LE G^N^BAL RONSIN AU GOIIIT^ DE SALUT PUBLIC
Analyu, — Il annonce qu'une insurrection a édaté à Beauvais, ce qui met en grand danger les quatre escadrons de l'armée révolutionnaire ^'^ 11 propose d'envoyer dans cette ville douze à quinze cents hommes et deux compagnies de canonniers.
(Aoalyw, Areh. delagoerre, eorr. générale.)
BATOlfNE, 8 OGTOBBB 1793.
LB 6<If<BAL DE BBIGADB LAROGHB AU GOMItM DE SALUT PUBLIC.
AnabfêêM. — Deux lettres : 1* La présence défit représentants Pinet et Monestier a produit à l'armée des Pyrénées occidentales l'effet qu'il attendait. «Les soldats ont applaudi avec transport et spontanément aux grandes mesures qu'ils viennent de prendre. Td est l'ascendant des vertus républicaines sur des hommes qui combattent pour la liberté, lors même que l'intrigue et la malveil-
(') Le 9 octobre Cawanyèa écrivit au Comité de salot public pour Tavertir de la marche du général Dagobert sur GamprodoD. (Cf. Aulard, Vil, 337.)
^ Le 97 septembre, quatre eacadrons de Tarmée révolutionnaire, formant cinq cents hommes, arrivèrent à Beauvais pour protéger la réquisition des grains faite pour Tai^rorîsîonnemeot de Paris. Le h octobre , une insurrection éclata dans la ville.
8OU8 le préteite de ne pas exécuter le décret qui ordonnait aux femmes de porter des cocardes. L*ordre se rétablit asseï vite, mais Barère, dans la séance du 8 octobre, fit décréter Tenvoi du représentant du peuple Joseph Le Bon dans le département de rOise pour épurer les administrations départementales et les autorités constituées de Beauvais et de Noyon. (Cf. Moniteur, XVIII, 84.)
268 CORRESPONDANCE GÉNÉRALE DE CARNOT. [8 oct. 1793.]
lance des chefs versent leur poison corrapteur. 9» Les généraux De Prez-Crassier <*^ et Wiliot^'' ont été provisoirement suspendus et mis en arrestation dans la citadelle de Rayonne. Le général MuHer^'^ a été nommé général de division et comman-
(*) Jean -Etienne -Philibert de Prei de Craaâer, né i Divonne (Ain) le 18 janvier 1733^ fils de J.-B. de Prei, écuyer, seigneur de Crassier, cadet dans le régiment suisse de Vigier en 17^6, enseigne le 1 9 mai 1 768 , sous-lieutenant le i*' avril 175a, capitaine au régiment Royal Deux- Ponts le 1" avril 1767 et de la compagnie Lieutenant-Colonel le t4 juin 1769, réformé en 1763, rang de lieutenant-colonel le 9 mars 1773, passé en HoUande avec Mailiebois en 1785, député de la noblesse du bailliage de Gex aux États généraux le
5 avril 1 789 , maréchal de camp le 1*' mars 1791, commissaire dans les départements de TAin, de la Haute-Saône et du Doubs le 99 juin 179 11' lieutenant génénd le i5 septembre 1799, commandant en chef Tarmée du Rhin le 16 décembre 1799, suspendu le 97 avrU 1793, réintégré le
6 juin suivant, commandant en chef Tarmée des Pyrénées occidentales le 1*' septembre 1793, démissionnaire le 3o du même mois, arrêté et conduit â Paris, réintégré par la Convention le 9 floréal an m (98 avril 1796) et remis en activité le i5 (4 mai 17^5), destitué le 11 brumaire an IV (9 novembre 1796), autorisé à prendre sa retraite le 99 prairial an iv (17 juin 1796}, mort i Divonne en i8o3. Le général de Prex de Grasûer avait fait les. campagnes d'Allemagne de 1757 à 1769,
(*) Amédée Wiiiot, né à Belfort (Haut- Rhin) le 3i août 1755 (et non k Saint- Germain-en-Layc, comme le dit le Dictionnaire dêi Parlementairei)^ volontaire au régiment de Mantes en 1771* enseigne le 98 octobre 1776, lieutenant au régiment provincial de Paris le 9 A mars 1776, lieutenant de grenadiers le 7 juin 1780, capitaine le i3 février 1787, licencié avec son régiment par la loi du 90 mars 1791, aide de camp du général Choisy le 3o juin 1791, second lieutenant-colonel du 5' ba-
