Lecture ÏDcertaine
2. Ici un feuillet doit sans doute manquer dans la minute des AfTaires étrangères.
3 Minute aux Affaires étrangères, Prusse, 363, pièce 75.
HSÔ [Printemps 1823.]
A la duchesse de Duras.
Mardi midi.
Ëb bien ! puisque vous le voulez, je serai demain chez vous à qttatre heures et demie, mais Villèle n'arrive pas, et vous avez seulement voulu voir si j'étais à Passy. J'y suis, je travaille bien, et beaucoup, et vos injustices ne me découragent de rien. '
i151 12 juin 1823.
An vicomte de MarcelIoB.
Paris, 12 juin 1823.
Je ne vous ai point écrit par le dernier courrier, parce que je n'avais rien à vous dire. Je n'ai pas ^and'chose à vous dire aujourd'hui, sinon que la Régence va envoyer un agent à Londres, qui, selon l'accueil qu'on lui fera, déployera ou non sou caractère : sur un mot de Sir Charles Stuart, je ne serais pas étonné qu'il fût assez bien reçu. Tout va bien du reste. Il est probable que le Roi a quitté Séville le 4, si toutefois il n'y a eu aucun mouvement it Séville. Mais je ne compte pas sur ce mouvement. Ces honnêtes gens ont toujours peur. C'est leur nature. Nous bloquerons les Certes par terre et par mer dans Cadix, et ce n'est plus qu'une affaire de temps et de patience. 11 est déplorable de voir l'Angleterre suivre les geôliers du Roi et s'enfermer avec eux dans sa dernière prison. Quel rôle ! et combien cette puissante Albiou s'est volontairement abaissée !
M. de Talaru est parti pour Madrid. Les envoyés d'Autriche,
1. Pailhès La dacheue de Duras, p. 236, — ColUtionné sur l'origioal lutographe .
de Russie et de Sardaigne partiront demaiD. Nous attendons l'envoyé de Prusse,
Notre emprunt va aux nues : on se l'arrache, et il y a autant d'empressement & le prendre que d'empressement, à Londres, à refuser celui des Gortës.
Tout à vous.
Chateaubriand. '
H5S 12 joiD 1823.
Aa général GaiUeminot.
Paris, ce 12 juin 1S23.
Je suis Eàché, général, de vous importuner de mes lettres; mais une idée utile peut se trouver mêlée dans beaucoup d'ennui, et nous sommes dans des circonstances où rien n'est à négliger.
Je veux vous parler encore de Cadix, Si vous ne pouviez pas entrer dans l'île de Léon par les deux entrées du côté de la terre, on dit qu'en embarquant des troupes à San-Lucar ou à Rota, on peut en deux ou trois heures doubler la pointe de Cadix, et débarquer sans obstacles du c6té de la pleine mer, sur le rivage de l'île de Léon, qui est tout à fait ouvert et sans défense de ce c6té. Effectivement, je me suis moi-même promené sur le bord de la mer de ce côté, et je ne me rappelle pas y avoir vu aucune batterie, ni aucun ouvrage de fortiGcations. Si le fait est exact (et ce sont les Anglais qui connaissent bien les lieux, et qui ne nous souhaitent aucun succès, qui le disent), rien ne serait donc si facile avec notre flotte que de nous emparer de l'île de Léon, Nos soldats, descendus sur la plage, du côté de le pleine mer, prendraient à revers les ouvrages qui défendent l'île du c6té de la ville de Léon, et seraient maîtres des fontaines quifoumissent de