PERPIGNAN, 19 AOÛT
PUGBT-BARBANTANE ^^\ GÉNÉRAL EN CHEF DE LURlf^E DES PYR^N^ES ORIENTALES ^^),
AU COMITÉ DE SALUT PUBLIC
Analyse, — Il le prie d'accélérer les moyens qui pourront augmenter la force de l'armée des Pyrénées-Orientales : «rJe joins ici des pièces qui vous prouveront
(') Cf. lettre de Houchard à Bouchoite du- 16 août 1793. (Orig., Arch. de la guerre, armée du Nord.)
(') On Ht en bas cette annotation autographe de C.-A. Prieur : «S'adresser directement aux représentants du peuple à Tarmée du Nord.»
(') Camot assiste à la séance du Comité de salut public de ce jour. (Cf. Aulard, VI, i/i.)
W Hilarion-Paul-François-Bienvenu du Puget, marquis de Rarbantane, né h Paris le 8 mars 175A, sous-lieutenant au régiment d^Oriéans-Cavalerie le 1 1 avril 1 770, rang de capitaine le 18 mars 1776, mestre de camp en second du régiment Royal- Marine le i3 avril 1780 et du régiment de Neustrie le 37 janvier 178a, commandant du régiment d'Aunis le 1 o mars 1788, chevalier de Saint-Louis le 18 mai 1788, maréchal de camp le 6 octobre 1791, lieu-
tenant général le 7 septembre 179a et employé à Tarmée du Midi, passé à Tarmée d'Italie le 8 mars 1798 et à celle des Pyrénées orientales le 10 avril suivant, général en chef provisoire de cette armée le 7 août 1793, destitué le 18 septembre 1 793 , réintégré et employé à Tarmée d'Italie le 39 brumaire an i? (ao novembre 1796), destitué le a* jour complémentaire an IV (18 septembre 1796), remis en activité à Tarmée de Rhin -et -Moselle le a 1 fructidor an v (7 septembre 1 797 ) ^ commandant la a* division militaire , du a 1 vendémiaire au 1*' ventôse an ?i (la octobre 1797 au 19 février 1798), réintégré et admis au traitement de réforme le 1 5 fructidor an VI (i** septembre 1798), retraité le 10 août 1809, mort à Paris le 37 mars i8a8. Le général Rarbantane avait publié ses Mémoire* en 1837.
(») Depuis le 7 août 1793.
26 CORRESPONDANCE GÉNÉRALE DE CARNOT. [aoAoÛT 1798.]
que je ne cesse d'être voue à la cause de la liberlë, que j'adopte de cœur et d'âme la nouvelle constitution républicaine et que je suis tout dévoué à la représentation nationale ('\i»
(Orig., Areb. de ia guerre, armée des Pyrénéei orientaies.) «
CARNOT AD CONSEIL GlÎNlfRAL OB LA COMMUNE DE DUNKERQUE.
Analyse. — Annonce de l'envoi d'une somme de 100,000 livres que le Comité de salut public met à la disposition de la conunune de Dunkerque pour payer les frais d'acbat et de confection d'efltets militaires d'habillement, d'équipement et de campement ^^^.
(Areh. mon. de Dunkerque, reg. du Conseil généra), séance du 99 août 1793.)
(>) Le même jour il fit au ministre de la guerre un rapport sur son armée et sur les forces et positions de Tennemi. (Orîg., Arch. de la guerre, armée des Pyrénées orientdes.) — Puget-Barbantane envoyait au Comité la proclamation qu'il venait d'adresser & son armée en réponse aux propositions publiques de désertion que le général espagnol Antonio Ricardos avait faites, le i5 août 1798, aux soldats français. (Cf. le texte de cette proclamation dans le Moniteur du 9 septembre 1798,
xvn, 539.)
