E^mnoii-suR-oisB (guisb), 11 ogtobbb
ARBÉT< DB CARIIOT BT DB DDQUBSIIOT.
ubbbtI iaàurL
Nous , représentants du peuple envoyés près l'armée du Nord et des Ardennes, informés ({u*au mépris de nos arrêtés et des ordres formek du général en chef, par lesquels il est défendu, sous peine de destitution , à aucun des officiers des troupes campées de quitter leur corps et de venir au quartier général sans une permission expresse, les citoyens Verrières, capitaine; Fouridier, lieutenant; Paye, sous -lieutenant, tous au A* bataillon de la Gironde, et Jean-François Pochard, capitaine des grenadiers du 8* bataillon de Seine-ei-Oise , se sont permis de séjourner en ville et qu'ils y ont donné aux soldats Fexemple de la crapule la plus propre à désorganiser les corps militaires , arrêtons qae lesdits citoyens Verrières, Fourialier, Faye et Pochard sont destitués de leurs fonctions, quils seront mis en état d'arrestation et conduits de suite à Arras; chargeons le chef de Tétat-major de l'exécution du présent arrêté.
Fait à Réunion-sur-Oise , le 1 1 octobre 1793.
Cabnot, Duqobsnôt.
(Orig., Afdi. de layiMirt, armée do Nord. — Copie, krth, oïL , kf 11 i33.)
90. RfoNlON-SOR-OISB (gUISb), 11 OCTOBRB I793. ARR^tf DE GARNOT BT DB DUQUB8N0Y.
AU NOM DB LA BiEPOBLlQUB PBAIIÇA18B, UNB BT IHDITISIBLB.
Les représentants du peuple envoyés près l'armée du Nord et des Ârdennes , considérant que le citoyen Mangay, chef de bataillon , attaché au parc de l'artillerie , s'est obstinément refusé à l'exécution de la loi sur l'avancement , malgré les ordres positifs du général en chef et les arrêtés de nos collègues Elie Lacoste et Peyssard , arrêtons que ledit citoyen Mangay est destitué de son emploi et qu'il sera mis en état
[il ooT. 1793.] CORRESPONDANCE MIUTAIRE DU COMITÉ. 387
d'arrestation, pour être traduit à la commission militaire établie à Arras.
A Réunion-sur-Oise, le 1 1 octobre 1793, Tan 11 de la Rëpubli({ue une et indivisible.
Garnot, Duqubsnoy.
(CopM tvw let «ipattiires de la main de Daqoeanoy, Areh. naL, kF u i33.)
91. RiEUNION-SUB-OlSB (oUISb), 11 OCTOBRE 1793. ARRtrtf DB GARNOT BT DB DUQUBSNOY.
Nous, représentants du peuple envoyés près l'armée du Nord et des Ardennes, sur le compte avantageux qui nous a été rendu du civisme et des talents du citoyen Lef ay, ancien maréchal des logis au 1 9* régiment de cavalerie, et maintenant adjoint à Tétat-major, arrêtons que ledit citoyen Lefay jouira provisoirement, à compter de ce jour, du grade et des appointements de lieutenant de cavalerie.
Fait à Réunion-sur-Oise , le 1 1 octobre 1793, Tan 11 de la République une et indivisible.
Carnot, Duqubsnoy.
(Copie, Arch. oaL, AF n i3S.)
92. r<uhion-sur-oisb (guisb), 11 ogtobrb 1793. arrêta lie garnot bt db duqubsnoy.
Nous , représentants du peuple envoyés près Tannée du Nord et des Ardennes, requérons le chef de Tétat-major Emouf de faire estimer les deux chevaux du citoyen Bonnot, capitaine destitué, de les faire rembourser au propriétaire et de les retenir pour le service de l'armée , ainsi que les brides et harnais desdits chevaux.
Fait à Réunion-sur-Oise, le 1 1 octobre 1793, l'an 11 de la République française une et indivisible.
Carnot, Duqubsnoy.
(Copie aoL de Carnob-Feulint, Arch. Dat., AF u iSS.)
