‹ Correspondance générale de Carnot (volume 2)Chapitre 77 sur 147 · LE COMITE DE SALUT PUBLIC AU MINISTRE DE LA GUERRE BOUCHOTTB · texte numérisé non relu

LE COMITE DE SALUT PUBLIC AU MINISTRE DE LA GUERRE BOUCHOTTB

Analyde». — Cinq lettres : 1'' Envoi d'une lettre de Laplanche, représentant dans le Loiret, contenant des pièces relatives à une somme

>^^ Cette lettre n'a pas été publiée par M. Aulard.

"^ Carnot est présent i la séance du Gomilé. (Cf. Aulard, VII, 18s.) U rédige de sa main deux arrêtés : 1* Autorisation aux représentants Hentx et G. -A. Prieur, envoyés près rannée de TOuest, de tirer sur les caisKs publiques les sommes dont ils auront besoin, a* L'armée des Ardennes est mise provisoirement aous les ordres du général en chef de Parmée du Nord (Jourdan).

^* En tête on lit cette note autographe

de Bouchotte : «Secrétariat. Reste toujours d'avoir servi en Autriche, et ses liaisons avec Le Veneur, sur lesquelles il se défend mal , et celles avec Rosières, dont il ne parle pas. 7) — Dardenne fut arrêté, traduit devant le tribunal révolutionnaire et acquitté le 6 germinal an m ( 96 mars 1 79 A )t après soixante-dix jours de détention. Par arrêté du 39 germinal (ti avril 179^), la Convention lui accorda une sonmie de mille livres, k titre de secours provisoire. (Cf. Moniteur, XX , 197 et 198.) Il fut réintégré le 19 prairial an 11 (7 juin l^gà),

Sà& CORRESPONDANCE GÉNÉRALE DE CARNOT. [a ocr. 1793.]

de 6,000 livres qu'il a fait donner au 11' hussards ^^^ — a* Envoi d'une lettre du même, donnant avis qu'il a eipédié un brevet de capitaine au citoyen Bonis, aide de camp du général Hesse^). — 3* Envoi d*une lettre du même, portant qu'il a nommé le citoyen Louis-Octave Fontaine adjudant de la place d'Orléan;^'^ — &"* Envoi d'un arrêté des représentants Robert Lindet et Oudot autorisant le citoyen Yiaile ^^\ commandant du 9' bataillon du 6* régiment, nommé en remplacement du général de brigade Beaulieu, à choisir pour aide de camp le citoyen Rolland , capitaine au 6* régiment ^^\ — 5* Envoi d'une lettre des mêmes, demandant si un quartier-mattre du 6* régiment, ayant grade de capitaine, devait être convoqué è l'assemblée des capitaines ^^K

(lliDvtM, ireh. ntt , AK 11 «68. )

LAON, 9 OCTOBBB 1793.

D. 0LIVI8R, GOMMAnaAIlT TKMPOBAIRB DB LA PLACB DB LAON,

AU COMITE OB SALUT PUBLIC

Analyêe. — Envoi da procès-verbal d'an conseil de guerre tenu h Laon le i" octobre relativement aux mesures à prendre pour la sûreté de cette place. Il faut quarante pièces de canon de tout calibre et douze mîHe hommes de trou|>e , dont cent cavaliers. Il n'y a pas de magasin de vin et d'eau-de-vie, et encore moins de vinaigre, de bois et de grains.

(Orig., Arch. de la gaerra, armée dn Nord.)

(') LeUre de Laplanche, datée d*Orléans, 2t septembre 1798.

(*> Lettre de Laplanche, du 9 3 septembre.

(') Lel (re de Laptanche, du 9 3 septembre.

(«) Pierre YiaUe, né à TuUe (Corrèie) le J 9 janvier 17&3, soldat au régiment de Navarre le 90 avril 1 769 , caporal le 1" mai 1766, sergent le 7 septembre suivant, fourrier le 3o juin 1768, sergent-major le i*' juin 1776, adjudant le iS décembre 17781 sous -lieutenant de grenadiers le 90 septembre 1783, adjudant- major le 1" mars 1791, capitaine le 9 mai 1799, cbef de bataillon le 99 mai 1793, général de brigade le 98 septembre 1 793 , général de division et commandant en chef pro-

visoire de Tarmée des Gètes de Cherbourg le 90 frimaire an 11 (10 décembre 1793), général en chef de Tannée dMtalie le & fructidor an n ( 9 1 aoAt 1 79^ ) , mais refuse ces fonctions, commandant la i'* division militaire (Lille) le 19 fructidor (5 septembre 1794), réformé le 96 pluviôse an v (t 3 février i797)t retraité le t*' prairial an ix (91 mai 1801), mort k Lille le 19 juin 1816. Le général Yiaile avait fait les campagnes d'Allemagne de 1769 à 176a, et d'Amérique de 1778 à 1783.

(*) Lettre de Robert Lindet et Oudot, datée de Caen, 93 septembre 1793.

(*) Lettre de Rob^ Lindet et Oudot, du 9& septembre.

[3ocT. 1793.] CORRESPONDANCE MILITAIRE DU COMITÉ.

75. PARIS, 3 OCTOBRE 1793 ^^\ LE COUiri DE SALUT PUBLIC AUX RBPRlfSENTANTS PRÈS L'ARMEE DE LYON (^).

Paris, 3 octobre 1793.

LB COMITÉ DE SA LOT POBLIC ÀUI fiBPnàSBNTÀNTS DU PBVPLB PBÈS LUBMÉB DB LTOlf ,

AV QVAKTJBB BÉNÉBAL DB LA PAPE,

Citoyens nos collègues ,

Nous comptons sur la reddition de Lyon; vous devez en être en possession au moment où nous écrivons, ou du moins au moment oà vous recevrez cette lettre. La Convention nationale y compte encore plus fortement que le Comité ^^\

Notre position sur Toulon n'est pas aussi avantageuse ; nos forces y sont trop insuffisantes pour reprendre , avant la mauvaise saison , la clef de la Méditerranée. Cette mesure est instante. Ainsi, aussitôt que Lyon sera rendu à la République , rassemblez tout ce que vous pourrez de forces , d'artillerie , de munitions et de subsistances , pour voler au secours des républicains armés contre Toulon : le salut public l'exige, et vous aimez trop la République pour négliger un instant tout ce qui peut rappeler Marseille à l'esprit de la Révolution et pour rendre Toulon à la France , en punissant la lâcheté des Toulonnais et la perfidie des Anglais et des Espagnols.

HERAULT, CaBNOT, BARifiE,

, Billaud-Varbnnb, Collot-d'Hbrbois.

(Imprimé daos U Bépotue de DuboU^Craneé aux ineulpationa , p. 969. — Areb. oat., AF u 953.)

^*) Camot est présent à la séance du Comité. (Cl A alard, Vil, 197.)

(^ Daboi*^rancé,Châteauneuf-Randon et Gauthier. Je donne le texte de cette lettre , psrre que le recueil de M. Aulard n^en reproduit qu^un très court résumé emprunté i un discours de Barère. On trouvera dans ledit recueil d'autres lettres du Comité à ces mêmes représentants aux dates du 3o septembre et du t*' octobre 1798.

(*) Dès le 1*' octobre, le Comité de salut

public avait pris sur Lyon Farrété suivant (cf. Âulard,YII, 166): t'erRetiier Dubois- Crancé, Châteauneuf-Randon, Gauthier.

— 9* Écrire à Maignet et è La Porte, qui y resteront conmiissaires. — 3* Attaquer de vive force. — h* Changer Tétat-major.

— 5* Envoyer encore des munitions. — 6* Envoyer un courrier. — 7* Ecrire A Couthon. » La (lonvention rappela, le 6 octobre , Dubois -Crancé, ChAteauneuf-Randon et Gauthier.(Cf. lung, Du6o»»-Oaiictf, II , 33.)

CORRESPONDANCE GÉNÉRALE DE CARNOT. [3 ocr. 1^793.]

LB GOMirtf DB SALUT PUBLIC AU MlIflSTRB DE Là GUERRE BOUCHOTTE.

Analyse. — Envoi d'une lettre des officiers municipaux de Vervins, relative aux secours dont cette ville a besoin.

(Orig. fig. par Caroot et CoIlot-d^Herbois, Areh. de la (pierre, corr. géo.)

6AVBBLLE, 3 OCTOBRE 1793.

LB Gl^NiRAL lOURDAN AU COMITE DE SALUT PUBLIC.

Aa quartier général à GavreUe, le 3 octobre 1793 , an u de la Répabliqne.

LE CirOlËH JOURDÂN AUX BBPniSBKTANTS DV PEUPLE, MEMBEE8 DO COMiri DE SALVT POBUC,

Le ministre de la guerre vous aura sans doute communique le projet que j^ai fait de mnrher sur-Ie-champ pour opérer la délivrance de Maubeuge. La manière avec laquelle les avantrpostes de cette place se sont comportés ne me donne pas une idée avantageuse de la défense qu*ils pourraient opérer subséquemment; ces motifs m*ont décidé à me porter avec Ao.ooo hommes sor cette ville. En conséquence, mon avant-garde aux ordres du général Fromentin est partie ce matin. J^attends, pour la suivre, les 1 3,000 hommes qui m'arrivent demain de la division de Lille et les 1 0,000 hommes de celle de Cassel , que je dois recevoir incessamment. Je laisse 10,000 hommes à la position d*Arleux pour couvrir Cambrai et Rpucbain. Il m^a été impossible de tirer de la frontière des renforts plas nombreux; la nouvelle levée n*est pas, à beaucoup près, tout à fait organisée et la majeure partie des bataillons formés n'ont point d*armes; ils ne peuvent remplacer les anciennes troupes.

