LES COMMISSAIRES A LA CONVENTION
Analyse, — Les commissaires de la Convention aux Pyrénées écrivent de Bayonne que l'organisation de l'armée se continue avec succès; plusieurs bataillons de la nouvelle levée sont déjà formés et ils auront incessamment des armes. On recrute aussi, avec beaucoup d'activité, plusieurs compagnies de troupes légères, connues sous le nom de miquelets. Les ordres sont donnés pour un approvisionnement de 20,000 sacs de blé, tirés autant qu'il sera possible de l'étranger.
L'opinion publique, repoussant fortement le maréchal de camp
lieu de penser qu'avant peu le bataillon traitement nous donne lieu de croire que
sera complot. Nous avons déjà reçu cin- si la désertion pouvait encore avoir lieu en
quante déserteurs. Le mauvais état de leur France , ces rapports pourraient la (riiérif . habillomonl cl rc qu'ils racontent de leur «rJ.-G. Lacuéf..'»
3S8 CORRESPONDANCE CÉNÉR \LE DE C \RNOT. f 4.> ocr. 1 711*
(irstas'*', conimamlant la iT division, li>s commiss«iin*s Tonl mi^ppiidu '-^ il a vU^ n»mplari' par lo riloyn Hi'ijnifT'^*, manVIial il»* ramp. Ia*% dispositions gi^m^raips à fain* (*n ras d*attaf|uo, ainsi qui* l«*^ d<Haiis n*la(ifs à IVtabiissfmonl d<*s tronpos sur Pextri^me frimliêrr. sont arn^t<M>s. liorscpic Bayonno siTa pinrvno roninu* IViif^i* son importanlp position, dix milit* liommos sii(Iin>nt dans tous les t(*nips pour rendn* los dc*pirtem(*nts dos Hautes et Bassi*s-iN-n'n«N>s ineipifjnablrs.
Ii4)rsque les commissaires arrivèn*nt sur les iMirds dt* la Bidassoa* rivière qui fait la limite des deux puissances, nos soldats plantaient sur la rive droite Tarlire de la lilM^rté avec leur [}aiet«* ordinaire; les Espagnols, qui gardent la rive gauche, s étaient ass(*mbl/*s par curiosité, et cette cén^monie ne piraissait point du tout leur d«*plain*, a I eirrptâon de rofTicier qui S4*ml)lait un peu efTarouchi*.
Il siérait à souhaiter que Ton soccupâl de faire traduire pour l«*s Basques au moins les lois principales, (je |>a\s fanatis«* lUait sinfpili»^ r«*ment aigri pir la diversit«* d\q)inions religieuses; les commissaires sont pirvenus à y r«'*lablir la paix (*t la fraternité.
Ils ont aussi fait accordiT les droits de cito\en h d«*s hommes étahlis sur les cdti^s, minimes Bohémiens ou Kgyptiens, sans doute à cause de leur teint n*mbnnii, f|ui piraissent descendants des Maures établis jadis en Kspagne, et dont un pr<*jugé semblable à celui ik*s
^*' S^'bailiai-ChâHM-liubeft, roiiit« de (f rtUs , iH* dan» U paruMt* de Saint-(t«*or];f»« cW Bonji*ut , dif»<i*«e d«* (Ibalont-Mir-Mamr , le 3 Duvvfubn* 1751, •niivlieiilptiant au iv- Ipmral du iioi le 1 9 novrmbrr 1 769 , liruleoaiil m wroofl l« aft juin 1770, lieuleitanl en prrnii<*r |t* ifi juin i77^.rnrn«*Up à la 1** rnmpafrnie de« inou«|w»liifT« avrf ran|ç de meiArf* de ramp le 1 1 février 1773, reCiirnie le 17 dermitire 1775. nieulre de rMtn^ du 9* n^m4*ii( du Maine le \ lu^ylenilvrr 1 7H t , m<M4re de ramp romniaml^nt du rripniml de la marin** li* T' janvier 178%, niare^ liai d«* camp 1^ 90 nui 1791, d«*«titu** I** ili iM-tid>ri' 1791. rondaiiiiM* â iiMirt pjf 1j Oi*mtiii««|ii|i iiiilitiirp il<> lt<ir dimui !•• 7 ii!»ÔM« an 11117 i|«*<>Tiiilin* 1 7ijli i.
If. aui ^rrlmi-* »ii* |« ^ït»rrr iin«' l»'!trr i|«»l II i.i^ri !«••!»• HA«nfint* .li'i| iirtitliri- fu* . ju iiiifii*lr«' i|t* t.i jiii'rii- «m riii«iiin*rtt>*n
det MildaU du S* kalailloii de fl
* I^ATuée envma, le t3 ortobre I79«, •11 minière de U ipierre la rr«|itiMliaii A*^ rfimmim.iire« ronrrrninl le gëoérd «1^ (îe«U^ (Arrh. de la ipierre, art* de* l^révïef , rejv. de Laruee, p. si.)
^' Piern* - Kran^« Régnier, o^ è C«ea le 99 ff^rirr 1793, «olonUire dant U% dra|;iim d*tlarrnurl en ami i74o,cWva»lé|»f*r d** la |pnle du n>i le 3 janvier 1 7 ta. pre%ô| jn^n^Til lie la marerhau*ee d'Alenrnn \o 9C| juin 1759. fh<nali«T de Sùnl- I^Hiii !•* 6 avril 1763, lii*utemnt«<oln»et d<* ravjli*ri** !•• j janvier 1779, ifi«|ierimr f;«*ni>ral i|f la nian'rtiau^Aif • a««*r rommtMMM f|<> iiii-«(r«' <!•' rjinp lit» ra«alerK* 1^ 3 «1^rt'iiiltn* 17^*1. ^i>li«n«*l il<* la 9 1* di«aiiNV<d# ^'^•«Mil.ti iiMM !•* nali'in4l**l<* t^ mat 1791, hmrt*-|ijl «I' r.iiiip !<• |H mai 1791* mort le fit lli«*i iiii«|i»r ail m '3| jiiilM I7<MI.
[a8ooT. 179a.] MISSION À BAYONNE ET DANS LES PYRÉNÉES. 239
blancs à l'égard des mulâtres avait jusqu'à présent fait une caste à par.t. Il est impossible, ajoutent les commissaires, d'être mieux secondé dans nos opérations que nous le sommes par le citoyen Lacuée, adjudant général du Pouvoir exécutif, et par ses coopérateurs ^'^
( Bulletin de la Convention du 6 novembre 1799.)