288 CORRESPONDANCE GÉNÉRALE DE CARNOT. [ii oct. 1793.]
93. B<UNI0N-SUR-0I8B (gUISb), 11 OCTOBRE 1 7^3. àBB^T^ DB GABIIOT BT DB OUQUBSlfOT.
Nous, représentants du peuple envoyés près Tannée du Nord, sur le compte avantageux qui nous a été rendu du civisme et de la capacité du citoyen Massé, ci-devant quartier-mattre au i*' bataillon de Paris, nommons ledit citoyen Massé à la place de commissaire des guerres et lui enjoignons en consécpience d'exécuter les ordres qui lui seront donnés par le commissaire ordonnateur en chef de l'armée.
Fait à Réunion-sur-Oise , le 1 1 octobre 1793, l'an 11 de la République une et indivisible.
Caruot, Doqobsroy.
(Copie, Ârch. naL, AF u s33.)
9A. RiuNiox-suR-oiSK (goisb), Il ocTor.HE 17^3.
ARrAt^ DB CARNOT BT DB DUQURSKOY.
AO NOM DB LA B^PDBLIQDB, UNB BT INDlVISnLB.
Les représentants envoyés près l'armée du Nord, vu l'attestation du citoyen Rondel , chirurgien aide-major, constatant que le citoyen Farriau, mis en état d'arrestation, est atteint d'infirmités graves, arrêtons que ledit citoyen Farriau est autorisé à se retirer provisoirement chez lui sous la garde d'un citoyen , qui répondra de sa personne et qui sera entretenu à ses frais , jusqu'à ce que ledit citoyen Farriau ait produit un certificat au comité de surveillance, visé par la Société populaire. Les officiers municipaux de Réunion-sur-Oise sont chargés de l'exécution du présent arrêté.
Fait et arrêté à Réunion-sur-Oise, le 1 1 octobre 1793, l'an 11 de la République.
Garnot, Duqijbsnoy.
( Copie avec les signalui^es de la main de Duqaesnoy, Aixh. nat. , AF u aS3.)
[ti OGT. 1793.] CORRESPONDANCE MIUTAIRE DU COMITÉ.
RiUlIlON-SDR-OISB (gUISs), il OCTOBRE 1798. ARRÊTA DR DUQUE5N0Y.
N0U8, représentant du peuple près l'armée du Nord , considérant que les ordres précipités donnés par nous au chef de brigade du génie Carnot, de venir sur-lechamp de Saint-OÏner à Guise ^^\ Ta obligé de s'y rendre en poste, lorsqu'il eût pu, sans cette circonstance, rejoindre Tarmée avec ses chevaux, qu'il a été obligé de faire suivre à petites journées, arrêtons que ces frais de poste, montant à la somme de cent soixante et quinze livres, lui seront remboursés , en forme d'indemnité, sur les fonds extraordinaires de la guerre.
A Réunion-sur-Oise, le 11 octobre 1798, l'an 11 de la République française une et indivisible.
DUQUBSNOY.
(Copie aaL de Carnot-Peulini, krth, uat, AF 11 i33.)[
R^UNrON-SDR-OISB (gUISr), 11 OCTOBRE 1703. LE cin^RAL JOURDAN AU BIINISTRE DE LA GUERRE RODCHOTTB.
Aa quartier gtéoéral A Réanion-aur-Oiae, le ii octobre, Tan u de la République. LB CITOYEN JOVRDÂN AU MiNISTRS DS Là eUBHRB.
D'après la suspension des généraux Béru et Beaurgard (*), je fais remplacer le
^') Ce document contredit le passage suirant des Mémoirêê $ur Carnot (nouv. éd. , It ^09) : «Il (Carnot) partit dans la nuit, après avoir envoyé un courrier à Péronne, où résidait son frère Feidint, prévoyant qu'il aurait besoin de lui pour quelque poste de dévouement.» On le voit, Camot-Feulint résidait alors à Saint -Orner, d*où il vint rejoindre en poste son frère à Guise , et non pas à Péronne.
