‹ Correspondance générale de Carnot (volume 2)Chapitre 79 sur 147 · L. GâRNOT, DuQUESNOl · texte numérisé non relu

L. GâRNOT, DuQUESNOl

(Copie sig. par Duquesnoy, Arch. nat., AF ii 938.)

R^UNION-SUR-OISK (gUISb), 9 OCTOBRE 1790. LE GENERAL JOURDAN AU MINISTRE DE LA GUERRE BOUCUOTTK.

Au quartier géoéral k Réanion-sar-Oise, ]e 9 octobre 1793, Tan 11 de la République.

LB CnOYBB JOCRDàN AU CITOYBS BOOCHOTTB, MIMSTBB DB LA GVBBBB.

Le reste de mon armée arrivera demain ^^^ J'ai fait porter aujourd'hui mon avant-garde à Etrœangt. La marche forcée que viennent de &ire les troupes les a extrêmement fatiguées; il leur faut absolument un jour de repos avant de les mena* à Tennemi. Nous n'avons point encore de sotdiers à la suite de l'armée; il est de la plus grande nécessité de m'en faire parvenir. Il me manque aussi beaucoup de baïonnettes; c'est une arme dont vous connaissez l'utilité.

Je compte attaquer le 1 9. Paurais bien voulu trouver un homme adroit et hardi qui eût pu donner avis au commandant de Maubeuge du jour et de l'instant de mon attaque. J'ai offert cent louis; il m'a été impossible d'en trouver un ^*K

Les rapports que je reçois sont vagues et peu certains; ils s'accordent cependant dans un seul point, qui est que l'ennemi a beaucoup de cavalerie.

Un petit corps de 4oo hommes de l'armée des Ardennes, avec lequel est le représentant Perrin, s'est réuni avec moi. J'ai donné des ordres pour qu'un autre petit corps de cette même arinée parte de Philippeville et se porte sur Beaumont le jour de l'attaque.

La cause que je défends est si belle que je crois le succès indubitable.

Salut et fraternité.

Jourdan.

(Orig., Arch. de la guerre, année du Nord.)

^') Le 9 octobre, le représentant Laurent le commandant de Maubeuge de sa pro-

anDonçaît de Péronne au Comité de salut chaîne tentative pour débloquer cette ville,

public le départ de la dernière colonne li n'y réussît pas, et la bataille de Watti-

pour Maubeuge. (Cf. Aulard, VU, 337.) gnies fut livrée et gagnée sans le concours

^) On voit que Jourdan essayait d'avertir de ceux qu'on venait délivrer.

ni. 18

UtUMMU SAttOBAU.

a7& CORRESPONDANCE GÉNÉRALE DE CARNOT. [lo ogt. 1793.]

PARIS, 9 OCTOBU 1793.

L*n-6tfHiaAL Dl BBIGiDB DBM1B8 ^^^ AU OOMITi DB BALITT PDBUG.

Anmfyêe. — D écrit de la prison de 1* Abbaye pour deoiander qa^on examine u conduite à Tannée du Nord et qu'on prenne une décision à son ^ard.

(AndyM, Areh. (Ula swn« ^on, génénk.)

PARIS, 10 OGTOBRB i793.

LE MINISTRE DE LA GUERRE BOUGflOTTB AU COMITE DE SALUT PUBUG.

Paris, le 19 da 1*' mois de Tan a de la RépoMiqo» une et indÎTisible.

LE UIMSTRE DE LÀ WEEMM àUI EEPEisEKTÀtlTa MEMMEES DU COMiri DE 8ÀL0T POEUC.

Citoyens représentants,

Le général Krieg (*), ci-devant commandant à Mets , vient d^étre amené à Paris en exécution de votre arrêté du &. Il demande à vous rendre compte de sa oon-