(*) Cette lettre ne nous est connue que par le passage suivant du registre des délibérations du Conseil général de la commune de Dunkerque, séance du sa août 1793 : «Est arrivé un courrier extraordinaire porteur de dépêches du Comité de salut public. Lecture faite d'icelles, a été reconnu que c'était un mandat sur le payeur de guerre, qui met à la diqKwition de la municipalité une somme de 100,000 livres pour continuer les travaux pour l'équipement des troupes et effets de campement; et ime lettre du citoyen Carnet, membre dudit Comité, qui annonce l'envoi du mandat et prévient qu'il a parlé au ministre de l'inU^rieur pour accorder à
la ville le remboursement de 907,000 livres qu'elle a avancées à l'hôpital. A été arrêté d'écrire au citoyen Oamot pour lui marquer la reconnaissance de la commune et lui faire part du moment critique dans lequel se trouve la ville. n (Arch. mUn. de Dunkerque. — Cf. Foucart et Finot, La dij$n»ê nationale dan$ le nord de la France, t. II, p. 59.)
Voici le texte de l'arrêté du Comité de salut public, en date du 90 août 1798 et écrit de la main de Camot (Arch. nat., AF n 96À) : «Les représentants du peuple composant le Comité de salut public arrêtent que le payeur de la guerre à Dunkerque tiendra une somme de 1 00,000 livres à la disposition des officiers mimicipaux de cette ville pour acquitter les frais d'achat et de confection des effets militaires d'habillement, d'équipement et de campement qui sont ou qui doivent être exécutés par eux, en vertu de réquisition des représentants du peuple près l'armée du Nord, à la charge par lesdits officiers municipaux de justifier de l'emploi de cette somme. Las. CianoT.» (Cf. Aulard, VI, Ao.)
(') Camot assiste à la séance du Comité de salut public de ce jour (Cf. Aulard, VI, 38). M. Aulard publie sept arrêtés au-
PARIS, ÙO AOÛT 1793. LE MINISTRB DE LA GCERRE BOUGHOTTE
AU GOMITé t>£ SALUT POBLIG.
Analifse, ^ Envoi de ia copie d'une lettre du gênerai Brunet ^*\ où celui-ci déclare que Farmée d'Italie ne peut envoyer â.ooo hommes en Corse, faute de bâtiments de transport, et sans exposer les départements méridionaux aux plus grands dangers, au moment où cent voiles ennemies croisent sur nos côtes.
(Analyse, Arch. de la guerre, reg. do Comité de saint pabiie, G. )
SARREBRUGK, 30 kott I793. LE GÉNiSrAL BALTHAZAR SGHAUENBURG ^^^
AU comri de salut public.
Analyse. ^ Le général Balthazar Schauenburg, commandant provisoire de l'armée de la Moselle ^'^ rend compte des affaires qu'a eues son avant-garde k limbach le 1 3 août et à Saint-Imbert le 1 7. Ce dernier combat dura de quatre heures et demie du matin à dix heures, et l'ennemi a été repoussé grâce aux bonnes dispositions prises par les chefs de brigade Radot ^^^ et Guil-
tographes de Camot sur les subsistances de Laodrecies, un courrier extraordinaire du Comité, une somme à envoyer à Dun* kerque, une somme à payer aux officiers municipaux de Lillers, l^achat de chevaux d^artiilerie, les approvisloDuements d'Avesnes et de Landrecies et Tenvoi à Tarmée du Nord du générd Brune et de i*adjudant général chef de brigade Galandini.
(*) Gaspard-Jean-Baptiste Brunet, né à Valensolel (Basses-Alpes) le i& juin 173A , entré au service dans Tartillerie en 1755, lieutenant dans les gardes lorraines le 9 novembre 1755, capitaine au régiment de Lorraine-Infanterie le 3i mars 1769, aide-major le i3 mai 1759, chevalier de Saint-Louis en 1778, capitaine de grenadiers en 1776, major du régiment provincial d^Auxonne le 98 mars 1778, lieutenant-colonel le 8 avril 1779, maréchal de camp le i*' n^ars 1791 et retraité, administrateur du département des Basses- Alpes et commandant général de la garde nationale de ce département, rappelé à l'acti-
vité sur la demande du général Montesquiou le 18 septembre 1799* commandant provisoire de Tarmée du Var le 35 décembre 1799, lieutenant général le 8 mars 1798, général en chef de Tarmée d'Italie le 95 avril 1798, confirmé dans ces fonctions par la Convention le 96 mai suivant, destitué le 10 septembre 1798, transféré à la Conciergerie le 18 brumaire an n (8 novembre 1798), condamné à mort et exécuté à Paris ie 96 du même moi8(i h novembre 1798). — Cf. le dossier de son procès aux Archives nationales, W 995, n' 945.
