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LE GÉNÉRAL DES BRUSLYS AU COMITE DE SALUT PUBLIC

Analyse. — Il demande à sortir de la prison de l'Abbaye, puisqu'on a conclu qu'il n'y avait pas lieu à accusation contre lui pour l'afiaire du général Custine.

- (Analyse, Arch. de la guerre, reg. du Comité de salut public, G, p. Aoo. )

LES giîniSraux bbrthelmy, deyrigny et GOBERT

AU COMITE DE SALUT PUBLIC

Analyses. — 1* Le général Berthelmy écrit de Gavrelle pour mander qu'il a fait remplacer le général O'Meara dans ses fonctions , en attendant que de plus amples renseignements montrent le degré de confiance qu'on peut avoir en lui^'^ (Orig.

t*) Camot est présent au Comité (cf.

Aulard, VI, 68) et rédige de sa main Tarrété portant que rarmée revenant de Mayence se rendra à Nantes , et de là près des côles de Brest. — Le même jour, Camot rédige le fameux décret de la Convention meltant les Français en réquisi-

tion permanente. (Cf. Aulard, ti, 79.) La minute de ce décret est écrite en ^ande partie par Camot , et amendée et complétée de la main de Barère. (Orig., Arch. nat. , Ca6A.)

t*) Le même jour, 93 août 1798, le duc d'York somma la ville de Dimkerque de se

[a3 AoéT 1793.] CORRESPONDANCE MILITAIRE DU COMITÉ. 35

aut, Arch. de la guerre, armëe du Nord.) — a* Le général Devrigny ^rit de Paris pour solliciter le Comité de remployer dans les armées. (Analyse, Arch. de la guerre, reg. du Comité de salut pubÛc, C , p. 4a5.) — 3" Le général Goberl ^*^ envoie de Paris un exposé de sa conduite ^*^ et demande un passe^rt poiu* se rendre chez son père à Corbeil. (Analyse, ibid,, p. iog.)

CAMBRAI, 2i3 AOÛT 1793.

DBSGHAMPS, BlScARD ET QUINGT, GOMllISSAIRBS DANS LE NORD ^^\

AU GOMIT^ DE SALUT PUBLIC

Analyse, — Partis de Paris le i8 août à 6 heures du soir, ils sont arrivés le lendemain à Péronne , où ils ont constaté le mauvais état des fortifications. «rLe commandant Recourt est patriote , mais nous le croyons trop faible en cas de siège, vu la contradiction on il est avec les habitants de la ville, dont il ne possède pas la confiance. « — Ils ont quitté Péronne le 30 et sont arrivés à Cambrai. L*esprit public n'est pas excellent dans cette ville , bien qu'il s'y trouve de bons républicains. Le ai, ils ont visité les fortifications avec le commandant temporaire Soyez et le générd Declaye ^^K Us ont fait une enquête sur la situation des ennemis. I^^es

rendre, mais le générai O'Meara répondit : «Investi de la confiance de la République française, j*ai reçu votre sommation de rendre une ville importante. J'y répondrai en vous assurant que je saurai la défendre avec les braves républicains que j*ai Thonneur de commander.» (Cf. Arch. nat., C i65, et Foucart et Finot, 67 et 69.) Malgré cette énergique attitude , O'Meara, dénoncé au Comité de salut public, fut destitué le 7 septembre 1793.

(*) Cf. t. II, p. 93, et Etienne Charavay, Ij$ général Alexis Le Venmr,

^*) Général de brigade depuis le 7 mai 1 793 , destitué le 3o juiUet suivant.

(') Le i5 août 1793, le Comité de salut public avait envoyé à Tarmée du Nord les citoyens François Deschamps et Bécard (rpour s'y procurer des renseignements sur Tétai des places, sur Tétat de Tarmée et sur celui de Tennemi.» L'arrêté spécifiait que les deux commissaires devaient se rendre tour à tour, tous les huit jours, auprès du Comité pour rendre compte de leur mission. (Cf. Aulard, V, 555.) Le 17 août le Comité alloua à ces deux citoyens une somme de 3,ooo livres pour

leurs frab. (Cf. Aulard, VI, i3.) — Quant à Joseph Quincy, qui signe aussi cette lettre , il ne fut reconnu ofliciellement pour commissaire par le Comité de salut public que le la septembre. (W., VI, à 60.)

