LE REPR^ENTANT LAURENT LE GOINTRB À CARNOT
Paris, 99 septembre 1798, TaD n de la République une et indiTisiUe.
Laurent Le Cointre, député à la Convention nationale, au citoyen Camol, député à la Convention , au Comité de sdut public. *
De grâce, mon cher collée, du pain pour Steltenhoffen^'^; c'est le rapport seul de son affaire qui peut lui en procurer. Tu en es chargé : iais-le, au nom de la patrie.
Depuis le i" juin il n'a rien touché; il vient de vendre. ce qui lui reste pour pay^ ce qu'il doit. Si on l'abandonne et que tu ne lui fasses pas rendre justice , il ne lui reste que la mort à désirer ou à se procurer.
Ses appointements lui sont dus comme général de brigade jusqu'à ce qu'on
(') Camot est présent à la séance du Comité (cf. Aulard, VU, 1).
(*) En marge de la lettre du Comité on lit cette note autographe du ministre de la guerre Boucholtc : «5* division. Envoyer copie au général de Tarmée des Côles de
Brest, qui me rendra compte des mesures qu'il aura prises pour mettre Belle-lsle en sûreté.»
W Cf. sur le général Stettenhoflen , suspendu de ses fonctions le i*** juin 1798, t. ï, p. 3^17 et 377.
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prononce sur sa retraite. Les décrets veulenl qu*un officier suspendu sans cause, accuse sans motif, reçoive ses appointements et une indemnité proportionnée à la perte qu'on lui a &it éprouver. En rétablissant Stettenhoffen le 1 3 août , sa suspension est jugée injuste. Qu'on lui paye donc ce qui lui est dd, qu'on lui assigne un lieu où il puisse vivre tranquiUe et mourir content, c'est son désb*^^^
Salut et fraternité.
(Copie, Areh. de la gaerre, armée du Nord.)
WISSEMBOUBG, 9Q SEPTEMBRE fj^^.
LE G^fliRAL LANDREMONT AU COMITE DE SALUT PUBLIC.
. An quartier général à Wissemboarg, le 99 septembre 1793, fao II de la Répabiiqae une et indivisible.
LAMDBBMONT, ohÉBAL BN CBBF DB L'ÀBniB DU RUIH , AUX CnOTSNS BBPBésSNTâNTS DU PBUPLB , MBMBBBS DU COMITÉ DB SALUT PUBLIC,
Une armée supposée, qui n'existe que dans l'idée ou dans les projets, ne bat pas l'ennemL Je ne cesserai de vous parler, citoyens représentants , de l'armée rédle, effective, combattante, qui est sous mes ordres. Je sais aussi enfler mes forces, pour donner le change i l'ennemi; mais, quand il s'agit de l'attaquer ou de lui faire face lorsqu'il attaque, les chimères et les ombres disparaissent, .le plus fort l'emporte. Je ne vous dissimule pas que tout honmie qui connaît les lignes de Wissembourg et les gorges rq[ardera conmie un prodige et comme autant de batailles gagnées toutes les attaques où l'ennemi a été repoussé. Maurice de Saxe, qui nous valait bien tous pour les connaissances militaires, a soutenu qu'il £sdlait A 0,000 hommes dans les lignes et autant dans les gorges pour en défendre l'accès. Il n'aurait pas pris sur lui de les garder avec de moindres forces. Je n'en ai pas la moitié, depuis que je commande l'armée, et je ne me suis pas laissé entamer. J'ai même attaqué et repoussé les ennemis. Je dois mes succès autant à mon bonheur qu'à la valeur de nos soldats républicains et aux efforts constants des bons généraux et cheb de troupes, qui veillent bien, m'avertissent k temps et payent de toute leur personne, quand il s'agit soit d'attaquer ou de se défendre. L'ennemi a essayé de nous forcer sur tous les points, l'un après l'autre; il a trouvé la même r^istance à chaque tentative, opposée par les mêmes braves , que j'envoie tantêt à la droite , tantêt à la gauche , tantôt au centre. Si j'ai défendu tous les points , c'est que j'ai toujours jeté mes forces sur le point menacé. J'ai mis, comme on dit, tous mes œufs dans un panier. J'ai réussi, c'est
(') Cf. la réponse de Gamot au reprë- tenhoflen fat rappelé à raclivilé et nommé sentant Laurent Le Gointre à la date du ^néral de division le i5 frimaire an ii a3 septembre, p. 19a. — Le général Slet- (5 décembre 1793).
