Landau, le doyen des divixonnaires, Munnier, prit provisoirement

le commandement, qu*ii céda, le a octotobre, à Garlenc, que les représentants avaient élevé eu dix jours du grade de chef d'escadron à celui de général de division. (Cf. Ghuquet, Winembourg, 193, et Etienne Charavay, Le générai Carlene. ) La destitution de Landremont, qui avait eu lieu en même temps que celle des gêné* raux Houchard et Schauenburg, amena des protestations au sein de la Convention. Le député Du Roy, anden commissaire à Tannée du Rhin, affirma, dans la séance du aâ septembre, que le générai Landremont avait rendu de grands serrices à la République et qu'il Tavait toujours vu se conduire en excellent patriote et en bon républicain. Mais Barère expliqua, le 95, les motifs du Comité. «Nous avons voulu, dit-il, ôter des armées les nobles, les Irlandais, les gens suspects. Nous Tavons fait avec les connaissances qu^a le ministre de la guerre dans ses bureaux, avec celles qu^ont recueillies Camot et quelques autres membres du Comité de salut public, ainsi que les représentants du peuple délégués à cette armée, enfin avec les notions que les bons citoyens s'empressent de nous donner sur tel ou tel militaire. Il ne reste plus à TAssemblée qu'à examiner la note que nous publions de ces nominations et de ces destitutions.» La Convention donna raison au Comité de salut public, qui annonça, le 95, aux représentants près l'ar-

190 CORRESPONDANCE GÉNÉRALE DE CARNOT. [aSsm. 1793.]

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