‹ Correspondance générale de Chateaubriand;Chapitre 149 sur 195 · Archives de Villèle · texte numérisé non relu

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qu'elles aient une apparence plus sérieuse qu'une conversation importante. Pourtant, quand M. Bninetti demandera les conférences, il faudra bien que vous sachiez s'il est accrédité, oui ou non, auprès de la Régence. Car, s'il ne l'était pas, à quel titre demanderait-il des conférences? Vous lui en ferez poliment et légèrement la remarque. Attendez-vous à être désavoué par l'Autriche, et soyez sûr que les plus mauvais rapports contre nous sont maintenant arrivés de Madrid.

Ne vous laissez pas déconcerter au premier moment, et, en dernier résultat, nous triotnpherons avec de la fermeté et de la patience.

Tout à vous, mon cher ami.

Chateaouriand. 1

ii74 26 juin 1823.

Au vicomte de Harcellus.

Paris, 26 juin 1823.

L'humeur de sir Charles Stuart augmente avec nos succès ; il en est presque aux menaces, ce qui me fait présumer que l'humeur de M. Canning augmente aussi en proportion de celle de l'ambassadeur. Ces menaces me font bien peu peur, et je sais combien, dans ce moment, elles sont vaines : mais pourtant suivez cela de près, et cherchez à découvrir s'il n'y a pas des espérances ou des faits qui stimulent le ministre anglais. L'incident de la retraite du Roi à Cadix, et la séparation de sir \V. A'Court peuvent amener un bon résultat, si la partie saine du ministère sait en profiter. Je ne crois pas que jamais le cabinet britannique envoie un ambassadeur à la Régence de Madrid ; mais c'est déjà beaucoup s'il retire sou ambassadeur d'auprès de

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