ORDRE DU JOUR DU G^N^RAL EN CHEF JOURDAN
D'après les heureuses nouvelles que nous recevons de la prospérité des armes de la République ^^\ il ne nous reste plus qu'une tAche i remplir : celle de vaincre nos ennemis dans la partie du Nord. Que la lecture de la proclamation du Comité de salut public enflamme vos courages I L'armée du Nord serait-elle donc la seule qui ne se signalerait pas? Des républicains ne doivent-ils pas être invincibles? La patrie attend tout de vous dans les circontances où nous sommes. Songez à la gloire dont seront couverts les libérateurs de la République I
Il est enjoint à tous les commandants de corps de faire donner lecture du présent ordre dans toutes les compagnies.
(Arch. de la guerre, reg. d*ordre de Jourdan, fol. loo v*.)
ATESNES, ili OCTOBRE 1793.
ORDRE DO ei^lf^RAL JOURDAN AU G^^RAL DUQUB8N0Y.
Il est ordonné au général Duquesnoy de réunir toute sa division demain matin à six heures. Il partira à sept heures et se dirigera sur Wattignies. Il débusquera l'ennemi du bois du Prince et s'en emparera jusqu'à Clarge. 11 s'emparera pareillement du petit bois qui est à la droite du bois du Prince. Le générd Duquesnoy
<*> Cf. lettres du Comité de sdut public dan les mit à Tordre du jour de Tarmée k Tannée du Nord et de Bouchotte à Jour- le i& octobre, en les faisant suivre des dan à la date du 1 1 octobre, p. 983. Jour- conaidërations publiées id.
[i4 ocT. 1798.]
est prévenu que la division du générai Beauregard se portera on même temps sur Eccles pour flanquer sa droite. D est prévenu qu'il pourra donner des ordres au général Beauregard suivant les circontances. Le général en chef se tien^ sur la grand'route de Maubeuge près de Semousies. Il instruira du résultat de son attaque. U fera distribuer Teaurde-vie h sa division et réunira tous ses équipages derrière le camp qu'il occupe dans ce moment
Le i& octobre 1798, a* de la République française
(Areh. de la guerre, reg. de eorr. de Jonrdan, -rr, p. 59.)
JOOROAM.
(*) Le même jour, 1 h octobre 1 793 , le général Jom^an donna les ordres suivants qui sont incrits sur son registre de correspondance :
t* Au général Fromentin. Il lui recommande la plus grande surveillance : «Que votre troupe se repose le jour et veille la nuit)» 11 faut faire exécuter des reconnaissances à pied et à cheval. — s"" Au repréêêntant horé, à LUU. U insiste sur la nécessité de faire une diversbn vigoureuse de son côté et de s^entendre i ce sujet avec le général D*Avaine. «D y a déjà quelques jours que j^ai envoyé un courrier au général D' Avaine , conmiandanl à Gassel , pour l'engager i faire un rassemblement de troupes en se concertant avec les généraux qui commandent i Lille et avec les jreprésenlants du peuple. Je lui ai représenté que Tennemi jetait toutes ses forces sur Maubeuge et qu'il pourrait faire des attaques heureuses sur Menin , Ypres et autres lieux. Je ne sais trop pourquoi il ne vous en a pas d^jà référé, ainsi qu'aux généraux de la division de Lille. Cependant ce mouvement contribuerait beaucoup i mes succès dans les environs de Maubeuge, où je vais rencontrer presque toutes les forces de Tennemi. Je ne puis mieux m'adresser qu'i vous pour vous prier de vous concerter avec les généraux de la division de Lille et le général D'Avaine, commandant à Cassel.»
— 3* Au général Beauregard, Ordre de se mettre en marche de manière i être
rendu à six heures du matin à Solre-le- Ghâteau, d'où il repartira â sept heures pour se diriger sur Eccles et s'emparer des hois. — k^ Au général eommandani Im troupe$ de PhU^ifpeviUe (Élie). Ordre de se porter sur Beaumont pour y former une fausse attaque, sans cependant compromettre ses troupes. — 5* Au général Bektir. 11 se portera sur Étreux pour s'emparer de la forêt d'Arrouaise. — 6* Au général Cordellier, U se portera sur Dompierre et se réunira i la division du gâiéral Fromentin, sous les ordres duquel il se trouvait — 7* Au commandant de la place de Landreciee. Il fera partir 800 hommes de sa garnison pour Maroilles. — 8^ i4ic général Balland, Il portera une demi-brigade sur la grand'route d*Ave6nes à Maubeuge , i la sortie des haies d'Avesnes, pour y rdever les troupes du général Gordether. — 9* ilti gMral Fromentin. Il réunira, le i5 au matin, sa division à celle du général Cordellier et cherchera i tourner l'ennemi qui est dans les bois de Saint- Aubin. «Le général Fromentin est prévenu qu'il ne doit faire déboucher ses troupes hors de la haie d'Avesnes que lorsqu'il entendra commencer l'attaque sur sa droite. Il est pareillement prévenu que le général en chef se tiendra sur la grand'route de Maubeuge, près de Semousies.»
