L. Garrot, Saint-Just, Thumot
(Oriff., eoi). d« M. ttianne Charavay.)
^^) En télé on lit ces mots de la main de BouchoUe : «6* division. Répondu au Comité que 8*il ne présente une occasion , jVmpioierai le citoyen Laulremange, que je crois cependant qu^il est mieux de ne pas employer d^élran^rs.» On trouve aussi celte mention : «R. (répondu) le 96 août 93.» — Les armées de la République comptaient en effet dans leurs rangs un certain nombre d*officiers étrangers, et notamment plusieurs Belges entrés au service de la France après Téchec de la révolution
de Brabant On cherchait à s*en débarrasser, car la présence dVtrangers sur notre territoire était généralement considérée comme un véritable danger. Le 1*' août, Gambon avait demandé et obtenu de la Convention que, par mesure de sûreté générale, on pût provisoirement arrêter tous les étrangers sttq)ectB, et , le 3 , le représentant Bréard avait fait décréter rarrestation de tous ceui résidant en France. La note dé Boucfaotte est un écho de la préoccupation des esprits i ce sujet.
[i7 AoftT 1793.] CORRESPONDANCE MILITAIRE DU COMITÉ.
17 AOtr 1793. RAPPORT DU G^N^RAL RONSIN AU GONSBIL BX^GUTIF.
BÀPPOMT DU arOTBH BOKSiN ^'^ ENfOYÂ PAR LE COMBEIL ExicVTIF À L'ÀRMis DU NORD, LE l3 AOÛT, ET BETEEU LE IJ, SUR LA SltUATtOH M CETTE ARMÉE ET DE LÉ FRON TtàRE ^*\
On peat consulter BiHaud-Varenne et Niou ^'^ sur le choix de ceux qu*S serait avantageux d'attacher à cette année. Chasles ^^^ nous a paru propre à animer le courage des soldats, à surveifler les officiers suspects et k imprimer un grand mouvement à cette armée qu'on a laissée trop longtemps dans Tinertie. Niou serait d'une grande utilité dans la Flandre maritime, où Tennemi semble projeter une incursion.
Le général en chef Houchard passe pour un excellent militaire, mais il nous a paru Cskcile et un peu lent; il importe de mettre i cAté de lui des hommes aussi adife qpie révolutionnaires.
Le général, autant qu'on peut le croire, est incapable de félonie; mais profi-
(i> Charies-Philippe Ronsin, né à Soissons (Âîioie) le i** décemln^ i75i, fib d*un maître toimelier, soldat au régiment d^Aunis le 7 octobre 1768, surnommé DœrUê, acheta son congé le 16 mai 1771 et vint à Paris, où il s'adonna i la poésie dramatique et fit représenter plusieurs pièces. Capitaine -commandant dans la garde nationale parisienne en juillet 1789, il devint commissaire du pouvoir exécutif le ag août 1799 et commissaire des guerres le i5 novembre suivant. Le 19 du même mois il alla en cette dernière qualité à Tannée de Belgique, fut adjoint au ministre de la guerre Bouchotte le t6 avril 1793 et envoyé comme commissaire du Conseil exécutif à Tannée des Gètes de la BoeheHe le 9 mai. D entra dans Tarmée le 1**^ juillet 1793 comme capitaine au i3* chasseurs k cheval et fut promu chef d'escadron le 9 , adjudant général chef de brigade le 3 et général de brigade le h juiilet. Génénï de dirision le 9 octobre 1793 et commandant de Tarmée révolutionnaire en Vendée, il fut décrété d'arrestation le 97 frimaire an ti ( 17 décembre 1793) et remis en liberté le lâ pluviôse (9 février 179&). Arrêté de nouveau le 9& ventôse (i& mars 179&), il fut con-
damné è mort le à germinal (9& mars 179a) avec Hébert, Momoro, Vincent, Anacharsis Gloots, etc., et exécuté. (Cf. Arch. nat., W 339, n' 617.)
W Je publie ce document parce qu'il a été le point de départ des changements opérés dans le personnel de Tétat-major de Tarmée du Nord, changements que nous trouverons successivement signdés dans la correspondance militaire du Comité de salut public. En effet, presque tous les officiers, dont Ronsin dénonce Tindvisme ou Tincapacité, furent destitués, même Houchard, qui, malgré le jugement plutôt favorable du commissaire du Conseil exécutif, dut céder son commandement à Jourdan et périt sur Téchafaud.
^'> Biilaud-Varenne et Niou avaient été envoyés par le Conseil exécutif dans le département du Nord le 99 juillet 1793.
