‹ Correspondance générale de Carnot (volume 3)Chapitre 133 sur 181 · CORPS DE TROUPES S^PAR^S COMIIAND^ PAR LE G^^RAL DE DIVISION MICHACD · texte numérisé non relu

CORPS DE TROUPES S^PAR^S COMIIAND^ PAR LE G^^RAL DE DIVISION MICHACD

Depuis Eckwersheim, Vendenheim, Lampertbeim, Pfettisheim et Griesheim, Dingriieim, Stntcheim et la gauche de ce dernier village.

AILE GAUCHE COMMANDEE, MOITIE PAR LE G^N^RAL DE BRIGADE FEBET ET MOlTIii PAR LE GlhdiRAL DE BBIGADE 8AUTTBR ^^\

La droite est appuyée k la gauche du corps de troupes commandé par le générd Michaud, et la gauche communiquant avec la droite, commandée par le

t») Cf. t 1,89, et t. II, 475.

W Cf. t. 1, 169.

W François-Jean Sautter, né à Genève (Suisse) le 8 avril 17A6, chef d*un corps de dragons an service de la R^ublique de Genève de 1768 à 178a, commandant de la garde nationale de Saint-Amarrin ( Haute- Alsace) d'svril 1790 au i** septembre 1791, lieutenant-colonel en premier du 3* bataillon des volontaires du Haut-Rhin le a 6 septembre 1791 , général de brigade le a 5 septembre 1793. suspendu par les

représentants à Tannée du Rhin le 3o brumaire an u (90 novembre 1793), remis en activité à l'armée du Nord le 9 3 germinal an II (19 avril 179A), réformé par Torganisation de 1796, agent militaire du gouvernement dans les départements du Nord et du Pas-de-Calais pour réunir et envoyer aux armées les réqubitionnaires et les déserteurs à l'intérieur du 1 4 frimaire ap i*' floréal an iv (5 décembre 1795 au 90 avril 1796), chargé d'organiser les conscrits du département du

364 CORRESPONDANCE GÉNÉRALE DE CARNOT. [igocT. 1798.]

général de brigade Sauiter, qui commande la seconde partie de Taile gauche de l'armée et qui est placée sur les hauteurs et dans les gorges de Saveme.

GOMMANDéB EN CHBP PAR LB G^NlÎRiL DE DIYISION DIBTTMANN ^^K

I ^ brigade de cavalerie est à Hoenheim.

3* BRIGADE COMMANDEE PAR LE GénékkL DB BRIGADE LA FARELLE ^*K

3* brigade de cavalerie à Oberhausbergen et Mittelhausbergen.

Le quartier général de Tarmée est provisoirement à Schiltigheim, Fambulance à Robertsau. Le parc d'artillerie est k la gauche de Schiltigheim , entre la chaussée de Brumath et cdle de Bischwiller, de manière à être bien étendue entre les deux chaussées. Le corps des pionniers à Souffebweyersheim.

II doit se faire, sur-le-champ, un abatis du côté de la trouée du bois qui conduit au Cabaret de Vendenheim à la chaussée de Bischwiller.

Loiret en thermidor an tiii (août 1800), commandant la subdivision du Loiret le 7 germinal an 11 (98 mars 1801), admis au traitement de réforme le 7 floréal an x (97 avril 1809) retraité le 6 juin 1811, major général de la garde nationale de Genève, mort k Genève en 1899.

(I) Dominique Diettmann, né à Lunérille (Meurthe-et-Moselle) le 91 novembre 1789, gendarme d'Artois le lâ mai 1760. fourrier-major le 17 mai 1778, porteétendard de» gendarmes de Flandre avec rang de lieutenant-colonel le 1*' avril 1 776, chevalier de Saint-Louis le 97 avril 1781, rang de mestre de camp le 17 juin 1789 , mus -aide major de la gendarmerie, le 9 septembre 1789, réformé le i*' avril 1788, colonel du 99* régiment de cavalerie le 5 février 1 799 , maréchal de camp le 99 mai 1799 et lieutenant général le 19 septembre suivant, général en chef des armées du Nord et des Ardennes, en remplacement de Gustine, le 99 juillet 1793, commandant la cavalerie de Tarmée du Rhin, mort à Colmar le 1*' germinal an 11 (91 mars 179^). Le général Diettmann avait fait les campagnes d'Allemagne de 1760 à 1769.