taillon d'infanterie l^re le 93 mars 1799 , chef provisoire de la 5* demi-brigade légère le i*' juin 1793, générai de brigade provisoire le 93 juin 1793, compris dans la nouvdle organisation des états^najors du 1 3 juin 1 795 , général de division provisoire le G ju^et 1 795 , confirmé le 1 7 du même mois, employé i Tannée de TOuest le i5 septembre 1796, commandant en chef provisoire de cette armée le 99 décembre 1795 , employé à Tarmée des G6tes de rOcéan le 1*' janrier 1 796 et i cdle de Rhin et Moselle le ]3 avril suivant, commandant la 8* division militaire (Marseille) le 95 juillet 1796* député des Bouchesdu-Rhône au Conseil des Cinq-Cents le 99 germinal an v (11 avril 1797), déporté à Sinnamary le 99 septembre 1797* évadé en juin 1 798 , réfugié en Angleterre , puis aux Etats-Unis, rentré en France, rétabli sur le tableau des officiers généraux et admis à la solde de retraite le 9 novembre 1 81 5 , baron le 99 novembre 1 8i5 , gouverneur de la 93* division militaire (Corse) le 10 janvier 1816, comte le 9 mars 1816, commandant de la Légion d'honneur le k avril 1816, commandeur de Tordre de Saint-Louis le 1*' mai 1891, mort k Santeny (Seine-et-Oisé) le 17 décembre 1893 (et non à Choigny le 17 octobre 1893, comme le dit le Dktùmnain dêi Parlementainty
('} Jacques-Léonard MuUer, né àThionville le 11 décembre 17A91 fils d*un chirurgien au régnent suisse deDiesbach, soldat au régiment de Courten le 1" mai 1765, sous-lieutenant quartîer-maltre le 93 octobre 1771* lieutenant le 9 mai 1 779, capitaine le h décembre 1791, chef de bataillon au 91* chasseurs à pied le 91 août 1799 , chef de brigade du 77* régiment le tk janvier 1793, adjudant général chef de brigade le 8 mars 1793, général de brigade le 5 mai 1793 et de division le 3o septembre, général en chef de Tannée
[8oeT.t793*] CORRESPONDANCE MILITAIRE DU COMITÉ. 269
dant provisoire de Tarmëe; le général Ldain ^^^ [Deialain] a été promu divisionnaûre et lui-même générad de brigade et chef d*état-major de Tannée. II tâchera de se rendre digne de ce poste. «Je vais donc, citoyens représentants, m'occuper sans relAche à mériter là con6aoce qui m*a été accordée. Si je suis assez heureux que de m'en rendre digne, un sourire de ma chère patrie sera pour moi une récompense bien plus précieuse que tous les honneurs stériles des despotes. » Le siège du quartier général ayant été fixé à Rayonne, il pourra conserver le conioiandement de cette place en laissant les détails au commandant temporaire et en ne se réservant que la grande police. <r J'apprends que nos avant-postes sont attaqués et que la générale bat dans nos camps. Je vais y voler avec le général et travailler de manière qu'ils n'aient pins la témérité de se présenter, n
aT ir Je vous apprends avec la douleur la plus vive la mort du général La Rourdonnaye ^'', après quarante-huit heures des plus crudQes souffi*ances et sans avoir pa rien dire. D a cessé d'être avant-hier au matin à sept heures dans la ville de Dax, où il avait été, dans l'espoir de rétablir sa santé. Les patriotes le pleurent, parce qu'ils croient avoir perdu un ami et un républicain ferme et loyid. n
(Orîg., A.rch. de la gaerre, armée des Pyréoées oeddeoUdes.)