(Cf. Aulard, V, ài3.)
(*) Pierre-Jacques-Michel Chasles, né k Chartres (Eure-et-Loir) le 9 juin 1763, chanoine, député d'Eure-et-Loir i la Convention, commissaire à Tarmée du Nord le 1 "^ août 1 793 , blessé i Werricq le 1 3 septembre 1793, admis i l'hôtel des Inva^ lides en Tan iv, mort k Parts le 9 1 juin 1896. Il signait Chdk$.
10 CORRESPONDANCE GÉNÉRALE DE CARNOT. [17 août 1793.]
tera4-il de tous les moyens de saccès que les circonstances lui présentent? N'emploiera-t-il pas à délibérer et à tracer ses plans d'attaqpie ou de défense un temps précieux? G*est ce qpi on craint.
Etat-nM^ar. — Il est à peine formé; deux hommes paraissent jouir, quant à présent, de la confiance du général en chef : Vemon ^'^ et Berthdmy ^'^
Vemon n'a aucune des qualités qui caractérisent le républicain: Û est diasimidé et astucieux : il était fort avant dans la confiance de Custine; tous les patriotes le craignent.
Berthelmy aime à dominer; il a de la suflhance et, sons certains rapports, a beaucoup de ressemblance avec Vemon. Tous deux se sont emparés du général Bouchard; aussi excilent-ilsTenviededeux autres officiers de Tétat-major, Thiiriiig et Chénier^'^ Ceux-ci ont de Tesprit et tous les moyens qui en dérivent; mab sontils bien sûrs? J'en doute, surtout de Chénier. Un tiers parti rompt encore davantage Tunitéqui devrait exister autour du général. Le général de brigade d*Avaine^*',
(*} L'idjudant générai Gay de Vemon.
(Cf. t. Il, p. &5d.)
(*) Éticnne-Ambroise Berthelmy, né à Vauvillers (Haute-Sadne) le 9& septembre 1764, ingénieur des ponts et chaussées dans le département de ia Corrèie, élu capitaine de grenadiers au i*' bataillon de la Corrèie le 10 octobre 1791, adjudant général chef de bataillon le 99 avril 1798 et chef de brigade le 90 juillet suivant, général de brigade le 3o juillet 1793, chef d^état-major de Tarmée du Nord, suspendu par le Conseil exécutif le 9 9 8q>tembre 1 798 et emprisonné, mis en liberté le 18 thermidor an II (5 août 1794)1 employé à Tarmée des Pyrénées occidentales le 1 o brumaire an if (1*' novembre i79S)« député de la Corrèie au Conseil des Cinq -Cents le aa germinal an ti (11 avril 1798), membre du Tribunnt le k nivdse an tiii (95 décembre 1799), chevalier de Saint- Louis le 19 juillet 181&, admis au traitement de réforme le 90 août suivant, mort À Paris le 96 juin 18&1.
(*^) Louis-Sauveur de Chénier, né à Galata, faubourg de Constantinople , le 97 novembre 1761 , frère d*André et de Marie- Joseph , cadet au régiment de Bassigny le 16 novembre 1780, a quitté le i*' août 1784, lieutenant de gendarmerie le 1 9 juin 1791, licencié le i3 août 1799, capitaine adjoint aux adjudants généreux le 6 sep-
tembre 1799, adjudant général chef de bataillon en décembre 179a et chef do brigade eu septembre 1 793 , sous-inq|>ecteur aux revues le 9 a décembre i8o3, quitte ses fonctions le i*' septembre 181 5, mort à Paris le t4 décembre 1893.
(*) Jean-Baptiste d^ A vaine, né k Boukirs (Belgique) le 1 5 juin 1733, de parents français, entre au régiment d'Egmoatdragons, assista au siège de Maestricht (1768), devint brigadier en 1749, maréchal des logis en 1769, et quitta le service. Inspecteur en chef des haras de Flandre (cf. aux Arch. adm. de la guerre lettre de lui au ministre de la guerre, du 7 août 1793), il se mit à la tête des patriotes flamands en 1789, s^empara de Gand, devint majoi^^ommandant le 19 octobre 1789, lieutenant-colonel du 1*' dragons en décembre suivant et colonel lo 9 mars 1 790. Il quitta la Belgique en novembre 1790 et s^instaUa à Melun avec sa femme et ses deux fils. Après le 10 août 1799 on lui donna les fonctions dUnspecteur général des chevaux de la nation.
