LES COMMISSAIRES ASSISTENT A UNE FÊTE CIVIQUE
Du mardi 3o octobre 1 799 , Tan 1*' do la RépubUqne française.
ASSEMBLEE DU CONSEIL GENERAL DE LA COMMVNB DE BATONME , TENUE PUBLIQUEMENT DANS LA GRAND' SALLE DE LA MAISON COMMUNS.
Le registre demeure charge que la fête civique , qui n'a pu avoir lieu dimanche flemier, h raison du mauvais temps, s'est exdcut<fe aujourd'hui avec toute la pompe et la solennité que méritait une occasion aussi mffmorabie que Test ceDe de la liberté rendue aux Savoisiens.
Cette fête s'est exécutée sur le glacis hors la porte d'Espagne. Un monument simple, mais imposant par ses emblèmes, s'élevait au milieu du champ de Mars. Des trophées d'armes ornaient et environnaient cet autd martial, autour duquel se sont rendus les citoyens Lamarque, Garrau et Camot, membres et commissaires de la Convention nationale. Tous les corps civils et militaires de la place et grand nombre de citoyens formaient le cort^e.
Toutes les troupes de la place , ainsi que la garde nationale et les élèves de la patrie, étaient en grande tenue et sous les armes rangés en bataille autour du monument.
Un amphithéâtre élevé en face du monument servait aux amateurs de chant et de musique, qui ont chanté en grand orchestre l'hymne marseillais, dont les refrains étaient répétés par tous les citoyens. Ce chant civique a été termine par les cris réitérés de : Vive la République. Après quoi il a été battu un ban. Le citoyen maire a monté sur l'autel et a fait lecture de la loi du 3 septembre dernier relative aux mesures h prendre pour que la sûreté des personnes et des propriétés soit respectée, et de suite il a annoncé qu'il allait prononcer le serment prescrit par cette loi et que tous les fonctionnaires publics et autres citoyens présents devaient en adh(^ion répéter : ffJe le jure». En conséquence le citoyen maire a prononcé b haute et intelligible voix le serment «rde maintenir de tout son pouvoir la liberté, l'égalité, la sûreté des personnes et des propriétés, et de mourir, s'il le faut, pour l'exécution de la loi.?)
Tous les fonctionnaires publics civils et militaires , ainsi que les citoyens et citoyennes présents, ont répondu par acclamation : trJe le jure».
Le citoyen maire avec les commissaires de la Convention nationale se sont ensuite |)ortés à la tête de chacun des corps armés qui se trouvaient à cette fête; le serment leur a été prononcé à haute voix et ils ont tous répondu : »rJe le jure».
Après quoi tous les corps administratifs , judiciaires et militaires, se sont trans- I>ortés près de l'arbre de la liberté et ont vu défiler toute la troupe. — Le cort^[e accompagné de la musi(pie est rentré h la maison commime où, après s'être repose, le maire a annoncé aux citoyens qu'il y aura bal public pendant la nuit à la suite du spectacle ainsi (pi'à la salle de la Bourse et que la commune fera les frais de cet amusement.
[3i ocT. 1799.] MISSION À BAYONNE ET DANS LES PYRÉNÉES. 243
Ainsi s'est lermint^o celle Kle civique, dans laquelle les citoyens ont donne! des preuves (fclalanles de leur amour pour TégaliU^ et la liberté.
Faurib, maire ; Lacoste, officier municipal ; Jodmard, officier municipal; Dahborgez, officier municipal; Commahallb, officier municipal; J. -B. Subervielle; H. Cabarrus; A. LousTEAD aind; J.-B. Lehimas; J. Pinatel; Julien Castaing; J. Dagcerre-Dospital; P. -Pascal Ddbroca; DuHALDE , substitut du procureur de la commune,
(Arcb. mon. do Rayonne, refr. do la muniripaiit<^.)
BAYONNE, 3l OCTOBRE I793.