^*) Le général Victor Beaurgard, suspendu de ses fonctions, écrivit la lettre suivante à Bouchotte (Orig. aut., Arch.
adm. de la guerre, dossier Beaurgard) :
«Laon , le i5 octobre .
fan u de la République ane et indivisible.
ftLe citoyen Victor Beaurgard au cifoysn mmislrs de la guerre.
« Citoyen ministre ,
frJ'ai reçu votre lettre qui m^annonce que le Conseil exécutif provisoire me suspend de mes fonctions de générai de brigade; je m*y sub conformé sur-le-champ, avec la douleur de voir mes camarades voler au combat , verser leur sang pour notre mère patrie I et moi rester dans F inaction . . . Pour un républicain , cette situa-
290 CORRESPONDANCE GÉNÉRALE DE CARNOT. [ii oct. 1793.]
premier par le gënërel de division Soaham, commandant k DDnkerqae^'\ et le second par le général de brigade Lemaire. C^est le meifienr choix qae j*ai pu iaire
Venins, appartenant aotrefois au monstre de Condé et où il est encore dénré par la plupart de ses habitants; d^avoir fait mettre en état d*arrestatîon trente ri -devant et personnes suspectes; d*avoir fait changer ie nom de Guise et substituer celui de Rëunion-sur-Oise; d*avoir rétabli la société populaire que Taristocratie dominante avait dissoute. Tous ces faits sont de grands crimes, au moins aux yeux des ennemis de la Révolation, maïs c*est un deroîr anx yeux d^un rrai sans-culotte, et je dispute ce titre au premier de Paris. Daignei, citoyen ministre, prendre des Èufonnations sur mon compte, et vous y verres la vérité des faits que j*avance.
«On m*a cependant suspendu, sans m^ntendre, et Ton me prive de verser mon sang pour ma patrie, en purgeant la terre de la liberté de la horde de brigands qui la souille.
ffVous m*oflrei, citoyen ministre, de mettre sous les yeux de la Convention le mémoire de mes services. Quoique j^en aie assez pour obtenir une penson aux termes de la loi, je n*en veux point; je suis sans fortune, mais je sais travailler et ne suis point républicain par intérêt Si ie hasard avait voulu que j^eusse été estropié, alors j'aurais eu recjoun aux bienfaits de ma patrie; mais, malgré deux coups de sabre et deux coups de feu , je suis libre; puisque je puis travailler, je ne veux point employer les fonds de la République que je ne sois hors d*état de pourvoir à ma subsistance.
« Je me retire à Soissons pour me conformer aux dispositions de la loi. Si la vérité est reconnue et que la République ait besoin de mon bras, là je recevrai vos ordres et quitterai mon travail pour offrir k ma patrie le reste de sang qui coule dans mes veines.
(tLs répul4ieam,
«V. BllOBQlBO.S
<^) Le même jour, 11 octobre, Jourdan écrivit à Soubam (Areh. de la guerre, reg
tion est affreuse. . . et surtout dans le moment où la République a plus que jamais besoin de ses défenseurs.
«Les ennemis de la chose publique n*ont point manqué de me trouver des torts; vrais ou faux, il m*en fallait; j'étais pour eux- un homme dangereux et trop clairvoyant et avec qui mon républicanisme sévère ne pouvait s'accorder. C^est un crime â leurs yeux que d*étre sans-culotte et de déjouer leur trame aristocratique; donc il fallait s*eD défaire à quelque prix que ce soit et ils ont réussL
«Pour arriver â ce but, ils ne pouvaient crier â la trahison, mes principes sont trop connus. Os ne pouvaient attaquer mes dispositions militaires , puisqu'elles avaient été approuvées par tous les généraux et les représentants du peuple. Ils ne pouvaient attaquer ma bravoure , j'étais tous les jours à la tête de mes patrouilies. U fallait donc rapporter des faits qui , pris dans un sens con^aire, aient pu induire en erreur et le Comité de salut public et le Conseil exécutif.
«La voix publique m*a appris que les moti6 de ma suspension étaient d*avoir fait tirer le canon le jour que j'ai été parrain d'un enfant sans-culotte.