(1) Odo-Nicolw Loeiliot Demars, né k Paris le 1* octobre 1761, sous-iieatenant au régiment de Nassau -Sarrebrûck le 98 février i76B,heutflDant en novembre 177s, sert en Corse de 1778 à 1776, capitaine d^infanterie au département de la guerre en 1778, aide-major du corpe des volontaires étrangers de la marine le 1** septembre 17 78, parti pour Ttle de France le 97 février 1779, aide -major général des troupes de PÂe de France le 1*' jadrier 1780, major du régiment de Pondichéry le 3 mars 1781, rentré en France en février 1 786 , chevalier de Saint- Louis le 9 mai 1788, garde national k Obemai en 1790, lieutenant-coiond du 1* bataillon des volontaires du Haut-Rhin le 5 octobre i79it maréchal de camp k Tannée du Rhin le 17 septembre 17991 remercié le i5 mai 1793, mais sert jusqu'au 18 septembre suivant, arrêté et con* duit i r Abbaye le 1 octobre 1793, mis en liberté le 9 fructidor an 11 (s6 aoAt 179^),

remis en activité k fermée des Côtes de Gheibouig le aS prairial an ni (i3 juin 1795), chef de la 5* demi-brîgsde des vétérans le 91 aoAt 1807, moK le 11 aoàt 1808. — Cf. A. Ghuquet, BûméâdiooH,

(*) Jean -Ernest Kri^, né à Lahr en Brisgau (Bade) le 91 juin 1789, étudiant en droit, volontaire au riment de Nassau-Sarrebrûck le 19 janvier 1766, souslieutenant le i5 décembre 1768, Uentenant le 19 juin 17 65» capitaine en second le 98 février 1778, chevalier de Tordre du Mérite militaire le 97 septembre 1781, capitaine -commandant le 95 avril 1788, lieutenant-colonel au 96* d*infanierie le 9 octobre 17991 chef de brigade du 91* le 8 mars 1793, générai <k brigade à Tannée de la Moselle le i5 mai 1798 et de diriâon le 3o juillet suivant, commandant à Mets le 9 août, 8uq>endu le 19 septembre et décrété d^anpestatîon le & octobre 1793, mis en liberté le 93 thermidor

[loocT. 1793.] CORRESPONDANCE MILITAIRE DU COMITÉ. S75

duite. Ses longs services, sa franchise, la difficulté qa'il a de s^ënoncer correctement dans notre langue me fiiit présumer que son secrétaire a eu plus de part que lui à la lettre qui est le motif de son arrestation. Il est maintenant à TAIh baye ^\

J. Bougeotte.

(Orig., Arch. de ia guerre, année de ia Moedle.)

PARIS, 10 OCTOBRE 1793. LE MINISTRE DE LA GUERRE BOUCHOTTE AU GOHITlf DE SALUT PUBLIC.

Analyse, — Trois lettres : i* Il envoie copie d*une lettre de Cacault ^'^, chargé d'affidres de France à Rome, sur les alliances hostiles à la République conclues par la cour de Napies. — a* Il demande la liste de nomination des officiers de rétat-major de Tannée révolutionnaire, afin de leur expédier leurs brevets. (Analyse, Arch. de la guerre, corr. générale.) — 3* Il envoie la lettre du général Moreaux au général Schauenburg, qui attribue au général Guillaume les événements ftcheux de la journée du i & septembre. (Orig. , Arch. de la guerre, armée delà Moselle.)

an II (lo août 1794)^ réintégré comme général de brigade le 91 fructidor an it (7 8q>tembre i79&)« remis en activité conune divisionnaire le 97 brumaire an m (i3 join 1795), nommé par ie Comité de saint public inspecteur chargé de rorganisatioD de la légion de police le 90 vendémiaire an IV (1 9 octobre 1795), inspecteur des deux armes de l'armée de Piniérieur le 99 floréd an iv (18 mai 1796), inspecteur d'iniiBnterie le aS prairial an iv (i3 juin 1796), commandant de la garde à établir près du Directoire exécutif le 98 fractidor an iv (lii septembre 1796), inspecteur des troupes des quatre divisions de rOuest le 18 nivôse an v (7 janvier '797)9 réformé le 95 fimctidor an v (u septembre 1797)1 mort à Bar-ie-Duc (Meuse) le 10 pluviôse an zi (3o janvier 1809). Q avait fait, sous Tanden régime, les campagnes de Hanovre de 1 757 à 1 769 et celle de Genève en 1789. En Tan n Hoche écrivait en marge des états de ser-

vices du général Krieg : «La vertu, l'buinanité et le patriotisme sont les bases de son caractère. — Connaissances et talents réunis. 7)

(^) Le même jour le général Krieg écri* vit au Comité de scdut puMic pour demander i être entendu. (Analyse, Arch. de la guerre, reg. du Comité de scdut public, DC, p. 586.)