W Barthélémy -Simon -François de La Farelle, né à Paris le 11 décembre 1786, Gis d'un lieutenant-colonel d'infanterie.

admis dans la compagnie des cadets des colonies entretenue à Rochefort le 94 avril 1753, a quitté le 91 février 1755, volonlaire au régiment de Bebunce-Infanterie le 99 avril 1765, lieutenant le 98 février 1766, capitaine au régiment de Royal- Pologne le 18 janrier 1760, réformé le 93 mars 1768, replacé k une compagnie le 5 mai 1779, major le 9^ mars 177A, chevalier de Saint-Louis le 18 décembre 1776, lieutenant-colonel le i5 avril 1786, colonel du lâ* régiment de cavalerie le 95 juillet 1791, maréchal de camp employé à l'armée de l'intérieur le 5 septembre 1799, passé è l'armée du Rhin le 8 mars 1798, suq>endu de ses fonctions par arrêté du Comité de salut public le iS mai 1798, mais maintenu par les représentants près l'armée du Rhin, arrêté le 8 novembre 1798, mis en liberté à Auxerre le 7 vendémiaire an ni (98 septembre 1794), retraité le 8 février 1796, relevé de la retraite et envoyé à l'armée des Alpes et d'Italie le 18 juin 1796, n'a pas accepté ce poste, employé à la levée de 60,000 chevaux et aux remontes le 1 5 mars 1800, retraité le 99 mars 1801, mort k Fransart (Somme) le 99 juillet 1890. Le général La Farelle avait fait sous l'ancien régime les campagnes d'Allemagne de 1 767 à 1761.

[20 ocT. 1793.] CORRESPONDANCE MILITAIRE DU COMITÉ. 365

Je ne puis dissimuler aux citoyens représentants que l'armée qui est en face de nous est forte de soixante mille hommes, et c[ue trente mille disponibles est la force que nous avons dans ce moment pour résister à ses entreprises.

D'après le rapport d'un déserteur, il paraît que le projet de l'ennemi était de forcer le point de Brumath. I^a retraite sur Strasbourg, par le, devenait difficile, sinon impossible. Le même déserteur déclare qu'il règne dans l'armée ennemie un secret si profond sur les opérations préméditées que les premiers officiers de l'armée autrichienne ignorent les mouvements projetés.

Un second déserteur de l'armée ennemie, qui nous arrive dans le moment, rapporte que les Autrichiens, dans la canonnade d'hier, ont perdu un grand nombre de sarrasins et de hussards du régiment Toscan; qu'il est très sévèrement défendu aux soldats impériaux de piller, non pas par humanité , mais pom* ne pas retarder leurs mouvements en avant. Les émigrés, par contre, pillent et ravagent impunément.

Ce déserteur déclare de plus que les impériaux enlèvent les jeunes gens de la t '^ et a* classes pour renforcer leurs r^fiments , et les forcent à servir contre les Français.

Je croirais manquer à mes devoirs les plus sacrés , si je ne répétais aux citoyens représentants qu'il règne toigours dans l'armée une surprenante facilité h s'étonner du moindre événement imprévu. Par ce penchant à la surprise , les entreprises les mieux combinées sont presque toujours assujetties aux événements produits par le hasard. Il est très instant que les citoyens représentants avisent aux moyens de mettre les corps d'armée dans le cas de s'élever à la hauteur de la cause qu'ils défendent.

Dehont.

(Orig. , Arefa. de la guerre , armée du Rhin .)

AVBSNES, 90 OCTOBRE lygS^^l LB GÉNÉRAL JOURDAN AU MINISTRE OS LA GUERRE BOOGHOTTE.

Au quartier géoéral à Avesnes, le 9* jour de la 3* décade du t" mois de Vau u de la République, une et iadivitible.

LE oiltBRAL BN CHEF DE L'ARMEE DU NORD AU MINISTRE DE LÀ GUERRE.

L'ennemi a réuni toutes ses forces de l'autre côté de la Sambre ; il s'y est retranché de la manière la plus respectable ; il a construit différentes redoutes qui

^'> On trouve à la date du 30 octobre Tannée le 19, était rentré à Paris. Le re-

des arrêtés du Comité de salut public por- présentant Perrin alla remplacer Caraot et

tant la signature de Carnot. Il est donc Duquesnoy auprès de Jourdan, comme il

vraisemblable que celui-ci , qui avait quitté Tannonc^ lui-même dans une lettre adressée

366 CORRESPONDANCE GÉNÉRALE DE C.ARNOT. [20 oct. 1798.]

défendent le passage de cette rivière; il a derrière lui la forêt de Mormal. Malgré tous ces avantages , j'aurais tente de profiter de sa terreur, si les munitions ne m'eussent manqué et s'il n'eût fallu absolument ravitailler les villes de Maubeuge, Avesnes et Landrecies. Je me vois donc forcé de garder encore quelques jours la position où je suis.