W Cf. t. Il, p. 675.
(') Depuis le 8 août 1798.
W Pierre-Nicolas Radot, né à Pont-à- Mousson (Mem'the) le 99 juin fjkh , cavalier au régiment de Rhingrave le 80 septembre 1760, brigadier à Royal-Cavalerie le 98 avril 1768, maréchal des logis le i** septembre 1767, fourrier le i*' septembre 1769, quartier-maître le 1" juin 1779, quartier-maitre trésorier avec le grade de lieutenant le 1 1 juin 1776, fieu-
28 CORRESPONDANCE GÉNÉRALE DE CARNOT. [ao ao^^t 1798.]
iaume ^^K L*armée de la Moselle compte 3o,ooo hommes et occupe un espace de 18 lieues depuis fiitche jusqu'à Frëmerdorff^'^
(Orig., Areh. de la gaerre, année de la Moselle.)
PERPIGNAN, ao kotr 1793.
LE GJ^N^RAL DE RRIGADE GIACOMONI ^^\ CHEF D'^TAT-MAJOR DE VkfiUiE DES PTRl^NÉES-ORIENTALES, AU COMITÉ DE SALUT PORLIG.
Analifse. — Envoi des états demandés. Les souliers manquent absolument, car il n*y en a pas une paire en magasin. Les chevaux (Te Tarmëe n'ont pas eu d*avoine depuis quinze jours.
(Orig., Arch. de la guerre, armée dea Pyrénées orientales.)
tenant en pied le 1*' janvier 17911 chevalier de Saint-Loui$ le 10 avril 1791, capitaine le 95 janvier 1799, aide de camp du général Valence le 1*' mai 1799, lieutenant-coiomel de la légion Kcllermann le 1 •' juillet 1799, chef de brigade du 1 û* dragons le 1 Â octobre 1 799 , retraité le 1 3 mars 1796, sous-inspecteur aux revues le 97 février 1800, démissionnaire et remis en jouissance de sa pension le 9 7 octobre 1800, mort à Metx (?) le 96 janvier 1896. D avait fait, sous l'ancien régime, les campagnes de Hanovre en 1761 et 1769 et de Brabant en 1768. Il avait eu devant Gharléroi , le 1 6 juin 1 79/^ , le bras gaucho cassé et une c6te enfoncée par un boulet de canon.
(^^ Paul Guillaume, né à Courcelles- Ghaussy (Moselle) le h mai 17^/1, fils d'un paysan, entré dans les mineurs en juin 1760 et au régiment d'artillerie de Toul en 176/i, professeur et examinateur des élèves de l'artillerie et du génie en Prusse en 1779, rentré en France en 1782, où il devint professeur pour la partie militaire au corps de la gendarmerie française, retiré à Yaudoncourt , procureur de la Commune et commandant de la garde nationale du district après la Révolution, comman-
dant la 1** compagnie franche de la Moselle le di mai 1799 , chef de brigade provisoire le 1 6 juillet 1 798 , nommé général de brigade provisoire par les représentants à l'armée de la Moselle le 5 septembre 1 793 , mis en arrestation le 6 octobre suivant, employé à l'armée des Pyrénées orientales le 8 août 179a, confirmé dans son grade et employé à l'armée d'Italie le i3 juin 1795, mort à Brescia (Italie) le 3 3 ventôse an ?ii (i3 mars 1799). U eut pour fils le général et écrivain militaire lûiron Frédéric-François-Guillaume de Yaudoncourt, né en 1779 et mort en iShb.