L*armée des Ardennes étant trop faible pour faire une diversion essentielle du côté de Namur, il vaut mieux tirer tout ce qu'on pourra de cette armée pour réunir à celle du Nord; en conséquence, je prie le ministre de la guerre de donner des ordres à ce corps de troupes pour qu'il se porte le plus tôt possible sur Avesnes^'^

Aussitôt que les différents renforts seront réimis et que l'organisation de la non-

(*) Le 3 octobre , le ministre de la guerre Bouchotte transmettait au général' Ferraad Tarrété du Comité mettant provisoirement Tarmée des Ardennes aux ordres de Jourdan. «Vous voudrei bien vous conformer au contenu de cet arrêté et concourir tous deux fraternellement et patriotiquement au service de la chose publique. Il conviendra que

vous alliez trouver le général Jourdan pour conférer, parce qu^il vous sera plus facile qu*à lui de se déplacer ... Le courage des Français et leur attacbement à la liberté étant les mêmes dans toutes les armées , la patrie compte sur Tannée des Ardennes comme sur celle du Nord.» (Orig., Arcb. de la guerre, armée du Nord.)

|3ocT. 1793.] CORRESPONDANCE MILITAIRE DU COMITÉ. 247

velie levée et leur emplacement me pennettront de disposer des anciennes troupes , aussitôt la délivrance de Maubeuge opérée, je tenterai tout ce que Taudace Je courage et le zèle des républicains français pourra atteindre. Je pourrai alors donner à mon premier projet toute la latitude , toute Textension que vous lui désirez.

Je profiterai, si la fortune, comme je n'en doute pas, seconde nos desseins, je profiterai du moment où le peuple français indigné montrera cette énergie , qui est le présage certain de la destruction des tyrans. Hâtez-vous de remettre en ses mains les armes avec lesquelles il doit les foudroyer. Que votre active surveillance suive dans tous les détails les administrations qui doivent approvisionner les courageux républicains. Je vous réponds du succès; ce n*est pas sur mes talents que je le fonde , je ne suis pas assez présomptueux , mais je crois que rien n'est impossible à Tamour de la patrie ^^\

JOURDAN

(Orig,, Areh. de U guerre, année da Nord.)

(') Le même jour, Jourdan écrivit la lettre suivante au ministre de la guerre (orig. , arcb. de la guerre , armée du Nord) :

Ad quartier ginénl de Garrelie, le 3 octobre, Vm n de la République françaiie.

<r Le citoyen Jourdan au citoyen BouehoUe , mimetre de la guerre,

(rVous avei àà voir, par la dernière lettre que je vous ai expédiée, que mon projet ^tait de tout tenter pour délivrer Maubeuge. Cette place est investie depuis le a 9 septembre.- Mes espions ont rapporté que les avani^wstes ont été surpris et massacrés, que le camp de Bascbamp , composé de trois bataillons, s^est mis en déroute sans tirer un coup de fiisil et a abandonné ses tentes et ses canons.

eMon premier projet ayant trop de latitude pour être exécuté avec la célérité que je suis obligé d*employer pour délivrer Maubeuge, je vous ai mandé que je vais réunir &o,ooo hommes pour sauver cette place et que j*en laisserai 10,000 à la position d^Ârleux pour protéger Bouchain et Cambrai.

Cette disposition est d^autant plus nécessaire qne Cobourg reste en observation à Bavai avec des forces considérables et qu^il ne manquerait pas de se jeter sur la partie que je laisserai k découvert.

«rL^armée des Ardennes est trop faible pour opérer une divendon essentielle du

côté de Namur; elle s^exposerait, même en avançant , à recevoir quelque écbec. Gomme j*ai encore besoin de renfort pour exécuter mon projet, il faut tirer de cette armée tout ce quW pourra pour renforcer celle du Nord. En conséquence, je vous prie de donner les ordres les plus précis pour que ces troupes se mettent en mouvement et dirigent leur marche sur Âvesnes. Lorsque ces renforts, réunis aux carabiniers, me seront arrivés , lorsque je pourrai foire remplacer par les nouvelles levées les anciennes troupes, lorsque enfin les différents objets que je vous ai demandés et qui sont dVna nécessité indispensable me seront parvenus , j'exécuterai mon projet sur le camp de Cysoing. En attendant, je vais m'occuper de celui de la dâivrance de Maubeuge. Mon avant-garde est partie ce matin. Tattends les ia,ooo hommes de Lille et les 10,000 de Cassel pour me mettre en marche , ce que je compte exécuter après-demain. Le rendes-vous générid de mes troupes est à Guise.

«Soyez persuadé que je ne négligerai rien pour répondre à la haute confiance qu*on m*a accordée. Je désirerais bien que mes talents fussent à la hauteur de mon civisme et de mon dévouement pour la chose publique. A ce défaut, je suppléerai par mon zèle et mon activité.

«rJooRDia.9

CORRESPONDANCE GÉNÉRALE DE CARNOT. [à oct. 1793.]

SARREBROGK, 3 OCTOBRE 1798.

LE GISn^RAL LANDRBIIONT AD GOMITtf DE SALUT PUBLIC.

Analyse. — Il proteste contre sa destitution et son arrestation par ordre des représentants Borie et Ruamps. D demande à être nomme inspecteur du haras établi par lui h Rosières , avec Tagrément du ministre.

( Analyse, Areh, de la gaerre, oorrespondanee généraie.)

PARIS, k OCTOBRE 1798^^^ LE MINISTRE DE LA GUERRE BOUGHOTTB AU COMITE DE SALUT PUBLIC.

Analyse. — Trois lettres : 1" Il mande que la défense de la partie du Nord rayant déterminé à mettre à la disposition du général Jourdan tous les bataillons de réquisition des bataillons de cette levée affectés à Tarmée du Nord^*\ il a dA pourvoir au remplacement des bataillons de ces départements qui avaient été destinés à l'expédition projetée sur les côtes d'Angleterre. 11 envoie la nouvelle distribution qu'il a faite. (Orig., arch. de la guerre, armée du Nord.) — 9* Envoi d'un état de 1 9 ,9 1 g armes mises à la disposition de l'armée d'Italie. (Analyse , arch. de la guerre , corr. gén. ) — 3* R mande que le Conseil exécutif provisoire a nommé pour ses agents auprès des années les citoyens ci-après ^*^ : armée du Nord, Celliez , Varin, Berton, CbAles; armée de la Moselle, Delteil, Mourgoin; armée du Rhm, Berger, Renkin; armée des Alpes, Cbevrillon, Prière^*^ armée d'Italie, Verjade, Bnislé. (Orig., arch. de la guerre, corr. gén.)

(') Camol assiste à la séance du Comité. (Cf. Aulard, VU, 9Q9.)

<*) Le 3 octobre, Bouchotte avait mandé & Jourdan que le Comité de salut public avait mis k sa disposition Tannée des Ardennes. Il Tavait aussi prié de lui fournir des renseignements certains sur la force des ennemis et Tavait invité k apporter le plus grand soin à Tespionnage, jusqu'ici plus nuisible que profitable. — Le 4 , il lui envoya Tétat des forces de Tannée des Ardennes et lui fit connaître que le camp de Réunion -sur- Oise (Guise) était de 1 5,000 hommes, dont 3,ooo armés de fusils, avec 18 pièces de canon. (Cf. Arch. de la guen%, armée du Nord, t. XIV.)

(') CeUe désignation avait été faite le 3o septembre, en vertu d*un décret du 96 juillet 1793 , portant que le Conseil exécutif enverrait deux commissaires auprès de chaque armée. (Cf. Aulard, VII, 1 3 3.)

W Le citoyen Prière accusa réception de sa commission au ministre de la guerre par une lettre datée de Marseille, le 97 octobre 1793. L'écriture, Torthographe et le style de la lettre montrent que cet agent du Conseil exécutif était peu lettré. Sa commisùon, datée du i3 août 1793, signée par les ministres Bouchotte et D^Albarade , fut visée par Kellermann, k la Pape, le 94 août. (Orig., Arch. de la guerre, armée des Alpes.)

LB MINISTRB DE LA GUERRE BOUGHOTTE AU G]ÎII]£rAL PIÇHBGRU ^^\

LB MtNISrnK DE LÀ 9UKBÈE À PiCBBGBa, GÉwéBÀL DE DlflSiOU 8UB LB BAVT-BHIN,

Je V0II8 envoie , gênerai , on arrêté du Conseil exécatif , approuve par le Comité de sdut publie ^'\ pour vous investir provisoirement du commandement en chef de Tannée du Rhin, attendu Tabsence du général Delmas, enfermé dans Landau. Vous recevrez incessanmient les expéditions nécessaires. Vous voudrez bien vous rendlre , sans perdre de temps , au quartier général de cette armée pour en prendre le commandement et vous concerter avec les représentants. Le Conse3 exécutif vous autorise à nommer cdui des officiers généraux que vous croirez en état de commander à votre place sur le Haut-Rhin. Liebert ^'\ actuellement k Besançon ,

(» Jean-Qiaries Picfa^gni, né k Arbois (Jura) le i6 février 1761, fils d*un cultivateur, répétiteur au collège de Brienne, engagé au a* régiment d'artillerie le 3 0 juin 1780, seigent le i*" août 1786, sergentmajor le 5 juillet 1789, adjudant le 6 février 1799, premier lieutenant le t5 juin 179a, dief du 3* bataillon du Gard le 9 octobre 179a « général de brigade à Tarmée du Nord le 9 a août 1798, et de division le lendemain 93, général en chef provifloire de Tarmëe du Rhin le 9 octobre 1 793 , général en chef de Tannée du Nord le 17 phirite an 11 (5 février 179&), commandant en chef de la garde nationale de Paris le ta germinal an m (l'avril 1796), dénûsnonnaire le aà ventte an iv (1 4 mars 1796), d^uté du Jura an Conseil des Gînq-Cenb le «3 germinal an v (19 avril 1 797)« proscrit le 18 fructidor an v ( & septembre j 797 )« déporté à Sinamari, d'où il s*évada en juin 1798, réfugié à Londres, arrêté & Paris comme complice de Georges Gaduudd, enfermé dans la prison du Temple, où il fut trouvé mort étranglé le S avril i8o4. — Cf. A. Cbuquet, Hoehe et ïn lutiêpoÊur VAUacêf 93.

