‹ Correspondance générale de Chateaubriand;Chapitre 12 sur 195 · Ministre de France à Stockbolni · texte numérisé non relu

Ministre de France à Stockbolni

3. Telle est l'analyse donnée au Fol. 203, vol. 306, Suède, des Archives du Ministère des Affaires étrangères.

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910 » janvier 1823.

Aa vicomte de Marcellus.

Paris, 9 janvier 1823.

J'ai reçu, Monsieur le Vicomte, toutes vos dépêches, jusques et compris le N" 39 que m'a apporté M. Des Mousseaux. J'ai [ ]' votre zèle à la promptitude que vous avez mise à me

transmettre les informations que je vous demandais par ma dernière dépêche.

J'ai lu avec beaucoup d'intérêt les détails de votre conversation avec M. Canning et j'approuve le langage que vous lui avei tenu. Nous croirons diilicilement que le gouvernement anglais mette une grande chaleur dans les conseils qu'il annonce donner à l'Espagne pour la calmer et l'amener k une réconciliation avec nous et nos alliés. S'il était vrai qu'on envoyât lord Fitz Roy à Madrid, nous devrions même concevoir quelques inquiétudes, carun aide de camp de lord Wellington, et qui a fait avec lui la guerre d'Espagne semble plutôt propre à donner des avis sur les moyens de se défendre que des conseils pacifiques.

Au sui-plus, sir Charles Stuart m'a dit positivement que lord Fitz Hoy n'allait point à Madrid. Il m'a assuré que sa cour y expédierait un courrier qu'il attend de jour e.n jour ici. Je profiterai de cette occasion pour écrire à M. de La Garde.

Nous sommes toujours ici dans la même situation, et je n'ai rien à changer à ce que je vous mandais dernièrement. Nous attendons des nouvelles d'Espagne qui nous apprendront comment notre Note et celles des trois Cours y auront été reçues. Il est difficile de se faire à l'avance des idées justes sur ce point qui doit régler toutes nos démarches ultérieures.

Un courrier que m'a réexpédié M. de Caraman ne m'a apporté

1. Un mot illisible. L'aspect de celte minute et la disposition du papier indiquent que nous avons ici le résultat de la dictée.

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que l'accusé de réception des dépêches que lui adressait M. de ViUèle en lui envoyant sa Note à M. de La Garde. M. de Metternich n'était point encore de retour à Vienne. '

9H 10 janvier 1823.

Au vicomte de Harcellus.

Paris, 10 janvier 1823.

Je vous comprends, et voici ce que je vous recommande : écrivez-moi sans ménagements, sans réticence. Je vous répondrai sur le même ton ; brièvement sans doute, car ma correspondance intime et de ma main va aux quatre coins de l'Europe, et je n'en laisse le soin à personne. Nous nous parlerons à cœur ouvert. Ne craignez pas d'être trop long. Votre dépêche générale et officielle traitera du parlement, des finances, du courant des affaires des trois royaumes, des Indes et des colonies. Réservez tout le reste à vos lettres particulières, dont j'extrairai ce qu'il faudra pour le conseil et pour le roi. N'oubliez pas que le roi aime les détails, les historiettes, les noms propres, et connaît personnellement presque tous les hommes qui ont joué ou qui vont jouer un rôle sur le théâtre où vous êtes placé.

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