(*) Cf. un état , signé par le chef d'étatmajor Hédouville le 96 août 1793, des troupes fournies par l'armée de la Moselle à celles du Rhin et du Nord. (Orig., Arch. de la guerre, armée de la Moselle.) Hédouville transmit le même jour cet état au Comité de salut public.
i*) Gaspard -Vincent -Félix Giacomoni, né à Savone (Piémont) le 17 décembre 1760, volontaire au régiment d'Anhalt- Infanterie le 1*' mars 1768, sous-lieutenant dans Royal-Corse le 99 février 1770, lieutenant le 93 juillet 1770, capitaine au 9* de grenadiers le 8 avril 1779, en mission à Naples pour l'organisation de l'ar-
LE GÉNI^RAL DB BRIGADE LEBLANG-DELI8LE ET LE CHEF DE BATAILLON ROGHETTE
AU GOMITé DE SALUT PUBLIG.
Analyses, — 1 *" Le gënëral Lebianc-Delisie ^*^ propose de remplacer par des troupes de nouyeUe levée les garnisons qui ne sont pas en première ligne , et de créer des corps de chasseurs à pied avec les dépôts de cavderie inactifs faute de chevaux. (Analyse, Arch. de la guerre, corr. gén.) — a" Le chef de bataillon flochelte ^*^, commandant temporaire à Avesnes, écrit de cette ville pour rendre compte du combat du 17 août, dans lequel l'ennemi s'est emparé de la forêt de Mormal et a forcé le général Ihler à se replier sur Maubeuge. Le Quesnoy est en-
mée le 90 juillet 1787, passé aux chasseurs corses le 16 mai 1788, chevalier de Saint- Louis le 7 février 1791 « lieutenant-colonel du I*' bataillon dWanterie légère le a 3 novembre 1791^ adjudant général lieutenantcoiond le 1 3 mai 1799, colonel du 97* d*infanlerie le 99 juillet 1799, aide de camp du général Montesquiou le 99 du même mois, adjudant général colonel le i5 septembre 1799, général de brigade provisoire à Tarmée des Pyrénées orientales le 7 juin 1793, chef d^état-major de ladite armée le 9 août 1793, général de division prorisoire le 1 9 septembre 1 793 , suspendu le 96 décembre 1793, remis en actinie comme adjudant général à Tannée d'Italie le i3 juin 1795 jusqu'au h avril 1796, autorisé à prendre sa retraite le 96 septembre 1 796 , pensionné comme colonel le 19 juillet i8o3, lieutenant général honoraire le 97 mars 1816, retraité le 7 mai 1816, prévôt de la cour prévôtale du département du Var le 97 mai 1816, baron le 19 février 1817, mort à Aix (Bouchesdu-RhAne) le 3o juillet 1818.
(') Paul-Alexandre Leblanc-Delisle, né à Saint -Montant (Ardèche) le 97 juin 173/i , entré au serrice dans les volontaires de Saluces le 6 avril 1760, volontaire dans Royal-Cavalerie le 1" septembre 1769 et dans le régiment Bourbon le 1*' mai 1 76^ , brigadier le i*' septembre 176/^, maréchal des logis le 1 5 octobre 1 766 , rang de souslieutenant le 1 7 juin 1770, porte-étendard le 99 décembre 1779, lieutenant en se-
cond le i*' septembre 1 786 , lieutenant surnuméraire le 1*' mai 1788, capitaine le i5 septembre 1791, lieutenant-colonel le 8 juillet 1799, colonel du 3* dragons le 96 octobre 1799 , général de brigade le 8 mars 1798, réformé le 1" juin 1798, remis en actirité comme surveillant temporaire des troupes à cheval des armées des Alpes et d'Italie le 91 prairial an n (9 juin 179A), a cessé ses fonctions le 90 frimaire an iv (11 décembre 1796), retraité le 3i mars 1808, mort à Melun (Seine-et-Marne) le 1" décembre 1811. Il signait ordinairement Dtliêle, Il avait fait les campagnes d'Allemagne dei757ài769 et avait été blessé de deux coups de sabre à la bataille de Rosbach, le 5 novembre 1767, et d'une balle au bras à Saint-Juvin, ^a veille de la retraite de Grandpré, le ih septembre 1799.