(^) Nicolas Declaye, né à Liège (Belgique) le 8 juin 1758, volontaire au régiment de Berwick le la juillet 177&, adjudant écrivain de place à Fétal-major de Sainl"Martin-de-Ré en septembre 1787, adjudant instructeur aux gardes liégeoises le 19 octobre 1789, aide-major le 1 a novembre 1789, major le â mai 1793, lieutenant-colonel de la légion belge le 1 a août 179a, aide de camp du général Rosières le 7 avril 1793, commandant temporaire de Cambrai en mai 1793, général de brigade le 3o juillet 1793 et maintenu dans ses fonctions. (Cf. Foucart et Finot ,1,698.) Arrêté à Cambrai le i5 septembre 1793, remplacé le 1 8 par le général Cliapuy, et conduit k Paris, Declaye se justifia auprès du (jomité et devint commandant temporaire de Lyon le 9 brumaire an 11 (3o octobre 1793), général de division le i3 ventôse (3 mars 1 79^4 ), et commandant d'armes au Mont-Cenis en prairial (juin

36 CORRESPONDANCE GÉNÉRALE DE CARNOT. [a3 Aoftr 1798.]

Autrichiens se sont montrés cruels et ont dévasté beaucoup de villages. Les Aurais sont moins féroces et essayent de gagner les Français à leur politique, qui est de faire couronner le duc d'York roi de France; mais les paysans ne sont pas dupes de la politique anglaise. «rLe général Dedaye, qui commande la place de Cambrai, parait bon républicain. Sa réponse à la sommation qui lui fut faite par Tennemi de rendre la ville est une preuve de son civisme , et d'ailleurs il veille avec la plus grande activité à sa défense. Il fait faire différents travaux sur les fortifications, qui annoncent son génie et Tenvie de servir la République. « La garnison est dans les bons principes , mais pas assez considérable. Le général fait évacuer tous les gens suspects et les bouches inutiles. «rTous les moyens de sàreté et de défense générale sont pris avec enthousiasme. Les chefe et les soldats sont prêts à périr k leurs postes, n — Ils proposent de faire un camp entre Cambrai et Péronne. Le 9 1 ils ont quitté Cambrai à trois heures de Taprès-midi et sont arrivés à Saint-Quentin à sept heures et demie du soir. Us ont assisté à une séance du club. Le â a ils ont visité les fortifications et ont constaté que cette viUe ne pourrait supporter un siège , vu la Cedhlesse de ses remparts et de sa garnison et le manque d'artillerie. En effet, Saint^uentin n'a que i,5oo hommes de troupes. — Le 99 au soir ils repartirent pour Cambrai, et à deux lieues de cette ville ils virent les avant-postes de Tennemi. Deschamps, l'un d'eux, se rend à Paris et remettra lui-même cette lettre au Comité. — Ils viennent d'apprendre la prise de Cateau- Cambrésis. Le Quesnoy est bloqué et tous les grains des environs sont enlevés par l'ennemi , qui renferme les paysans dans les églises tandis qu'il emmène son butin. «Les ennemis sont lâches et, pour peu qu'on ait des forces en cavalerie, nous les repousserions aisément. HAtez, citoyens, le départ de la levée, et la République ne tardera pas à triompher de tous ses ennemis. »

(Orig., Arch. de la guerre, armée da Nord.)

179/^). Il fut arrêté de nouveau trois mois plus tard, et prévint aussitôt Fouché par une lettre écrite de Charenton le a 6 fructidor an II (19 septembre 1796). Fouché s^entremit auprès du Comité, et Garnot, le même jour, signa Tordre de mise en liberté du général. (Arcb. nat, AF 11, 807.) La h* sans-culottide an 11 (so septembre 179a) le Comité Tautorisa à se retirer où bon lui semblerait , mais i vingt lieues au moins de Paris et des frontières. (Arch. nat., AF II, 3o8.) Declaye commanda la garde nationale de Nevcrs en brumaire an i?

(octobre 1796), redevint commandant de place le 13 thermidor an it (3o juillet 1796) et fut réformé le la brumaire an t (9 novembre 1796). Il rentra au service comme chef de bataillon i la 8 a* demi-

brigade de ligne, le 6 thermidor an vu (aà juillet 1799)1 commanda la place de Vannes le 6 brumaire an tiii ( a8 octobre 1799) et le 1" bataillon franc le 16 ventôse suivant (7 mars 1800). Ils^adonna k la littérature, et Qu^rard mentionne de lui le Citateur arUi'hritanmqve., publié à Hambourg en Tan xii (1806). Dans une lettre écrite à Berlhier de Paris, le 1" complémentaire an XIII (18 septembre i8o5), Declaye se déclare Tauteur de Topera k Triomphe de Man et d'un hymne guerrier dédié à Tarmée de Boulogne. (Orig., Arch. adm. de la guerre, dossier Declaye.) — M. H. Wallon a consacré à ce général , dans la Revue Bleue du 8 août 1891, un article intitulé : Le général Declaye, commandant de place à Cambrai et à Lyon en 1 jgd.

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DUNKBRQUB, 9 3 AOAt I793

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