‹ Correspondance générale de Carnot (volume 3)Chapitre 80 sur 181 · LB MINISTRE DB LA GUERRE BOUGHOTTE AU G^N^RAL PIGHEGRU · texte numérisé non relu

LB MINISTRE DB LA GUERRE BOUGHOTTE AU G^N^RAL PIGHEGRU

LE M1N18TBE DE LA OUEREE i PiCBEGEV, GiniEÀL DE DITISION SUE LE BAVT'RHIN.

Je VOUS envoie, gënëral, un arrêté du Conseil exécutif, approuvé par le Comité de salut public ^^, pour vous investir provisoirement du commandement en chef de Tannée du Rhin, attendu Tabsence du général Ddmas, enfermé dans Landau. Vous recevrez incessamment les expéditions nécessaires. Vous voudrez bien vous rendre, sans perdre de temps, au quartier général de cette armée pour en prendre le commandement et vous concerter avec les représentants. Le Conseil exécutif vous autorise à nommer celui des officiers généraux que vous croirez en état de commander à votre place sur le Haut-Rhin. Liebert ('\ actuellement & Besançon,

(^) Jean-Charles Picbegru, né à Arbois (Jura) ie 16 février 1761, fils d*un cuJtîvateur, répétiteur an collège de Brienne, engagé an a* r^iment d^artiflerie le 3 0 juin 1780, sergent le 1*' aoàt 1786, sergentmajor le 5 juillet 1789, adjudant le 6 février 1799, premier lieutenant le tS juin 1799, chef du 3* bataillon du Gard le 9 octobre 1799 , général de brigade à Tarmée du Nord le 99 août 1793, et de division le lendemain 93, général en chef provisoire de Tarmée du Rhin le 9 octobre 1 793 , général en chef de Tarmée du Nord le 17 pluri^ an 11 (5 février 1796)» commandant en chef de la garde nationale de Paris le 19 germinal an 111(1*' avril 1795), démissionnaire le aà ventôse an iv (s & mars 1796). député du Jura an Conseil des Cinq-Cents le 93 germinal an v (19 avril 1797 ), proscrit le 1 8 fructidor an v ( 6 septembre 1 797), d^rté à Sinamari, d*où il s^évada en juin 1798, réfugié à Londres, arrêté à Paris comme complice de Georges Cadoudal, enfermé dans la prison du Temple, où il fîit trouvé mort étranglé le S avril 1806. — Cf. A. Chuquet, Hoche et la lutté pour l'Alêûce, 93.

(*) La nomination de Picbegru par le Conseil exécutif est du 9 octobre 1 793 ; elle fut approuvée ie lendemain par le Comité de salut public, (a. Aulard, VU, i85 et 197.)

(^) Jean -Jacques Liebert, né à liesse (Aisne) ie 8 aoàt 1768, fik d'un manouvrier, enfant de troupe au régiment d'artillerie de Meti le 3i août 1771, engagé volontaire le 9 août 177& « premier canonnier le 1" septembre 1777, sergent le 1*' août 1780, seigent-major ie 6 septembre 1787, détaché à Naples jusqu'en 1791, adjudant le 6 février 1799 , sous-lieutenant le 1 5 juin 1 799 , chevalier de Saint- Louis le 3i août 1799 , adjudant-major le 16 octobre 1799, capitaine le i** mars 1793, capitaine commandant la 10* compagnie d'artiUeriei cheval le i*'août 1793, général de brigade à l'armée du Rhin le 1" octobre 1793, générai de division le 9 pluridse an n (98 janrier fj^k)^ chef d'état-major de l'armée du Nord le 11 (3o janvier 1796), employé k l'armée de Rhin -et- Moselle le 17 germinal an iv ( 6 avril 1 795 ) et chef d'état-major de cette armée le mois suivant, passé k l'armée du Nord ie 96 ventôse anv (16 mars 1796), commandant les i** et 16* divisions militaires le i5 germinal an v (6 avril 1796), admis au traitement de réforme le 9 1 fructidor an V (7 septembre 1797)1 commandant la 99* division militaire ie 99 ventûse an vin (19 mars 1800), la 19* le 3o août i8o3, et la 99* ie 3 octobre suivant, chevalier de la Légion d'honneur le 11 décembre i8o3, retraité ie 16 février 180 A,

250 CORRESPONDANCE GÉNÉRALE DE CARNOT. f 4 oct. 1798.]

est nomme gënëral de brigade. Vous pourriez l'appeler pour en faire un chef d'ëtat-major; Gofiard ^*^ Je connaît beaucoup. Les nouvelles qui me sont parve-^ nues aujourd'hui de la Moselle annoncent que nous avons eu quelque désavantage; cette circonstance demande que vous preniez des renseignements sur i'ëtat des choses dans cette année , et que vous fassiez les dispositions nécessaires qui peuvent protéger efficacement le Haut et Ras-Rhin.

Le Conseil exécutif n'a pas vu sans peine , dans ia correspondance de votre prédécesseur, que Ton cherchait continuellement à amoindrir dans les esprits les moyens de cette armée, qu'on ne cessait de représenter comme très insuffisants; il a pensé que celui qui n'avait pas confiance dans les moyens qui lui étaient confiés ne pouvait obtenir de succès.

Vous voilà en position de donner le plus grand essor à votre attachement pour la chose publique. L'on a une très bonne idée de vous; prenez confiance dans la volonté de la nation d'être libre et dans la pureté de vos sentiments ^*K

(Arch. de la guerre, armée du Bhin, n*g. 67, p. 18.)

GAVRELLB, A OCTOBRE 1793.

LE GéN^RAL JOURDAN AU MINISTRE DE LA GUERRE BOUCHOTTE.

Au quartier général à Garrelle, te & octobre, an n de ia Répabliqae.

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