W Laurent-Melchior Rocher, dit Aoc^lto^ né à Romans (Drômé) le 96 aodt 1760, soldat au régiment Royal-Infanterie le 8 octobre 1766, admis aux Invalides le 99 novembre 17791 capitaine dans la garde nationale de Givet en février 1798, chef de bataillon et commandant temporaire à Avesnes, puis à Philippeville le 95 ventdse an II (i5 mars 179&), suspendu le 3o germinal an II (19 avril 179^), autorisé à prendre sa retraite le U floréd an m (93 avril 1795), mort à Givet le 3 frimaire an IV (94 novembre 1795). D avait fait les campagnes de Hanovre de 1767 à
30 CORRESPONDANCE GÉNÉRALE DE CARNOT. [31 août 1798.]
tièreroent bloqué et Landrecies n'a qu'une porte de libre. Avesnes peut être bloqué en trois heures et n*a ni Tartillerie, ni les munitions, ni les subsistances nécessaires pour se défendre. (Orig. aut., Arch. de la guerre, armée du Nord.)
PARIS, 21 AOÔT 1793 ^^\
LE MINISTRE DE LA GUERRE BOUGHOTTE AU COMITE DE SALUT PUBLIC
Analyse. — Envoi des dépêches qu'il vient de recevoir du général muchard , et dans lesquelles celui-ci annonce que l'ennemi s'est porté sur Maubeuge, la forêt dfi Mornial, Landrecies et la Flandre maritime.
MiDato auto^phe, Arch. de la guerre, armée du Nord.)
SARREBRUGK, SI AoAt 1793.
LE GiNJ^RAL BALTHAZAR 8GUAUBNBURG AU COMITE DE SALUT PUBLIC.
Analyse. ^ Q convoie le rappoil de l'attaque tentée sans succès le 90 août par le chef de brigade La Goublaye ^*^ pour reprendre le Ketterich ^*^
(Orig., Arch. de la guerre, armée de ia Mosdle.)
(>) Il n^y eut pas de séance au Comité de salut public ce jour-là. (Cf. Aulard , VI, 67.)
W François- Louis de la Goublaye, né à Lamballe (G6tes-<iu-Nord) le 17 octobre Î753, sous-lieutenant dans Royal-Vaisseaux le 1 o juillet 1771, lieutenant en se- • cond le 98 avril 1778, capitaine de remplacement le 1 7 septembre 178a, capitaine* en second le 3 septembre 1 787, lieutenantcolonel au 1*' dragons le i3 septembre 179a, colonel du A* régiment de cavalerie le k novembre 1799, retiré le 91 pluviôse an n (9 février 179^).
W Cf. aux Arch. de la guerre le rapport de ce chef de brigade, en date du 90 août 1793 et A. Chuquct, Wistembourg, p. 100. Le Ketterich , près de Pirmasens, avait été pris par le duc de Brunswick le 1 7 août sur la brigade Reubell , qui perdit tous ses équipages et im canon et rentra à
Bitche dans le plus grand désordre. Le général en chef Schauenburg ordonna alors au général Pully de reprendre celle position. Le 90 août le chef de brigade La Goublaye surprit les Prussiens qui, au nombre de quatre-vingts, gardaient le Ketterich et les eo chassa; mais le duc de Brunswick fit de nouveau attaquer le village, et La Goublaye, ayant vu démonter deux de ses pièces et craignant d^élre cerné, dut à son tour battre en retraite devant des forces supérieures et abandonner deux canons aux hussards ennemi^ lancés à sa poursuite.
— Le 9/1 août, le général Balthazar Schauenburg fit une proclamation pour engager les habitants compris dans Tarrondissement de son armée à se lever en masse pour renverser Tennemi. (Impr. en français et en allemand, Arch. de la guerre, armée de la Moselle.)
[aa AOÛT 1793.] CORRESPONDANCE MILITAIRE DU COMITÉ.
3 1 AotÎT 1793.
LBS gIEn^raux bIEgourt, fbrrier et vergnes au comité de salut public.
