LB MINISTBB DB U OUBBBB BOUGHOTTB AU COMITE BB SALUT PUBLIC
Anafyte. — Annonce de Tarrivée da général Schauenbarg dans la prison de rAbbaye.
(Orig., Arcb. de U guerre, eorr. génénle.)
PABI8, l3 OCTOBBB 1793.
LB GIEb^BAL BOlfSm AU GOMrr< DB SALUT PUBLIC.
Anafyêê. — D demande ponr chaque compagnie de Tannée révolutionnaire quatre sapeurs et quatre ouvriers.
( Andyte, Arch. de te guerre, eorr. géoérele.)
PABIS9 l3 OGTOBBB 1793.
LB GJNiBAL DB BBIGADB PB0VI80IBB PAUL GUILLAUME
AU COMITE DB 8ALUT PUBLIC
ilno/yse. — Détenu à la maison d'arrêt de la Force, il expose les fidts qui se sont passés , le 1 i septembre 1 798 , au combat de Pirmasens , dont on lui atta*ibne la mauvaise issue. Le mouvement de la colonne de droite, qui formait Tavant-garde sous son conunandement, n*a eu lieu que sur un ordre apporté par un aidé de camp et conjointement avec les représentants. Il attribue le revers au mouvement exécuté par la colonne de gauche et affirme que, sans la résistance qu'il a opposée à l'ennemi à la tête de quatre compagnies de volontaires commandées par le chef de bataillon Guillot, Tartillerie et Tambulance de Tannée auraient été prises. 11 réclame donc justice. «Comme les suites de la blessure que j*ai reçue à cette journée m'occasionnent de vives douleurs, je demande, en attendant la cour martiale que
[i3 ocT. 1793.] CORRESPONDANCE MILITAIRE DU COMITÉ. 297
je sollicite, qu*il me soit assise an lieu plus commode pour les soigner ^'^ 9 — Un plan manuscrit du combat de Pirmasens est joint à la lettre.
(Orig. , Areh. <!• la gaerra, armée de la MoaeUe, classée aa \k septembre 1793.)
ÀYssnBs, i3 OCTOBRE lygS.
LB ofo^RAL JOUBDAlf AU MI1II8TRB DB LA GUBRRB BOUGHOTTB.
Aa quartier général à ÀTesDes, le i3 oetobre 1793. LE CITOTBN JOUBDAN ÂV MINISTRE DB Là GVBRBE.
Citoyen,
Je désire bien pouvoir vous annoncer sous peu d*aussi beureux ëvënements que ceux dont vous me fiâtes part dans votre dernière ^\ dont je fais part aujourd'hui à toute Tarmëe en la fiisant insérer à Tordre ^^K Elle ne peut que rehausser son courage et faire le meilleur effet à la veille de Tattaque que je médite et qui doit avoir lieu après-demain. Les divisions des généraux Balland et Lemaire arrivent aujourdliui et campent à la droite et k la gaucbe d*Avesnes. Mon avantrgarde pousse ses postes avancés k l'extrémité de la baie d'Avesnes. Le général Duquesnoy se porte k la droite du chemin de Maubeuge, parallèlement k Tavantrgarde; la division des Ardennes k Liessies. Le reste de l'armée suivra de près le mouvement et je compte faire après-demain une attaque générale. Suivant tous les rapports, les forces ennemies se montent k 64, 000 hommes d'infanterie et k 95,ooo de cavalerie. Je compte sur le courage et l'énergie des républicains que je conunande : un doit en valoir deux. Je vais tâcher de profiter de toutes les dispositions que le terrain pourra me rendre avantageuses pour tomber k l'imprévu et avec l'audace la pins décidée sur cette horde d'esdaves, qui n'est encouragée que par le peu de résistance qu'on a opposé jusqu'k présent k leurs efforts et k la perfidie des clipfs.
Je pars pour fidre ma reconnaissance générale. Je n'ai que le temps de vous dire que ma patrie sera triomphante ou je périrai en la défendant.
Salut et firatemité.
JOUEDAN.
(Orig., Ârcb. de la guerre, année da Nord.)
<') Les représentants près Tarmëe de la à Toccasion du combat de Pirmasens. (Orig. ,
Moselle, Ridbard, Kbrmann et Soubrany, Arcb. de la guerre, armée de la Moselle.)
écrivirent de Sarrebruck, le 98 vende- ^^ Cf. lettre de Bouchotte A Jourdan à
mîaire an u (19 octobre 1793), au Comité la date du 1 1 octobre, p. a83.
de salut public pour justifier le général (') Cf. Tordre du jour de Jourdan, du
GuUlanme de Taccusation portée contre lui 1 h octobre, p. 3oo,
CORRESPONDANCE GÉNÉRALE DE CARNOT. [«« oct. 1793.]
8iBMB0CB6, l3 OGTOBBB lyQS.
L^ÀDJDDAIIT oinihiL DBMOHT ^'^ AU COMITE DB SALUT PUBLIC.