des Pyrénées occidentales le 9 octobre 1793, ccmfinné le s5 germinal an 11 (s& avril 179^)9 employé à Tannée des Alpes le h fiructidor an 11 (91 aodt 179^)9 autorisé à prendre sa retraite le 1 3 ventte an ui (3 mars 1795), admis au traitement de réforme le 3 germinal an ti (93 mars 1798), remis en activité pour commander la 19* division militaire le
17 floréal an n (6 mal 179B), em[doyé près le Directoire exécutif le 94 brumaire an Tii (]& novembre 1798}, inspecteur général de Tinfanterie le 98 ventôse an vu (iS ma» 1799), commandant provisoire de Tarmëe du Bhin le 99 messidor an vu (lo juillet 1799), commandant de la réserve de i*armée d^observalion du Midi le
18 ||;erminal an ix (8 avril 1801), nommé par Murât lieutenant d*armée provisoire le 16 floréal an iz (6 mai 1801), inspecteur général d'infanterie le 8 messidor an z (97 juin 1809), membre de la Légion dlionneur le 19 frimaire an xii (1*' décembre i8o3) et commandant le 95 prairial (i& juin 180&), inspecteur pour les 16* et 17* divisions militaires le 6 oclobre 1807, commandant la légion portugaise le 91 mai 1808, baron de TËmpire
le 16 décembre 1810, retraité le aâ décembre t8i4, mort à Paris le 1*' octobre
(^) Alexandre Ddalain, né à Saint-Dizier (Haute-Marne) le 10 mai 17&8, fils d'un avocat, dragon dans la légion de Hainaut en mai 1767, maréchal-des-logis en 1770, rang de lieutenant de dragons le là janvier 1779, rang de capitaine le i5 décembre suivant, capitaine attaché au tk* chasseurs à cheval le 8 avril 1779* chevalier de Saint-Louis le 7 octobre 1781, capitaine en /second au régiment de chasseurs des Gévennes le 94 septembre 1784, capitaine commandant le 90 avril 1789, lieutenant-colonel du 5* bataillon dUnfanlerie légère le 6 novembre 17911 générai de brigade provisoire le 7 mai 1793, général de division provisoire à Tarmée des Pyrénées occidentales le 9 octobre 1793, suspendu le 90 germinal an m (t4 avril 1796), retiré à Éclaron, près de Saint- Dizier. Le général Deialain avait fait les campagnes de Corse en 1768 et de Pologne en 1771 et 1779. 11 avait reçu un coup de feu au bras droit i la défense du château de Gracovie en 1779.
(» Cf. t. I, p. 199.
CORRESPONDANCE GÉNÉRALE DE CARNOT. [8 ocr. 1793.]
■lOM, 8 OCTOBU 1 793* LB OOmii DB SUBTBOLAHCB DB U TILLB AU COMITE DB SALCT POBUC.
Atutfyie. — vLe eomité • appris «yee douleur que le nommé Desaix de Veîgom, propriétaire dana une oommone de œ dîilrict, ieqnd parait et a tonjpan para très saspeet aux patriotes da Uea de son domidie, a obtenu one tdk confiance qu*il vient d'en prann an grade d'adjudant de raimée dn Rliin^'). Le comilé a pensé qu'il était de son devoir de vons instruire qu*fl avait dix-sept parents émigrés, dont deux de ses frères, qu'il était très lié avec un sieur Beaufranchet d'Ayat ^^, son consin germam, qui vient d'être destitué du grade de dicf de gade et générsl de divuion dans la Vendée. Desaix n'a pas plus de dix mille de fortune et il est k craindre qu'ayant le pins grand intérêt k la contre-réwdution il se laisse séduire par l'or de Pitt et de Cobonrg. Citoyens, ces renseignements sont certains et il a paru de la plus grande importance au comité de vous en donner connaissance.*
(CopM, Ardb. ée It giurre, corr. féoénfe.)