Maréchal de camp provisoire le 1 9 février 1793, confirmé le 7 mars, général de division le 3o juillet, il fut mis en arrestation par un arrêté du représentant Duquesnoy le 7 brumaire an 11 (98 octobre 1793), pour n^avoir pas exécuté les ordros du général en chef lors de Texpédition
[17 AoÔT 1793.] CORBBSPONDANCE MIUTAIBE DU COMITÉ. 11
le colonel Lamy^^^ (tous deux Bdges) et le général Landrin<'\ artilleur, sont ^sxtrémement li^ entre ejox et censurent déjà le nouvel ëtatrinajor. Us n'aiment ni Vernon , ni Berthelmy, ni Goqndbert ^^\ chef de rartillerie , ni Thûring , ni Chénier. En sorte que si le bon esprit du général ne le préserve pas des suites funestes que doit produire la rivalité, je puis dire Tantipatliie de ces hommes, obligés de communiquer journellement avec lui , il ne sera occupé que de leurs petites querelles personnelles, et la chose publique en soufinra. Quel remède apporter k cet état de choses?
dans U Flandre maritime, et fut traduit derant ie tribimai révoluliomiaire et condamné à mort ie i5 ventte an 11 (5 mars 1794). (Cf. Arch. nat, W 335, n' 585.)
^*) Charles-François-Joseph de Lamy, né à Charieroi (Belgique) le 9 janvier 1786, fis d*un officier supérieur du génie, volontaire de cette arme en 1750, enseigne le 6 mai 1760, tous^eutenant ie 90 avril 1761, lieutenant-ingénieur ie 16 mai 176&, capitaine -lieutenant le 9& mars 1773, capitaine en pied ie la février j 778 , maior le 1 0 décembre 1 789 , il fut nommé le s juillet 1790, par ie Congrès belgique, colonie et directeur du corps du génie et, en novembre 1790, maréchal de camp du génie. Il entra au service de France comme chef de bataillon de cette arme par un arrêté des représentants k rarmëe du Nord le à octobre 17991 fut promu chef de brigade par Dumouriei ie 3o du même mois, mais n*obtint sa confirmation que le 94 mai 1793. Les représentants Trullard et Berlier i*élevèrent, ie 3 septembre 1798, au grade de général de brigade, qui lui fut confirmé le 99 du même mois. 11 commanda le génie à l'armée dltaiie et fut réformé ie 95 prairial au III (i3 juin 1795). Admis au traitement de réforme le 95 vendémiaire an tu (t6 octobre 1798), il se retira à Charieroi, où il vivait encore en 181 4.
(*' Jean-Noël Landrin, né à Paris ie aa mai 1759, fils dW architecte, canonnier à Saint-Domingue en 1767, sergent eo 176S , licencié en 1 774 avec son corps, sous- lieutenant dans la milice bourgeoise de Saint-Domingue la même année, rentré en France en 1779, capitaine de canoniiîen de la section des Enfiwts-Bouges k
Paris le I*' avril 1799, passé au 1" bataillon de Saint-Denis le 90 septembre suivant, chef de ce bataillon le i5 avril 1793, générai de division le 3o juillet 1793, suspendu de ses fonctions par les représentants près Tannée du Nord le 1 3 septembre , arrêté le 1 8 frimaire an 11 (8 décembre 1793), mis en liberté le 98 thermidor (i5 août 1794), réintégré le 91 germinal an m (10 avril 1795) pour être employé dans le grade de capitaine d'infanterie, attaché comme capitaine k la 54* demi-brigade le 7 fructidor (94 août 1795), 'suspendu par reffet de la loi du 3 brumaire an iv (95 octobre 1795), réintégré ie 19 ventôse (9 mars 1796), autorisé à se retirer dans ie département de rOise le 4 prairial an ix (94 mai 1801 ). (') Antoine-Romain Coquebert de Montbret, né k Saint-Germain-en-Laye (Seineet-Oise) ie 6 avril 1 767, fils dW conseiller du roi, correcteur en la Chambre des comptes; sous-lieutenant k TÉcoie de Mé* aères lé 1" janrier 1784, lieutenant en second ie 1" (janrier 1786 et en premier le 1*' avril 1791, capitaine ie i5 juillet 1791, aide de camp du générai Custine le 9 mai 1799 , lieutenant-colond. Après une altercation avec son générai, qu'il accur. sait de trahison, et une tentative de suidde au commencement d'avril 1793 , il fut envoyé à Paris, traduit le 19 de ce mois devant le comité de la guerre et acquitté le 7 roaL Fait prisonnier dans la nuit du- 6 au 7 septembre 1793 (cf. lettre de Hou* chard^ du 1 3 septembre, Arch. de la guerre* armée du Nord, et Foucart et Finot, II, 97 ), il devint fou pendant sa longue captivité* (Cf. A. Ghuquet, L'expédition dé Cmtint, 960 et 961.)