Anahfu. — D mande que les ennemis ont attaque Tannée du Rhin sur tons les points et que , maigre les mesures de surveillance présentes par le général en chef, quelques postes ont été surpris à la fiivenr d*un farouillard épais. La prise de la principale batterie étaUie en avant de Sehaidt a mis un td désordre dans les troupes qu^on n*a pu les rdlier qu'au delà des lignes de ta Lauter, d*oà le général en dief a ordonné la retraite sur Sarrebourg. L'armée prendra le lendemain sa position sur les hauteurs entre BouxwiUer et Ingwillo*. «Je ne puis vous dissimuler, citoyens rqirésentants, qu'il existe dans l'armée qudques génies maliaisants qui alimentent le désordre et le découragement, et c'est en partie à l'esprit d'épouvante qu'ib sèment autour d'eux que nous devons attribuer nos revers (*^»
(Orig., Arch. adm. de U gnarra, doaâer DamcNit)
PARIS, 1& OCTOBBB 1793.
LB mNISTRB DE LA GUERRB BOUCHOTTB AU GOUni DK SALUT PUBUC.
AnahfH, — Il signale l'existence à Versailles d'un escadron de Seine-et-Oise parfaitement organisé et il propose de l'attachera l'armée révolutionnaire de Paris.
(Analysa, Arch. da la goarre, eorr. générala.)
(*) On lit en tête cette note autographe de Boucbotte : «L*on est convenu au Salut public de su^ndre Demont, qui apparemment est adjudant général provisoire. — Suspoidre Demont.»
(') Joaeph- Laurent Demont, né à Sar- I POU ville ( Seine - et - Oiae ) le a 9 septembre 1767, fils d'un Buiase de la garde du roi, soldat dans le régiment suisse Vi^er le 1" janvier 1 76^ , 80U»4ieutenant le 1 a novembre 1768, lieutenant le 3 juin 1781, sous-aide major le 98 février 1789, aidemajor le 96 mai 178a «capitaine le 1 a juin 1 785 , licencié avec le corps des Suisses le 3 septembre 1799, adjoint aux adjudants généraux à l'armée du Rbin en 1793, ad-
judant général chef de bataillon le 90 mai 1 793 , suspendu de ses fonctions le 3o vendémiaire an II (91 octobre 1793), reintégré dans son grade le 3o thermidor an 11 (17 août i79&)« adjudant général chef de brigade à Tannée du Rhin le 9& germinal an IV (i3 avril 1796), général de brigade le .17 |duvidae an tu (5 février 1799)1 membre de la Légion d'honneur le 1 1 décembre 1 8o3, commandant le 1 A juin 1 80A, général de division le ai décembre 18a 5, sénateur le ao mai 1 806 , retraité le a 1 mai 1 807 , comte de TEmpire le 96 avril 1808 , pair de France le A juin 181 &, pair héréditaire le 9 mai 1896, mort A Paris le 8 mai 1896.
[t&ocT. 1793.] CORRESPONDANCE MILITAIRE DU COMITÉ. 299
GARROT ET DUQUBSNOT AO GOVlTé DE SALCT POBLIG.
Avesnes, le à [3*] jour de ia 3* décade du 1*' mois de Tan ii de la République une et indivisible <').
^Nous avons employé, chers collègues, la journée d'hier et celle d'aujourd'hui à reconnaître la position des ennemis et à réunir le reste de nos forces. Les armées sont en présence, les postes avancés se sont tiraillés toute la journée et il y a eu de part et d'autre quelques hommes tués et quelques prisonniers. Nos troupes sont aussi impatientes de marcher que nous de les mener à la victoire; demain elles seront satisfaites. Aujourd'hui nous occupons la forêt qu'on nomme la haie d'Avesnes; nous espérons pousser demain jusqu'à mi-chemin de Maubeuge et après-demain faire lever le blocus de cette place. Elle doit être prévenue maintenant par nos émissaires secrets que nous allons à son secours, et nous avons entendu ronfler son canon toute la journée. L'ennemi, qui grossit toujours ses forces, annonce qu'il a cent quinze mille hommes , mais nous ne croyons pas qu'il soit beaucoup plus fort que nous qui en avons cinquante mille effectifs, indépendamment des dîx*sept mille qui sont à Maubeuge. Notre position est plus avantageuse que la sienne et, dans deux ou trois jours au plus, nous espérons avoir de grandes et heureuses nouvelles à vous annoncer. Celles qui ont été proclamées de votre part à l'armée ont enflé son courage , le général Jourdan a sa confiance et la nôtre. Malheureusement , parmi les autres chefs, il y a, à quelques exceptions près, plus de bonne volonté que de moyens, mais croyez que ça ira. *
Salut et fraternité.
Garnot, Duquesnoy.
(Orig. aot. de Caraot, Areb. nat., AF u 939, n* aAa.)
^0 Bien que cette lettre Boit datée en armées française et autrichienne qui eut
réalité du 1 5 octobre, elle a dû être écrite lieu le i h octobre. Il y a donc dans Icrhiflre
le I A , en raison des détails qu^elle ren- de la date un lapMUi ealami, et il faut lire
ferme. En effet, les représentants y men- 3' jour, et non 6* jour de la 3' décade du
tîonnent la rencontre des avant-gardes des 1*' mois de Tan 11.
300 CORRESPONDANCE GÉNÉRALE DE CARNOT. [à ogt. 1793.]