‹ Correspondance générale de Carnot (volume 3)Chapitre 113 sur 181 · CARNOT ET DUQUESNOY AU COMITE DE SALUT PUBLIC · texte numérisé non relu

CARNOT ET DUQUESNOY AU COMITE DE SALUT PUBLIC

Avesnes, le 5* jour de la 3' décade, ao II de la République une et indivisible.

LES BBPMisBirTÀIITS DU PEVPLB PBis LUBMiB DO NORD BT DBS ÀBDBNNBS AUX MEPBisBlITÀNTS DO PEOPLB COMPOSANT LE COMITÉ DB SÀLOT POBUC.

Nos succès, chers collègues, n*ont pas été aussi grands que nous Tespérions. Cependant nous avons gagné deux lieues sur le terrain de l'ennemi. Notre aile droite, commandée par le général Duquesnoy,

Trier 1796 , agent dvil et militaire à Saint- Domingue le 16 messidor an t (4 juillet 1797), général en chef de Tannée d'Angleterre en fructidor an tu (août i799)« chef d*état-major de Tannée de TOuest le 99 niTÔse an tiu (19 janvier 1800), inspecteur général d'infanterie le 5 thermidor an 11(96 juillet 1801), ministre plénipotentiaire en Russie du 90 pluviôse

an XI au aà floréal an xii (9 février i8o3 au l mai 1806), grand-officier de la Légion d'honneur le 96 prairial an xii (i4 juin i8o4), sénateur le i*' février j 8o5 , retraité le 1 5 aoât 1 807, comte de TEmpire le 3 juin 1808, pair de France et chevalier de Saint-Louis le h juin 1 816, mort à Brétigny (Seine-et-Oise) le 3o mars

[i6 OGT. 1793.] CORRESPONDANCE MILITAIRE DU COMITÉ. 307

s'est emparée d'un de ses camps près de Wattignies. L'aile gauche n'a pu faire les mêmes progrès, à cause des batteries que l'ennemi avait au delà de la Sambre et de la force considérable qu'il avait dirigée de ce c6té. Le centre, par cette raison, n'a pu se maintenir dans la position avancée d'où il avait chassé l'ennemi, de peur d'être tourné par son flanc gauche. Aujourd'hui nous allons recommencer et, si nous n'entrons pas dans Maubeuge, nous n'en irons probablement pas loin. Demain nous vous donnerons plus de détails, si nous avons le temps.

Carnot, Duqubsnoy.

(Orig., Airh. nat., AF iisSq, n" ^tn,)

AVESNBS, 16 OCTOBRE I793.

LE GlÎNtfRAL JOURDAll AU MINISTRE DE LA GUERRE BOUCHOTTE.

An quartier générai d*àTeaiiee , le 16 octobre 1798 , Tan n de la Répobliqne une et inditriaible.

LK QinitULL EN CHEF DE L»ÀEMiE DO NOBD ÀV CtTOYEll MIlftSTBE DE LÀ 9UEREE.

Les républicains ont attaqué hier les esclaves. Le combat a commencé à dix heures du matin; il n'a cessé qu*à la nuit. La division de droite aux ordres du général Duquesnoy a Cdt merveille. La division de gaoche n*a pas pu Gdre tout ce que nous désirions. Je pars pour recommencer et j*espère demain pouvoir vous donner des heureuses nouvdles. Les républicains se sont battus avec un courage héroïque ^'^

Sdut et fraternité.

(Orig., Areh. de la la guerre, armée du Nord.)

JOURDAN

(*) Le ministre de la guerre Bouchotte transmit, le 16 octobre, cette lettre au président de la Convention nationale dans les termes suivants : v Citoyen représentant, je vous envoie copie de la lettre du générai Jourdan en date du 16 octobre. Nos braves frères d^armes ont déjà assaiUi les ennemb de la liberté avec un courage digne d^une si belle cause. Le général annonce qu*il va

se livrer k de nouvelles opérations, dont it s^empressera d^envoyer le résultat. Je vous prie de vouloir bien donner connaissance de cette lettre k la Convention nationde.j» — On lit en tête de cette lettre : «r Renvoyé au Comité de salut public le 96* jour de 1** mois de Tan 11 de la République française une et indivisible. Pors (de Verdun ), secrétaire.»

308 CORRESPONDANCE GÉNÉRALE DE CARNOT. [iGoct. ly^S.]

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