Soland est nommé général de brigade et le rejoindra pour prendre le commandement de la cavalerie.
CORRESPONDANCE GÉNÉRAIil DE CARNOT. [i4oct. 1798.]
\ti OCTOBRE 1793.
I.BS GENERAUX DRUT KT PBTITGUILLAUMB AU GOMIT^ DE SALUT PUBLIC.
Analyse. — 1* Le général Drat^*^ commandant à Douai, demande les munilions , grains et fourrages nécessaires à l'approvisionnement de cette place , et des honmies en remplacement de ceux qu'il a fournis pour la cavsderie. Il mande que les hussards du 6* r^[iment et les cavaliers du 1 9* régiment se disputent des chevaux qu'ils ont pris sur l'ennemi, et il réclame l'intervention du Comité, ffli faut engager nos frères à prendre le plus de chevaux possible et faire pour tous un mode de loi dont chacun puisse être content. 9» ( Orig. , Arch. de la guerre , armée du Nord.) — a* Le général PetitguiUaume ^*^ écrit de Lyon pour exprimer les regrets laissés dans l'armée par les représentants Dubois-Crancé et Gauthier ^'^. (Analyse, Arch. de la guerre, corr. gén.)
(0 André Drut, né à Lyon (Rh6ne) le 97 août 176/i, volontaire au régiment d^infanterie de Brie le 8 juin 1781, fourrier le 6 septembre 1786, sergent-major le i** janvier 1791, adjudant au i*' bataillon de l'Aisne le 8 octobre 1791, adjudant-major le 98 mai 1799, chef de bataillon le 1 9 avril 1 793 , général de brigade à Tarmée du Nord le 3o juillet 1793 et de division le 3 septembre suivant, suspendu le 10 octobre 179a, réintégré et employé comme général de brigade à Tarmée des Côtes de Brest le 96 novembre 179/1, autorisé à prendre sa retraite le 29 août 1 795, remis^en activité le a6 avril 1796, admis au traitement de réforme le 99 septembre 1796, commandant d^armes à Lille le a3 février 1798, employé à Tarmée d'Italie le 11 mars 1800, réformé le 97 avril 1801, commandant d'armes à Porto-Ferrajo le 97 août i8o3, membre de la Légion d'honneur le 11 décembre i8o3 et offîcier le 18 juin i8oii, baron en 1808, commandant de la place du Helder le 9 décembre 1811, retraité le 90 avril 1816, mort à Lyon le h février 1818.
^^ Pierre PetitguiUaume, né à Équevilley (Haute-Saûne) le 96 septembre 1 73/i, engagé au régiment d'infanterie de Lorraine le 1*' janvier 1768, congédié le i5 mai 1755, engagé au régiment de cavalerie
de Marcieu le 95 janvier 1756, incorporé avec son régiment dans Royal-Pologne le 1*' janvier 1769, maréchal-des-logis le
6 mars 176&, adjudant le 16 juin 1776, porte-étendard le 8 avril 1779, lieutenant en second le i** mai 1787, chevaUer de Saintp-Louis le 9 juin 1790, lieutenant en premier le i** avril 1791, capitaine le 90 août 1 799 , lieutenanl-colond le 3o avril 1793, général de brigade provisoire à Tarmée des Alpes le ao juin 1793, confirmé le ih octobre 1793, commandant en chef par intérim Tarmée des Alpes du
7 juillet au 3o novembre 1796, général de division le i3 juin 1796, réforme le 9 janvier 1800, chef de la 5* demi-brigade des Vétérans le 99 mars 1801, retraité le 90 juin 1801, mort k Vesoul (Haute-Saône) le 99 mai i8o5. Le générd PetitguiUaume avait fait les campagnes d*AUemagne de 1767 à 1769.
(^) Le général PetitguiUaume conserva toujours des sentiments de profonde reconnaissance à regard de Dubois-Crancé. En effet, le 98 pluriôse an m (16 février 179/i) il écrivit à celui-ci en lui envoyant ses états de service : tr Vous m^avez toujours servi de père, je ne crois avoir démérité; celui qui se dit votre fils. . . » (Orig. aut, Arch.adm. de la guerre, dossier Petitguillaume.)
[i5 ocT. 1793.] CORRESPONDANCE MILITAIRE DU COMITÉ.
PARIS, l5 OCTOBRE I793.
LE MINISTRE DE LA GUERRE BOUGEOTTE AU COMITE DE SALUT PUBLIC
Analyse. — Il a lu les pièces adressées au Comité par la commune de Tbionville. ffj'al vu Tanimosité que les membres de celle commune onl conlre le ciloyen Paris, dont la présence, disent-ils, a mis le trouble dans la ville. Qu^ils soient satisCûts : Paris n'est plus parmi eux ; il est passé à Tarmée révolutionnaire , parce qu'il Test. On voit clairement que ce sont les feuillants de la ville qui ont signé cette adresse contre lui , et la preuve de leur anti-popularité est qu'ils redemandent pour commandant Saint-Hillier ^^\ qui passe pour un aiistocrate. »
(Orig., Areh. de la guerre, armée da Rhin.)
AVE8NES, l5 OCTOBRE 1793.