^*) Dettii avait été nommé générsl de brigade provisoire par les représentants près Tarmée du Rhin sur le champ de halaiUele ao août 1798. U fut promu général dediriMLproTisoire fe 90 octohre suivant Boochotte, sur la dénondatim dn oonsefl de snrveiHauce de Rîom, le suspendit le i3 novembre, mail Desaix n*en resta pas moins à son poste. Toutefois il ne fut confirmé dans son grade que le s septembre 1 79A. (Cf. Jacques Gharavay, Ui gMrmœ wwrtiptmr la pairie, p. 80.)
(*) Louis^arles-Antoine de Beaufranchet d'Ayat, né k Ayat (Puy-de-D6me) le ss novembre 1767, page du roi en la petite écurie du st juin 1771 au 1*' juillet 1 774 , sous-lieutenant d'infanterie dans la légion de Soulnse , réformé avec ce corps en août 1776, sous-lieutenant au régiment d*infanterie du Berri le 9 mai 1777* capitaine k la suite dû régiment de cavalerie de Berri le 1 3 juillet 1 778 , capitaine en second le a& juillet 1 789 , pourvu d^une compagnie le i** juin 1788, membre du comité militaire établi au ministère de la guerre pour la rédaction des ordonnances
relatives à U formation des troupes à cheval le 3o septembre 1790, lientenantrcolond du th* régiment de cavalerie le 95 juillet 1791 et du 9* r^jment des caraluniers le k avril 179s, maréchal de camp le 16 septembre 1799, envoyé de Tours en Vendée le 11 mars 1793, employé k rarmëe des G5les de la Rochaile le i5 mai 1798, suspendu le 3o jufllat 1793, autorisé k prendre sa retraite le 91 germinal an m (10 avril 179S), pensionné le i 1 germinal an iv(3i mars «796), membre du directoire de Tho^iiee militaire de Mérières en 1 800 , député du Puyde-Dôme au Corps législatif le 9 thomidor an XI (98 juillet i8o3}, inqiecteur général des haras en 1809, mort k Parts le 9 juillet 1819. Le général Beaufranchet d'Ayat était ffls de Jacques Beaufranchet d*Ayat et de sa femme, la demoiselle Morphy de Boisfailly, ancienne maîtresse de Louis XV. On a dit à tort qu^ était fils naturel de Louis XV. — Cf. Arch. adm. de la guerre, Welwert, Ardûwê kktoriqoêê, n* du 1* novembre «890, et Ghaasin, La Vmdée fMUriolf , 1, 35 et 36.
80. rMuhion-sur-oise (guise), 9 octobre 1793. garnot au gohitj de salut publig.
k Réamon-rar-Oise, i« 9 octobre 1793, Tao 11 de la Rëpnbliqae nne et indiviaible.
LES BKPBBSENTàNTS DV PEUPLE PEÀS L'AKUÂE DU EORD ÂUI EEPEESENTÀNTa DV PEUPLE COMPOSANT LE COMITE DE SALUT PUMUC.
Nous sommes tellement pressés, citoyens collègues, par le besoin des choses les plus essentielles, que nous prenons le parti de vous envoyer un courrier extraordinaire pour vous les demander. Il nous faudrait au moins quinze mille baïonnettes; nous ne pourrons pas charger les ennemis à la française, si nous n'en avons point. Envoyei^* nous donc ce qui existe de disponible. Vous connaissez aussi notre pénurie de souliers; on a ramassé dans les environs tout ce qu'on a pu s'en procurer; mais les trois quarts des soldats sont encore pieds nus ; heureusement qu'il fait encore assez beau. Le besoin d'habits est un peu moins pressant; mais il y a quelque chose de fâcheux à cet égard et qui indispose les vieux soldats , c'est que les bataillons de nouvelle levée sont supérieurement vêtus, tandis que ceux qui viennent de faire ia guerre et qui vont encore marcher à l'ennemi sont tout délabrés. Cependant les premiers sont parfaitement inutiles, car ils n'ont pas même de bâtons à la main; ils sont d'ailleurs de la plus grande beauté , mais ils ne font que consommer des subsistances qu'on a bien de la peine à se procurer. Nous venons de faire la revue des camps avec le général; les soldats ont confiance en lui et ne demandent qu'à se battre. Nous espérons ne pas les faire languir ; nous attendons le reste de la colonne. L'ennemi fait de grands mouvements ; l'affaire sera chaude, mais nous vaincrons et la Patrie sera sauvée. Envoyez -nous en toute diligence des souliers, des habits, et surtout des baïonnettes et des fusils , s'il est possible ^^K
(^) Au reça de cette lettre le Comité de nfait publie manda auflaitôt près de lui le ministre de ia guerre, ainsi que nous rapprend la minute suivante écrite par Barère (Arch. nat., AF 11 989):
«Paris, le 19 da moif 1"' de Tan u de le Bépn- Uiqaa frtoçaiee (10 octobre 1798).
