BA YONNE, 1*'' NOVEMBRE 179^- ARRâlé DES COUMISSIIRBS
Vu la déiLbération du conseil général de la commune du Sainte Esprit, dont l'extrait est ci-joint, l'avis du directoire du district de Dax et l'arrêté de celui du département des Landes des 16 et 1 8 octobre dernier relatifs au même objet, nous, députés à la Convention nationale, commissaires envoyés par elle aux frontières des Pyrénées, d'après les considérations exposées dans les actes ci-dessus énoncés et dans ie rapport du citoyen Lomet, ingénieur, par nous chargé de la visite du local dont il s'agit, autorisons la commune de la ville du Saint-Esprit à transporter et établir dans la partie ci-après désignée de la maison des ci-devant Ursulines^*^ de ladite ville, provisoirement , et jusqu'à ce que la vente de cette maison ait été faite ^'^\ ou qu'il en ait été autrement ordonné, le lieu des séances du corps municipal, du juge de paix, du tribunal de police correctionnelle et du conseil de discipline de la garde nationale , à la charge par ladite conmiune de payer dans les mains du receveiu* du district de Dax le loyer dont le prix sera réglé de gré à gré entre elle et le directoire du district, ou qui sera fixé par des experts; autorisons de plus ladite commune du Saint-Esprit
prohibition qulls ont prononcée de IVxportation de nos bestiaux dans ce rovaumc.
trA cette occasion j^aurai l'honneur de vous observer qu'il m'est revenu qu'on avait trouvé étrange que je correspondisse avec les directoires de nos départements méridionaux. J'ai cru pouvoir le faire pour leur communiquer des avis intéressants , qui ne leur seraient d'ailleurs parvenus que par un détour de plus de quatre cents lieues. Si j'ai erré, citoyen ministre, vous conviendrez que du moins c'est par excès
de zèle. Du reste je suspendrai cette correspondance jusqu'à ce que vous ayiet bien voulu m'en dire votre avis.»
^') 11 Y avait, dans les diocèses d'Aire et de Dax, cinq abbayes d'Orsulines, à Saint- Esprit, à Tartas, à Dax, à Mont-de-Marsan ot à Saint-Sever. L'abbaye de Saint-Esprit avait 9,973 livres de revenu. (Cf. le livre de l'abbé Légé, t. II, p. 991.)
(-) L'abbaye de Saint-Esprit fut vendue peu après pour le prix de 76,000 livres. (Cf. Légé, t. I, p. 119.)
[i"Nov. 1793.] MISSION À BAYO.NNE ET DANS LES PYRÉNÉES. 249
à conserver provisoirement l'usage des cloîtres de ladite maison , pour y faire exercer la garde nationale de ladite ville, et celui du réfectoire et de la cuisine, pour y placer la Société des amis de la Liberté, de l'Egalité et de la République, sous la condition toutefois qu'elle fasse vider lesdits lieux dès l'instant qu'elle en sera requise, soit par l'administration , soit par les agents du pouvoir exécutif.
A Bayonne, le i*^ novembre 1792, l'an i*' de la République.
I^es commissaires de la Convention nationale, L. Carnot, Garrau, F. Lamarque.
Désignation de la partie de la maison des ci-devant Ursulines du Saint-Esprit, qui pourra être occupée : tout l'espace compris entre l'escalier de la première aile, où l'on monte à l'extérieur, et l'escalier qui se trouve à l'extrémité opposée, aboutissant à l'ancienne tribune, en observant de fermer h ses frais les issues par lesquelles on peut communiquer de ces escaliers au corps de logis par elle occupé.
Arrêté par nous commissaires susdits :