‹ Correspondance générale de CarnotChapitre 137 sur 207 · LES COMMISSAIRES AU MINISTRE DE LA GUERRE · texte numérisé non relu

LES COMMISSAIRES AU MINISTRE DE LA GUERRE

Citoyen ministre,

Nous vous adressons une demande qui nous a été faite, au château de Lourdes, par les vétérans auxquels est confiée la garde de ce château : c'est à vous de prononcer sur la légitimité de cette demande que nous vous prions de prendre en considération ^^\

^*^ Le 37 novembre 179a Lacuée écrivit au ministre de la guerre la lettre suivante sur le séjour des commissaires à Lourdes : ToolooM, le 17 DOTetnbre 179s.

«Citoyen ministre,

«rLors de mon voyage à Lourdes je fus étonné d*apprendre qu^on avait renfermé dans la tour un grand nombre de prisonniers qui y avaient été transmis par ordre de Fadministralion du département des Hautes-Pyrénées.

crje demandai Tautorisalion d'après laquelle cette translation avait été faite : on me montra une lettre d'un de vos prédécesseurs. Comme cette lettre ne permettait que pour un temps très court, comme ces prisonniers répandent une odeur fétide dans tout le château , comme ils ont dégradé ladite tour pour s'évader, et comme

leur garde est difficile et pénible , j*ai cm devoir requérir le directoire du département de faire rendre ce château ; ils me lo promirent.

((Depuis cette époque les administrateurs ont adressé aux commissaires de la Convention la lettre dont je joins ici copie. Les commissaires ont répondu qu^ils rendraient compte à la Convention. Ils le feront sans doute, mais si cette affaire suit ce cours, je prévois qu'elle ne Gnira point; ainsi si vous pensez, comme je le suppose, que la tour de Lourdes doit être évacuée , je vous engage ou à donner des ordres pour l'évacuation ou du moins ù solliciter auprès du comité d'aliénation, afin que les administrateurs soient autorisés à faire l'acquisition qu'ils sollicitent.

r J.-G. Lacuée.?)

Nous sommes obligés de vous faire observer que les invalides se plaignent partout et très amèrement de la non-exécution de la loi du 1 6 mai; nous ne savons ([uels obstacles s'opposent à cet acte de justice et nous vous engageons, citoyen ministre, à prendre les mesures nécessaires pour que ces ditricultés soient enfin anéanties.

Votre commissaire Tadjudant gi'méral Lacuée vous a instruit de la situation militaire de ces contrées : il est instant ([ue vous déployiez les plus grandes ressources et les moyens les plus actifs, si Ton veut ([ue l'armée des Pyrénées puisse entrer en campagne de bonne heure : les besoins sonl immenses, les communications extrêmement difficiles; si vous ne faites pas les plus {grands efforts, on manquera de tout au printemps.

Vous avez surtout à vous occuper de l'artillerie de campagne, qui manque entièrement, ainsi que de l'armement, de l'équipement et des effets de campement; nous vous engageons, citoyen ministre, à ne rien négliger, pour qu'il n'y ail pas un moment de perdu; les détails des besoins continueront à vous être présentés fidèlement par Tadjudant général Lîicuée, av«N* le(juel nous agissons toujours de concert.

Ijph comnùssairos de la Convention nationale auj: frontières des Pyrénées,

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