a Le Comité de sdut public invite le mi-
nistre de la guerre À s*y rendre, dès la lettre reçue, avec Tétat de tout ce ({ui est disponible en baïonnettes, en souliers, en habits. Les soldats ont des besoins extrêmes et pressants, k ce (pie vient de nous écrire de nouveau Camot le 9 d.»
Cette minute prouve que ia lettre de Camot parvint au Comité le 10 octobre.
S7S CORRESPONDANCE GÉNÉRALE DE GARNOT. [9 ocr. 1793.]
Nous croyons devoir vous prévenir que notre collègue Belin^'^ absent de la Convention nationale depuis trois semaines, est ici, se disant y être autorise par un passeport de l'ancien Comité de sAreté générale. Nous ne savons quel parti prendre à son égard ^^.
Nous vous envoyons copie de quelques arrêtés pris par nous ^^\
Le représeniant du peuple pris Fannée du Nord,
Cabkot.
(Orif. tut, Areh. de ta guerre, amiée du Hord.)
ARRÉri DB GARNOT BT DB DUQUESNOV.
Liberté. Égalité.
Au nom de la République française une et indivisible.
Nous, représentants du peuple, en vertu des pouvoirs qui nous sont délégués, vu la dénonciation h nous faite par les sous-officiers et soldats du i'' bataillon de campagne du 67* régiment contre le citoyen de La Baume, ctnievant noble, leur capitaine; considérant que les individus de cette caste n*ont fait quetrop de mal h la République par les perfides manœuvres de la presque totalité d'entre eux , le destituons de son emploi et arrêtons qu*il sera mis sur-le-champ en arrestation
(*> Jean-Françob Belin, né à Bertlienicourt (Aisne) le a8 novembre 1769 (cf.
Guiflrey, Lu eonttntùnmdi , p. 1 s6 ), cultivateur k Guise, député de TAisne à T Assemblée législative, à la Convention et au Conseil des Cinq-Cents.
(') Le 10 octobre, Caraot et Duquesnoy signèrent Tordre d^arrestation de leur collègue Belin. (Cf. le texte de cet arrêté k la page «76.)
(') Les arrêtés envoyés par Carnot étaient au nombre de trois: — 1* Guise, 8 octobre 1 798. Duquesnoy destitue Cailbava, chef du bataillon franc, coupable de 8*étre fait rembourser sur un faux exposé
d^une somme de 600 Bvres pour un cheval qu*il prétendait avoir perdu en Belgique. — 9* Origny- Sainte -Benoîte, 8 odobn 1793. Duquesnoy fait mettre en arrestatation et conduire k Péronne six d-devant chanoines du chapitre de Saint- Waast, domiciliés k Origny. — 3* Guise, 9 octobre 1793. Carnot et Duquesnoy font mettre en arrestation le capitaine de La Baume. (Cf. le texte â la page 979.) — Ces trois documents sont conservés aux Archives nationales, AF 11 i38, et on lit en tête du premier cette annotation : «Papiers inclus dans la lettre de Carnot écrite du 9 octobre à RéunioD-sur-Oise.D
[gocT. 1793.] CORRESPONDANCE MILITAIRE DU COMITÉ. 273
ei conduit dans les prisons d'Arras; requérons, à cet effet, le général en chef Jourdan de faire mettre le présent arrêté à exécution.
A Guise, le 9 octobre 1793, Tan 11 de la République française une ei indivisible.