‹ Correspondance générale de Chateaubriand;Chapitre 131 sur 195 · Congrès de Vérone : « point · texte numérisé non relu

Congrès de Vérone : « point

pouvoirs à ce poist, et qui n'aurait pas senti davantage les conséquences de sa démarche, eût été sur le champ rappelé. Le Roî est très irrité, et si M. de Caram»» reste encore à Vienne, c'est uniquement par considération pour M. le prince de Metternich.

Après ma lettre et celle de M. de Caraman, vous trouverez par ordre de date celle du Roi de Naples au Roi de France et laréponse du roi. Vous puiserez dans ma lettre tous les arguments contre le projet de M. le Prince RufFo. Tj vais * ajouter quelques considérations que vous ferez valoir auprès du cabinet de Pétersbourg.

Il ne peut plus être question du plan de M. RufTo et de la Régence de Naples en Espagne, puisque Le Roi notre maître^ trouve les plus grands inconvénients à ce projet et qu'il y a d'ailleurs une Régence déjà établie en Espagne. Mais^ voyez, Monsieur le Comte, l'effet de cette proposition désastreuse. L'envoi des agents diplomatiques * à Madrid a été suspendu ; M. de ^ Talaru est exposé à partir seul. Vous sentez combien l'Angleterre, les révolutionnaires" en Europe et lesCortès en Espagne peuvent proQter de cette circonstance, s'ils la remarquent : ils ne manqueront pas de dire qu'un principe de division a éclaté au sein de L'Alliance^. Les intrigues, les complots, les espérances renaîtront de toutes parts ; et l'on court risque de prolonger ^ une guerre qui pourrait être lînie avant le mois d'août. Si cette guerre se prolonge, que de chances peuvent naître ! Qui nous répond que l'Angleterre, dont on a tant ^ de peine à obtenir la neutralité, ne se

1. Congrèt de Vérone : «j'espérais », ce qui est msDifeateinent une erreur de copie.

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