Congrét de Vérone
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la Régence de Cadix ; et, en vérité on ne saisit pas comment il pourrait l'y laisser avec une ombre d'honneur.
Tout va toujours merveilleusement en Espagne, mais il est temps que cela finisse. Les gazettes vous apprendront tout ce que je pourrais vous dire eu nouvelles.
Tout à vous.
Chateaubriand '
1. D'après l'original autographe. — Communicatioa de M. de Honlbron. — Les lettres du 23 et du 26 juin ont servi ï M, de Marcellus à composer une lettre (Politique de la RtsUttrAtion, p. 322, v — 3) que Toici :
.< Paris, 30 Juin 1823.
«L'humeur de sir Ch. Stuart angmeole avec nos succès ; il en est presque aux menaces; ce qui me fait présumer que l'humeur de M. Canning augmente aussi en proportion de celle de son ambassadeur. Ces menaces me font bien peu peur, el je sais combien, dans ce moment-ci, elles sont vaines ; mais pourtant suivez cela de près, et cherchez h découvrir s'il n'y a pas des faits ou des espérances qui stimulent le ministre britannique. L'incidentde la retraite du roL à Cadix, et la séparation de sir W. A'Court, peuvent amener un bon résultat, si la partie snine du conseil de Londres sait en user. Je ne crois pas que jamais ce cabinet envoie un ambassadeur à la l'égence de Madrid; mais c'est déjà beaucoup s'il retire son ambassadeur d'auprès de la régence de Cadix ; et, en vérité, on ne comprend pas comment il aurait pu l'y laisser avec une apparence d'honneur.
« Faites parvenir, je vous prie, par la plus prochaine occasion la lettre que je vous envoie aujourd'hui pour notre consul générale Lisbonne, M. de Lesseps ; c'est pour lui dire de reprendre à l'instant son rang et son titre de chargé d'affaires. Nos nouvelles de Portugal disent la dissolution de leurs Cortes. Tout est fini de ce côté.
i< Maintenant nous ne devons plus avoir qu'un but et qu'une pensée : c'est d'obtenir la délivrance de Ferdinand. Voilà l'Angleterre séparée des Cortés, c'est un pas immense en notre faveur ; mais si M. Canning sentait bien SB position, il pourrait faire davantage. Il pourrait déclarer k cette Convea- Uon de Cadix que l'Europe ne peut pas être divisée par elle; qu'on ne peut pas laisser durer un état de guerre pénible aux populations, pour soutenir un parti qui, en prononçant la déchéance d'un roi, s'est mis îi dos les monarchies de toute nature. L'Angleterre saisirait la seule occasion qui lui reste de réparer les énormes fautes de M. Canning. Mais je doute que l'amour- propre de ce ministre lui laisse le jugement assez libre pour agir habilement et raisonnablement. Trompé sur tous les points dans ses calculs, il se trompera jusqu'au bout. Il me semble que je me répète, et que je TOUS ai déjà dit tout cela de lui.
Nequicquam ingcminans iterumque iteruroquc vocavi.
" P.-S, — C'est la boSle avec le portrait du roi que je veux, et non les 1000 livres sterling. C -
1i75 26 juin 1823.
A H"' Christine de Fontanee.
Paris le 26 juin 1823.
Je n'ai point répondu k M"* de Fontanes, parce que je n'avais rien de sur à lui mander. Aujourd'hui je lui annonce que M. Le D'huy est nommé élève consul, comme elle le désirait. Je suis désolé de n'avoir pu obtenir plus tôt cette nomination, mais ce n'est pas ma faute, et elle verra que je ne manque ni de souvenir ni de parole.
Je lui offre un million d'hommages, ainsi qu'à M"* de Fontanes.
Chateaubriand. <
H76 28 juin 1823.
Au comte de La Feironays.
Paris, le 28 juin 1823.
Par courrier prussien jusqu'è Berlin et par estafette à Saiot-Pétersbourg.
Monsieur le Comte, La dépêche que vous m'avez fait l'honneur de m'adresser sous
le N"' 14 m'est arrivée avant-hier. Je me bornerai aujourd'hui à
vous en accuser la réception.
Dans la dépêche que je vous ai adressée le 25 ^ — sous le N"
9 — et qui a dû vous parvenir par estafette, je vous ai mandé nos
1. Original autographe sans auscripLioD. — Pailbès Da nouoeaa *ur Jouliert..., 401.