12 CORRESPONDANCE GÉNÉRALE DE GARNOT. [17 aoôt 1793.]
G*est aux reprësentants du peuple qui se trouveront auprès de Tëtat-major h prendre on grand ascendant sur tous ceux qui le composeront et à s^emparer d^autoritë de la confiance du général, sinon en matière militaire, du moins pour contrebalancer chacun de ces trois partis. Un homme hahile peut tirer avantage de cette rivalité et la diriger vers la prospérité des armes de la République.
Le Venewr^^K — On le dit ami de Custine et professant les mêmes principes.
Lamareke^\ — Il passe pour ivrogne, et depuis la journée du aS mai ^'^ il a perdu la confiance de tous les patriotes éclairés.
D'Hangeêt ^^K — Lieutenant général d'artillerie, aristocrate, accusé par les canonniers d'avoir voulu les faire passer à Tennemi lorsqu'ils étaient à SaJnt-Amand. Il a auprès.de lui Sahrevois ^*\ Belmont ^*) et de Roche, qui professent les mêmes principes.
^0 Cf. Etienne Gharavay, Le général Alexi» Le VwÊur, p. &3. Les commissaires du Conseil exécutif. Cellier et Yarin, avaient dénoncé Le Veneur, le 1 i juillet 1793, comme ami de Custine.
W Cf. t II,p. 108.
W Cf. t II, p. «64.
(*) Louis>Angustin Lamy d'Hangest, né à Wissignicourt (Aisne) le a 8 août 1731, surnuméraire au corps de rartillerie le 1 *' janvier 1 7 A 3 , officier pointeur le k juin 17&5, commissaire extraordinaire le a février 17^7^ capitaine le 1" mai 1766, aide-major de l'équipage d'artillerie de l'armée d'Allemagne le a 7 mars 1 760 , chevalier de Saint-Louis le 3 novembre 1761 pour sa belle conduite à Tafiaire de Clo^ tercamp, commandant en second Técole des élèves d'artillerie i Bapaume le 96 février 1769, major et chef de brigade titulaire le 96 juillet 1770, major de Bapaume le i3 mars 17719 breveté lieutenant-coiond le a 1 juillet 1773, lieutenant-colonel du régiment d'artillerie de Toul le 1*' janvier 1777, breveté colonel le 3 juin 1779* colonel du régiment d'artillerie de Grenoble le 5 avril 1780, brigadier d'infanterie le i*' janvier 1786, maréchd de camp le 9 mars 1788, réformé le i*'juin 1791, inspecteur général du corps de l'artillerie le 99 juillet 17911 employé i l'armée du Nord en 1799, lieutenant général le 7 septembre 1799, employé i
l'armée de Bdgique le i** novembre 1799 et i l'armée du Nord le 3t mai 1793, suspendu le 9 S juillet 1793, arrêté le 9& août suivant et détenu à Chauny, mis en liberté le 7 avril 1794, relevé de sa suspension et autorisé i prendre sa retraite le 1 3 décembre i79« pensionné le 98 juillet 1795, inspecteur aux revues de la 90* division militaire le 9 octobre i8o«, membre de la Légion d'honneur le 96 mars 180 A, retraité le 19 juillet i8o5, mort k Wissignicourt le 91 novembre 1819.
^^) Jacques-Henri de Sahrevois, dit Sahrtwiu d'OyenvUlê, né i Tancrainviile (Eure-et-Loir) le 10 décembre 1797, surnuméraire d'artillerie en décembre 1766^ officier pointeur le 6 février 1767* capitaine par commission le i5 janvier 1 769 , capitaine en second le S avril 1769 et en premier le i5 octobre 1765. capitaine d'ouvriers le 99 mai 1767, chevalier de Saint-Louis le 90 août 1771. chef de brigade le i** janvier 1777* lieutenant-colonel le 3 juin 1779^ colonel par commission le a 9 mai 1781, colonel titulaire le à juillet 1786, commandant d'artillerie le 1*' avril 1791, générai de brigade le 1 5 mai 1 793 , suspendu le aS juillet 1 793 , autorisé à prendre sa retraite le 1 o prairial an in (99 mai 1796), retiré i Oyenville (Eure-et-Loir).
