LE G^N^RAL EN CHEF JOURDAN AU G^^RAL DUQUESNOT
Qoartier général d'Aveanes, le i5 octobre 1793.
LB oilliBAL KN CHBF AU eilliBAL DB DIVtStON DUQUB8N0T,
Le général Duquesnoy est prévenu qu'il ne nous a pas été possible de foi*cer l'ennemi et que nous occupons la même position que lui. U me fera connaître de suite celle qu'il occupe dans ce moment, de même que la division du général Beanregard et celle de son avant-garde , afin que je puisse vous fidre passer des ordres ultérieurs. Si le général Duquesnoy est en avant de Dimechaux, il se gardera bien sur son flanc droit, veillera à n'être point surpris par l'ennemi qui occupe les bois qui sont à la droite. U fera délivrer l'eau-de-vie à sa troupe et me
(') Antoine de Saint-Hillier, né k MeU le a juillet 1737, sous-lieutenant d'artillerie le 1** janvier 1767, lieutenant en second le 96 janvier 1768, ingénieur le i*' janrier 1769, capitaine le h mars 1767, chevalier de Saint-Louis le 3o septembre 178], major le 3i juillet 1783, mijor de brigade le 94 novembre 1785, lieutenant-colonel le 1" avril 1791, maréchal de camp le 10 octobre 1799, général de division, ie iS mai 1793, suspendu
le 3o juillet 1793, relevé de la su^>ension le 5 fiructidor an 11 (99 août 179^), rentré dans le corps du génie comme directeur des fortifications le 95 vendémiaire an m (16 octobre 1796), inspecteur général le i*' fructidor an m (1 8 août 1795), admis ou traitement de réforme le 91 mai 1801, mortàToid le 95 juillet i8o3. Le générai de Saint-Hillier avait assisté aux sièges de Minorque eu 1766 et de Gibraltar en 1789.
304 CORRESPONDANCE GÉNÉRALE DE CARNOT. [i5 oct. 1798.]
fera connaître s*il a besoin de munitions. Mon quartier générai est toujours à
JoURDilf.
(Areh. de la gaerre, reg. du générai Jourdan, -rr, p. 5&. )
AVESNES, l5 OCTOBRE I793.
LE G^N^RAL EN CHEF JOURDAN AU G^If^RAL FROMENTIN.
11 est ordonné au général Fromentin de faire prendre les armes demain matin 16 du courant à sa division et à celle du général Cordellier ^^^ et de faire mettre sa troupe en bataiUe en avant des haies d'Avesnes. Il tAchera de s'emparer de Levai et de Saint -Waast. Il n'attaquera pas sérieusement Tennemi qu'à moins que, par le mouvement que je ferai demain , ce dernier ne se retirât de l'autre côté de la Sambre. 11 veillera avec attention à ce que l'ennemi ne le tourne pas du côté de Noyelles et Maroilles. 11 correspondra avec la division du général Bsdland ^*\ qui sera à sa droite. Le général Fromentin fera demander au commandant du parc d'artillerie les munitions dont il pourrait avoir besoin. Il est prévenu que je viens de donner l'ordre à ce dernier de lui £adre passer de suite une pièce de 1 a et une pièce de 8 et quatre caissons de cartouches d'infanterie ^').
Le général en ckrf,
JOORDAN.
(Areh. de la goerre, reg. de Joardai^ -rr, p. 58.)
» lift
AVESNES, j5 octobre I793.
LE GiSnIÎRAL en chef JOURDAN AU G^NIÎRAL BELAIR.
Au quartier général d^Avesnes , le 1 5 octobre 1 793 , Van 11 de la République une et indivisible.
ÀV GiniRAL BELAIR, i QVtSB.
Nous nous sommes battus aujourd'hui, citoyen gépéral, depuis neuf heures du matin jusqu'à la nuit. Nous avons eu des succès sur notre droite , mais notre
^') Le même jour Jourdan ordomia au général Cordellier d'envoyer, le 1 5 au matin, trois bataillons et un régiment de hussards sur la grand'route d'Avesnes k Maubeuge.
^*^ Le même jour Jourdan ordonna au général BaJland de faire rentrer son infan-
terie dans la haie d'Avesnes et de faire distribuer feau-de-vie à ses troupes.
(') Le même jour Jourdan ordonna au général Fromentin de lui faire connaître la position de sa troupe et ce dont il a besoin. — Ces ordres se trouvent dans le registre de Jourdan aux Archives de la guerre.
[i5 ocT. 1793.] CORRESPONDANCE MILITAIRE DU COMITE. 305
gauche n'a pas pu faire ce que je désirais, de manière que nous recommencerons demain. H est donc très essentiel que vous continuiez à garder la position que je vous ai indiquée par mon ordre d'hier ^'^ , et que tous les jours jusqu'à nouvel ordre vous mettiez votre petite armée en mouvement, tant pour inquiéter Tennemi que pour vous opposer à ce qu'il vienne nous inquiéter sm* nos derlières ^*K
Salut et fraternité.
(Orig., AtxU. de la guerre, armée du Nord.)
Le général en chef,
JOURDAN
SARRBBnUGK, l5 OCTOBRE 1793.