(*) François Cacault , né i Nantes ( Loire- Inférieure) le 10 février 1763, secrétaire d'ambassade â Napies en 1785, chargé d^affaires dans cette ville en juillet 179I1 envoyé i Rome après Tassassinat de Banville, agent général de la République en Italie en 1796 et 1797, député de la Loire-Inférieure au Conseil des Cinq-Cents ie 97 germinal an vi (16 avril 1798), ministre plénipotentiaire à Rome de 1801 à i8o3, sénateur le 9 germinal an xu ( 3o mars 1 8oâ ) , mort à la Madeleine , près de Clisson (Loire-Inférieure), le 1 8 octobre i8o5.

276 CORRESPONDANCE GÉNÉRALE DE GARNOT. [lo oct. 1793.J

82. GUISE, 10 OCTOBRE 1798. — ARBâri DE GARNOT ET DE BUQUESNOY.

Au nom de la République française une et indivisible.

Les représentants du peuple près Tarmée du Nord , considérant que l'arrestation des gens suspects est une mesure indispensable dans les circonstances où la République se trouve, que, par une suite nécessaire de ce principe, la Convention a rendu plusieurs décrets, notamment celui qui défend tout congé aux représentants du peuple, celuiqui déclare infâme et traître à la Patrie tout fonctionnaire public qui abandonne son poste; que c'est par une conséquence nécessaire, tirée de ces décrets, que la Convention a approuvé les mesures sages et prudentes que le département du Pas-de-Calais a prises concernant l'arrestation du citoyen Magniez ^^\ député à la Convention nationale; considérant que le député Belin s'est absenté, d'après son propre aveu, du poste honorable que la nation lui avait confié, sans aucune autorisation légale, sans être chargé d'aucune mission qui pût justifier son absence, sans aucun certificat de détériorement de santé qui légitimât sa présence dans d'autres lieux que ceux où le vœu de ses commettants l'a appelé ; considérant que le député Belin s'est rendu le protecteur et le solliciteur de personnes véhémentement suspectes, que les représentants du peuple fondés de pouvoirs légitimes avaient fait arrêter, d'après les avis les plus certains de leurs manœuvres secrètes tendant à bouleverser l'opinion publique.

Arrêtent que le député Belin sera mis sur-le-champ en état d'arrestation, les scellés mis sur ses papiers; enjoignant au commandant de la force publique à Guise de l'exécution du présent arrêté sous sa responsabilité.

A Guise, le lo octobre 1793, l'an 11 de la République française une et indivisible.

Carnot, Duquesnot.

(Orig., Âreh. de la guerre, année du Nord. — Copie certifiée conforme par Roux, A.reh. nat., AFii aSS.)

(^) Antoine-Gulllain Magniez, né à Ber- arrêté le 99 juin 1793, comme membre tincourt (Pas-de-Calais) en 1737, cuiliva- du parti girondin, et remplacé, le i** juilleur, député de son département, avait été let, par le suppléant Joseph Le Bon.

[lo ocT. 1793.] CORRESPONDANCE MILITAIRE DU COMITÉ.

83. R^CNIOlf-SUR-OISE (gUISb), 10 OCTOBRE 1793. ARRÊTA DE GiRNOT ET DE DCQUESNOY.

Nous, représentants du peuple envoyés près l'armée du Nord, sur les plaintes qui nous ont été portées contre le général de division Merenveûe^^^ commandant de Tartillerie, desquelles il résulte que cet officier a tellement négligé les importantes fonctions qui lui étaient confiées que Tannée active , conduite par le général en chef Jourdan , se trouve, au moment dui\e expédition de laquelle dépend le salut de la République, réduite à neuf cent mille cartouches, lorsqu'il en faudrait plusieurs millions; arrêtons que le citoyen Merenveûe est destitué de ses fonctions, qu'il sera mis sur-le-champ en état d'arrestation , sans pouvoir communiquer avec personne , conduit à Arras sous bonne et sûre garde, pour y être mis entre les mains des représentants du peuple en cette ville, afin d'y être jugé par la commission établie par eux; arrêtons de plus que le scellé sera apposé sur ses papiers et ensuite levé en présence de deux commissaires, pour lesdits papiers être envoyés à Arras pour l'instruction du procès ; chargeons le général en chef Jourdan de l'exécution du présent arrêté ^^\

A Réunion-sur-Oise , le i o octobre 1793, l'an 11 de la République une et indivisible.