(*} Probablement le chef de bataillon d'artillerie BoUemont, qui devint chef
[i7 AoftT 1793.] CORRESPONDANCE MILITAIRE DU COMITÉ. 13
Oumfmorin ^'^ — Il est on de ceux qui se sont plaints le plus hautement de Tarrestation de Custine et qui ont excite des soldats à le redemander. Il est d^ailieurs gendre de Malus ^*\
Dardetme ^^. — Créature de Dumouriez; il a servi chez les Autrichiens; il a étë mandé à Paris.
Devrigny ^^K — Il importe d'interroger sur la trahison de' Custine cet officier qui, étant porte-étendard au régiment de Lauzun, a provoqué la sédition de Belfort en 1790, a émiglré ensuite et est rentré en 1799, a été (ait capitaine des guides dûis Tannée de la Moselle, puis colond et commandant à Landau, où il a été dénoncé plusieurs fois par la société populaire de cette ville , comme escroc et contre-révolutionnaire. D a été enfin chassé de Landau par la garnison et, depuis , employé dans cette armée par Custine. On le croit k Pans dans ce moment.
Kemwrvan ^*\ général de brigade.
Anioine ^*\ général de brigade.
Gobert ^, commandant k Givet.
De^fomMi ^^^ général de brigade.
de brigade le i5 août 1798 et général le 95 octobre suivant.
W Cf. t U, p. «57.
W Le fameux commisBaire-ordomiaiettr à Tannée de Belgique en 179s.
(*) Gharies-Ambroise Dardemie, né à Maîry (Ardennes) le 96 octobre 1756, fik d*un entrepreneur des subsistances et convois militaires, élève à recelé du génie de Mésières, entré au régiment d*arliiierie deToul en septembre 1778, fit la campagne d^ Amérique d^avril 1779 à août 1789 et quitta le service à son retour en France. Il entra comme sons-lieutenant dans les chasseurs belges le i5 juin 1799, devint lieutenant le 99 septembre, aide de camp du général Rosières le 97 octobre, capitaine le 97 novembre et lieutenantreobnel le 9 5 janrier 1798. Nommé par Dampierre adjudant général chef de bataillon le 5 avril 1798, confirmé le i5 mai suivant, il (ut suspendu le 3o juillet 1 798. Réînt^^ le 19 prairial an 11 (7 juin 179&), Dardenne fut promu adjudant général chef de brigade le 95 prairial an m (i3 juin 1796) et général de brigade le & vendémiaire an vni (96 septembre 1799). Il mourut à Paris le 11 octobre 1809.
W Cf. t. II, p. Ali.
W Cf. t. II, p. 33o.
(*) François-Louis Antoine, né à Versailles le 7 mai 17M, fils d*un garçon ordinaire de la chambre du roi et d^une femme de chambre de Madame Adâaîde , cornette au régiment de Vogué (cavalerie) le 3o janrier 1761 , passé par incorporation au régiment Royal-Cavalerie le 1*' décembre 1761 , sous-<aide-major le i^mars 1763, aide-major le h août 1771 ^ capitaine le 99 décembre 1775, réformé le 11 juin 1776^ capitaine en second le 19 mai 1779, capitaine commandant le 90 août 1779, chevalier de Saint-Louis le 98 janrier 1787, chef d^escadron le i*' mai 1788, lieutenant-colonel au 9* de cavalerie le 95 juillet 1791 , passé au i*' régiment des carabiniers le k avril 1799, colonel le 16 mai 1799, adjudant général employé à Tavant-garde de Tarmée de la Moselle le 1*' octobre 1799, général de brigade à Tarmée du Nord le 8 mars 1 793, commandant la cavalerie le i5 mai 1798, suspendu le 19 août 1798, autorisé à prendre sa retraite le 3 février 1 796 , retraité le 7 mai 1796. Le général Antoine avait fait, avant la Révolution, les campagnes de 1761 et de 1769 en Allemagne et de 1768 en Brabant II vivait encore à Paris en août 1890.
(') Cf. t. II, p. 93.
(*) Charies-Joseph-Paui Leiris Despon-
CORRESPONDANCE GÉNÉRALE DE GARNOT. [17 lodr 1 793.]
Mmfgmrom ('\ général de lirigwle.
BmiMiamamrt ^*^^ général de brigade.
Samt-Germam ^\ général de GUrûi ('), général de brigade.
Jitnj ^*\ général de brigade.