«Le fait est que je reçus une lettre de Dunkerque qui m'apprit la victoire que nous venions de remporter sur les Anglab; j'en donnai à l'instant lecture à la société républicaine, qui fit illuminer et moi tirer cinq coups de canon.
«Autre fait, que deux obusiers, une pièce de canon, que l'ennemi nous a pris, en était la seconde cause. Daignei, citoyen ministre, mander à la société populaire de la Réunion-sur-Oise, qui est le coupable; je l'ai dénoncé moi-même le coupable, et le comité de surveillance a demandé provisoirement sa suspension.
«Eh bien, je vais vous dire, citoyen ministre, ce qui m'a suggéré des ennemis : c'est d'avoir empêché les Autrichiens d'entrer dans les villes de ci-devant Guise et de
[it ocT. J793.] CORRESPONDANCE MIUÎAIRE DtJ COMITÉ. 29i
en ce moment. Je fais remplacer Souham k Dunkerque par le général Vandamme , qui est celui qui peut rendre les meilleurs services dans ce pays.
Toutes mes troupes sont réunies ; j'ai ordonné un mouvement ce matin ^^\ L'avantgarde , conunandée par le gâiéral Fromentin , se porte k Avesnes. D lui est ordoné de s'emparer des bois qui sont en avant de cette place, que Ton nomme haies d'Avesnes; il s'y retranchera fortement et n'évacuera les postes de la forêt de Nouvion que lorsqu'ils seront relevés par la division du général Duquesnoy. Je vous ferai part, jour par jour, de la situation de l'armée.
Je mettrai en usage , suivant les circonstances , les moyens que vous m'indiquez pour frapper, étonner nos ennemis et les mettre en déroute. Soyez persuadé que je n'en négligerai aucun. Si nous avons le honheur, comme je l'espère , de passer surleur territoire, je ferai l'impossible pour détruire toutes leurs ressources. Comme mon projet d'attaque dépend beaucoup de la situation que prendra l'ennemi , d'après les diîSérenls mouvements que je fais aujourd'hui et que je ferai demain , je ne puis vous en donner aujourd'hui le détail. On m'a amené aujourd'hui un homme qui doit se jeter dans Maubeuge et avertii* le général du secours qui lui arrive. Je désire bien qu'il puisse réussir ^^.
JODBDAN.
(Orig., Areh. de la (pierre, année du Nord.)
de corr. de Jourdan, p. 38) : «rVous devez être maintenant assuré , mon cher Soubam , qae i^ennemî ne pense pas vous attaquer dans votre camp. J*en suis aussi persuadé que votre zèle et votre désir de les bien frotter, s'ils s'y présentaient; mais comme j aurais peur qu^ils vous y laissassent trop longtemps tranquille et qu*ils ne fournissent pas à votre valeur et talents Toccasion de s*exercer, je vous envoie ci-joint un ordre pour prendre le commandement de la division de lille. Vous remettrez au général Béra la lettre que je vous envoie ci-jointe. Ne perdez pas un seul instant pour vous y rendre. Vous remettrez le commandement de Dunkerque et du camp retranché au général Vandamme.» — Le là octobre, Souham annonça son arrivée au camp de la Maddeine, tout en déclarant qu'il aurait été aussi utile à Dunkerque qu'au camp, et il demanda le général Hoche pour le seconder. irMa confiance en ses lumières et en sa capacité, disait-il, vous répond de la sûreté et du salut de ce poste.» (Copie, Arcfa. jde la guerre , armée du Nord. )
^*) Ou trouve dans le registre du général Jourdan (Arch. de la guerre, la/AA 1 p. 3^ et 35) les ordres suivants donnés par lui le 10 octobre 1793 : 1* Ordre au général Fromentin de partir le lendemain matin 1 1 avec sa division pour se rendre à Avesnes et s'emparer des haies d'Avesnes, où il se retranchera très fortement. — a* Ordre au général Duquesnoy de partir le 1 1 avec sa division pour se rendre à Etrœungt, entre la CapeUe et Avesnes, pour y camper dans la position du générai Fromentin et faire rdever toutes les troupes de ce dernier qui occupent la forêt de Nouvion. — 3* Ordre au générai commandant à Avesnes de rc> cevoir les huit mille hommes du général Fromentin.
