soisso.Ns, îi AOÉT
LES COmiISSilfiES AU PRésiOBNT DE L*ASSBIIBLKR NATIOXALK ^^'.
Monsieur le président ,
Nos |)ren]i^res démarches aujourd'hui ont été de nous transporter l\ la municipalité, où Ton nous a instruits d*un événement de natun* très |;rave, dont vous êtes peut-être déjji informé; c'est une cuite de |>ain de munition dans laquelle sVst trouvé du verre écrasé ^^. Ln pa-
7 nvril 177.'*. ra|)ilaino-n»mm«n<lanl !<• I o mai 1 7(jo ,il«'*piil*'* ihm BotirliinMlii-RlKHifî à rAMM*iiiliU'f l«'ipnbli«t'l(* h !u»pt**iiibn! 1 791 ri à la (U)iivfnlion I** 0 !rf'|iti*ml>iv i7<j:i« Afljuilatil );rn«'*ral tif'ulrnant-i'olonet le h février 179't, ailjiidaiil |;t*néral rh<*r «le hri- \\iàv. I** iT) mai 1793, tiH^iiilire du (xh. iiiitt* tli* «aiiil public le 10 juilU't i79<K ilfinistHioiiiiair**, |Niur rau»e «I«* Mnt^*, 1(* •j^ jiiilM, riMiimiirtain* à rani)éetl<*s Alpes le <j août 1793, RHtrt à Orange le ta 110- %«Miitin* I7th'l Smi nriir fut ap|K>rté à Marit. (<.r. Moniteur, Wlll. r>r)o-u.'»3.) ' /V»^>i-rrr/m/, p. «79.
»• h^tffê'rtrhat, p. «Ko. — [>aiis la M>aiH*i' «Iti t" a«irjt 1799 t^arriot-FVuliiis «lit : "Jt*. ^ais «(MIS fain* 1«* ra(»p()rt «iir le» anii4*.«, «liint «Hait rhaq^ M. (laniot rallié, ipii t*fA (larti o* iiialiii pour S>iMafi«.* (<:r. Moniteur, Mit. 3o3.)
A(lani-Pliilip|M», ri»nil«* r.uMinr «le Sam-«k, Ht» à M«*li le à fi'»ri«'r 17 'm (lo«ili-« |«^ Kio]p'a|iliK»<* diM'iil «»n 17*10, iiMt« 1.1 liate rinliiBu* «««1 rrltt* il<itin*H^ daiit !•■» fiai» «le «wnirr*!, lîpiilcnaiil au n'jjini<-iil «l'* Saint -tlhaiiiaiu li* 16 juin 17^7. r»'fi»nii.' «'H 17 '19. lioult'fwnt »*n j' au rv- 2;iiii«-iit «lu liiii If t'i juin i7.'iS, fiiieifrne \v 7 jjn*i« r »7^«». Innitriufit I.' <« ii»ai I7«'^>9. rjpilain** ao n-j;inH'Hl de S<-|H»fnl*er); le 7 Dun i7<»i. tnetln* «le ranip le â juin
1763, chevalier de Saint-Loub en 1771.
brig.idier le 1" mên 1780, mettre <le raaip rommandiot du régiineot «le Saiiilonge le 8 man 1780, marérlitl de le 5 di'Ci'nibre 17K1 (tu rriourde h paipie d'Amérique), gouvtTiieiir de Toulcm le 19 a«ril 17H4, inupecleiir det troapct à cheval en Pkindre le 1" avril i788,dé|Nilé de la noIilesM» de Meli tiix Klalt génémii le lit man 17^9, lieutenant géoértl fe r> orlohn* 1 791 • gi*n«»ra] en chef d«» rtnnée «le la Mtwile le 6 octobre 179a et de Tarmt^ du Nonl le 1 5 mai 1 793 , décrété d'acriination le fl5 juillet 1793, eondânoé à ro<»rt et eiéciité à l'an» le «8 août 1 793. ((X Arrh. de la guerre et Artfc. naL, W •»><o. it'i.)
•*• Le ministre d'Abanentirt inibnna, le 9 août , rA!»euiMtk> nationale det noimnatiofu r^titt-^i par le roi. (Arch. oaL, i] iSK, n" II.)
