Bardoux Madame de Cuili'ne, p
i. }tarce[\ua Politique de la Restauration, p. 3(2. — Ce billet me semble tout à fait apocryphe et romaoesque.
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temps de vous mander le résultat avant le départ du courrier. Quoi qu'endisentlesjournauiLdeLondreSitousles Anglais souscrivent, et Rothschild de Londres est arrivé les mains pleines des souscriptioDS des premiers banquiers radicaux de la Cité.
L'estafette de Madrid en date du S ne m'apporte rien du tout de nouveau. On fait à Séville et au port S*^ Marie des préparatifs pour attaquer l'île de Léon, et pendant ce temps tout reste possible.
L'affaire de Morillo est une importante afîaire ; il était en correspondance avec nous ; c'est ce qu'il ne faut pas dire, mais vous voyez par ]k si nous sommes sûrs de l'événement.
Je reviens à M. Hastings. Ne serait-il pas possible, malgré ses dettes, qu'il eât envie d'être ministre des affaires étrangères ? Il aurait des chances, et cela serait bon pour nous. D'un autre câté, ne pouiTait-il pas être ambassadeur à Paris? Suivez cela : il peut y avoir quel<pie chose de vrai dans ces conjectures. ■ Je ne terminerai cette lettre qu'après avoir su le résultat de l'emprunt.
Superbe I L'emprunt vendu aux Rothschild à 89 fr. 55 centimes ! Château BRiAND. <
1. D'après l'original autographe. — Communicalîoa de M. de Montbron. — Marcellus (Polilique de U Reilauralion, p. 346-7), donne le texte suite Paris, 10 juillet 1823.
H Le marquis d'Hastings a dit ici que M. Canning touchait au terme de sa carrière politique, qu'il avait perdu à la fois la confiance de l'Opposition etdu parti miniati'riel. Je crois que le mai'quis d'Hastings sera bien pour nous à Londres,
« C'est aujoui'd'hui la grande affaire de l'emprunt. J'aurai le temps de vous mander le résultat avant le départ du courrier. En dépit de leurs journaux, les Anglais souscrivant h force, Rothschild de Londres, branche cadette de Salomon, est arrivé les mains pleines de souscriptions des premiers banquiers radicaux de la Cité.
CI Je reviens au marquis d'Hastings. Ne serait-il pas passible, malgré ses dettes, qu'après avoir trôné à Calcutta, il eût envie d'être ministre des affaires étrangères à Londres ? Il aurait des chances, et cela serait bon pour nous. D'un autre c6té, ne pourrait-il pas être ambassadeur à Paris ? Suivez cela : il peut y avoir quelque chose de vrai dans ces conjectures. . << 5 heures du soir.
« Superbe ! L'emprunt vendu aux Rothschild à 89 fr. Sfi centimes! G. »
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ii90 U juillet 1823.
Au comte de la Ferroimayg.
Paris, le U juillet 1823.
Voici, monsieur le comte, la suite des événements diplomatiques. M. Brunetti est arrivé à Madrid, où il a déclaré qu'il n'était point accrédité auprès de la Régence ; et Mgr le duc d'Angoulême lut ayant demandé comment il devait le considérer, il a répondu : « Comme un simple particulier. » Cela a fait le plus mauvais effet du monde. Depuis, il est arrivé de nouveaux ordres de Vienne, et M. Brunetti, au moment où je vous écris, doit avoir été accrédité auprès de la Régence. Le roi de Naples, de son côté, diminue ses prétentions ; il ne demande plus que son ambassadeur soit membre de ta Régence, mais qu'il sanctionne seulemenl les actes de la Régence ; c'est tout juste la mémediffîculte. Franchement, j'espère qu'on abandonnera tout à fait cette chicane, que je n'hésite pas ï appeler honteuse, et qui, sans la fermeté du gouvernement français et la sagesse de l'empereur' de Russie, aurait pu avoir les plus déplorables résultats.
Tout va bien en Espagne : nous triomphons partout, comme vous le verrez par tes journaux. L'ascendant qu'ont pris nos soldats est tel que les constitutionnels espagnols ne se battent réellement plus : vingt petits conscrits font fuir quatre ou cinq centa hommes. ^ Nous occupons en ce ^ moment toute l'Espagne ; nous sommes à Murcie et à Grenade. Il ne reste plus que tes Calices qui vont tomber, ou de force, ou par la soumission de Morillo . La contre-révolution de Portugal est complète ; le dénouement de ce drame politique est dans Cadix. Nous en ferons le blocus par terre et par mer, et il n'j a que trois mois et quatre jours
1 . On lit « ambassadeur » au lieu d' << empereur » sur l'original des archives de la Ferronays,
2. Les dîi derniers mois supprimés daos le Congre* de Vérone.