M La nomination de Pichegru par le Conseil exécutif est du 9 octobre 1 793 ; die fut approuvée le lendemain par le Comité de «dut public. (Cf. Aulard, VII, f85 et 197.)

t') Jean -Jacques Liebert, né a liesse (Aisne) le 8 août 1768, fils d^un manouvrier, enfant de troupe au régiment d*artillerie de Metz le 3i août 1771, engagé volontaire le 9 août 1776 , premier canonnier le 1" septembre 1777, sergent le 1" août 1780, sergent -major le 6 septembre 1787, détaché à Naples jusqu^en 1791, adjudant le 6 février 1 799 , sous-lieutenant le 1 5 juin 1799, chevalier de Saint- Louis le 3i août 1799 , adjudant-major le 16 octobre 1799, capitaine le i*' mars 1793, capitaine commandant la 10* compagnie d*artillerie k cheval le 1 " août 1 793, général de brigade k Tarmée du Rhin le 1" octobre 1793, général de division le 9 pluridse an n (98 janrier 1796 )t ch^f d'état -major de Tarmée du Nord le 11 (3o janrier 1796), employé à Tannée de Rhin -et -Moselle le 17 germinal an iv (6 avril 1 795 ) et chef d*état-major de cette armée le mois suivant, passé à Tannée du Nord le 94 ventôse anv (i& mars 1796), commandant les i** et t6' divisions militaires le i5 germinal an v (& avril 1796), admis au traitement de réforme le 91 fructidor an v(7 septembre 1797)* commandant la 99* division militaire le 99 ventdse an viu (19 mars 1800), la la* lé 3o août i8o3, et la 99* le 3 octobre suivant, chevalier de la Légion d*bonneur le 1 1 dérembre 1 8o3 , retraité la 1 6 février 1 80& ,

350 CORRKSPONDANCE GÉNÉRALE DE CARNOT. [&oct. 1798.]

est nomme général de brigade. Vous pourriez l'appeler poor en Gûre on chef d'ëtatrmajor; Goflard ^'^ le connaît beaucoup. Les nouvelles qui me sont parvenues aujourd'hui de la Moselle annoncent que nous avons eu quelque davantage; cette circonstance demande que vous preniez des renseignements sur Tëtat des choses dans cette armée , et que vous fassiez les dispositions nécessaires qui peuvent protéger efficacement le Haut et Ras-Rhin.

Le Conseil exécutif n'a pas vu sans peine , dans la correspondance de votre prédécesseur, que Ton cherchait continuellement à amoindrir dans les esprits les moyens de cette armée , qu'on ne cessait de représenter comme très insuffisants. Il a pensé que celui qui n'avait pas confiance dans les moyens qui lui étaient confiés ne pouvait obtenir de succès.

Vous voilà en position de donner le fius grand essor à votre attachement pour la chose publique. L'on a une très bonne idée de vous; prenez confiance dans b volonté de la nation d'être libre et dans la pureté de vos sentiments ^*\

( Areh. de la guerre, année do Rhin, n*g. A7, p. 18.)

GAVRBLLE, & OCTOBRE 1 793.

LB QininKL jourdan au ministre de la guerre bocchottb.

A a quartier général à GavroUe, le h octobre, an ii de la Républkfae. LB ClTOrSN JOVHDàN AU MIlflSTHE DB LÀ eVERRE,

L'adjoint que j'avais envoyé à Avesnes n'a été que jusqu'à Guise. Il a trouvé le général Reaui*gard , qui lui a donné des renseignements certains sur la position

employé k la Grande Année le h novembre 1 8o6 , gouverneur de Magdeboui^ et de la Poméranie en 1807, baron de TEropire le 9 mai 1 BoB sous le nom de baron de Niiratf, officier de la Légion d^honneur le 99 octobre 1808, employé à la Grande Armée le 1 9 octobre 1819, autorisé i rentrer en France le 5 janvier iBi3, retraité le i5 mai suivant, mort à Nitray (Indreet-Loire) le 7 décembre tSih, Le général Liebert avait fait sous l'ancien régime les campagnes sur mer de 1789 et 1783.

(>) Jean-Claude GofTard, né à Toul le 96 février 1744, artilleur le 1*' mai 1 764 , sergent le i5 octobre 1766, sergent-major le 3 1 août 1771, lieutenant le 9 mai 1778, capitaine au 3' d'artillerie le 1 8 mai 1 791 «

cbef de bataillon le 96 mars 1 793 , attaché au ministère de la guerre en avril 1 798 , chef de brigade le 3o septembre 1793, général de brigade et inspecteur d'artillerie le 8 avril 1796, retraité le 9 août 1796, mort à Toul le i3 mai i8o5. Goffard avait fait nommer général son ancien camarade Pich^gru. (Cf. Mémoires de Gawn<m Soûit- Cyr, I, 109; et A. Gbuquet, Hoche, gh,) . (*) Le lendemain, 5, Bouchotte transmit à Pichegru l'arrêté du Comité , en date du 4 , ordonnant farrestation du général Landremont, et lui enjoignit de mettre le pluspromptement possible cet arrêté à exécution. (Arch. de la guerre, armée du Rhin , reg. 47, p. 1 9. ) — Cf. , à la date du 7 octobre, la réponse de Pichegru, p. 963.

[AocT. 1793.] CORRESPONDANCE MILITAIRE DU COMITÉ. 251

de rennemi. Landrecies est cerne ; la communication d^Avesnes à Guise est encore libre. L'ennemi occupe les bois de la haie d'Avesnes. Les rapports font monter ses forces de 3o à Ao mille hommes , mais c'est peu certain. Nous sommes généralement mal servis en espions et, malgré tous mes soins, je ne puis m'en procurer. J'espère cependant que l'adjudant général Aubert^^\ chaîné de cette partie, va la remettre sur un meilleur pied. Lorsque j'ai pris le commandement de l'armée du Nord , je n'ai point trouvé de fonds pour ce service. Les représentants du peuple ont mis à ma disposition une somme de cinquante mille livres pour cet objet.

Je me dispose à attaquer l'ennemi devant Maubeuge et à le forcer à lever le siège. Je fais mon rassemblement à Guise. L'avantrgarde y arrivera après-demain et s emparera des postes nécessaires k garder la communication d'Avesnes à Guise. Le corps de 1 3,000 hommes de la division de Lille arrive aujourd'hui à Arras et arrivera à Guise le 8 courant. Le corps de 10,000 hommes de la division de Cassel arrivera à Guise le 10 et le reste du camp de Preux, à l'exception de huit à dix mille hommes que je laisserai à Arieux, arrivera à Guise le 9. Je m'y rendrai le 8. Je disposerai tout et j'espère que l'attaque se fera le 1 9 ou le' 1 3 pour le plus .^ard. Malgré ma bonne volonté et mes soins , je n'ai pu en rapprocher davantage le moment; mais le camp et la ville de Maubeuge sont bien fortifiés et ne peuvent sûrement pas être au pouvoir de l'ennemi à cette époque.

U existe dans cette place, en firoment, seigle ou méteil, i6,83i quintaux; dans celle de Landrecies, /i,iâ3, et celle d'Avesnes, 1,089. ^ régisseur général assure qa'il y a des fournitures particulières pour trois mois.

J'écris au général de l'armée à Sedan pour prendre connaissance de ses forces et pour lui dire qu'il fasse passer un corps de quatre h cinq mille hommes à Philippeville et de faire en sorte qu'ils y soient rendus le 1 1 , afin qu'ils puissent agir sur Beaumont le jour de l'attaque, ce qui flanquera ma droite. Je ne puis pas lui donner d'ordre plus précis, parce que je ne sais ni sa force ni celle de l'ennemi qui est devant lui, mais je lui fais part de mon projet et l'engage à me seconder de tout son pouvoir.

Ne perdez pas de vue de faire avancer les nouveaux bataillons armés à la place des troupes que je retire. Cette manœuvre tiendra toujours l'ennemi en haleine.

Je donne la plus grande surveillance pour que les chevaux d'artillerie soient mieux ménagés; mais ces soins seront presque inutiles, si la moitié au moins des conducteiuv ne sont pas chassés.

Salut et fraternité.

Le général en chef,

JODRDAN.

(Orig., Arch. de la guerre, armée du Nord.)

^^^ Claude Aubert, né à Vauvillers commandant des Iles sous le Vent (Gua-

(Haule-Saâne), adjudant général chef de deloupe), où il mourut en fructidor an 11

bri^de le 1 4 mai 1 793 , général de brigade (août 179^). Claude Aubert était Tonde du

le 7 frimaire an 11 (97 novembre 1793), général Berthelmy.

CORRESPONDANCE GÉNÉRALE DE CARNOT. [k ocr. «793.]

à OCTOBBB 1.793.

LIS Ofa^BAUX CHAPUT BT BBUIB AU GOMITi DB 8ALUT PUBLIC.

Analgêet. — - 1* Le géaénl Ghapuy, commandant à Cambrai, écrit de celte ville pour donner les ëtaU d'approvisionnement de h place et demande de ia poudre. Le représentant Lanrent travaille activement à fiMimir Cambrai de boia« de vivres et de fourrages. (Orig. , Arch. de la guerre, armée du Nord.) ^ s* Le général Belair écrit de Péronne qu'il vient de faire une tournée militaire avec le représentant Laurent et de prendre, avec le citoyen Gavaraque, directeur des fortifications, et le général Cbapuy, les dispoaitions nécessaires pour rendre Cambrai plus redoutable. U est i même de fournir un plan d'opérations, qu'il soumettra sous peu au Comité. (Orig., Arch. de la guerre, armée du Nord.)