(*) Le i3 octobre Bouchotte répondit en ces termes à Jourdan (minute, Arch. de la guerre, armée du Nord) :
iiLe it da 1*' mou 1798*
9 Le miniitre de la guerre au général en chef Jourdan,
«Je reçois votre lettre du 90, qui m'an-
LB MINISTRE DE LA GUERRE BODCHOTTE AU COMITE DE SALUT PUBLIC
Anal^êe, — Deux lettres : i* U bit passer copie des ordres expédies par loi pour la destitution du géuëral Keliermann ^^\ (Analyse , Arch. de la guerre, corr. gën.) — 9* D envoie copie d'une lettre nia citoyen Gravey, commandant temporaire de la Teste-de-Buch, qui m'annonce avoir congédié la garde borddaîse qui faisait le service de la place et de la batterie de la Roquette et avait le projet de s*emparer de ce poste pour les Muscadins ^'>. 9 (Qrig., Arch. de la guerre, corr. gén.)
LES G^ll^RAUX KBLLBRMAIIII ET GUILLAUME AU COMITI DE SALUT PUBLIC.
Analyse, — 1* Le général Keliermann écrit de Termignon que les ennemis ont abandonné la Maurienne et complètement évacué le département du Mont-Blanc. — 9* Le général Guillaume écrit de la maison d'arrêt de la Force à Paris pour se plaindre de son arrestation et demande à se justifier. (Analyse, Arch. de la guerre, corr. gén.)
nonce que les généraux Sooham et Lemaire remplacent Béni et Beaurgard. Lavalette me mande de LiUe le 19 — j'ignore n ses espions sont bons — qa*à Tinstant où on a détaché un corps de 1 9,000 hommes poor vous renforcer, Beaulieu est parti avec ses Autrichiens poor se porter du même c6të. Ils en veulent beaucoup k Ponl-à-Mtrcq. Au reste ils sont asses dans l'usage de masquer leur faiblesse par quelques petites attaques.
9 J'espère que l'homme que l'on vous a amené aura pu se jeter dans Maubeuge et avertir le général du secours qui lui arrive. Le commandant d'Avesnes écrivait à quelqu'un du 7 que les troupes de la garnison et du camp, attaquées trou fois en trou jours, avaient toujours repoussé Tennemi et que le corps des dragons de Cobour(r est totalement détruit.
ffLe générai Elie, qui commande k Gï-
vet, parait on homme de télé en état de vous bien seconder par sa diverrion. J^attends ce soir le courrier que je vous ai envoyé avant-hier. Celui que je voua dépêche m*apportera les nouvelles de la suite de vos opérations; faites en sorte qa^il y ait beaucoup d'accord et d*ensemble dans les mouvements. Le temps est favorable , les troupes sont bien diq>06ées et il ne dépendra pas de vous que toutaiUe au mieux. »
(*) Le la octobre Bouchotte écrivit une lettre analogue au président de la Convention. (Orig., Arch. de la guerre, armée des Alpes. ) Cette lettre fut envoyée au Comité de salut public le même jour.
(*) Le même jour Bouchotte fit envoyer â tous les commandants de place une circulaire imprimée pour leur demander la rituation eiacle de tous les corps de troupe existant dans les places. (Orig., Arch. de la guerre, corr. gén.)
[i9 ocT. 1793.] CORRESPONDANCE MILITAIRE DU COMITÉ. 293
R^DRION-SUB-OISE (gOISb), 19 OCTOBRE lygS. DUQUESlfOY AU COMITE DE SALUT PUBLIC.
A RémûoD-flor-Oifle, le ii octobre 1793, Tan n de la Répabliqae française une et indivisible.