Smmi'M^irtm ^\ adjodant général.
rbés, né m Alais (G«fd)le 19 juillet 1796, sonf-lieotenant tans appointements dans le régiment de Flandre-lnlanterie le 1 9 ortobre 1776, .tofas-lîeotenant le ^8 aoàt 1777, lieutenant en secondie s juin 178s et en premier le 1 9 juin 1 786 , capitaine en seciHidle 17 mai 1789, lieulenanl-colonel an I9*dlnfanteriele5 lévrier 1799, colonel le «9 juin suivant, maréchal de camp i Tarmëe du Nord le 8 mars 1793, suspendu de ses fÎMietions le s 5 juillet 1 795, réintégré le i3 prairial an m (i** juin 1795), admis au traitement de réforme le 5 fructidor (ss aoàt 1799), président du collège électoral d'Alais en 1806, ad* joint au maire de cette ville en 1808, chevalier de Saint-Louis le s4 octobre 181 &, retraité le 6 mars 181 5. Le général Desponchés avait fait la campagne d'Amérique en 1789 et 1783.
(') Je n*ai pu identifier ce personnage, dont le nom ne figure ni dans les généraux titulaires, ni dans les généraux provisoires.
(') François de Bausmncourt, né à Andelot (Haute -Marne) le 17 septembre 1749, volontaire dans le régiment de Hainaut en 1 769 , réformé et employé dans les recrues en 1 763 , admis aux Invalides le 5 mai 1763, capitaine au régiment provincial de ChAlons le ta aoàt 1771 « réformé en 1773, passé en Pologne en 1779, major dans Tarmée de Liihuanie le 1 6 sqitembre 1 776 , admis aux Invalides le 8 juillet 1777* capitaine au corps des volontaires étrangers de la marine en 1 778, chevalier de SainIrLouis en 1779* capitaine provisoire d*artilierie de la marine en décembre 1780, commandant des milices de saint Vincent le 9 juin 178a, rentré en France en 1783, lieutenantcofonel du 3* bataillon de la Marne le 7 septembre 1 79I9 nommé général de bri-
gade provisotre par Dampierre le ta avril 1793, suspendu le s aoâl 1793, détenu à Barhonne (Marne), mis en liberté le 8 Inmaire an ni (a8 novemfate 1794).
Il mourut en octobre 1799, car le 3 brumaire an IV («S octobre 1795) le représentant Beffioy demanda un secours pour la veuve du général Baussanoourt, destitué par Boucfaotte, dit-il, «sur la simple motif de la liaison de cet anrien officier avec moi (nous avions (ait la guerre ensemble en Pologne) % — Banssancouit avait foit les campagnes d'Allemagne de 1769 a 176s et d* Amérique de 1779 i 1783. Il avait refu deux Unsures, le 99 juillet 1 760 et en septembre 176a.
(*} Je n*ai pu| identifier ce penonni^, car il n*y a aucun général de ce nom-là en
w Cf. t II, p. 108.
(*) Probablement Etienne -Anatole^Gédéon Jarry, né a Noieroy (Jura), le ioac> tobre 176&, sous-lieutenant au régiment du Vivarais le i5 septembre 1791, lieutenant le 1* juillet 1799, capitaine le 1" mars 1793, adjudant général chef de bataillon à Tarmée du Nord le i*' avril 1 793. On ne trouve pas d*officier général de ce nom, et c*est par erreur sans doute que Ronsin lui donne le litre de général de brigade. Jarry n'obtint ce dernier grade que le si février 1807 et mourut à Lon»le-Saulnier le 93 janvier 1819. Ce qui semble justifier Tidenlification du personnage, c'est que ce Jarry fut suspendu le 19 aoât 1793 pour avoir refusé d'aller déposer contre son ancien générai Gustine.
(*) Alexis Saint-Martin, né i Loxeuii (Haule-Sa^e)le S novembre 179a, soldat au régiment de Toumaisis le 99 février 17&9, sergent le 9 mars 17&8, sous-lieutenant de grenadiers le 7 décembre 1 760,
[ijkotr 1793.1 CORRESPONDANCE MILITAIRE DU COMITÉ.
LMnie, m^oint k l^ëiatpmajor.
Des» Bnuhfê ^^\ ancien chef de rëUt-major.
VûH Mirihê, adjoint à Tëtat-major.
Dr99k9i (*', colonel du 6* régiment de chosseiire.
premier lieutenant en 1776, capitaine en Kcond le 8 avril 1779, dievalicr de Saint- Louis le i3 novembre 17791 capitaine commandant le i*' juillet 17B7, retraité le 3 février 1788, !ieutenantr<Dlonel du a* bataillon des Hantes-Alpes le aB novembre 1791, commandant du château de Namur en décembre 1793* a^'udant ^ néralchefde bataillon le 3i mai 1793, général de brigade le 3o juillet 1793, conunandant de Maubeuge le 90 octobre 1 793 , admis à prendre sa retraite le 9 plufiAse an II (98 janvier 179^), commandant de Luxeuil le 3o mesndor an iv ( 18 jttiilel 1796), réformé le 1 1 brumaire an V (1*' novembre 1796). Le général Saint-Martin avait assisté au siège de Prague en novembre 17&1 et fait les campagnes de 176a et 17&3 en Bohême, de 1765 à 17&8 ai It^die et de 1767 à 1769 en Hanovre. D avait été blessé à la bataille de Plaisance le 16 juin 17&6.
