‹ Correspondance générale de CarnotChapitre 52 sur 207 · AUX MAIRE, BOURGMESTRE ET CONSEIL DE LA VILLE ET RÉPUBLIQUE DE BIENNE · texte numérisé non relu

AUX MAIRE, BOURGMESTRE ET CONSEIL DE LA VILLE ET RÉPUBLIQUE DE BIENNE

Au quartier général de Delémont, le 97 août 1799, Tan iv de la liberté, 1" de régallté.

Messieurs,

Les communications amicales que nous ont données de votre part Monsieur Moser, votre seigneur bourgmestre, et Monsieur Neuhaus,

0) Joseph -Sigismond de Roggenbacb, ^'^ Cette lettre figure en copie aux ar-

évéque de Bâle le 98 octobre 1789, mort chives des affaires étrangères dans les Pa-

i Constance le 9 mars 179^. (Cf. Gallia piers de Barthélémy (/Î98,fol. 609), mais

Chriêtiatia, t. XV, p. 5 19.) le texte présente des variantes.

106 CORRESPONDANCE GÉNÉRALE DE GARNOT. [97106x1793.]

votre chancelier, nous ont confirmés dans la juste confiance que les Français ont et auront toujours en leurs bons et fidèles amis et alliés les Suisses. Les précautions qu'aurait pu prendre le général Ferrier étaient uniquement fondées sur la crainte que le peuple helvétique ne pût s'opposer eiricaccmcnt au passage sur son territoire des troupes ennemies de la France et ne fût obligé de leur abandonner les débouchés par lesquels ces troupes eussent pu parvenir jusqu'à ses frontières; mais sur l'assurance positive que Messieurs Moser et Neuhaus nous ont donnée, que non seulement nos amis et alliés les Suisses n'avaient formé d'invasion contre nous, mais que de plus ils étaient fermement résolus à ne pas souffrir que nos ennemis violassent leur territoire pour attaquer l'empire français et [à] maintenir à main armée la neutralité déclarée, nous, commissaires de l'Assemblée nationale, en vertu des pouvoirs qu'elle nous a délégués, avons requis du général Ferrier qu'il prft toutes les mesures nécessaires pour que la nation helvétique ne puisse concevoir aucune inquiétude sur la position de nos troupes; en conséquence nous lui avons ordonné et lui ordonnons de ne porter aucune, de celles qui sont à ses ordres sur le territoire des louables cantons. États confédérés et combourgeois de la Suisse, notamment à Pierre -Pertuis, ni même sur le territoire de la prévôté de Moutier-Grand-Val.

Nous vous réitérons. Messieurs, comme représentants de la nation française, assurés de n'cître pas démentis par elle, que nos vœux les plus sincères sont que la meilleure intelligence continue à régner entre elle et ses anciens et fidèles amis et alliés les louables cantons et Etats confédérés composant la nation helvétique, et pour les convaincre de nos vrais sentiments, nous vous prions. Messieurs, de les faire connaître d'une manière authenti(|ue et indubitable aux citoyens respectifs de vos cités.

Ij€s commissaires de V Assemblée nationale à l'armée du Rhin,

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