LE nEPRÉSËKTÀlIT DV PBVPLE DUHnBSNOI À 8SS COlLieUES COMPOSANT LE COMITÛ DE 8ÀIUT PUBLIC.
Citoyens mes coliëgaes, je vous adresse copie d^arrétés qae nojis avons pris hier. Nous partons aujoiird*hai d*ici avec les deux demiàres colonnes pour aller au secours de Maubeuge.
J*ai fût hier arrêter un de vos envoyés. Impertinent à outrance, il m*a manque de la manière la plus grossière et tendant k avilir la représentation nationale en disant qu*il n'avait pas de comptes à rendre à Camot ni à moi et mille propos de cette espèce. Nous Talions destituer et Camot vous rendra compte à son retour de ce petit insolent qui doit coûter cher à la République et qui a tenu des propos aux généraux qui ne tendent qu*k les décourager.
Salut et firaternité.
DOQDESROT.
(Orig. ant, Arch. nat., AF n i33.)
PARIS, is OCTOBRE lygS.
LE COMITi DE SALUT PUBLIC AU MINISTRE DE LA GUERRE ROUGHOTTE.
Paris, le ai du premier mois de Tan 11 de la République française.
LES BEniSENTÂMTS DU PEUPLE MSMBRBS DU COMITÉ DE SALUT PUBUC
AU MINiSTBE DE LA BUEBBE.
Le Comité vous envoie, citoyen ministre, une pièce que lui a adressée le citoyen Ferry ^*^ député à la Convention nationale, concernant des plaintes portées par les officiers du 3* bataillon de la Haute Saône contre le citoyen Girardot ^*\ ci-devant lieutenant-colonel de ce bataillon et aujourd'hui général de bri-
(*) Claude -Joseph Ferry, né à Raoa> taine (Haute-Saône) le 18 septembre 1 766, rÉtape (Vosges) le 19 novembre 17^7, entré dans les gendarmes le 1 3 juillet 17 70, professeur A TEcole du génie de Méiières, congédié le 16 août 1779, lieutenantdéputé des Ardennes A la Convention, mort colonel en 9* du 3* bataillon de la Hautei Lianconrt (Oise) le 1*' mai i8&5. Saône le 91 octobre 1791, et en i** en
(*) Jean-François Girardot, né à Fon- mai 1793, général de brigade le 3 o juillet
29& CORRESPONDANCE GÉNÉRALE DE CARNOT. [t3 oct. 1793.]
gade t*\ Le Comité vous invite k examiner cette dénonciation et k I*infitrmer de la décision qae voos aurez priae.
Lk8 m km bus dc CoMiri de savot fUBue
CHÂBoia DM LA COBBBSfOnDAflCE.
( Mioiito , Areh. nat , AF ii i38.)
GAMBRil, 13 OCTOBBE I793.
LR GiN^BAL CHAPUT AU COlirriE DB SALUT PUBLIC.
àmalyse. — Le Conseil de gaerre assemblé le 1 1 octobre à Cambrai a , d'après la considéralioQ de Téloignemeut de nos armées et du voisinage de Tennemi, arrêté de commencer aujourd'hui k étendre l'inondation jusqu'au moulin du Plat
(Orig. , Archives de la goeirc , armée da Nord. )
ARRÊTA DB CARNOT BT DB DUQUBSNOY.
LIBERTé.
BGALiri.
Les représentants du peuple près Tannée du Nord, sur les rapports qui leur ont été faits du civisme et des talents militaires du citoyen Soland^^), lieutenant-colonel du 6"" régiment de cavalerie, et sur la
1 793 , suspendu le s A aoât 1 793 , remis en activité le sS prairid an ni (1 3 juin 1796), réfonné le sA genninal an iv (t3 avril 1796), autorisé à prendre sa retraite le 99 prairiid an iv (17 juin 1796), employé à l'armée du Nord le i5 tout 1809, disponible par la dissolution de l'armée de Brabant en avril 1810, retraité le 7 septembre 1811, mort i Fontaine (Haute-Saône) le 19 août 1819.