Carnot, Duquesnoy.

(Copie, Areh. nat, AF n 233.)

(*) Jean -François Bouchel Merenveûe, né à Calais (Pas-de-Calais) le à octobre 173& , Boas4ieutenant d^artillerie le 1" mai 1756, lieutenant en troisième le 97 mars 1760, en second le i3 septembre 1761 et en premier le 1" janvier 1763, sous-aide major le i5 octobre 1765, capitaine par commission le 16 jniQet 1766, chevalier de SainIrLouis le h mai 1 788 , chef de brigade le o octobre 1786, lieutenant-colonel le 1" janvier 1791, colonel le 98 août 1799, commandant en chef de Técole des élèves de Tartillerie k Chfllons-sur-Mame, marëdial de camp le 8 mars 1793, em-

ployé à Calais en avril 1 798 , général de division à Tannée du Nord le 96 août 1 798 , commandant en chef Tartillcrie de Tarmée du Nord en remplacement du général d^Hangest en septembre 1798, décrété d*arrestation k Guise le 10 octobre 1798, mort par suicide dans la prison d^Arras le 19 du même mois.

(') Jourdan exécuta sur-le-champ Tordre des représentants et écrivit, le 10 octobre, la lettre suivante aux représentants du peuple Élie Lacoste et Peyssard, k Arras (Arch. de la guerre, reg. de Jourdan 1 a-&6 , p. 36) : « Diaprés Tarrété des repré-

378 CORRESPONDANCE GÉNÉRALE DE CARNOT. [lo ocr. 1793.]

8d. B<UNI01f-8UB-OI8B (gUISb), 10 OGTOBRB 1793« 4RBÉT< DB GABNOT BT DB DUQDB8N0T.

Nous, représentants du peuple envoyés près l'armée du Nord, considérant que des raisons majeures nous ont déterminé â destituer de

sentante Du<pie8n0y et Gunoi je vous faû conduire par la gendannerie le citoyen Merenveûe, général commandant Tartillerie. Je vous envoie pareillement copie de leur arrêté et je vous ferai passer ses pa> piers, lorsque le scdlë sera apposé et levé suivant les dispositions y contenues. Joua- DAR.» Duquesnoy recommanda, le ii octobre, k ses collègues de faire guillotiner le vieux j. f. de Merenveûe (cf. le texte k la page a84), mais celui-ci se suicida dans sa prison. Le représentant Peyssard annonça cet événement au Comité de salut public le 16 octobre (Orig., Arch. de la guerre, armée du Nord) :

«Merenveûe, générai de brigade et commandant de Tartillerie de Tarmée du Nord, avait conçu le projet de nous paralyser devant Maubeuge et de nous livrer sans défense aux brigands (pid cernent cette ville. Il avait choisi, pour y réussir, un moyen bien infaillible, celui de garantir au générai en chef un approvisionnement complet en cartouches à balle, tandis qu*il en manquait au moins les deux tiers. Il avait en outre négligé de faire suivre 3 00 pionniers, quoiquHl en eût reçu Tordre positif. La mèche heureusement fut éventée assez tât et nos collègues Gamot et Duquesnoy nous adressèrent ce contre-révolutionnaire pour qu^il en fût fait prompte justice. Le lendemain de son incarcération, comme nous allions le livrer à notre commission militaire, on vint nous dire que ce scélérat sMtait coupé le col dans sa prison. Il nous arrive chaque jour des individus de sa trempe; des mesures ont été prises pour qu^i Tavenir ils ne puissent plus se faire justice eux-mêmes.»