LILLB, h OCTOBBB 1793.

LB CHBF DB BBI6ADB DDFBBSSB ^^^ COMMANDANT DB LA VILLB,

AU COMITE DB SALUT PUBLIC

Anafyie. — Compte rendu d'une expédition qu'il a faite du c^té de Messines et de Neuve -Eglise, par ordre des replantants Isoré et CbAles, et au coora de

(*) Simon-Camille DufireMe, né A la Rochelle (Charente -Inférieure) le s mars 1763, fils d*mi nëgodant, juré au tribunal du 1 7 aoAt 1 79s , capitaine au 9' bataillon des fédérés nationaux le 16 septembre 1 79a , blessé de deux coups de sabre A la bataille de Neerwinden le 18 mars 1793, adjudant général chef de bataillon le i5 mai suivant, conmiandant temporaire à Lille le ao juillet 1 793 , adjudant général chef de brigade le 6 septembre 1793, général de brigade provisoire le 1 A brumaire an II (A novembre 1793) et confirmé le as (la novembre), mis en arrestation le 99 frimaire au 11 (19 décembre 1793), relAché le t3 floréal an 11 (19 mai 179A), suspendu et arrêté le 19 thermidor an 11 (6 août 1794), traduit devant le tribunal révolutionnaire et acquitté le a germinal an III (99 mars 1796), employé à l'armée des Alpes et d'Italie le 95 prairial an m (i3 juin 1795), à l'armée de l'intérieur le

3 brumaire an if (aS octobre 179S) et à l'armée de Rhin-et-Moaelle le 1 6 fiîmaîre an iT (7 décembre 1796), commandant de Phalsbourg le 97 ventAse an iv (17 mars 1796), disponible le 98 genninal an iv (17 avril 1796), emi^oyé A l'armée des Alpes le 7 messidcH' an it (a5 juin 1796), A l'année d'Italie en {duvite an v (janrier 1797)4 et A l'armée de Naplea en nivése an vu (décembre 1798), arrêté et traduit devant un conseil de gueire avec le général Championnat le 16 germinal an vu (S avril 1799), remis en activité et employé A l'armée de l'Ouest le 7 fructidor an Tii {%k août 1799), disponible le 1*' vcntdse an ix (ao février 1801), envoyé à la 19* division militaire le 3 prairial an IX (a3 mai 1801), employé au camp volant de la Vendée le a A septembre i8o5, attaché au 8* corpe de l'ai^ mée d'E^Migne le 9 novembre 1808 et au gouvernement de ValUdolid en avril 1 809 ,

[h ocT. 1793.] CORRESPONDANCE MILITAIRE DU COMITÉ. 253

laquelle il a enlevé tous les bestiaux et chevaux qui s'y trouvaient. Il (ait Tëioge de ses soldats et du chef de brigade Osten ^'\ dont le civisme ne s'est jamais démenti et qui est le seul entre les chefs des Beiges qui n'ait jamais suivi les étendards des Van der Noot et des Béthune-Charost. irPai cru assez gai et pas hors de propos de donner à ceux qui sur le terrain ennemi réclamaient le payement de leurs bétes un bon sur Monsieur l'Empereur des bestiaux pris dans ses Élals par le service de l'armée de la République française. «

(Orig., Arcb. de U guerre, armée du Nord.)

BODRG-SAIMT-MIURIGE, & OCTOBRE 1798.

LB G^N^RAL KBLLBRMANN AU COUiri DE SALUT PUBLIC.

Du quartier général do Bourg Sainl-Manriee, au pied du petit SaiutrBernard , le A octobre, Tan n de la Répabliqne une et iDdiriaiUe*''.

IB GÉlliRÀL D'IBM i ES DB8 ÂLPBS ET D>ITÂUB ÀOI BBPRisBNTÀKTa DD PBVPLB COMPOSANT LB COMiré DB SâLVT PUBLiC,

Citoyens représentants.

J'ai promis à la Convention nationale de lui donner de mes nouvelles lorsque j'aurais quelque chose d'intéressant à lui mander. Je crois que l'expidsion entière

commandant le département des Deux- Sèvres le 95 juillet 18 1 1, mis i la tête de la 8* brigade des gardes natîondes le 1" juillet 1819, commandant de Stettin le 99 juillet i8t9, prisonnier de guerre par mite de la reddition de cette place le S décembre 181 3, rentré de captivité le 1 3 juin 1 8 1 4 , commandant le département des Deux-Sèvres le 3o décembre 1816, DÛS i la di^Kwition du maréchal Suchet le 91 mai t8i5 et empbyé dans le Midi, commandant le département de la Loire- Inférieure le 1*' septembre 181 5, mis en noQ-ftcttvité le 9 décembre 181 5, retraité le 1** décembre 1896 , admis dans le cadre de réserve le 99 mars i83i, mort i Paris te 97 février i833. (Cr. A. Chuquet, VafaaasRMs, 91 3, et Mémoireê du général Tki^HmU, II, hoh.)

(') Pierre -Jacques Osten, né i Menin (Belgique) le 4 avril 17&9, sou»4ieuleoant au 1*' r^pment des chasseurs de

Namur le 91 novembre 1789, capitaine le 1" avril 1790, lieutenant -colonel des chasseurs belges au service de France le 3 août 1799, chef du 1" bataillon des chasseurs de Gand le 95 octobre 1799, colonel commandant en chef les troupes de Flandre le i*' janvier 1793, général de brigade provisoire i Tarmée du Nord le 1 6 octobre 1 793 , confirmé le 1 7 novembre 1793, employé dans les troupes stationnées en Hollande le 9 S octobre 1 797 et en Batavie le i4 octobre 1801, commandant provisoire à Flessingue le 90 novembre 1806, blessé dans l'Ile de Wilhemsbourg le 97 février 181 4, mort de sa blessure i Hambourg en mars 1816.

W Dans la séance de la Convention nationale du 10 octobre 1793, on donna communication d*une lettre écrite par Kellermann le même jour au président de r Assemblée, mais dans des termes plus concis. (AfofiiCsMr, XYIII, 93.)

25& CORRESPONDANCE GÉNÉRALE DE CARNOT. [& ocr. 1798.]

des Piëmontais du dëpartement du Mont-Blanc est une noavelle qui niëritera de flxer un moment son attention et la vôtre. Ci-joint je vous envoie la relation de« ëvëncmenis et attaques qui ont amène cet avantage ^^\

Citoyens représentants, on m'a soupçonne, on m'a accuse, on a verse sur moi le poison de la calomnie : il a fait effet. La Convention a laneé contre moi an décret de destitution , mais ce n*est encore que par tes papiers publics que j^en ai été instruit; il ne ma pas été notifié officiellement. On me trouve donc coupable. Eh bien I le Mont-Blanc est reconquis , Lyon a perdu Tespoir d*ètre secoum par Turin ; la frontière de la République , dont la défense m'est confiée , est entière de Nice à Genève. Voilà la réponse que je fais à mes accusateurs "^ Je vous avoue

(^) A cette lettre est joint un document de sept pages signé par Keliennann et par le représentant Dumai et intitulé : «Rapport des opérations militaires dans le département flu Mont-Blanc, depuis le 17 septembre jusqu'au 3 octobre. Tan n de la République une et indivisible. » On trouve anasî aux archives de la guerre (année des Alpes), à la date du 10 octobre 1793, un mémoire signé de Keliennann et intitulé : «Précis raisonné de la campagne de 1793 BUT la frontière des Alpes, par le générai Keliennann. T)

W Le 7 octobre, les reprét^entants Dubois-Crancé et Gauthier écrivirent la lettre suivante à Keiiermann (Orig., dans ma collection révolutionnaire) :

nAu quartier géoévl de la Pape, le 7 octobre 1798, l'an n de la Rfpablii|ae.

ftLri reprêtentanU du peuple t envoyée prèe Varmée det Alpee, au général Keiiermann,

«Général,

«Vous avei bien répondu à vos détracleurs, et nous Tattendions de vous. Les Piémontais ont fait une asseï triste campagne pour ne pas en essayer une troisième. Les Espagnols aussi repassent les lAonts; il ne nous restera bientôt plus sur les bras que les Autrichiens, et cela ne sera pas long, car toute la République est sous les armes.

V Général, vous avei mal compris ce que Ton vous disait en pariant de Marat et de Ghaiier, et nous aussi ne faisons nulle acception des personnes, mais en matière

politique ce sont les personnes qui sont les choses. Souvent la pièce ne vaut que par les acteurs, ou plutôt par Te^rit qui les dirige , et sans doute Tindividu qui aurait dit : J'aime la Révolutiim, maiê fahkinrrt Marat etj'eetime Maunf, aurait menti à sa propre conscience. Ceci s*Bpplique à tous les personnages avec lesquels on roule dans le cerde d*une «révolution. Nous citons Marat et Maury comme pièces de clMi|{e; mais, en principe, tous les individus en France suivent Tun ou Tautre système, et ceux qui corrompent Te^rit public en parlant sans cesse des exag^tions prétendues des patriotes scmt de pei^des hypocrites.

« Suives , général , dans leur carrière tous ceux qui disaient, en pariant des patriotes : Je n*aimê poê le» êxagérationM , et vous verrez que presque tous ont trahi la République. H n*y a point d*exagération dans la sévérité de la vertu contre le crime , il n*y a point d*exagération dans Topposition des principes contre les abus. Le vice a Tavantage de pouvoir se déguiser, tandis que la vérité austère reste nue. Voilà la différence , et voilà pour beaucoup dliommes le motif de leurs erreurs.