(*) La lettre du représentant Ferry, datée de Paris, le 98 septembre 1793, ne désigne pas la nature des plaintes portées
contre le général Girardot par les dc son anden bataillon.
(*) Guillaume Soland, né â Meyneu (Isère) le 9 1 juillet 1 767, fils d'un notaire, dragon dans les volontaires du Dauphiné le 1 5 mars 1 769 , incorporé dans la légion de Flandre en 1 763 , brigadier en avril 1 77 1 « maréchal des logis en septembre 1773, entré dans la marine en septembre 1777, commîasaire de la marine k Ingrande le 9 juin 1 789 , commissaire en chef du département de la marine pour les classes i Angers le & mai 1783, commandant des gardes
[i3 ocT. 1793.J CORRESPONDANCE MIUTAIRE DU COMITÉ. 295
demande du général en chef, le nomment général de brigade pour commander la cavsderie.
A Âvesnes, le i3 octobre 1793, Tan q' de la République française une et indivisible.
Carnot, Duquesnoy.
(Orig. aot. de DaquesDoy, krth. nat, AF ii 3o&, dossier de veDdémiaire an ii.)
PARIS, l3 OGTOBRB 1793.
LE MINISTRE DE LA GUERRE DOUCHOTTE AU COMITE DE SALUT PUBLIC
Paris, 9* de la 3' décade da i" mois. Tan li do la République française.
LB MINISTRE DE LA 6UBRBE AUX RBPBéSBNTANTS DU PEUPLE COMPOSANT LB COMITÉ DE SALUT PUBUC.
J*ai reçu, citoyens représentants, votre lettre dliier et les pièces ci-jointes qui Yons ont été adressées par les administrateurs de TAisne relativement à f attaque qui devait se faire le i3 septembre contre les avant-postes ennemis par les généranx Parant et Beaurgard. J'avais déjà reçu de mon côté ces différentes pièces aussitôt après l*a£bire, et j'ai vérifié alors que l'espèce d'inculpation que Beaurgard paraissait diriger contre Parant n'était nullement (ondée, et que celui-ci, bon et ancien soldat, avait £ût militairement tout ce qu'il pouvait faire et qu'il ne pouvait pas opérer sa jonction à dix heures du matin avec un corps éloigné de huit lieues de son bivouac, obligé d'ailleurs de fouiller plusieurs bois dans la marche. L'inexécution du projet est venue de ce qu'il n'avait pas été combiné par un chef commun aux deux généraux de brigade, et, pour remédier à cet inconvénient, le Conseil exécutif a chargé un général de division de lier toutes les opérations de défensive de la seconde ligne sur la Somme et l'Oise, sous les ordres du génénd en chef de Tannée du Nord.
A l'égard des S,ooo hommes de réquisition des districts de ChAteau-Thierry, Soissons et Chauny, pour lesquels les administrateurs de l'Aisne avaient demandé i faire compléter l'équipement et l'armement, il y a été pourvu autant que les
nationales d'Angers en 1789, réprime une Gamot et de Duquesnoy le i3 octobre
sédition le 6 aeptembre 1790 et est bleasé 1793, confirmé le aS nivôse an 11 (i4jan-
d^on coup de feu, conunandant de la. force vier 1 79A ), mort à Tabbaye de Brauweiller,
armée du département de la Mayenne, près de Cologne (Allemagne), le a 5 bru-
licatenanlrcolonel an 6* de cavalerie le maire an m (1 5 novembre 179^). — Cf.
1** novembre 179 9, générd de brigade pro- Arch. nat., AF 11 364, dossier de vendé-
visoire â l'armée du Nord par arrêté de mioirc an 11.
S96 CORRESPONDANCE GÉNÉRALE DE CARNOT. [i3 oct. 1793.]
moyens ont pu le permettra, et on a formé de cette jeanesae nn camp de rëaerve et d'iostmction k la Réanion-sar-OÎM , où j'ai iait diriger sneeesaivement des envois d'armes.
J. ROUCIOTTI.
(Oriff., ArIi. de te gaerr», amé* do Kord.)
PARIS, lïOGTOBBK 1793.