L. CaRNOT, DUQUESIIOY
(Copie, Areh. nat, ÂF n 933.)
86. RiUNION-SUn-OlSE (guise), 10 OCTOBBE 1 793. CARNOT, DDQUESNOY ET ROUX AU GOMITé DE SALUT PUBLIC.
A la Réunion-sur-Oûe, le 10 octobre 1793, Tan II de la République française, une et indivisible ^').
LSa nBPBiSKNTANTS DU PEïfPlB EHYOYÂS Pltàs L'A nui B DU NOBD ET DBS ABDBNNBS AVI MBPBiSBNTANTS DU PEUPLE COMPOSANT LE COMiri DE SALUT PUBLIC.
Nous VOUS envoyons, citoyens collègues, par un courrier extraordinaire, des arrêtés qui ont été commandés par les circonstances impérieuses où nous sommes; vous en trouverez les motifs dans les considérants de chacun d'eux.
Le i* concerne l'arrestation de notre collègue Relin; le a% la destitution et l'arrestation du citoyen Merenveûe, commandant en chef de l'artillerie, qui nous avait laissés sans cartouches, au moment de la grande opération c[ue nous sonmies sur le point d'entreprendre; les autres arrêtés ^ont moins importants (^).
Pour remédier au défaut de cartouches, nous faisons partir un convoi extraordinaire pour Dimkerque et Saint-Omer, où il s'en trouve; mais il faudrait que le ministre de la guerre nous en fit passer aussi en hâte au moins un million , et plus s'il est possible.
A l'aide de notre collègue Perrin , nous sommes parvenus à réunir
0) On lit en tête : «Reçu le 18.9 (*) Outre les quatre arrêtés publiés cidessus, le représentant Duquesnoy en prit deux autres le 10 octobre 1793 : 1* Destitution du citoyen Legrisi lieutenant de la s* compagnie du 1" bataillon de la réserve, pour avoir refusé d^obéir aux ordres du cbef de brigade Magnier. (Copie, Arcb. nat..
AF II 933.) — 9* Destitution des citoyens Leroux, lieutenant de la 3* compagnie du 3* bataiUon de la réserve, et Brujevin, sous-lieutenant de la 8* compagnie, qui n*ont pas paru i leurs compagnies tant que la colonne a été en marcbe. (Orig. aut. Arcb. nat., AF 11 933, et coll. de M. Etienne Cbaravay.)
282 CORRESPONDANCE GÉNÉRALE DE CARNOT. [lo 0€t. 1798.]
ici environ huit mille paires de souliers; nous vous prions néanmoins, chers collègues, de ne point ralentir Tenvoi pressant que nous vous en avons demandé par notre courrier d'hier.
Nous attendons, pour marcher, les restes de notre armée, notre artillerie, qos cartouches et des baïonnettes : il faut se mettre en force, les ennemis rassemblent toutes les leurs. Le temps nous seconde et le génie de la liberté nous protège.
La destitution de Mérenveûe nous a forcés de retenir ici im chef de brigade d'artillerie que le ministre avait destiné pour Mézières. Nous savons que cette ville en a le plus grand besoin , mais il y a en tout un point capital auquel tout doit être subordonné, et dans ce moment le point capital est de battre les ennemis devant Maubeuge. Nous ne pouvons vous dissimuler qu'un de nos malheurs est de manquer d'officiers d'artillerie et du génie. On nous donne pour adjoints, dans ce dernier corps, des jeunes gens qui savent à peine lire.
Vous avez dû être instruits du bruit qui s'est répandu que Drouet, notre collègue, a eu la jambe cassée et qu'il est resté prisonnier chez les ennemis; ce qu'il y a de certain, c'est qu'à Maubeuge la garnison a fait une trouée, que Drouet était de la sortie, et c[ue ceux qui ont échappé n'ont pu nous donner aucune nouvelle de lui.
Les représentante du peupk pris l'artnie du Nord et des Ardennes.
Garnot, Duquesnoy, Roox.
(Orig. aat de Carnot-Fealint , Arch. nat, AP 11 «33. )
VEX-^énÉRkh KRIR6, BT COURTOIS, COMMANDANT TEMPORAIRE DE LANDREGIES,
AU COMITE DE SALUT PUBLIC
Analyse. — i* L'ex-gënëral de division Krieg écrit de Paris pour demander les motifs de son arrestation. (Analyse, Arch. de la guerre, corr. gén.) — a* Gourtob écrit de Landrecies pour se plaindre des calomnies répandues contre lui par les membres du comité de surveillance, dont il demande l'expulsion. (Orig., Arch. de la guerre, armée du Nord. )
[il ocT. 1793.] CORRESPONDANCE MILITAIRE DU COMITE. 283