‹ Correspondance générale de CarnotChapitre 125 sur 207 · BAYONNE, 5^9 OCTOBRE I · texte numérisé non relu

BAYONNE, 5^9 OCTOBRE I

BéQUISmON DES COMMISSAIRES À LAGUNE.

Nous, commissaires de la Convention nationale aux frontières des Pyrénées, considérant (jue les besoins de l'armée qui s'organise en ce moment sur les frontières des Pyrénées exigent une augmentation dans le nombre des lits destinés à la fourniture des troupes, requérons J.-G. Lacuée, adjudant général, de faire faire cinq cents lits neufs tels que ceux qui ont dû être exécutés en vertu de notre réquisition du 1 7 de ce mois à lui adressée ; requérons en outre ledit citoyen Lacuée de faire faire de plus cinq cents paillasses neuves , et l'autorisons à tirer des magasins militaires nationaux les couvertures nécessaires tant à la garnison qu'aux troupes cantonnées près des frontières : le tout à la charge de prévenir le ministre de la guerre, pour que les fonds soient faits sans délai; ordonnons que provisoirement les sommes nécessaires seront fournies, h mesure qu'il en sera besoin, par le payeur général de la guerre au département des Basses-Pyrénées sur les mandats de J.-G. Lacuée îi).

Bayonne, le 99 octobre 1792, l'an i*' de la République.

Pour copie certifiée conforme à {^original :

F. Lamarque«

(Copie, Arcb. de la guerre, armée des Pyrénées.)

(^) Lacuée transmit cette réquisition au ministre de la guerre le 3o octobre 179a : ffJ'ai confié, dit-ii, cette fourniture au civisme de la municipalité de Bayonne qui , ainsi que j'ai eu Thonneur précédemment fie vous rendre compte, ne fait payer à rÉtat que les déboursés et qui fournit presque toute la main-d'œuvre gratuitement, n (Arcb. de la guerre, reg. de Lacuée, C 3, pièce n* ^9, p. a8.)

Le 3o octobre 179a Lacuée écrivit deux lettres au ministre de la guerre, la première pour lui envoyer une réquisition des

commissaires relative aux armes des préposés aux douanes; la seconde pour lui transmettre une réquisition des commis, sairos ordonnant rétablissement d^un b6pital militaire à Bayonne. «rLes commissaires, dit Lacuée, afin de ne point jeter rÉtat dans une dépense extraordinaire, ont sagement ordonné que cet hôpital, qui pourra contenir &00 lits, ne soit d'abord que régimentaire, mais il sera très aisé, si nous avons la guerre, d'en faire un hôpital sédentaire. n (Arch. de la guerre, reg. de Lacuée, p. 87 et a8.)

•■rti«ikiB ««Tiattit.

âV2 CORRESPONDANCE GÉNÉRALE DE CARNOT. [3o oct. 1799.]

BA YONNE, 3o OCTOBRE I799.

Page 1