J'avais donné des ordres au général D'Avaine, commandant la division de Cassel , d'agir sur la Flandre maritime ^^\ Cette opération eût nécessairement forcé l'ennemi à diviser ses forces, étant instruit que depuis Fumes qu'à Menin il n'existe qu'environ dix mille bonmies. Je ne sais quels sont les motifs qui ontempécbé ce général d'agir jusqu'à présent; il m'a seidement all^^é qu'il n'avait pas trouvé mes ordres asseï pontife. Je les lui réitère et , s'il exécute ce que je lui ordonne , je suis bien certain que cette diversion me facilitera les moyens de l'attaquer dans ce pays avec avantage. Je désirera» bien entrer dans la Relgique , mais il ne serait pas prudent de le faire sans avoir encore battu l'ennemi. Si j'abandonnais les positions que j'occupe actuellement , il reviendrait à coup sûr reprendre celle qu'il avait devant Maubeuge. De là, il pourrait facilement me couper les derrières. Je crois donc qu'il est beaucoup plus avantageux d'attendre l'effet de la diversion du général D'Avaine. Alors je pourrai attaquer le camp de Battigny par la gaucbe et marcher sur Bavai.

Au surplus, j'exécuterai, du mieux qu'il me sera possible, tous les plans que le Comité de salut public me prescrira; mais, dans tous les cas, il ne m'est possible d'agir que lorsque j'aurai reçu les munitions que j'attends , et que les villes de Maubeuge, Avesnes et Landrecies seront ravitaillées. En attendant, pour ne pas rester à rien faire , je fais marcher sur Beaumont et Chimay, afin de mettre

d' Avesnes, le 99 octobre 1798, au Comité de salut public (Orig., Arch. de la guerre, armée du Nord.) : «Les citoyens Camot et Duquesnoy ayant quitté le général Jourdan, il m'a engagé à me rendre auprès de lui pour être à portée de terminer plusieurs affaires qui se présentent sans cesse. J'ai obtempéré k sa demande, attendu que l'armée des Ardennes est à ce moment réunie à la division du général Duquesnoy et qu'elle s'est portée sur Beaumont, où elle est occupée à nous procurer des fourrages qui sont assez abondants dans celte partie du pays ennemi. Nous harcelons sans cesse les Autrichiens, en attendant le moment favorable de leur tomber sur le corps. Ils ont été attaqués hier du côté de Lille, et déjà nos frères se sont emparés de Marchiennes et d'Orchies. Demain, on les atrtaquera devant Mauheuge au delà de la Sambre et j'espère que bientôt nous les forcerons à abandonner notre territoire.»

(^) Le général Jourdan écrivit d'Avesnes en ces termes au général D'Avaine, le 1 8 octobre : «Je vous préviens, dtoyen général, que l'armée de la République, après une bataille qui a duré deux jours les i5 et 16 du courant, a repoussé l'ennemi de l'autre côté de la Sambre et a fait lever le siège de Maubeuge. Je me propose de profiter de cet avantage pour les repousser vivement. J'attends avec impatience le résultat de l'opération que vous avex arrêtée dans le conseil de guerre tenu à Bergues le t3 courant. Agissez vivement, profitez du moment où la République vient de remporter des avantages brillante sur tous les points pour terrasser les brigands qui sont devant vous. Envoyez-moi tous les jours un courrier pour me mettre au courant de votre position.» (Copie certifiée conforme par D'Avaine, Arch. de la guerre, armée du Nord.) Le général D'Avaine était resté malheureusement inactif.

[ao ocT. 1793.] CORRESPONDANCE MILITAIRE DU COMITÉ. 367

tout le pays environnant à contribution. J'ai enjoint aux gënëraux, charges de cette exécution , d'observer en tous points l'arrêté du Comité de salut public , en date du 1 8 septembre dernier ^^\

Salut et fraternité.

JODRDAN.

(Orig. , Arch. de ]a guerre , armée du Nord. )

R^UNION-SUR-OISE (gUISe), UO OCTOBRE 1793. LE G^N^RAL BELAIR AU COMITE DE SALUT PUBLIC.

Analyse, — Chargé de couvrir la gauche du général Jourdan pendant les combats méiùorables qui ont délivré Maubeuge , il s'est maintenu dans ses postes avec avantage contre un ennemi supérieur en nombre. U a réclamé des secours qui lui sont nécessaires pour garder ses positions et résister à une force quatre fois plus considérable que la sienne.

(Orig. eut., Ârch. de la guerre, armée du Nord.)

Page 1