BAYONNE, â8 OCTOBRE 179a- LES COMMISSAIRES A BOURGOING
Bayoïme, le s 8 octobre 1793, Tan 1"' de la République.
Citoyen ,
Nous avons reçu voire lettre du 93 de ce mois concernant les -dispositions apparentes de la cour de Madrid. Nous la croyons, comme vous, trop éclairée sur ses intérêts pour s'occuper en ce moment de projets hostiles contre la France, mais nous n'avons pas lieu d'attribuer à sa bienveillance pure ses résolutions pacifiques et vous observez avec raison qu'elles sont principalement dues à la prudence espagnole et au succès des armes françaises. C'est donc sur les mesures vigoureuses que nous prenons sur ces frontières plutôt que sur l'amitié de nos voisins que repose notre sécurité, et le peuple de ce pays en est si convaincu que, si nous cédions à ses vœux, nos troupes entreraient sur-le-champ en Espagne. Mais nous sommes résolus à ne rien négliger pour entretenir la paix avec elle et pour que la rupture, si elle a lieu, ne vienne pas de nous.
Nous avons placé sur l'extrême frontière les troupes les plus accoutumées à la discipline, dont les chefs sont connus par la sagesse de leurs principes, et les ordres les plus positifs ont été donnés pour
^'^ Celle phrase esl empruntée au compte rendu du Journal de* Débati, n" &8, p. 90. Cette lettre fut Tobjet d*un débat dans la séance de la Convention du 6 novembre 1799. Un membre appuya la proposition des commissaires relativement à la traduction en idiome basque de tous les décrets dont la connaissance esl nécessaire aux habitants des départements des Pyrénées.
On lut ensuite une lettre des rédacteurs traducteurs des lois en lan^pies étrangères, étihlis près d-^ la Convention , par laquelle
ils offraient de se charger gratuitement de ce travail. Mais Barère fit observer qu^il existait déjà une loi à ce sujet et qu*il ne s^agissait que de la faire exécuter. Il demanda que le ministre de Tintérieur fût chargé de ce soin et dVn rendre compte sous trois jours. Reubell demanda en outre qu'il fut établi une commission chargée de suivre la traduction des lois dans les différents idiomes. Ces deux propositions furent adoptées. (Cf. Journal det Débati, p. 90 0191.)
ihO 0)RRKSh)ND\Nr.K r,KNÉR\I.K DE r.\RNOT. \^H,<.j. t-jij^f.
prévonir loiili» <»spVi» di» pmvoriilion. I)\'ij)n»s ri»s dls|Misi lions siiirrn»* (io tiotn* |>«rt, nous avons lii*u, ciUneiudVtro siiqiris du peu dt* nM«n.ig(>nH*nt »vor iiupiri sont traitrs Ips Franniis «pio |i*urs nflain^ npp*ll<*iil monH*ntnn(^mi*nton Kspagno. Il nVst pas do jour «pio nous ne rerp%îi»n« d«*s plaintes anièrcs si ro sujet , et , si le (gouvernement es|ia|piol ne pn*nd pas les niesur«*s les plus actives et les plus etiiraces pour fain* reN>4«r les vexations (|u*ils épnuivent, il arrivera infailliblement d«*s ri\f^ dimt les suites ne pourrai<*nt se pr«*v<»ir. Nous avons |)eine à ronlenir l'indignation d(* nos tniupes; une Répul)li(|ue naissante, fii^re et virtori«*iisi*, ne p>ut SI* rontentiT di*s raisons de fonne |>ar lesipielles on élude si%n> cesM* à son égard la violation du droit des gnis et du bon %oisin«i|*«*. L'adjudant |p*néral Liruéi* est rliargé par n<His de \ous tnmsnit*l(r^ iiuebpies-unes des plaintes ipie nous a\ons r«*rues à re sujet ' . Si nous les r«*ndions publicpios, il u\ aurait plus <|u*un rri en France p<iur di^ mander la guern* et nous n'aurions pas In^soin de char|pT le tabirau iMMir y détenniner la (ion\ention national**, déjà fort irritée. Nous Mmnii<*s certains, rito\en. (\\v* vous frrrz vabiir ces juslfs réclamations «vit I\^ nergie ri la dignité <|ui ron\i«*nnt*nt au repn*st*iilant d'un |N*uple libn*. Nous nous empn*SM*rons toujours de réparer les injustices que dt*% citoyens français |M»urrait*nl commottn*, soit |Mir erreur. Miit par imprudence, ainsi que nous ra\ons fait lorsipii* l<*s armoiries d'Kspa|^ie imt été enleviVs d<* la porte du consul à lta\onnt*. mais |«»s circonslann»^ de la violation du territoire* cpi«* Ton as>un* a\oir été faite |iar mi^ trou|N*s sur 1rs fronti<Ti*s de la (iatalogn«* ne nous étant pas suilis«im* ment connues et la (ionvenlion nationale étant déjà saisie d«* cHtr affaire, nous croyons drvoir nous abslmir di* pnmoncfr, d'autant plus que la (^invention ayant des commiss^iin^s |Mirlicuiiers à Perpignan, cet objet serait plutôt d(* lf*ur com|N*l«*nc<* qur de la n«Mre.
Ijrn rommiMManTM Je lu (^ontTHtum tiatéOttale nus fnmUrrrs de» l^rênèe»,