(*) Nicolas Ernault des Bruslys, né à Brive (Gorrèae) Se 7 aoét 1757, fib du teœvenr éea tailles de Télection de Brive, aipirani d*artillerîe ani corps des mineurs i Verdun le 98 septembre 177^1 gude du corpa du roi le 95 septembre 1775, lieutenant en second au 3* d^artillerie le ih juillet 1780 et en premier le i*' septembre 1783, capitaine dans les troupes coloniales en mai 1786, démissionnaire de remploi de lieutenant d*artillerie le 1 3 octobre suivant, rentré dans Tartillerie comme lienteoflnl en aecond le a7 janvier 1788, lieutenant ai piemier le 11 avril 1791^ aide de camp dn premier inspecteur de Tartillerie le 8 aodt 1791, capitaine en second le 6 février 1799, adjointe Tétatmajor de farmée du Centre le 8 du même mois, adjudant général lieulenantr^olonel pnriaom le 1* aqitembre 1793, adjudnl gAiérai eoWnel provisoire le 8 octobre suivant, chef d*état-major de Tarméa des
Ardennes le 96 janvier 1793, confirme adjudant général chef de brigade le 8 mars suivant, général de brigade provisoire le 7 avril 1793 et chef d*étatrmajor des ai^ mées du Nord et des Ardennes le i5, confirmé dans son grade le i5 mai 1793, sospendu et arrêté le 10 aoât 1793, transféré à Paris, mis en liberté le 19 the^midor an 11 (6 août 179^), arrêté de nouveau le 96 thermidor an 11 (i3 août), mis en liberté le 19 frimaire an m (9 décembre 179&), réintégré le 17 germinal an m (6 avril 1796), passé au département de la marine le 9 fructidor an xi (97 août i8o3), général de dirision le i3 juillet 1808, lieutenant du générai Decaèn à nie Bonaparte, ci-devant Bourbon, où il se suicida le 9 5 septembre 1809 plutôt que de rendre cette place aux Angkos^ Le général des Bnislys avait fait les campagnes de 1781 et 1783 dans les Indes et rempli en 1786 et 1787 une mission en Turquie et en Perse. Il avait été blessé d*un éclat d*obus i la jandie gauche le 6 novembre 1799 devant Namur, d'un boulet k la main droite au siège de Maastricht le 97 février 1793, et avait été frappé aux côtés de Feraud dans la salle de la Convention le t*' prairial an ni (90 mai 1795}.
^•> Pierre-Nicolas Drouhot, né à Volon (Haute-Sadnc) le 99 juin 1779, hussard dans la légion de Lauxun le 9 juillet 1 783 , cadet le 11 octobre suivant, sous-lieutenant le 9 aoét 1789, lieutenant le a4 juillet 1799 et capitaine le a 3 novembre, chef d*escadron au 6* chasseurs à cheval le 11 avril 1793, confirmé dans ce grade le 99 juillet, adjudant générai chef d'escadron provisoire le 1*' germinal an 11 (91 mars 179^), réformé le 95 prairiat aniu(i3juin i79&)f réintégré et nonnié adjudant général chef de brigade le ao pluriûse an IV (9 février 1796), adjudant-»
16 CORRESPONDANCE GÉNÉRALE MS CARNOT. [17 àoèr 1793.]
Tovui ees offiden, nobles oa étrangers, ont été la plupart attachés ao parti de Domooriei et, depuis, à eeloi de Cnstine. Il est important de remplaeer ees hommes, dont les plaintes continuelles sur ramstation de Cnstine H dont les exagérations sur le nombre de nos ennemis tendent à jeter dans Fannée Pesprit de déeoun^ ment et de désorganisation.
CommÙMmn» ie$ gnentÊ. — Plaintes sans nombre et des plus graves contre la plupart d^entre eux.
OOivier, commissaire ordonnateur à Lille. C'est une créature du cinlevant Mon* sieur. Je Tavais d^ déngné eimime un homme suspect
PèU^eâm ('\ — D est connu par ses liaisons intimes avec Dumooriez , Malus et Miranda; il serait à souhaiter qu*ii At non seulement destitué, mais arrêté, pour lui bire rendre compte des millions qui ont été mis à sa disposition pour Tapprovisionnement de Tannée pendant que Cnstine la commandait L'ordonnateur Lambert me parait le plus propre k rem|daoer Peti^ean à Tannée du Nord; 00 connaît ses lumières et son patriotisme. Le Boursier rem|dacerait (Hlivier: cW un franc républicain.