«Les conspirateurs de Lyon , réduits aux abois, construisent force redoutes pour occuper le peuple et ne songent qu*à se sauver. Prenez des mesures pour leur couper toute retraite en Suisse. Que ces coquins nasillent pas encore infecter le Ghablais. Nous faisons bien ici tous les pré^ paratifs pour leur couper la retraite , mais il est bon , général, que vous prenies aussi de sages précautions et que vous portiez

[iocT. 1793.] CORRESPONDANCE MILITAIRE DU COMITÉ. 255

que j*ai été étonne du mot destitution. Je n'avais pas lieu de m*y attendre , et j'espère de votre justice que vous engagerez la Convention à rapporter un décret que , sans doute, elle n'eût pas rendu si elle m'eàt bien connu. Je suis prêt à lui rendre compte de ma conduite; lorsqu'elle l'aura approfondie et que je serai justifié, je vous prierai de me faire obtenir une honorable retraite. Au reste , quel que soit le traitement que je dois éprouver, je m'y soumets avec fermeté. C'est le propre d'une âme républicaine de recevoir les faveurs et les disgrâces de la fortune avec la même égalité d'âme. Je vous prie de me mander le plus tôt possible ce qui est décidé à mon ^ard et de me &ire savoir si je dois voler au secours de l'armée d'Itidie ou remettre mon commandement entre les mains d'un successeur ^^\

Kellermann.

P, S. Le général Mercy d'Argenteau , qui commandait les Piémontais , a été tué d'un éclat d'obus h la canonnade de ce matin. C'est le rapport d'un déserteur qui arrive à l'instant ^*^

Krllkrmann.

(Orig., Arch. de la guerre, année des Alpea.)

des forces importantes vers Carouge, ce qui remplira deux objets à la fois jusqu'après la réduction de Lyon. Vous avez quatre mille hommes des réquisitions de risère, qa^il convient de mettre en garnison dans le Mont-Blanc pour s'y former et garder cette frontière. Envoyez -nous en échange des bataillons vieux, parce que la Convention est décidée et m'a déjà écrit pour porter sur Toulon le plus de forces possibles. Vous savez que nous n^avons ici que douze bataillons et dix -huit cents hommes de Valenciennes ; tout cela se réduit de sept à huit mille hommes ; il en faudra laisser au moins quatre mille à Lyon. Vous voyez que notre puissante armée , tant promise et tant vantée dans le Midi , ne sera qu'une poignée. D'ailleurs nos hommes de réquisition s'ennuient; ils vont tous décamper. Ainsi, dans tous les cas, [il faut que vous nous dépéchiez devant Lyon six bataillons et des chevaux d'artillerie, tout ce qu*il sera possible, avec des effets de campement

ff Enfin nous pensons et nous vous prions de concerter cette mesure avec nos collègues, qu'il faut faire filer vers Toulon tout ce que nous avons de vieilles troupes et garnir la frontière, que les neiges vont ga-

rantir, de n(»s nouvdles réquisitions qui es formeront pendant l'hiver.

ttStlui et fraternité.

«Doiois-GaAifci.

«Pour adhésion, Gaothibr.»

Cette remarquable lettre , à la fois politique et militaûre, rédigée par Dubois- Crancé, était restée jusqu'ici inédite.

(') Le 6 octobre 1793, le Comité de salut public écrivit aux représentants Maignet et Châteauneuf-Randon à Tannée des Alpes devant Lyon : trLa Convention a vu avec le même étonnement que vous avez balancé à faire exécuter la destitution de Keiiermami , prononcée par un de ses décrets. Qu'importe un succès momentané et tardif sur les Piémontais? L'exemple de Montesquiou doit nous prouver que les succès ne servent qu'à cacher plus adroitement une trahison. L'Assemblée nous a chargés de vous rappeler sur-ie-champ l'exécution de ce décret et nous espérons que vous nous en donnerez l'assurance par le premier courrier.» (Cf. Aulard, VII, a55.)Le 19 octobre le Comité de salut public arrêta que Kellermann serait mis sur-le-champ en état d'arrestation et amené à Paris. (Cf. Aulard, VII, 37^.)

(') C'était une fausse nouvelle.

CORRESPONDANCE GÉNÉRALE DE CARNOT. [5 oct. 1793.]

77. PABIS, [5T]0CT0BBB fJ^^^^K LB COMITE DB SALUT PUBLIC AU MINISTBB DB LA 6UBBBB BOUGHOTTE.

Analyse. — Envoi d'une lettre du général Vialle, demandant son remplacement, et d'une lettre adressée par les représentants Delacroix, Legendre et Louchet, qui réclament que le ministère de la guerre s'occupe promptement du choix d'un général actif ^^^

(Mioair, Arch. nat, AF ii 968.)

LB COMITE DB SALUT PUBUC

A DUBOIS-CBANCi BT 6AUTHIBB, BBPB<8BNTANTS 1 LUBMIb DBTAlfT LYON ^^K

Paru, le 6 octobre 1793.

LB8 MBPMistKTÀlIlTa DO PKVPLK COMPOSANT LB COMITÉ DE SÀLBT POMUC.

La situation de la République, citoyens collègues, exige plus que jamais le développement de toute l'énergie des patriotes. Toulon livré aux Anglais attend des forces pour être réduit h rentrer dans le devoir; Carteaux marche vers cette ville rebelle, mais son armée est peu nombreuse. La Convention nationale comptait sur la prompte humiliation de Lyon et la destruction de ce repaire d'aristocratie. C'est avec surprise qu'elle voit se prolonger le siège qui ne lui paraissait devoir être qu'une expédition prompte et facile. Hâtez-vous, citoyens collègues, de répondre au vœu de la Convention. Nulle considération ne doit ralentir vos efforts. Le moment est passé ou il doit être per- * mis d'user de ménagement; mais, quand il faut sauver la patrie au prix de quelques sacrifices, il n'y a pas h balancer.

^*) Carnot est préeent à la séance du (iomitë. (Cf. Aulard, VU, 999.)

'*) La lettre des représentants est datée du Havre, 97 septembre 1793. (Cf. Aulard, Vil, 86.)

(^) Carnot n'est pas présent A la séance du Comité. (Cf. Aulard, VU, 9^5.)

(*) Cette lettre a été imprimée dans le recueii Aulard, VII, 953. Je la reproduis

parce qu'elle me parait avoir clé rédi|;ce par Carnot. En effet, les deux autres signataires, C.-A. Prieur et Prieur de la Marne, n'avaient pas Thabitude de rédiger les correspondances de cette nature. D'autre part, cette lettre nous permet de constater combien le Comité et Camot en particulier se préoccupaient des opérations mifilaircs devant Lyon.

[6 ocT. 1793.] CORRESPONDANCE MIUTAIRE DU COMITÉ. 357

On nous assure que vous avez déjà reçu une grande quantité de munitions, et néanmoins nous venons de nous concerter avec ie ministre de ia guerre pour en faire passer encore; ainsi, vous pouvez agir avec vigueur et compter que ia Convention nationale ne fléchira

pas

Ijbs membres du Comité de salut public,

Laz. Carnot, C.-A. Prieur, Prieur, député de la Marne.

P. S. Depuis que notre lettre est écrite , un de nos collègues , membre de ia Convention, a fait une sortie sur les affaires du Midi, qu'il a prétendu négligées; nous vous engageons de nous donner (des nouvelles par chaque courrier.

(Imiir. dani la Réponte de Duboiê-Crwicé aux hicidpationt, p. s63. ^ Areb. nat, AF ii 953.)

LE MINISTRE DE LA GUERRE BOUGEOTTE AU GOMITi DE SALUT PUBLIC.

Anafyêes, — Deux lettres : 1* Envoi d'une copie de la lettre des membres composant le conseil de guerre tenu à Avesnes le 98 septembre, par laquelle ils annoncent que Tennemi a passé la Sambre au-dessus et au-dessous de Maubeuge. «Avesnes a des moyens de défense qui doivent ie mettre en état de résister pour le temps où l'on pourra encore tenir la campagne, si les habitants joignent surtout leurs efforts à ceux de la garnison ^^. s (Orig. , Arch. de ia guerre, armée du Nord.) — a* 11 propose de ne plus exclure du service les soldats ou sous-officiers, qui, ayant été attachés à Gapet, seraient redemandés par leurs corps (*\ (Analyse , Arch. de la guerre, corr. gén.)

^^) Le même jour la Convention rappelait dans aon sein les représentants Gauthier et Daboi»^rancë, dont Ténergie lai partiflsait insuffisante. (Cf. Aulard, Vil, 969, et Th. long, Duboù-Craneé , t. II.) Geux-â n'en entrèrent pas moins dans Lyon le 9 octobre (cf. Aulard, VII, 35o), mais furent décrétés d'arrestation par le Comité de sahit public le 1 9 du même mois et remis en liberté le 19 (tif., 376).

^^ Le même jour Jourdeuil, adjoint au ministre de la guerre, écrit au Comité que le ministre a donné des ordres au com-

ui.

mandant de Parmée des Ardennes pour renforcer la garnison de Verdun et à celui de Tarmée des Côtes de Brest pour faire provisoirement remplacer à Saint-Malo les trois bataillons qui en ont été retirés par le représentant Carrier. (Orig., Arcb. de la guerre, armée du Nord.)

(') Par un décret du 5 septembre 1798 la Convention nationde avait enjoint à toute personne qui aurait été dans les cidevant maisons militaires de Louis XVI ou de ses frères, de se retiter dans sa municipalité.

urBima» SATiOBAtK.

CORRESPONDANCE GÉNÉRALE DE CARNOT. [6 oct. 1798.]