Le général Jourdan, dans ses Mhmrêf

inédits, conservés aux Archives historiques du ministère de la guerre, consacre k cet incident les lignes suivantes:

ffL'ai^niée formée en cinq divisbns sous les ordres des généraux Fromentin, Duquesnoy, Bdland , Gordellier et Beanregard, se disposait à quitter les environs de Guise le 10 octobre, lorsque le général en chef fut informé que le parc était dépourvu de munitions. Les commissaires de la Convention, supposant de la trahison là ou il n*y avait que de l'irréflexion ou de la urgence, destituèrent le générai Merenveûe, commandant TartiUerie, et ordonnèrent qu'il fût conduit k Arras pour être jugé par le tribunal révolutionnaire. Cet infortuné, prévoyant ie sort qui Tattendait, se suicida. Les mêmes commissaires placèrent â la tète de cette arme les généraux Bollemont et EUé, qui par la suite ont acquis une si belle réputation. Cet incident fut cause que le mouvement ne commença que le la. Le lendemain Tannée arriva aux environs d'Avesnes et campa ainsi qu*îl suit : les divisions Duquesnoy et Fromentin dans le bois dit les haies d*Avesnes, la première k cheval sur la grande route de Maubeuge, ayant quelques bataillons i la lisière du bois et à Tembranchement du chemin qui conduit à Solre-le-Chêteau, et la seconde en avant de Dompierre, tenant également la tête du bois et occupant Maroilles sur sa gauche; les divisions Balland et Gordellier en seconde ligne a droite et à gauche d^Avesnes; celle de Beauregard k liessies, et le quartier général à Avesnes. Le même jour Gamot, membre du Comité de gouvernement, et son frère, officier du génie, arrivèrent près du général en chef.»

[lo ocT. 1793.] CORRESPONDANCE MILITAIRE DU COMITÉ. 279

ses fonctions le générai de division Merenveûe, commandant en chef Tartillerie, et qu'il est instant de suppléer cet officier, arrêtons que le chef de brigade Boubers/^^ commandant en second l'artillerie, exercera les fonctions du générai Merenveûe , et que le chef de brigade Bellemont^^) remplacera aussi provisoirement le chef de brigade Boubers; arrêtons de plus que le chef de bataillon Eblé ^^\ actuellement au camp de la Madeleine-sous-Lille , se rendra près du général en chef de l'armée du Nord pour y faire les fonctions de directeur du parc de l'ar-

(» Alexandre-Françoi»-J<Meph Boubers, né à lihons (Somme) le 5 janvier 17/14, volontaire sur la frégate la MaréehaU-dê- Bdlê^IêU en 1757 et 1768, a^irant au corps de Tartilierie ie 3i juillet 1760, a^irant q>pointé le 97 décembre 1761, âève le 19 février 1763, lieutenant en second le Si octobre 176& et en premier le 1 5 octobre 1 766 ,'capitaine le 98 octobre 177&, lieutenant-colonel le 16 mai 1799, chef de brigade le 5 août 1 798 , général de brigade le 10 brumaire an 11 (3i octobre 1 798 ) , autorisé i cesser ses fonctions le 99 brumaire an v (19 novembre 1796), commandant d*armes k Calais le 1" vendémiaire an n (93 septembre 1800) et k Valenciemies le 9 vent^ an x (91 février 1809), retraité le il ventôse an xii( 9 mars i8o4), comte de Maxîngan, mort à Paris le 18 mars 1819.

(^ Gharies Ghonet de BoUemont, né à Afrancy (Meuse) le 90 janrier 17^9, fils dn prévôt de cette vîfle, aspirant au corps d'artillerie le 1 9 février 1 76^, âève surnuméraire le 1 6 juiBet 1 766 et titulaire le 3i janrier 1767, lieutenant au r^iment de Metx^ArtiUerie le 98 mai 1767, capitaine le 3 juin 1 779 , chef de bataiUon au 4* régiment d*artillerie â pied le 1" novembre 1799, chef de brigade le i5 août 1798, général de brigade le 4 brumaire an 11 (95 octobre 1798), destitué comme noble le i5 pluviôse an u (3 février 1796), rappelé au serrice comme commandant en chef de TartiBerie de Tannée de la Moselle le 17 floréd an 11 (6 mai 1794), générai de division le 19 (8 mai), prisonnier de guerre lors de la reddition de Wûrsboui^

