LES REPRÉSENTANTS TRULLARD ET BERLIER AU COMITÉ DE SALUT PUBLIC
Dunkerqua, la 90 Mptambre 1793, Tan 11 de la Répabliqaa, ona et indivisible.
LES RBPBiSBKTÂNTS DV PBVPLB BNVOYÉS PHÈS L'ABMBB DV BOBD À DVNKBRQCE, i IBVBS COUieUBS, MEMBBBS DU COMITÉ DB SA LUT PUBLIC.
Nous VOUS envoyons, citoyens coU^es, copie des demandes qui nous ont ék; faites louchant les bois et maisons à al>attre autour de cette place, et des divers arrêtés préparatoires et définitifs que nous avons pris à ce sujet
Les limites de la loi sont bien dépassa sans doute; mais la première loi, c*est le salut du peuple et, d'après le vœu des habitants et Tavis des militaires, vous approuverez sans doute les mesures que nous avons prises. Elles sont déjà à moitié de leur exécution et nous pensons que Tarrété définitif sera rempli sous deux jours. Cette célérité ne saurait être nuisible, car les troupes de la République ont reçu ordre de se replier et il est physiquement possible que Tennemi tente encore qudque chose sur cette place. Bouchard écrit qu'elle doit s'approvisionner. Nous avons heureusement retiré de Fumes beaucoup de provisions; nous n'en avons pas encore l'état précis, sans quoi nous vous le transmettrions ^^K
Salut et fraternité,
Tbullaro, t. Bbrlibr.
( Orig. , Areh. nat , AF n s38.)
(*) Cette lettre n'est qu'analysée dans le recueil de M. Aulard (VI, 583). — On lit en tète cette annotation au crayon de la main de Gamot : <r Accuser la réception, approuver les mesures, inviter les repré-
sentants à la plus stricte surveillance. » — Le même jour, les représentants signalaient au Comité la présence de six cutters sortis de Nieuport et faisant route pour l'Angleterre.
[qosbpt. 1793.] CORRESPONDANCE MILITAIRE DU COMITÉ. 177
LES GÉNÉRAUX DAGOBERT ET LANDREHONT AU COmTÉ DE SALUT PUBLIC.
Analyse. — i* Le gënëral Dagobert écrit de Perpignan qa*il promet de jostifier la confiance du Comité , qui Ta fait venir de Tarmëe du Centre pour commander celle des Pyrénées orientales. (Analyse, Arch. de la guerre, corr. générale.) — 9* Le général Landremont écrit de Strasbourg pour se plaindre de Tétat et de la faiblesse de son armée, et il aflBrme que Strasbourg ne peut pas tenir trois jours. (Analyse, Arch. de la guerre, id.)
ÙO SEPTEMBRE 1793.