‹ Correspondance générale de Carnot (volume 3)Chapitre 163 sur 181 · OGTOBRl · texte numérisé non relu

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Le général en chef, en se portant sur la rive gauche de la Sambre, sacriGait son armée et compromettait le salut de la France; en refusant d'obéir, il portait sa tête sur l'échaCaind. Bien déterminé à prendre le parti que lui dictait son patriotisme, 3 chercha nâmmoins à prouver par qndques tentatives aux comnussaires de la Convention près l'armée que les ordres du gouvernement étaient inexécutables, dans l'espérance qu'ils le feraient révoquer.

Les Autrichiens avaient construit un si grand nombre d'ouvrages en face de Maubeuge qu'on ne pouvait songer i déboucher par cette place. La proximité de la forêt de Mormal et les hauteurs dominantes de la rive gauche ne permettant pas davantage d'effectuer le passage de la Sambre au-dessus, il ne restait qu'à essayer de la franchir vers la partie inférieure. Le a6 octobre, le général en chef porta son quartier général à Beaumont et donna i la division Balland l'ordre de venir le joindre; il renforça en même lemps les autres divisions du reste de la garnison de Maubeuge et fit entrer dans la place celle de CordeDier. L'ennemi apercevant ces dispositions opéra un mouvement sur sa gauche et s'établit en force entre Merbes et Thuin.

Le 98, les divisions Duquesnoy, Balland et Desbureaux s'avancèrent sur la Sambre et engagèrent leurs troupes l^res avec celles de l'ennemi. Pendant ce

(^) Cette lettre est signée Dcnoim, sans apostrophe, contrairement à Forthographe ordinaire.

combat, le géiéral en chef, accompagne de Duquesnoy, commissaire de la Convention, dont le conrage égalait cdni du premier grenadier de Tannée (*\ reconnut la position des alliés. Le commissaire étant convenu qu'il y aurait de la témérité à entreprendre le passage de la rivière en présence des forces qui en défendaient rapproche, les divisions se retirèrent et campèrent dans Tordre suivant : Desbareaux à Bossus, Duquesnoy à Estrée, et Balland à Montigoics-Saint-Christopbe ; les avant-postes à Ham-sur-Heure.

La supériorité du nombre et Tavantage de la position qu'avait Tennemi n'étaient pas les seuls obstacles à vaincre. Le dénuement des troupes dans une saison pluvieuse, la rareté des vivres et des fourrages, les chemins du pays d'entre Sambre- ^et4hfeuse difficiles en tout temps, impraticables à cette époque pour les équipages de pont, Tartillerie et les convois, présentaient des difficulté égalonent insurmontables.

( Arch. de la guerre, mémoiret autographee et inédiU da général Joardao.)

(^) On voit que TopînioD de Jourdan sur la bravoure du représenlanl Duqucsooy n^avail pas varié.

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