le 90 fructidor an iv (6 septembre 1796), inspecteur général d^artiBerie , député de la Meuse le 8 pluriôse an z ( 98 janrier 1809 ) , retraité le 90 prairial an zi (9 juin i8o3), membre de la Légion d*honneur le 4 frimaire an zii (aG^vembre i8o3) et officier le 1*' frimaire an ziii (99 novembre i8o4), mort à Arrancy le 17 décembre i8i5. — La date de naissance de ce générai est donnée d*après Pacte de baptême fourni par lui au ministre de la guerre, qui ordonna , le 1 6 nivôse an z ( 6 janrier 1 809 ) , la rectification des erreurs qui s'étaient perpétuées sur les nom, prénoms et date de naissance de cet officier. BoBemont luimême avait propagé ces erreurs, car, dans une pièce datée de Maestricht, le 91 nivôse an m (10 janrier 1796), il dédare être né le 3o août 1 jàà. C'est cette fausse date qu'ont donnée les Fagitt de la Légion é^konnmw et le iXelMmfMW*s iê» ParUmmUainê, (') Jean -Baptiste EUé, né k Rorbach (MoseBe) le 91 décembre 1758, fils d'un sergent d'artiBerie, canonnier au r^;iment d'Auxonne le 91 décembre 1767, sergent le 1*' juin 1775 , sergent^najor le 7 juiBet 1779, lieutenant en 3* ie 98 octobre 1785, en 9* le 1*' janrier 1791 et en i^ie 6 février 1 799 , capitaine au 7* d'artiBerie le 18 mai 1799, chef de bataillon le 96 août 1793 1 général de brigade le 99 septembre 1793 et de division le 4 brmnaire an 11 (95 octobre 1798), membre de la Légion d'honneur le 98 vendémiaire an zii (16 octobre i8o3) et grand-officier le 9 5 prairial an zii (i4 juin i8o4), baron le 96 octobre 1808, mort à Komigsberg le 3i décembre 1819,

S80 CORRiSPONDANCE GÉNÉRALE DE CARNOT. [lo oct. 1798 ]

titlerie , et qu'il sera provisoirement remplacé au camp de la Madeleine par le chef de bataillon Niger ^^^ ; chargeons le chef de Tétat-major et nous de l'exécution du présent arrêté.

A Réunion-sur-Oise, le 10 octobre 1793, l'an 11 de la Républicpie une et indivisible.

Gabnot, Ddqces?ioy.

(Copie, Arth. naU, AF 11 9S3.)

85. R^UNIOII-SUR-OISB (gUISi), 10 OCTOBRE I 798. arbAt< DB CARNOT BT DB DDQUBSNOT.

Nous, représentants du peuple envoyés près l'armée du Nord, sur les observations qui nous ont été faites par le a* bataillon des Vosges , concernant le défaut d'officiers dans le bataillon et l'état de la compagnie des canonniers de ce bataillon, arrêtons ce qui suit :

1** Le nombre des officiers et sous-officiers du bataillon des Vosges sera complété sans délai.

a"* Les citoyens Mathis , capitaine ; Rapin , capitaine ; Girardin , souslieutenant audit bataillon , et Marchai , quartier-maitre , sont destitués de leurs fonctions et seront remplacés définitivement.

S"" Les autres officiers absents seront remplacés provisoirement suivant le mode prescrit par la loi, sans cependant que les citoyens nommés aux grades puissent s'autoriser de ces nominations provisoires pour les rendre définitives. Ils rentreront dans leurs grades anciens dès le moment que ceux dont ils tiennent la place se retrouveront à même de reprendre leurs fonctions, et néanmoins ceux qui les remplaceront provisoirement recevront aussi la paye ou les appointements provisoirement de leur nouveau grade.

La compagnie des canonniers dudit bataillon sera portée au com-

(*) Louis-Etienne Niger, né â Paris le 5 Saint-Louis le 5 juillet 1779^ chef de ba-

mars 1736, surauméraire d'artillerie le 39 taillon le i*' avril 1791* chef de brigade

mars 175a, 8ou»-iieutenant le 1*' janvier le a 3 germinal an 11 (la avril i79&)« re-

1767, lieutenant le 3 septembre 1761, ca- traité le 16 brumaire an 11 (7 novembre

pitaine le 99 février 1768, chevalier de 1800).

[joocT. 1793.] CORRESPONDANCE MILITAIRE DU COMITÉ. 281

piet. Les officiers et sous -officiers ne seront nommés qu'après cette opération.

A Réunion-sur-Oise , le 1 0 octobre 1798, l'an 11 de la République française une et indivisible.

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