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fort bien; mais je ne peux pas répondre que je réussirai toujours. H est impossible que je chasse Tennemi, tait qu'il m'opposera &5,ooo hommes à 3 1,000, dont je ne peux employer qu un tiers à livrer combat. J'ai essayé de faire une divei'sion. L'ennemi, fort des intelligences qu'il s'est toujours ménagées avec les traîtres qui nous environnent, avait porté presque toutes ses forces sur les lignes. J'ai alors voulu passer le Rhin et tirer tous les avantages possibles de cette expédition. Mon passage a manqué; je me suis trouvé n'avoir ni pont, ni bateaux, ni bateliers, ni pontonniers, qui sont des traîtres et des lâches. Si j'avais passé, l'ennemi était obligé de diviser ses forces pour porter du secours sur son territoire envahi: je l'attaquais alors avec des forces presque égales et j'avais lieu d'espérer une victoire complète. Ses projets manques, rompus, sa défaite, ses pertes le rejetaient bien loin et anéantissaient les espérances de la ligue des tyrans (*>.
Aujourd'hui, je ne peux plus attendre le même succès du, passage du Rhin. Il sera plus difficile , et l'ennemi ne sera pas surpris par une tentative à laquelle il s'attend et contre laquelle il s'est mis en mesure ^ en me tenant en échec par ma droite si je veux pousser en avant. Je n'ai pas assez de forces pour le tourner, et je suis obligé de me tenir strictement sur la défensive, car des 3i ,000 honmies qui composent l'armée que je coomiande il y en a 7,000 dans les gorges, qui n'en peuvent pas bouger, ayant à craindre les entreprises des Prussiens qui sont devant eux. Reste donc à 3/1,000, dont ii,ooo de cavalerie, qui forme le tiers environ de la cavalerie ennemie.
Le compte que je vous rends, citoyens représentants, de la force des troupes que je commande est le résultat du compte que je me suis fait rendre particulièrement par tous les généraux, le seul exact, le seul d'après lequel je puis opérer.
L'armée du Rhin a fourni i5,ooo honunes k celle du Nord; la garnison de Mayence n'a pas laissé que d'attirer, en passant, bien des officiers et soldats attachés au corps, qui en faisaient partie. Les pertes journalières, quoique peu considérables, les maladies vraies ou fausses de ceux qui vont aux hôpitaux, les recrutements, pour l'artillerie et même pour la cavalerie, de soldats qui vont s'instruire aux dépôts , la formation d'un corps de pionniers , pris sur tous les bataillons, les réformes et les désertions, peu fréquentes il est vrai, toutes ces circonstances réunies causent un affaiblissement sensible et réduisent à aâ,ooo combattants une armée qu'on suppose de i5o à âoo,ooo hommes.
Les départements de la Meurthe et des Vosges se sont levés et ont consterné les gvînéraux du despote autrichien , qui étaient dans l'attente d'un grand événement; ils ont fait évacuer tous les gros équipages et construit plusieurs ponts sur le Rhin pour assurer leur retraite, parce qu'ils ne se croyaient pas capables de résister aux efforts d'un peuple libre, levé tout entier pour les poursuivre, la pique dans les reins. Mais , lorsqu'ils ont été avertis par les espions et les traîtres que la résolution de les combattre intrépidement n'était pas commune à tous les citoyens levés en masse, qu'un grand nombre (du district d'Haguenau principa-
t') I/essai infructueux du passage du Rhin avait eu lieu le 1 s septembre (cf. A. Ghuquet, Wisêembourg f 197).
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lement) fuyaient chez eux le lendemain de leur arrivée k Tarmëe/que ceux qui étaient restés n'avaient pas généralement une contenance ferme et ne montraient pas une vive ardeur de tomber sur eux; lorsqu'ils ont vu arriver des pelotons d'infâmes habitants du pays, qui, mêlés avec les bataillons dans la forêt du Bienwald, ont déserté avec leurs afmes et ont montré des dispositions toutes contraires k celles qu'on leur supposait, alors les généraux autrichiens se sont rassurés et se sont préparés à une vigoureuse résistance.
Le 18, à trois heures après-midi, nous les avons attaqués sous un feu très vif de leurs batteries. La division de droite, avec ordres du général Dubois, s*est battue jusqu'à sept heures, avant de pouvoir remporter aucun avantage; enfin elle s'est emparée de leur première redoute et du village de Berg, dont elle les a chassés. Ils ont alors travaillé toute la nuit, comme de coutume, k établir des batteries pour repousser nos troupes le lendemain matin et leur faire abandonner la position qu'elles avaient prise.
Le général Dubois a (ait des batteries de son côté , et l'attaque a recommencé vigoureusement k cinq heures du matin. Le combat a duré jusqu'à deux heures après midi; mais l'ennemi, ayant reçu de nouvelles forces et de l'artillerie, nous démonta deux pièces de canon et un obusier, nous fit sauter trois caissons , et le général Dubois, chauffé très vivement, s'est vu forcé d'abandonner sa position et de rentrer dans ses retranchements, ce qu'il a exécuté dans le plus grand ordre. Il a perdu à cette affaire une trentaine d'hommes et autant de chevaux, et il a eu près de trois cents blessés; il a essuyé tout le fort de l'attaque des ennemis, qui avaient porté leurs principales forces de son côté.