Analyses, — i* Le général Bécooii <*\ commandant à Péronne, signale la présence d^émigrés dans plusieurs maisons et déclare fSaux le bruit de l'investissement de Cambrai. (Analyse, Arch. de la guerre, corr. gén.) — a* Le général Ferrier ^*^ mande qu'ayant donné avis au ministre de la guerre de son incapacité de commander en chef Tarmée de la Moselle ^^\ les représentants Tout envoyé à Tarmée du Rhin, où il est dans l'inaction ^^K (Analyse, Arch. de la guerre, r^. du Comité de salut public , C. , p. àaà.) — 3* Le général Vergnes écrit de Nantes pour adresser la situation de l'artillerie de Farmée des Côtes de Brest et l'état de ses besoins. (Orig., Arch. de la guerre, armée des CAtesde Brest)
GAVRELLB, 9 9 AoAt 1798^^^ LE G^N^RAL BOUCHARD AU COMITi DE SALUT PUBLIC.
A Gavrette, le 9t août 1793, Tan i*' de la RépvUiqae.
LB QinitLAl aOVCHAKD AUX CITOYENS RBPBhM!ITàNTS DU PEUPLE COMPOSANT LE COMITE M SALUT PUBLIC,
Je suis très sensible, citoyens représentants, aux reproches que vous me fisdtes de ne pas correspondre avec vous et de ne pas vous donner r^^èrement des nouvelles de ce qui arrive à l'armée dont le commandement m'est confié. J'ai &it les rapports les plus détaillés au ministre de la guerre , le priant de vous communiquer mes dépêches; mes occupations dans un pays que je connais à peine ne me donnant pas le temps d'avoir des correspondances trop étendues. J'étais tranquille parce que je savais que le ministre^ qui a toute votre confiance, vous communique toutes les nouvelles qu'il reçoit de toutes les armées.
W Cf. t. M, p. 37.
W Cf. U I, p. 85.
(*) Ferrier avait été nommé général en chef de Tannée de la Moselle ie 1*' août 1793 en rejnplacement de Bouchard, appelé au commandement de Tannée du Nord et des Ardennes. (Cf. Aulard, V, 443.)
(*) Le 98 août, Bouchotte écrivit aux représentants Borie, Milhaud et Ruamps, à Tannée du Rhin : «Je vous prériens que le général Ferrier, ayant donné sa démission de commandant de Tarmée de la Mo-
selle, a obtenu, diaprés la demande qu'il m*a faite, de retourner à l'armée du Rhin pour y reprendre son poste de général divisionnaire. »
(*) Camot est présent au Comité de salut public (cf. Aiilard, VI, 60). Il rédige et écrit trois arrêtés : i* pour mettre 3oo,ooo livres à ia disposition de la ville de Cambrai; a* pour excepter de la réquisition les ouvriers des manufactures d'armes; 3* pour employer le citoyeu Bouin comme courrier extraordinaire.
32 CORRESPONDANCE GÉNÉRALE DE CARNOT. [aa août 1798.]
Vous savez que l'ennemi a divise ses forces en deux grandes années , Tune qui est dans la Flandre maritime, et Fautre qui opère en avant du Quesnoy et dans la forêt de Mormal. Je joins ici les mêmes détails que je viens de donner au ministre.