PABU, 6 OGTOBBB 1793.

LE MIIIISTBB Dl LA GUUBB BOUGHOTTB AU GixiftAL PIG0B6BU.

II minUTÈE DE LA eOEMEE AU QiEiEAL PtCEEÇED , COMMAKDAET VAEEÛE DO EEIE ,

AU QUAETIEE ^ÛniEAL 1 WtBSEMEOUE».

Je VOUS ai euToyë aTant-iiier, génénl , on arrête da Conaeil exëeatif , approuvé par le Comité de nlut public , qui vous investit da commandemeiit en ^f provÎBoire de Tannée du Rhin. Je m'attends que vous êtes à Wissembour^ et , qu ayant à votre disposition toutes les forces du Haut et Bas-Rhin, et vous concertant avec le général de Launay, qui commande ceDe de la Mosdle, vous rétabiirex bîent^ les affaires de la République. La patrie doit espérer que Tesprit qui vous anime fortifiera le courage et la bonne volonté de nos frères d*armes, au lieu de les abattre, ainsi qu'ont fait certains généraux malveillants. D est temps de purger les armées de tous les officiers suspects; attachex-vous à les découvrir; envoyésm*en les noms; c'est un devoir de les écarter de l'armée.

Je vous ai adressé hier un courrier pour fidre amener à Paris le général Landremont ^^K

J'ai reçu votre lettre de Blotxheim du 98 septembre. Les bonnes dispositions dans lesqudies vous présumiez que sont les Suisses à notre ^ard ne peuvent que plaire à des républicains qui voient que ce peuple aime aussi sa liberté ^''. Cependant il convient d'avoir toujours une certaine méfiance des gouverneurs, tout en se prêtant à entretenir la concorde. Le Conseil exécutif vous a autorisé à nommer cdui des officiers généraux que vous aurez cru le |dus en état de vous remplacer sur le Haut-Rhin. Vous lui donnerez vos instructions sur sa conduite militaire et politique ^'^

Écrivez à tous généraux de division , commandants de camp , cantonnanents et places pour leur donner les ordres et l'ensemble convenables, pour leur demander tous les rapports et les comprendre dans celui général de l'armée que vous commandez. Chacun n'a que trop voulu avoir son armée à part, et toutes ces petites prétentions ont nui au succès de nos armes. Les forces se sont trouvées trop éparses, tandis qu'en attaquant en masse nous battrons toujours nos ennemis. Qu'ils ne soient point prévenus des mouvements; tAchez au contraire que tout le monde prenne le change sur vos projets; interceptez toute correspondance, tonte

(^) Cet ordre ne parvint pas à Pichegru, qui le dédara dans une lettre adressée au général Garienc de BloUheim, le 11 octobre 1793. (Orig., Arch. de la guerre, armée du Rhin.)

(') Cf. i ce sujet une lettre de Barthélémy au ministre des Affaires étrangères Defoigues, le aS septembre 1793 ( A^îsrs de B^rthdêmy, publiée par Kaulek, III,

79), et une lettre de Bâcher «u même, datée de Bâle, 99 septembre, où ce dqdomate raconte qu'il a causé la veille, dans le château de Blotsheim, avec le général Pichegru «de nos relations avec les Suisses et des ménagements qu'efiea ezigeaienLs (^ Pichegru remit à la fin d'octobre le commandement de la divinon du Haut- Rhin au généra de brigade Scherer.

[6 ocT. 1793.] CORRESPONDANCE MILITAIRE DU COMITÉ. S59

eommimication avec i*eiinemi ; ne recevez point de pariementaires dans les places, ni an quartier général ; qu^ils restent aux avant-postes et que leurs paquets vous soient apportés par des ordonnances; que la police des camps, des lignes et des places s*y bsse exactement et qu'il ne s*y introduise point de gens suspects. En6n âectrisea Tesprit des troupes; donnez-leur confiance dans leur courage, leurs forces, leurs positions, dans le peuple qui est derrière eux et dont Ss ne sont que 1 avanirgarde , et vous serez étonné vous-même de ce que peut Tamour de la liberté dies des soldats républicains conduits par de véritables sans-culottes.

Je vous envoie un courrier; j*espère qu'il rapportera de bonnes nouvelles. Je suis inquiet, d'après les dernières que j'ai reçues. Mais j'ai confiance dans vos talents et votre patriojisme et dans le sage emploi que vous savez faire de toutes vos ressources. TAchez de connaître à fond celles de l'ennemi; donnez toute votre attention à bien monter votre espionnage. Si vous avez besoin de fonds, marquezle moi; je vous aiderai en tout. Jusqu'ici l'espionnage, dans la plupart de nos armées, était absolument contre nous et en faveur des ennemis, presque tous nos états-majors étaient gangrenés d'aristocrates, de fédéralistes et d'intrigants. Ayez grand soin de vous bien entourer et de ne confier la partie secrète qu'au plus sévère républicain; enfin ne n^gez rien pour faire triompher promptement la cause de la liberté.

(Arch. de la guerre, armée du Rhin, reg. ^7, p. 19.)

LR G^N^RAL JOURDAII AU HllfISTRE DB LA 6UBRRB BOUCHOTTE.

A Arras, le 6 octobre 1798 , Tan u de la République.

LE CtTOÏEN JOURDÂN ÀV ClTOfBN BOVCBOTTK , MINiaTRÉ DM LÀ QOERRB,

Citoyen ministre,

En conséquence de l'arrêté qui met à ma disposition l'armée des Ardennes ^'\ j'ai écrit au commandant de cette armée de mettre en mouvement, aussitôt le reçu de madépécbe, un corps de cinq mille hommes au moins, qui doit se rendre à Phflippeviile et de là se porter sur Beaumont. Je lui ai donné rendezvous pour le 1 1 au plus tard. Ce corps est destiné à flanquer ma droite et donner de l'inquiétude à l'ennemi dans cette partie. Pai donné des ordres au général Fromentin, qui arrive aujourd'hui à Guise, de se concerter avec le commandant des forces qui sont à Hirson. Je ne crois pas avoir encore besoin des troupes du camp de la Réunion-sur-Oise. Je ne pourrai les employer que pour regarnir les

^) Arrêté du Comité de salut public, en date du s octobre 1798. (Cf. Aulard, VII, iBs.)

360 CORRESPONDANCE GÉNÉRALE DE CARNOT. [6 oct. 1793.]

emplaçementa dont j'aurai ûré des troopes.sor h frontière. Je serai demain à Goise et je compte vous donner sous peu les dëtaib de Tatlaque que je médite et que je ferai le |dus i6t qu*il me sera possible. U me tarde de chasser de notre territoire les brigands qui Tinfestent Croyes an désir que j'en ai, comme à moo parfait dévouement pour la République.

Salut et. fraternité.

JOOSDÂH.

(Orig., Areh. de U guerre, amée da Nord.)

6 OCTOBBK 1 793.

LB Gi^MéRAL LAUBAdArB AU GOMITtf DB SALUT PUBUG.

Analfte. — U applaudit au projet d'une descente en Angleterre et demande qu'on fasse recherdier dans les papiers du ministre Le Brun un mémoire qu'il a rédigé à ce sujet

( Analysa, Areh. de la gnerre, reg. G du Gonilé de talut public, DC, p. 57S.)

BATOIINB9 6 OGTOBRB 1793.

L*ADIUDAHT G^llJRAL CHEF DB BRIGADB LAROGHB AU GOUITi DB SALUT PUBLIG.

Anal^te. — Le 1" bataillon de la légion des montagnes, actndlement à Rayonne, doit aller demain reprendre sa place aux avant-postes. L'armée se renforce chaque jour par des troupes de nouvelle levée. Le général de division Frégeville, arrivé de la Réole et chai^ du commandement de la division de Saint-Jean-de-Lux , annonce la venue prochaine de trois bataillons de Bordeaux , entièrement armés et équipés. L'adjudant général Dubreuil écrit de Toulouse qu'un bataillon du Tarn et cinq nouvelles compagnies de Lot-et-Garonne arriveront à Rayonne le 1 6 ou le 1 7. Ces troupes seront suivies d'un bataillon du Gers, selon nn avis des administrateurs de ce département. Les besoins en armes, fourrages et subsistances vont croissant. vD est douloureux pour une Ame fière et républicaine de se voir sans armes au mflieu des camps. Le ridicule en est insupportaUe. L'ennui et l'oisiveté qui régnent quelquefois dans ce séjour semblent en augmenter. Le camp de Bidart, renforcé du 9* bataillon de Lot-etrGaronne, n'offre que le tableau d'un rassemblement d'hommes désoeuvrés; le dernier batafflon y campe sans armes. Au nom de la patrie, au nom de l'humanité, rendez au soldat français toute sa dignité en lui mettant nne arme dans la main ; il sait en faire un si terrible usage N Les ennemis ont trois fois élevé des retranchements et trois fois les ont laissé renverser sans la plus l^re résistance. La désertion augmente

[7 ocT. 1793.] CORRESPONDANCE MILITAIRE DU COMITÉ. 261

dans leur» rangs. La partie da cours de la Bidassoa, qui ferme la finontière, est garnie de 180 pièces de canon. irRien n'ëgale la rapidité avec laquelle Tenneim est instruit de nos moindres mouvements. Nous faisons la guerre dans un pays où f habitant lui est presque entièrement dévoue.». Les représentants ont pris des arrêtés pour fiidre foimer par chaque district un bataiUon de troupes de nouvdle levée, pour la création d*un escadron de hussards, pour porter le 18' régiment de dragons à 1 ,000 hommes, et pour mettre en réquisition toutes les planfcbes et bois nécessaires aux baraquements des troupes. Cette dernière mesure était indispensable, vu que depuis dix jours les pluies sont de vrais déluges ^^K

(Orig., Arch. de U guerre, armée des Pyrénées oceidenUles*)

79. P<RONNB, 7 OCTOBRE 1793 ^^^ CABNOT BT DUQUBSNOY AU GOMItM DB 8ALDT PDBUG« .

Përonne, le 7 octobre 1793, l*an u de la République tine et indivisible.

