‹ Correspondance générale de CarnotChapitre 90 sur 207 · LUDJCDANT GENERAL COLONEL EMPLOYÉ DANS L'ARMEE DES PYRENEES · texte numérisé non relu

LUDJCDANT GENERAL COLONEL EMPLOYÉ DANS L'ARMEE DES PYRENEES

(Arcb. de la guerre, armée des Pyrénées, reg. de eorr. de Lacuée.)

BORDEAUX, 6 OCTOBRE 179a.

L'ADJUDANT gIn^RAL LACUÉE AU MINISTRE DE LA GUERRE.

Citoyen ministre,

Bordeaux, le 6 octobre 1799.

Les corps administratifs et municipaux de la ville de Bordeaux , les députa i la Convention nationale, commissaires sur les fix)ntiéres des Pyrénées, vous demandent, par ce même coiurier, d'élever au grade de maréchal de camp le citoyen Courpon , commandant en chef depuis plusieurs années de la garde nationale bordelaise. Permettez-moi de me joindre à tous ces amis de la liberté et

(^néral de la commune de Bordeaux avait rappelé à sos collègues les services militaires du citoyen Courpon , qui a oublié son avanccmonl dans Tarmée pour conserver le commandement de la garde nationale bordelaise et maintenir la tranquillité à Bordeaux et dans les pays circonvoisins. Il avait demandé que ce citoyen fût promu au grade (le maréchal de camp et au coramandemont des divisions de Bordeaux cl de Bavonne.

En conséquence il avait fait la motion «que le Conseil général de la commune invite les citoyens Camot, Garrau et Lamarque, commissaires de la Convention nationale, et les citoyens Lacuce et Damaudal, adjudants généraux, à vouloir bien être leurs intermédiaires auprès du Conseil exécutif provisoire^). (Arcb. mun. de Bordeaux, reg. du Conseil général de la commune, fol. 55 )

186 CORRESPONDANCE GÉNÉRALE DE CARNOT. [7 oct. 179a.]

de Tëgalité pour vous engager à rendre au citoyen Courpon la justice qu on réclame l)our lui : personne depuis le commencement de la Révolution ne s'est montré plus attaché que lui aux vrais principes; il a maintenu et fait régner dans Bordeaux le calme , la paix et le bon esprit dont cette ville se glorifie avec d autant plus de raison que son exemple a été imité par les cités voisines. Ce militaire , estimable sous tous les rapports, a servi longtemps avec honneur; il commandait Tannée bordelaise lors de son voyage à Montauban ^^^ ; il est en un mot estimé et aimé des patriotes, estimé et craint des ennemis de la Révolution. Si le citoyen CourpoQ n'eût pas été nécessaire h la ville de Bordeaux, le citoyen Servan Teût déjà nommé pendant ses deux ministères. Il serait possible aujourd'hui, ea réuni&sant sur sa tête le commandement de Bayonne et de Bordeaux, de remplir le vœu des Bordelais et de rendis à cet excellent citoyen la justice que ses services, ses talents et son civisme méritent. Je m'estimerais heureux si mon témoignage contiibuait h faire obtenir au citoyen Courpon une place qui lui est due à tant de titres ^*K

L'iDJCDANT GléN^BAL GOLOIIBL EMPLOYA DANS L^ARMI^B DBS PTEiNiES.

(Arcb. dn la guerre, année des Pyrénées, rcg. de corr. de Lacaée.)

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