PUiUeê dm êoUaL — Depuis plus d'un an on ne r^[le point de décomptes: il se plaint de Tinexécution de la loi sur le mode d'avancement : l'amalgame n'a point encore eu son effet.
B^gts et UégeoU. — On leur reproche leur titre d'étrangers, on les accuse d'être contre-révolutionnaires; je n'ai pas la moindre preuve sur ce point, mais je crois qu'il £iut s'en défier.
Uuiêoréê de Ckambanmi. — Ce corps, par une fiitalité remarqdaUe, est presque entièrement démonté; plusieurs soldats sont mal vêtus et sans chaussures; il est indispensable et instant de lui fournir des chevaux et des objets d'équipement. Il devrait être de mille honmies, il n'est pas de la moitié; il a deux ou tnns cents chevaux au plus. Je recommande ce brave riment, tant au Comité de salut public qu'au ministre. Il y a dans !e Calvados plus de quatre mille chevaux, propres au service de la cavalerie l^re; il faut les mettre en réquisition. D y a aussi dans les charrois de toutes les années plus de dix mille chevaux propres au service de la cavalerie l^re : on pourrait s'en emparer.
Subsiêlaneei. — On n'est pas sans inquiétude sur ce point Les réquisitions des représentants du peuple aux quatre départements du Nord n'ont pas produit tout l'effet qu'on pouvait en attendre, malgré les cinq millions mis à la disposition du commissaire ordonnateiu* Peti^ean.
La loi du maxinuuii est regardée conmie une des causes les plus fonestes du
commandant le 99 septembre i8o5, re- ^^^ Cf. t. II, p. 39. Pctitjean fut arrêté
traite le 95 septembre 181 3, mort i Voion le 99 aoât 1793 et pérît sur TéchaCrad le 97 juillet 1817. T«ni»ée sui>ante.
[tjàoèr 1793.] CORRESPONDANCE MILITAIRE DU COMITÉ. 17
manqae de subsistances dans nos années. Une grande partie des approvisionnements.&its pour Tannée du Nord dans le département de TAisne a été enlevée pour Paris. La loi qui déclare propriété nationale la récolte de cette année n'aura d'effet que dans six semaines. Les formes de la trésorerie sont surtout nuisibles à rapproYÎsionnement des années; ces formes sont trop lentes et trop multipliées: il est instant de les changer.
Mmitùm* de guerre. — Il parait que Tarmée n'est pas suflSsamment pourvue; le Comité de salut public et le ministre doivent se hAter de donner les ordres les plus précis à tous les arsenaux pour compléter l'approvisionnement de l'armée du Nord. L'artillerie surtout est incomplète. Il faut des armes , de la poudre.
Comptktment de l'armée. — Il est reconnu que l'armée du Nord n'est pas assez nombreuse pour faire tête aux armées ennemies; il faudrait, pour la mettre en mesure , un renfort de vingt mille hommes d'infiinierie et de dix mille de cava* lerie. Sans cette augmentation la campagne sera infiiictueuse, et le général en chef ne pourra que se tenir sur la défensive. Il importe cependant, pour réveiller l'ardeur da soldiat et soutenir son courage, de faire quelque entreprise hardie.
État des eaines. — Il est à craindre qu une économie déplacée ne préjudicie au service et que les formes de la trésorerie n'entravent les opérations. Il est essentiel que le Comité et le ministre fournissent promptement tous les fonds qui leur seront demandés. Cet objet doit être pris dans la plus grande considération.
Les circonstances difficiles oà se trouve l'armée du Nord , la rareté et la chèreté de tous les objets nécessaires, l'avarice et la malveillance des fournisseurs, tout concourt k multiplier les dépenses et à les accroître à un point effrayant; mais il n'y a pas à dâibérer ni à calculer, à moins qu'on ne veuille sacrifier par de misérables vues l'intérêt et la gloire d'une grande nation.
Etpknmage. — Il n'y a point de système formé, et l'on peut douter que jusqu'à ce jour les génâ:^ux et les représentants aient entretenu des intelligences utiles et sûres pour connaître les mouvements et les dispositions de l'ennemi. C'est un point qu'on ne saurait trop recommander aux représentants du peuple et pour lequel il ne &ut pas regretter les sacrifices pécuniaires.