Citoyens collègues ,

Nous nous trouvons réunis en ce moment à Pérohne avec le général Jourdan et la plus grande partie de l'armée , qui file vers Avesnes par Guise. Nous espérons vous donner dans peu de bonnes nouvelles. Les troupes sont dans Jes meilleures dispositions. Faites hftter Tenvoi de souliers et d'habits qu'a promis le ministre de la guerre. Qu'il fasse aussi passer dans les garnisons de cette frontière les fusils de rem^ part, qui se trouvent disponibles à Paris, et que le ministre envoie un agent à Lille , pour presser le raccommodage de ceux qui s'y trouvent Les chevaux d'artillerie, qui nous ont été envoyés de Sedan, n'ont point de colliers; toujours quelque chose qui manque: tantôt les che~ vaux , tantôt les harnais , tantôt les vivres et tantôt les fourrages. Notre

(*> Le même jour Laroche informait les géaénmx que les représentants du peuple tenaient de le nommer général de bri^de et que le général en chef Muller lui avait confié les fonctions de chef de Tétat-major. (Areh. de la guerre, année des Pyrénées occidentales.)

t*) Camot avait quitté Paris le 6 octobre 1793 dans la nuit, sans pi^ndre le

temps de dire adieu à sa famille (cf. Mémoiret êur Carnot, nouv. édit., I, ^4c^). n arriva i Péronne et y trouva le conventionnd Duquesnoy, son ex-compagnon de mission, qu'il s'adjoignit, et le général Jourdan, qui lui devait son commandement. Cette lettre du 7 octobre est la première que Camot et Duquesnoy écrivirent au Comité de salut public.

362 CORRESPONDANCE GÉNÉRALE DE CARNOT. [7 oct. 1793.]

collègue Laurent court pour les subsistances, et rend les plus grands services en cette partie ^^\

Les représentante du peuph prié V armée du Nord,

CaRNOT, DuQUBSlfOT.

(Minute ant de Caniot, Areh. de ia gaeire, armée do Nord.)

LB MINISTRR DK LA 6UBRRB BOUGHÔTTB AU COMITE DB SALUT PUBLIC.

Analyse. — H annonce qa*ii a envoyë à ia Convention six drapeanx espa* gnols.

(Analyse, Areh. de la guerre, eorr. générale.)

SARRRBRÛCE, 7 OGTOBRB lygS.

LB cilliRAL DB LAURAT AU COMITE DB SALUT PUBUG.

Analyse, — D rend compte des ordres donnés pour l'arrestation du gënëral Bdthazar Schanenburg, de l'impossibilité on il se trouve, lui, de Launay, de commander Tannée de la Moselle, et des diverses dispositions prises pour couvrir les départements du Rhin et de la Meurthe et renforcer ses communications avec Bouquenom ^*\

(Analyse, Areh. de la guerre, eorr. générale, feuâle d'extraits elassée an 19 oetobret793.)

(0 Le conventiennel Laurent (da Bas- Rhin) avait été adjoint aux représentants près Tarmëe du Nord le 1 5 septembre 1 798. (Cf. Auiard, YI, A90.) 11 se trouvait ^ors à Péronne et s Vcupait surtout de la <pie»tion des subsistances. Sa correspondance avec le Comité de sdut public se trouve dans le tome VU du recueil de M. Auiard.

(*) Le même jour le général de Launay écrivait au ministre de la guerre (orig., Areh. de la guerre, armée de la Moselle) : «Pai rhonneur de vous prévenir que je

viens de faire mettre i exécution Tordre que vous m^avex envoyé pour rarrestalion de Schauenburg. En conséquence j^ai remis au citoyen Maupoins, capitaine de gendarmerie, Tarrété du Comité de salut public, ensemble votre ordre d^arrestation. Je Tai fait partir sur-le-champ pour Toul, où Schauenburg a dû se retirer. Je lui ai recommandé la plus grande discrétion, mais je ne répondrais pas que Schauenburg s*y fût retiré, surtout s*il a eu vent de sa prochaine arrestation ou s*il s'est senti la conscience chargée.

[7 ocr. 1793.] CORRESPONDANCE MILITAffiE DU COMITÉ.

BLOTZHBIM, 7 OGTOBRB 1798.

LB G^N^RAL PIGHB6RU AU MINISTBB DB LA. 6UBBRB BOUGHOTTB.

An quartier géoéral de Blotiheiin , le 7 oetobre 1798 , Tan 11 de la République française.

PICHKêRV, QivitLAL DB DlfiSIOM , COMMâWDàNT OBLLK DV BÀUT-nHIK , ÀV CiTOYKN BOVCBÙTTE, MMNISTRB DE LÀ GUBBRB.

Citoyen ministre,

Mon attachement à la chose publique et mes principes républicains ne me permettent pas d*aceepter le commandement en chef de Tannée du Rhin , dont vons m'annonces, par votre lettre du h courant, que le Conseil exécutif vient de m'investir. Ce commandement a été remis, par les représentants du peuple, entre les mains du citoyen Carienc ^*\ général de division , qui connah tesprit de cette armée et en suit depuis longtemps les opérations et les mouvements. Je le crois infiniment plus apte que moi à la diriger, et je risquerais de compromettre fe salut public en me chai^^eant d'un commandement aussi important, pour lequd je ne dois pas vous dissimuler que je n'ai ni les talents ni Texpérience nécessaires ^*K Veuilles donc, je vous prie, citoyen ministre, engager le Conseil exécutif à fixer son choix sur un autre ou à confirmer la nomination faite par les représentants, et agréer les sentiments de ma reconnaissance pour ce nouveau témoignage de confiance, qui ajouterait, s'il était possible, au vif désir que j'éprouve de concourir de tous mes moyens au triomphe de la liberté et au sdut de la République.

(Orig., Areb. de la guerre, armée du Rhin.)

«Je TOUS ai envoyé, citoyen ministre, un eoomer pour vooa prier de nommer un antre chef à Tannée de la Moselle, et j'espère que vons aurei en égard i mes justes représentations. Je ferai pour mon pays toute espèce de sacrifices, mais ce serait le trahir que de prendre une charge dont on ne serait pas capable de supporter le

Le 11 octobre 1798 le ministre de la guerre transmit an Comité de salut public k lettre du général de Launay. (Orig., Arch. de la guerre, année de la Moselle.)

<*) Jean-Pascal-Raymond Carienc, né à Aibi (Tarn) le 19 septembre 1798, était chef d*escadron au 1 1* dragons quand iï fut promu successivement par les repré-

PiGHBoau.

sentants à Tannée du Rhin, Ruamps et Rorie, général de brigade le 90 septembre 1793, divisionnaire le 1" octobre et commandant en chef provisoire de Taimée du Rhin le s du même mois, en place du génénd Deimas, enfermé dans Landau. — J*ai donné une courte notice sur Carienc au tome I", p. 170, note 9. Il &ut ajouter qu'il mourut i Saint-Pons (Hérault) le 1" mars 1898. (Cf. aussi la biographie du génénJ Carienc que j'ai présentée, en avril 1896, au Congrès des sociétés savante^)

(^ Pichegru écrivit , le 1 1 octobre 1 793, à Carienc pour lui annoncer qu'il avait refusé le commandement de Tannée du Rhin. (Orig. 4 Arch. de la guerre, armée du Rhm.)

CORRESPONDANCE GÉNÉRALE DE GARNOT. (7 oct. 1793.]

ABBBAU, VALLil DUOBB, 7 OCTOBBB 1793.

LE GininkL db bbigadb lassallb^'^ gommahdaut dans lbs tall^bs

DBS HAUTES ET BASSES PTB<N<ES , AU COMUi DB SALUT PUBLIC.

Anabfêi. — Reconnaissance faite par lui dans les vallées. Le 3 otiiohre 3 arriva au haut du port de Plan et fut accueilli par une fusillade. Les troupes montèrent à Tassaut des hauteurs et s>n emparèrent; le représentant Feraud mardiait à leur tête et s^est cassé une c6\e ^'^. Les chasseurs de Provence et les volontaires de la Haute-Garonne se sont vaillamment conduits. Les habitants du village de Vielle^*) ont montré un grand patriotisme. «A notre passage les vieillards de ce village vinrent entourer le citoyen représentant et moi pour demander en grâce que leurs enfrnts marchassent à Tennemi et qu*ils fussent eux-mêmes autorisés k fidre leur garde. Dans un autre endroit les femmes se présentèrent armées. Le citoyen Coma, qui sentait que leur présence ne nous était pas nécessaire, vodot prouver le danger que leur beauté pourrait causer parmi les cmnbattants. — (rC*est*du sang espagnol, dirent-elles, que nous voulons répandre. «

(Orif., Areh. de la guerre, amiée des Pyréoéee orienlalet.

PABIS, 8 OCTOBBB 1793.

LB MINISTBB DE LA 6UEBBB BOUCHOTTE AU GOMIT< DE SALUT PUBLIC

Analyse. — Il demande à être autorisé à réunir aux quatre escadrons dgi existants de Tarmée révolutionnaire de Paris Tescadron tout formé du département de Seine-etrOise, afin d*accélérer d*autant ia formation de la cavalerie de celte armée.

(OrigM Areh. de ia gaerre, armée rAvolationnaire.)