Le centre de l'armée avait gagné ce même jour et la veille, sans presque feire aucune perte, une lieue de terrain en avant, et s'y était maintenu ; n^is il a Eailu l'abandonner le ao ^^\
Le général Desaix, qui commande le camp retranché de Nothweiler, a parcouru près de deux lieues en avant, à la tête d'un gros de troupes, sans trouver d'ennemis : ce qui me porte à croire qu'ils s'étaient portés sur Pirmasens pour s'opposer aux entreprises du général Schauenburg; mais depuis ils sont revenus devant le camp de Nothweiler et y ont été repoussés dans une petite attaque qu'ils ont tentée hier.
Le ao, nous avons été attaqués au centre devant nos lignes par dix-huit bataillons de 1,800 hommes chacun, qui forment plus de 3 a, 000 hommes. J'avais à leur opposer huit mille honunes d'infiinterie et quatre mille de cavalerie, ne pouvant toucher ni à la division de droite, composée de 10,000 hommes, ni à celle de gauche, qui n'est forte que de 7 à 8,000.
La cavalerie ennemie était aussi très nombreuse. Ils ont essayé une charge pour tomber sur nos redoutes , mais heureusement ils ont été repoussés de toutes parts avec une perte assez considérable. Nous avons eu, de notre côté, cinquante hommes tués et une centaine de blessés, parmi lesquels se trouvent plusieurs oflSciers, entre autres le citoyen Desprès, officier des chasseurs du Rhin, qui a eu
(*) Cf. sur les combats des 18, 19 et a o septembre, A. Chuquet, WUiembowff, i83 à i85.
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une cuisse emportée par un boulet de canon et le gras de Tautre jambe emporte du même coup. C'est le même officier à qui un boulet vint mourir sur le genou à lafiaire du 1 A. Je Tai visité; il m'a demandé avec beaucoup d'intérêt si Ton ne parviendrait pas à chasser les ennemis du bois.
Vous voyez, citoyens représentants, que nous avons résisté jusqu'à présent de toutes nos forces et que nous avons même attaqué les ennemis. Nous avons défendu les lignes et nous sommes résolus de les défendre jusqu'à la dernière extrémité; mais nous ne pouvons rien entreprendre.
Je vous envoie ci-joint copie d'un état des forces de l'ennemi , trouvé sur un capitaine d'artillerie, tué dans uue redoute que nous avons emportée. Vous verrez qu'elles y sont portées à 80,000 hommes, tant devant les gorges que devant les lignes.
Je ne peux pas répondre des lignes, si vous ne m'envoyez pas des forces. L'ennemi, en m'attaquant sur tous les points à la fois, fera une trouée d'un c^té ou de l'autre, et les deux départements seront envahis.
Strasbourg n'est pas dans le cas de tenir trois jours. Malgré toutes mes demandes , malgré tous les ordres que je ne cesse de donner, cette place est absolument dépourvue de vivres et n'a pas un cinquième de son approvisionnement de siège en poudre ^'^ A l'armée nous n'avons point d'obus, et vous verrez par la lettre dont je vous adresse copie ci-jointe que le directeur des forges Dieudé ^*^ a dû en fournir depuis longtemps , et que la destination en a été détournée.
Point de forces, point de munitions de guerre, point de vivres, telle est la position ou je me trouve , à la barbe de l'ennemi. L'armée elle-même ne se nourrit qu'au jour le jour, et, sans l'iniatigable activité et toutes les ressources et les
(') Ce passage de la lettre du générai Landremont offusqua particulièrement le Comité de salut public. On lit en effet dans une lettre que le Comité adressa le 95 aux représentants à Tarmée du Rhin (Cf. Auiard, VII, 67) : «Le Comité vous renvoie un mémoire du général Landremont, destitué. Ce mémoire, daté du 99 de ce mois, nous a paru rédigé d^unc manière propre à confirmer tous les soupçons conçus contre ce général. Ce qu'il annonce sur la détresse de Tannée nous a paru devoir être fort exagéré, surtout pour ce qui concerne Strasbourg. Comment poiurions-nous croire que cette place, dans laquelle le ministre de la guerre nous assure qu'il y a sept cents milliers de poudre et un grand approvisionnement de subsistances, ne puisse tenir que trois jours? Nous avons remarqué que Landremont, en atténuant toutes les ressources, ne dit pas un mot des représentants du peuple
près de cette armée. Cette affectation, ce silence nous ont paru confirmer nos soupçons sur sa perfidie. >»
t*î Jean -Pierre -Alexandre Dieudé, né à Archail (Basses-Alpes) le 97 mars 1763, fib d'un conseiller au siège de Digne, aspirant au corps d'artillerie le 1 o décembre 1759, élève le 3i janvier 1761, sous-lieutenant le 16 février 176J, lieutenant en premier le i5 octobre 1766, capitaine par commission le 6 novembre 1771, capitaine en second le i*' juillet 1777* capitaine en second de sapeurs le 9 mai 1 77B , capitaine de canonniers le i3 juin 1779, lieutenantcolonel le 1" avril 1791, général de brigade provisoire et commandant rartillcrie de la partie droite de l'armée de la Moselle le 9 messidor an 11 (90 juin 179A), confirmé dans ce grade le 16 brumaire an II (6 novembre 179^)* admis à la re traite le 3 floréal an v (99 avril 1797), mort à Mctx le 1*' avril 1819.