** Ci*tnil, depui» le «3 juillet 179a»
An«ln;-I>afti«l Laiïoii de Ladebat, oé à Bot^ deaui le 3o novembre 17&6, filt d*Mi armateur, «léputé de la tîironde t TAiseatbltH* lé|p.«lali«e et au <xin»eil de^ Aiiricna, dé|MiH«* apré* le 1 X frucliilor, mort à Paria le I '1 orloltre 1^50.
' O fait ataitet*> nignalé |iar immarrier «lu riMiiiniji^iin* «l«t guerr»^ «l't )rl j au mi* ni«tn* de la fpierre. qui erri%il a«»«îlùl la
[a AOÛT 179a.] MISSION AU CAMP DE SOISSONS. 5
reil accident a dû attirer toute notre attention; en conséquence nous nous sommes transportés au magasin des farines et à l'endroit où on manipule du pain de munition, afm de prendre toutes les informalions nécessaires et de rechercher toutes les causes d'un fait aussi alarmant.
Nous avons été bien aises d'avoir pour témoins tous les gardes nationaux et autres citoyens. Nous étions accompagnés par des officiers municipaux et des membres du district de Soissons,par des députés de la municipalité de Paris, l'adjudant général et le commissaire-ordonnateur des guerres, ainsi que par nombre de gardes nationaux volontaires et autres citoyens ^^K
Nous avons fait examiner, sous nos yeux, les farines par des boulangers; nous vous rendrons compte du résultat; mais nous nous empressons dans ce moment de vous rassurer sur l'événement du verre pilé, événement qui a pu produire une indignation générale. Cependant nous devons vous dire qu'il ne paraît pas qu'il y ait eu aucun dessein prémédité de malveillance. On travaillait des farines dans un des bas-côtés de l'église Saint-Jean; la commotion a fait tomber quelques parties de vitraux; nous en avons encore trouvé dans quelques restes de farine travaillée et nous en avons vu dans des pains qui ont été ouverts et dans lesquels quelques parties de verre étaient adhérentes. Nous ne pensons donc pas qu'il y ait un crime médité ; nous ne
lettre suivante aa président de rAssembiée nationale. (Minute, Arch. de la guerre, correspondance générale) :
A Paru, i« 1 aoAt 1791 , i*an it* de la liberté, ff Monsieur le président,
«J*ai appris celte nuit par un courrier qui m*a été adressé par M.d^Oriy, commissaire des guerres, qu*il s'est commis à Soissons un délit très grave. On a trouvé des fragments de verre dans le pain de munition destiné pour les volontaires. Ce crime ne peut être imputé qu'à des scélérats qui veulent décourager les soldats patriotes. Je vais faire tout ce qui pourra dépendre de moi pour en découvrir les auteurs, afin de les livrer à la vengeance des lois.
crLes administrateurs des vivres se montrent dans celte occasion d'une manière digne de la bonne réputation dont ils jouissent;
leur service ne souflrira pas de ce fâcheux événement. Ils demandent la punition des coupables. Je joins ici copie de la lettre qu'ils viennent de m'écrire a ce sujet.
(rJe suis avec respect. Monsieur le président,
cr Votre très humble et très obéissant serviteur,
trLe ministre de la guerre.»
On trouvera dans le Journal logographique, t. XXVI, p. 61, le texte de la lettre des administrateurs des subsistances mili^ taires au ministre de la guerre.
t^î Le Courrier des 83 départements de Gorsas avait un correspondant à Soissons et il donne des détails curieux sur le camp des fédérés et sur la mission des commissaires. (Cf. numéros du 3 et du 5 août
6 COFIRESPONDANCE GÉNÉRALE DE GARNOT. [3 aoôt 1799.]
vous dissimulons pas qu'il y a eu une grande négligence, et ce n'est pas la seule que nous aurons à vous dénoncer ^^\
Les commissaires envoyés par l'Assemblée nationale d Soissons^'^,
J.-P. Lacombe Saint-Michel, L. Carnot, Gasparin.
{Journal des Débats, n* 3is, p. ag. — Journal logop^phique , t. XXVI, p. 98.)