(*> François Loasalle-Geieau, né à Lagraulet (G«rB) le si octobre 17A1 , enseigne au régiment de Foret \e ih février 1758, lieutenant le $3 septembre 1759, passé à Saint-Domingue le 1 o janvier 1 763 et rentré en France le h juin 1767, capitaine commandant le 16 mars 1769, capitaine de chaaeeurs au régiment d'Angoumois le 90 mai 1780, lieutenant-colonel le 5 février 1799, chef de brigade le 9 mai 1793, général de brigade le s 5 juin 1793, suspendu le s 5 germinal

an II (i5 mars fjgh)^ autorisé A prendre sa retraite le 7 frimaire an m (17 novembre i79&)t retiré à Gondrin (Gers), où il vivait encore en septembre 181&. Le générai Lassdle-Ceaeau avait fait les campagnes d^Allemagne de 1760 à 1769.

(*) Cf. une lettre du représentant du peuple Feraud à la Convention nationale, écrite d^Arreau le h octobre 1793. (Aulard, VU, S19.)

(') Vieile-Aure, département des Hautes- Pyrénées.

[8 ocT. 1793.] CORRESPONDANCE MILITAIRE DU COMITÉ.

PUIGBRDA, 8 OCTOBRE 1793.

LE G^N^RAL DAGOBBRT AU GOUItM DE SALOT PUBLIC.

A Pnieerda, le 8 octobre 1798, Tan u de la RépnUiqne françaiie.

LE ûiviRAL DÀGOBERT AUX CITOTEHS fiEPRÉSENTÂNTS DU PBOPLB , COMPOSANT LE COUni DE SÂIOT PUBUG DE LA CONVENTION NATIONALE.

Citoyens représentants »

Quand j'ai cru, pour servir plus utilement la République, devoir demander mon retour en Cerdagne, mon projet ëlait de pénétrer sur le territoire espagno], Je me suis donc présenté devant Camprodon; les habitants de cette ville ont &it feu sur le trompette que j'envoyai les sommer. Je leur ai encore fidt proposer ^des paroles de paix par un habitant du pays, que j'ai envoyé prendre dans le village voisin; quoiqu'ils fussent convenus de me livrer la place, ils ont continué de tirer sur l'armée pendant toute la nuit. Dès le matin j'ai ordonné l'attaque sur quatre points différents, et bientôt la place a été emportée et traitée conune une ville prise d'assaut. Je suis passé à travers avec la cavalerie et j'ai poursuivi l'ennemi asseï loin sur le chemin de RipoQ, sans pouvoir le joindre. Je m'étais flatté de pouvoir lever pour la République une contribution considérable dans cette ville, mais tous les habitants s'étant sauvés, il ne s'est trouvé personne pour l'imposer et la payer, ni que je pus enunener pour otage. Ayant été informé que la partie de mon armée, qui devait m'étre amenée du Mont-Libre par les généraux Poinsot^^^

(^) Pierre Poinsot, né à Chalon-aur- Saèoe (Saène-et-Loire) le 7 février 1764, engagé au régiment de Beauvoins-Infanterie le 1** avril 1779, congédié par remplacement le 3i juillet 1784, engagé au régiment des dragons de La Rochefoucaidd le 90 octobre 1787, congédié le 91 mai t79i« capitaine dans la légion du Nord le 3i mai 1799, adjudant général chef de bataillon à l'armée des Pyrénées orientales le 7 juin 1 793 , général de brigade provisoire le 7 aoât 1793% général de division provisoire le 9 A septembre 1793, sospendu le 7 frimaire an 11 ( 97 novembre 1793), mais maintenu en activité par Dugoromier, confirmé général de brigade le 3o messidor an it (18 juillet 1796), employé i Tannée de Rhin et Mosdle le 93 fructidor an t (9 septembre 1797)1 réformé le 6 fructidor an vi ( 9 1 août t '^98 ) , remis en actirité le 3 thermidor an vu

(91 juillet 1799)1 autorisé à se retirer dans ses foyers le 1*" juillet 1801, employé dans la 18' division militaire le 9 novembre 1801, employé à l'armée de Saint- Domingue le 91 février i8o3, rentré en France le i*' août 1 8o3 , membre de la Légion dlionneur le 11 décembre 180 3 et commandant le 1 4 juin 1 80 6 , admis au traitement de réforme le 90 août i8o5, remis en actirité le 96 mai s 806, employé à Tannée d'Italie le 98 novembre 1808 et à celle d^Espagne le 19 décembre 1809, baron de Chansac le i& février 1810, employé à Tannée de Portugsd le 90 juin 1810 et au 11* corps de la Grande Armée le 11 août 1819, prisonnier de guerre le 96 mai 181 3, rentré en France le 6 mai 1816, chevalier de Saint-Louis le 3i juillet 181 4, admis à la retraite le 94 décembre 181 4, employé au dépôt de cavalerie d'Amiens le 98 mai t8 1 5 , lieutenant

266 CORRESPONDANCE GÉNÉRALE DE CARNOT. [8 oct. 1793.]

et Marbot^'), ii*avait pas bougé, parce que Tun était resté malade à QuSlan, et Tautre avait été appdé à Toulouse, j*ai pris le parti de revenir sur mes pas pour passer moi-même au Mont-Libre et me mettre à sa tête.

Au moment de mon départ, les habitants de Camprodon continuaient de faire feu des montagnes et de provoquer sur leur ville le sort que Ricardos a fait éprouver à plusieurs villes et vilkges du territoire français. Le feu qu*on a mb alors à qudques maisons a paru une juste représaUle. D'un autre côté plusieurs communes se sont soumises. Celle du Sept-Cazes m*a remis ses armes et les cbaperons de ses consuls que j'ai fait passer aux représentants du peuple.

Arrivé au Mont-Libre , j'ai appris que le gén&id de brigade VonUand ^*), accompagné du représentant du peuple Cassanyès, s'était après coup porté dans la vidlée

gtnénd bonoraire le 8 mars 1818, compris dans le cadre de réserve comme maréchal de camp le sa mars i83i , réadmis i la retraite le i** mai i83a, mort à Dijon (CAte-d'Or) le 3o juillet i833.

(') Antoine Marbot, né à ÂitiUac (Corrèze) le 7 décembre 175&, 61s d'un cultivateur, admis conunc surnuméraire dans les gardes du corps du Roi le i4 mai 1773, garde du corps titulaire le 11 juin 177 A, réformé le 3i décembre 1776, enrôlé volontaire aux dragons du régiment Dauphin le 1" mai 1781, congédié le 7 juin 1786, administrateur du département de la Corrèse en 1790, député de ce département i TAssembiée légidative le 3 septembre 179I1 adjoint aux adjudants généraux de Tannée de la Moselle le a 6 septembre 1799 , passé à Tannée des Pyrénées le 9 6 du même mois , capitaine i la légion des Montagnes le 9 février 1 793 , adjudant géoérai chef de bataillon provisoire le 96 avril 1 793 , général de brigade provisoire à Tarmée des Pyrénées orientales par arrêté des représentants Chaudron-Roussau et Leyris le 3o août 1793, confirmé le 7 octobre suivant, chargé de conduira des troupes à Tarmée sous Toulon le 1 & décembre 1793, général de division provisoira le a 5 décembre 1793, passé à Tarmée des Pyrénées occidentales le 98 juin 1 79 A, con&mé dans son grade le i3 juin 1796, suspendu le 96 du même mois, réintégré le 6 septembre 1 795 , député de la Corrèse au Conseil des Anciens le 9 3 vendémiaire an iv (i5 octobre 1795), commandant la 17' di-

vision militaire ( Paris) en remplacement de Joubert le 9 juillet 1 799 « employé à Tarmée d'Italie le 9 septembre 1 799 , mort à Gènes (Italie) le 19 avril 1 800, de T^démie régnante. Le général Marbot avait reçu un coup de feu à la jambe au combat de Gadibana le 6 avril 1800. Il a laissé un fils, qui devint général et a écrit des Mànoim publiés récemment

(*) Alexandre Voalland, né i Usés (Gard) le 10 novembre 1795, lieutenant au régiment Royal-Lon«ine le 3 septembre 17A7, réformé avec ce corps en 1769, lieutenant de grenadiers au régiment de TIle-de-France le 16 juin 1763, capitaine le 1*' avril 1767, réformé le 91 décembre 1763, premier capitaine des grenadiers royaux au régiment provindd d^Anduie en 1 77 1 , chevalier de Saint-Louis le 9 4 novembre 1771, réformé en 1776, premier capitaine de grenadiers au 5* régiment d*étatr-major le 1*' juin 1778, retraité le i5 septembre 1789, colonel de la garde nationale d*Uzès en 1789, chef du 9* bataillon des grenadiers du Gard le 96 août 1799, général de brigade i Tannée des Pyrénées orientales le 1*' octobre 1793, général de division le 97 nivôse an 11 (16 janrier 1796), commandant à Marseille du 3 thermidor au 5* jour complémentaire an n ( 9 1 juillet au 9 1 septembre 179/1), retraité le 96 fructidor an vi(i 9 septembre 1798), retiré à Usés. Le général Voulland était Toncle du conventionnel. Il avait fait les campagnes d*Italie de 1767 et 1768.

[8 ocT. 1793.] œRRESPONDANGE MIUTAIRE DU COMITÉ. 367

de Ribesponr me donner la main du cM de RipoU, comme c'en était ie projet, et qae qudcpies villages, dont les habitants avaient fiiit feu snr nos troupes, avaient été incendiés, d'après les principes et la prodamation dn général ennemi luimême. Je m'en vais dans Tinstant les joindre et tAcher qu'il ne soit livré au feu et aa pillage que ceux qu'on ne pourra amener à reconnaître la République et à loi payer leurs impositions ^^\

Saint et firatemité.

(Orig., Areh. de la guaire, aniM^ det Pyréhéaa orienialei.)

Dagobrbt.

PABIS, 8 OGTOBBB 1793.

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