CARNOT AUX CONSEILS GENERAUX DES DEPARTEMENTS VOISINS DES PYRÉNÉES
Toulouse, le 8 décembre 1799 , fan 1*' de la République.
Citoyens administrateurs,
Arrivés dans les départements voisins des Pyrénées, les subsistances et les routes ont appelé notre vive sollicitude : nous l'avons témoignée au ministre de l'intérieur ^*^^ en lui observant qu'il serait plus précieux pour ces départements d'obtenir des secours en nature qu'en argent, et par sa réponse du 99 du mois dernier ^^V dont copie est ci-incluse, il nous donne l'assurance qu'il va prendre ces objets importants en très grande considération.
Vous verrez par celte réponse qu'il lui suffira de connaître vos besoins pour y subvenir par tous les moyens qui sont à sa disposition.
C'est donc à vous, citoyens, qui êtes les organes du peuple que vous administrez, à calculer toute l'étendue de ses besoins, à prévenir les malheurs de l'indigence et à ne rien négliger pour dissiper les inquiétudes que de perfides agitateurs chercheraient à leur inspirer.
Il est temps que l'ordre renaisse; la prospérité de la République
^*^ Colle lotlre , dont je n*ai pu rctrou- ^'^ Cf. la letlre des commissaires en dale
ver le texte, fut renvoyée par la Convention du 1 4 novembre 179a , p. 357. au comité de la guerre. ^^^ Cf. celte leltre de Roland p. «77.
286 CORRESPONDANCE GÉNÉRALE DE CARNOT. [lo déc. 179ÎI.J
tient incoiitostablenient à ranéantissemcnt de tout ce qui présente le caractère de l'anarchie.
Le commissaire de la Convention nationale aux frontières des Pyrénées,