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moyens da commissaire ordomiateor en chef Viilemanzy ^^\ nous nous serions déjà trouvés sans pain ^*\
J'espère, citoyens représentants, que vous sentez trop Furgence de nos besoins pour ne pas sur-Je-champ faire donner les ordres les plus prompts et employer les moyens les plus courts pour qu'il soit fourni à Tannée du Rhin des forces en infanterie et en cavalerie , des subsistances et des piunitions de guerre. Les seules choses dont nous sommes approvisionnés pour longtemps, cest un grand courage , un grand amour de la patrie et un grand désir de (Satire triompher la République en exterminant ses ennemis ^*K
Le général en chef, Laudremont.
(Copie oertiflée conforme par Landreinoot , ireb. de la guerre, armée du Rbin.)
t»> Jacques -Pierre OriUard de Viliemanxy, né à Amboise (Indre-et-Loire) le 5 janvier 1751, élève commifleaire des guerres le i*' août 1768, commissaire à Dunkerque le 5 septembre 1777, attaché le 1*' mars 1780 à Texpédition de Rochambeau en Amérique, commissaire ordomiateor grand -juge à Strasbourg le i** octobre 1791, commissaire général le 96 mars 1799 , inspecteur en chef aux revues le 10 brumaire an fin (i*' novembre 1799), commandant de la Légion d*honneur le 1 1 juillet 1807, sénateur le 1 6 décembre 1809, comte le 9 mars 1810, pair de France le h juin i8t4, grand-officier de la Légion d'honneur le 93 août 1816, retraité le 10 décembre 181 à, grand'croix de la Légion d'honneur le 99 mai 1896, mort à Paris le 3 septembre i83o. (Cf. Foiieê de la Légion d^funmeur, IV, 356.)
<*} Cf. Compté nndu à la Convention nationale par Ruamp$, Boriê, Milhaud, Guyardin, Mallarmé et Niou, représentante du peuple, envoyée pré» l'armée da Rhin, de leure travaux. . .; 1796* in-8*, p. lâi.
(>) Le 116 septembre 1793 Landremont, que son origine noble et la trahison de son lieutenant d'Arlandes avaient rendu suspect, fut destitué du commandement de Tannée du Rhin et rempbcé par le général Delmas; mais comme ce dernier était enfermé dans Landau , le doyen des divisionnaires, Munnier, prit provisoirement
le commandement, qu'il céda, le 9 octotobre, à Garlenc, que les représentants avaient élevé en dix jours du grade de chef d'escadron à celui de général de division. (Cf. Gbuquet, Wiuembourg, 193, et Etienne Charavay, Le général Carlenc,) La destitution de Landremont, qui avait eu lieu en même temps que celle des généraux Houchard et Scbauenburg, amena des protestations au sein de la Convention. Le député Du Roy, ancien conunissaire k Tarm^ du Rhin, affirma, dans la séance du 9â septembre, que le général Landremont avait rendu de grands services à la République et qu'il l'avait toujours vu se conduire en excellent patriote et en bon républicain. Mais Rarère expliqua, le 95, les motifs du Comité. «Nous avons voulu, dit-il, ôter des armées les nobles, les Irlandais, les gens suspects. Nous l'avons fait avec les connaissances qu'a le ministre de la guerre dans ses bureaux, avec celles qu'ont recueillies Camot et quelques autres membres du Comité de salut public, ainsi que les représentants du peuple délégués à cette armée, enfin avec les notions que les b«D8 citoyens s'empressent de nous donner sur tel ou tel militaire. Il ne reste plus à l'Assemblée qu'à examiner la note que nous publions de ces nominations et de ces destitutions.» La Convention donna raison au Comité de salut public, qui annonça, le t5, aux représentants près l'ar-
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