LES GÉNÉRAUX BBLAIR ET ALEXANDRE SPARRE AU COMITE DE SALUT PUBLIC
Analyse, — i' Le général Belair écrit de Péronne qu'il a pris des mesures pour faire parvenir dans Cambrai les secours en hommes et en artillerie dont cette place pourrait avoir besoin ^'\ (Orig. aut., Arch. de la guerre, armée du Nord.) — s*" I^ général Alexandre Sparre écrit du Pont-du-Rhin pour réclamer contre la nouvelle, rapportée par Barère à la Convention , qu'il était & la tête d'un complot pour livrer Strasbourg ^*\ Il proteste de son attachement & la République et déclare que la ville de Bftle, d'où est partie la dénonciation, est pleine de traîtres qui ont quitté la France ^'^ (Analyse, Arch. de la guerre, reg. du Comité de salut public, G, p. 897.)
(*) Le même jour, le représentant Laurent manda au Comité qu^il partait pour Cambrai avec le général Belair pour mettre cette place en état de défense. (Cf.Aulard, VI, 58a.)
(*).Le i5 septembre, Barère avait lu une lettre écrite de BAle, le 1 1 , et où Ton rapportait le bruit de la trahison du général Sparre et de la garnison de Strasbourg. (Cf. Momtoiir, XVII, 679.)
W Le même jour, le général Sparre protestait dans une lettre à la Convention. (Impr. , Arcb. adm. de la guerre, dossier Sparre.) Le 93 septembre il s'adressa au ministre de la guerre. Le 96, le conseil général du département du Bas-Rbin envoya une protestation contre la destitution
de Sparre, tandis que la société populaire de Strasbourg écrivait dans le même sens au Comité de salut public Le général Sparre se retira à Auxerre et il donna lecture aux citoyens de celte ville, le 6 octobre 1793, de certaines pièces, qu'il fit ensuite imprimer en une brochure de onze pages avec cet intitulé : «Alexandre Sparre, ayant été suspendu de ses fonctions de général de division par le Conseil exécutif, sans en savoir le motif, et jdoux de conserver Testime et la confiance de ses frères les sans-culottes d' Auxerre, leur a fait lecture des pièces ci -après i la séance du ] 5* jour du 1*' mois de l'an 11 de la République française , une et indivisible. » (Arch. adm. de la guerre, dossier Sparre.)
ni.
i78 CORRESPONDANCE GÉNÉRALE DE CARNOT. [oi sÉPt. 1793.]