Je viens d'apprendre que les ennemis se portent toujours en force du côté de Dunkerque; les avant-postes de Bergues ont été attaqués vivement et tous repliés. I^e général Barthel n'a pas eu le temps de me donner des détails, mais je sais que l'ennemi s'est porté jusque sur la chaussée de Bergues à Lille. Le général Jourdan ^'^
(*) Jean-Baptiste Jourdan , né à Limoges (Haute-Vienne) le a 9 avril 1769, fib d'un chirurgien, soldat au dépôt des colonies à rUe de Ré le 9 avril 1778, incorporé dans le régiment d'Infanlerie-Auierrois le 1 0 décembre 1 778 , fit la campagne d'Amérique , assista au siège de Savannah (septembre 1779) et rentra en France pour cause de maladie le 1*' janvier 1789. Réintégré dans son régiment le 19 novembre 1783, il fut réformé le 96 juillet 1786 et dla s'établir mercier à Limoges, où il se maria le 99 janvier 1788. Dès la formation de la garde nationale en juillet 1 789, il devint capitaine de chasseurs, puis fui élu, le
9 octobre 1791 1 chef du 9* bataillon des volontaires de la Haute-Vienne. 11 était membre de la Société des Amis de la constitution de Limoges. 11 servit sous Dumouriez, Dampierre et Gustine à l'armée du Nord, et fut promu général de brigade le 97 mai 1798, et de division le 3o juillet suivant. Il commanda successivement en chef les armées des Ardennes (11 septembre 1798), du Nord (99 septembre 1793), de la Moselle (90 ventôse an n-
10 mars 179A) et de Sambre-et-Meuse (35 prairial an ni-i3 juin 1796). Remplacé par Beumonville le 9 septembre 1796 et nommé provisoirement au commandement de l'armée du Nord , il fut élu député de la Haute-Vienne au conseil des Cinq-Cents le 93 germinal an V ( 19 avril 1797), présida deux fois cette assemblée (19 septembre 1797 et 93 septembre 1798), fut remplacé à l'armée du Nord par Hatry le i5 juillet 1798 et donna sa démission le 99 vendémiaire an tu (1 3 octobre 1 798) pour prendre le commandement en chef de l'armée du Danube (i4 oc-
tobre). Il quitta l'armée le lâ germinal an vu (3 avril 1799), pour raison de santé , et fut remplacé par Masséna. Réélu député au conseil des Cinq-Cents le 9 6 germinal (i3 avril 1799), inspecteur général de l'infanterie le 8 floréal (97 avril), il fut exclu du conseil le 19 brumaire an vni (10 novembre 1799). Sous le Consulat, il devint inspecteur générai d'infanterie et de cavalerie le 1*' pluviôse an vui (91 janvier 1800), administrateur général du Piémont le 5 thermidor anvni (9/1 juillet 1809), grand officier delà Légion d'honneur et chef de la 16* cohorte le 93 messidor an X (t9 juillet 1809), membre du conseil d'État le i o frimaire an xi ( i*' décembre 1809) et général en chef de l'armée d'Italie le 5 pluviôse an xn (96 janvier 1 8o4 ). Maréchal de l'Empire le 1 9 mai 1806, grand cordon de la Légion d'honneur le 9 février i8o5, gouverneur de Naples le 17 mars 1806, major général de l'armée d'Espagne en juillet 1808, rentré en France en novembre 1 809 , gouverneur de Madrid le 8 juillet 1811, chef d'état-major du roi Joseph du 16 mars 1819 au 7 août 181 3, commandant supérieur de la 1 5* division militaire ( Rouen ) le 3o janrier 1816, chevalier de Saint- Louis le 9 juin 1816, créé comte par Louis XVIII, pair de France le 9 juin 181 5, gouverneur de Besançon et commandant supérieur de la 6* division militaire le 6 juin , général en chef de l'armée du Rhin le 36 juin 181 5, gouverneur de la 7* division militaire ( Grenoble ) le 1 0 janvier 1816, pair de Francele 5 mars 1819, chevalier-commandeur des ordres royaux le 3o mai 1895, commissaire provisoire au ministère des afliûres étrangères le
me marque ^^^ qu*il marche avec sa division légère au secours du générai Barthel, et j'espère qu'il rétablira les choses et repoussera l'ennemi ^^. J'ai fait partir hier une autre division pour rester au camp de Gassel , de sorte que Tannée aux ordres du générd Barthel, depuis Dunkerque jusqu'à Gassel, se trouve complète et portée environ à vingt mille hommes. Mais les places de Calais, Gravelines, Béthune et le poste de Boulogne sont pour ainsi dire sans gamiaons, et il est pressant que des gardes nationales s'y portent pour y feire le service, pendant que nos troupes se battront avec l'ennemi.
Le général Jourdan ne reviendra qu'au moment où l'armée de la Moselle arrivera pour composer derrière la Lys l'armée exterminatrice, qui sera directement sous mes ordres. Maubeuge, avec ce qu'il a déjà et les dix mille honunes de l'armée de la Moselle qui lui sont destinés , travaÛlera l'ennemi sur le flanc droit.
