LE CITOYEN JOURDAN AV MINISTRE DE LA GUERRE
L'adjoint que j'avais envoyé à Avesnes n'a été que jusqu'à Guise. Il a trouvé le général Reaurgard, qui lui a donné des renseignements certains sur la position
employé à la Grande Année le h novembre 1 806 , gouverneur de Magdebourg et de la Poméranie en 1807, baron de TEmpire le 3 mai 1808 8OU8 le nom de baron de Nitray, officier de la Légion d'honneur le 33 octobre 1808, employé à ia Grande Armée ie s 3 octobre 1813, autorisé à rentrer en France le 5 janvier 181 3, retraité le i5 mai suivant, mort à Nitray (Indreet-Loire) le 7 décembre 181 4. Le général Liebert avait fait sous Tancien régime les campagnes sur mer de 1783 et 1783.
(>) Jean-Claude Goffard, né à Tout le 36 février 17^4, artilleur le 1*' mai 176^, sergent le i5 octobre 1765, sergent-major le 3i août 1771, lieutenant le 9 mai 1778, capitaine au 3* d'artillerie le 1 8 mai 1 793 ,
chef de bataillon le 36 mars 1793, attaché au ministère de la guerre en avril 1 793 , chef de brigade le 3o septembre 1793^ général de brigade et inspecteur d'artillerie le 8 avril 179A, retraité le 9 août 1795, mort à Ton! le i3 mai i8o5. Goffard avait fait nommer général son ancien camarade Pichegru. (Cf. Mémoireê de Gouvion Saint- Cyr, I, 109; et A. Chuquet, Hoche, 96.) (') Le lendemain, 5, Boucbotte transmit à Pichegru Tarrété du Comité, en date du 4, ordonnant Tarrestation du général Landremont, et lui enjoignit de mettre le plus promptement possible cet arrêté à exécution. (Arch. de la guerre, armée du Rhin, reg. ^7, p. 19.) — Cf., à la date du 7 octobre, la réponse de Pichegru. p. 363.
[4ocT. 1793.] CORHESPONDANCE MILITAIRE DU COMITÉ. 251
de Tennemi. Landrecies est cerne ; ia communication d'Avesnes à Guise est encore libre. L'ennemi occupe les bois de la haie d'Avesnes. Les rapports font monter ses forces de 3o à Ao mille hommes , mais c'est peu certain. Nous sommes généralement mal servis en espions et, malgré tous mes soins, je ne puis m'en procurer. J'espère cependant que l'adjudant général Aubert^*\ chargé de cette partie, va la remettre sur un meilleur pied. Lorsque j'ai pris le commandement de l'armée du Nord , je n'ai point tiouvé de fonds pour ce service. Les représentants du peuple ont mis k ma disposition une somme de cinquante miUe livres pour cet objet.
Je me dispose à attaquer l'ennemi devant Maubeuge et & le forcer à lever le siège. Je fais mon rassemblement à Guise. L'avant-garde y arrivera après-demain et s'emparera des postes nécessaires à garder la communication d'Avesnes à Guise. Le corps de 13,000 hommes de la division de Lille arrive aujourd'hui k Arras et arrivera à Guise le 8 courant. Le corps de 10,000 hommes de la division de Cassel arrivera & Guise le 10 et le reste du camp de Preux, & l'exception de huit à dix mille hommes que je laisserai à Arieux, arrivera à Guise le 9. Je m'y rendrai le 8. Je disposerai tout et j'espère que l'attaque se fera le 1 9 ou le 1 3 pour le plus tard. Malgré ma bonne volonté et mes soins , je n'ai pu en rapprocher davantage le moment; mais le camp et la ville de Maubeuge sont bien fortifiés et ne peuvent sûrement pas être au pouvoir de l'ennemi k cette époque.
Il existe dans cette place, en froment, seigle ouméteil, i6,83i quintaux; dans celle de Landrecies, â,i63, et celle d'Avesnes, 1,089. ^ régisseur général assure qu'il y a des fournitures particulières pour trois mois.
J'écris au général de l'armée à Sedan pour prendre connaissance de ses forces et pour lui dire qu'il fasse passer un corps de quatre à cinq mille hommes & PhÛippeville et de faire en sorte qu'ils y soient rendus le 1 1 , afin qu'ils puissent agir sur Beaumont le jour de l'attaque, ce qui flanquera ma droite. Je ne puis pas lui donner d'ordre plus précis, parce que je ne sais ni sa force ni celle de l'ennemi qui est devant lui, mais je lui fais part de mon projet et l'engage à me seconder de tout son pouvoir.
Ne perdez pas de vue de faire avancer les nouveaux bataillons armés à la place des troupes que je retire. Cette manœuvre tiendra toujours l'ennemi en haleine.
Je donne la plus grande surveillance pour que les chevaux d'artillerie soient mieux ménagés; mais ces soins seront presque inutiles, si ia moitié au moins des conducteiurs ne sont pas chassés.
Salut et fraternité.
Le général en chef,
JODRDAN.
(Orig., Arcb. de ia guerre, année do Nord.)
^') Claude Aubert, né à Vaunllers commandant des Iles sous le Vent (Gua-
( Haute-Saône), adjudant général chef de deloupe), où i! mourut en fructidor an 11
brigade le 1 k mai 1 798 , général de brigade (août 1 79 A). Claude Aubert était Toncle du
le 7 frimaire an 11 (37 novembre 1798), général Berthelmy.
CORRESPONDANCE GÉNÉRALE DE CARNOT. [4 oct. 1798.]
k OCTOBRE 1793.
LES GlîlljfRAUX GHAPUT ET BBLAIR AU COUVti DE SALUT PUBLIC.
Analyses, — 1* Le gênerai Cbapuy, commandant à Cambrai, écrit de cette ville pour donner les états d'approvisionnement de la place et deipande de la poudre. Le représentant Laurent travaille activement à fournir Cambrai de bois , de vivres et de fourrages. (Orig. , Arch. de la guerre, armée du Nord.) — a* Le général Belair écrit de Péronne qu'il vient de faire une tournée militaire avec le représentant Laurent et de prendre, avec le citoyen Gavaraqne, directeur des fortiGcations, et le général Cbapuy, les dispositions nécessaires pour rendre Cambrai plus redoutable. D est à même de fournir un plan d'opérations, qu'il soumettra sous peu au Comité. (Orig., Arch. de la guerre, armée du Nord.)
LILLE, Il OCTOBRE 1798.