De l'arrivée des troupes de la Moselle dépend donc le moment de l'attaque générale, car il ne reste plus au camp de Biache qu'environ douze mille hommes, avec lesquels je dois couvrir Douai et Arras, qui sont sans garnisons.
J'avais envoyé un adjudant générd du cAté de Philippeville à la rencontre des troupes de la MoseBe , croyant qu'eUes venaient le long de la frontière. Je vais envoyer un courrier à cet officier pour qu'il se rende à Soissons et se concerte avec l'adjudant général que vous y avez envoyé pour la distribution des troupes.
Je n'ai encore aucune nouvelle sur les détails de l'affaire de la forêt de Mormal. J'en attends à chaque instant.
On a &it une bien mauvaise disposition en faisant laisser à beaucoup de troupes venant de la MoseUe leurs canons dans ce pays. J'en suis si dépourvu que l'autre jour le poste de LinseUes n'a pu être repris , faute de canons de bataille dont les troupes manquaient.
J'ai envoyé au ministre l'état du parc , pour lui &ire connaître combien il est pauvre et combien il est âoigné de convenir à une armée de 60,000 hommes conune cdlequi doit agir. Il nous manque des chevaux, et si vous avez, citoyens représentants, des ressources pour m'en faire passer, je vous prie de le feire promptement, car il est temps de frapper sur ces ennemis orgueiUeux et de faire mordre la poussière à tout partisan du despotisme qui ne voudra pas quitter la terre de la liberté.
Pai fiiit la demande au ministre de vingt pièces de & de bataiUe.
Vous savez, citoyens représentants, que le scellé a été mis sur les papiers des citoyens Vemon et Lemonnier. Comme ces papiers ne renfermaient que des mé-
s août i83o, gouverneur de TUôtel des Invalides le 11 août i83o, Jourdan mourut à Paris le 9 3 novembre i833.
(*) Le 19 août, Jourdan avait rendu compte à Bouchard de Tattaque des villages de Blaton et de Linselles par les Anglais et les Hollandais. (Orig., Arch. de la guerre, armée du Nord.)
(') Le 93 août, le général Barthel écrivit de Gassel à Bouchard qu'il avait attaqué
Tennemi le as, aux environs de Wormhoudt, afin de rétablir ^ communications avec Bergues, mais que malgré ses efforts il n^avait pu le débusquer de ses positions. En conséquence, le 96 août, Bouchard ordonna à Jourdan de se rendre sur-le-H^iamp au camp de Gassel pour remplacer Barthel , nommé au commandement de Saint- Quentin. (Arch. de la guerre, armée du Nord.)
UraiHCftll lATlOIAU.
34 CORRESPONDANCE GÉNÉRALE DE CARNOT. [a3 août 1798.]
moires et plans militaires qui me sont nécessaires et qui allaient m'étre remis par le citoyen Gay-Venion , je vous prie de me les renvoyer de suite; ils me sont indispensables. Quant à ceux qui regardent le citoyen Lemonnier, ils sont le fruit de son travail et lui sont si nécessaires que ce serait le priver du bien le plus précieux que de ne pas les lui renvoyer le plus promptement possible. Cet officier n'a jamais eu aucune l'elation avec Custine ; on ne l'a vu que très rarement chez lui, et publiquement; c'est le citoyen Gay-Veraon qui avait engagé les représentants du peuple à le nonuner chef de brigade adjudant général , pour remplir les fonctions concernant la partie militaire , vu qu'il n'y avait aucun officier k l'étatmajor pour remplir ces fonctions importantes. Cet officier a repris ses fonctions de capitaine du génie. On peut dire avec vérité que personne n'a un patriotisme plus piu% ni ime sagesse plus grande que le citoyen Lemonnier. Quant à ses talents niilitaii'es, peu d'officiei*s en réunissent autant que lui, mais ils sont couverts d'une modestie rare.
^ Le général m chef des armées du Nord et des Ardennes ,